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Radon


1 - Caractéristiques


Le radon est un gaz rare comme l’hélium, le néon, le krypton... C’est le seul qui soit radioactif.
Il est inodore, incolore, sans saveur. Il ne réagit pas chimiquement avec les autres éléments.
Il est donc difficile à détecter de façon simple.
C’est le tueur silencieux et inodore par excellence !

2 – D’où vient le Radon ?


Il provient de la chaîne de désintégration de l'uranium, naturellement présent dans toute l'écorce terrestre.
Le radon émane du sol et se dilue rapidement dans l'air extérieur.
Sa concentration moyenne est de l'ordre de 10 Bq/m3 en France (beaucoup plus à proximité des gisements uranifères et des secteurs miniers).

Malheureusement, il s'accumule dans tous les espaces peu ou mal aérés : les cavités (grottes, galeries de mine), mais aussi les habitations. (sous-sol)
Cette accumulation représente un risque pour la santé.

Curieux : la population n'est pas très avertie du danger du radon qui peut déclencher des cancers du poumon. Il y a peu de communication sur le sujet. Et pourtant le radon, serait
responsable pour le tiers  de la radioactivité que nous subissons !

Il existe dans
l'écorce terrestre des familles de radionucléides comme : l'uranium 238, l'uranium 235, le thorium 232 et le potassium 40. Le radon est l'un des descendants de ces familles. Il donne naissance lui aussi à des fils et des petits fils aussi ravageurs que lui.
Le radon 219, descendant de l'uranium 235 et appelé également "actinon", est très peu répandu dans la nature. (demi-période : 4 secondes)
Le radon 220, appelé également "thoron", est issu du thorium 232. (demi-période : 1 minute)
Le radon 222, est le plus dangereux. Son ancêtre est l'uranium 238 et son père direct le radium 226. Or, l'uranium 238 est relativement abondant dans l'écorce terrestre, et cette abondance d'uranium 238 explique en partie celle du radon.
Par ailleurs, le radon 222 a une demi-période de quatre jours : c'est plus qu'il n'en faut pour qu’il se faufile à travers les failles, diffuse à travers les terrains poreux ou se dissolve dans l'eau avant de gagner la surface du sol.

Les taux de radon sont plus élevés en été qu’en hiver. Au cours d'une même journée, ces taux varient et sont maximaux la nuit.
Au niveau du sol, on trouve en moyenne dans l'atmosphère 6 Bq/m3 de radon. Ces concentrations décroissent en altitude, au fur et à mesure que le radon se dilue et que sa vie s'achève.
En cas d'inversion de température, ce qui a pour effet de piéger le radon dans une masse d'air stagnante, les concentrations peuvent atteindre, la nuit, dans certaines régions :200 à 500 Bq/m3 !
Si l'on creusait un simple trou dans un jardin, on s'apercevrait que la terre contient quelque 10 000 Bq/m3!
Et nos ancêtres qui vivaient dans des cavernes ont dû respirer des milliers de Bq/m3. Nous nous contentons aujourd'hui d'en respirer une cinquantaine dans le métro parisien.
Des eaux
eaux thermales peuvent contenir du radon. (lire page 259)

3 - Le radon dans les habitations puis dans nos poumons


Le radon s'infiltre dans les
habitations par les fissures, les jointures, les canalisations..., mais il provient aussi des matériaux de construction.
Nous le respirons donc, mais il ne se fixe pas dans les poumons. En revanche, il va engendrer des produits de filiation : des métaux comme :
- le bismuth, (émetteur bêta)
- le plomb (émetteur bêta )
- et surtout le polonium (émetteur alpha),
qui se retrouvent en suspension dans l'air et peuvent aussi être inhalés.
Une partie (30 à 50 %) de ces produits de désintégration, radioactifs eux aussi, restent à l'état libre dans l'air. Très mobiles, ils ont tendance à se déposer rapidement.
L'autre partie s'attache aux aérosols ambiants et aura davantage de chance de se fixer sur les parois des poumons.
Là, en se désintégrant, ces émetteurs alpha relâcheront de petites bouffées d'énergie qui irradieront gravement les tissus pulmonaires, jusqu'à déclencher un cancer.
Ce phénomène sera accentué par la présence de polluants atmosphériques, notamment la fumée de tabac.
Selon des études, les risques du radon sont en effet encore plus élevés pour les fumeurs, car au lieu de simplement s'ajouter, les deux risques sont multipliés.
Et plus le taux de radon est important, plus la durée d’exposition est longue, plus grand est le risque.


4 - Les risques pour la santé




Le Radon n'a été reconnu cancérigène par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) que depuis 1987, et les autorités sanitaires françaises ont très longtemps minimisé son impact.
Le radon a été classé, en 1987 par le CIRC (Centre international de Recherche sur le Cancer), comme cancérogène pulmonaire.

Les normes françaises, curieusement, retiennent la valeur de 400 Bq/m3 (voire 1000 Bq/m3) tandis que la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) et de nombreux pays européens ont édicté des seuils beaucoup plus sévères.
Le ministère de l'Environnement aux Etats-Unis conseille d'agir dès que la concentration dépasse 150 Bq/m3.
Sur un plan international, la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) recommande un seuil d'intervention entre 200 Bq/m3 et 600 Bq/m3. Elle considère que passer 80% du temps dans un habitat à 200 Bq/m3, peut conduire à la survenue d'un cas de cancer du poumon supplémentaire pour 5 000 personnes exposées.

Le radon est la deuxième cause de mort par cancer du poumon (après le tabac).
Il y aurait, en France, entre 3000 et 5 000 victimes du radon par an.
Le radon serait responsable de 9 % des décès par cancer du poumon, et 2 % de tous les décès attribuables au cancer en Europe... selon le dernier Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) de l'IVS.

Olivier Catelinois montre que, parmi les 25 134 décès par cancer du poumon survenus en 1999 en France, 5 % à 12 % seraient attribuables à l'exposition domestique au radon.
Plus inquiétant, près de la moitié du nombre estimé de décès par cancer du poumon attribuables à l'exposition domestique au radon surviendrait parmi la majorité de français qui est exposée à une concentration comprise entre 0 et 100 Bq/m3.

Sarah Darby, professeur à l'Université d'Oxford, qui a analysé les données d'études cas-témoins conduites dans 13 pays, incluant la France, montre que le risque de cancer du poumon s'accroît de manière linéaire avec celle de la concentration en radon. En effet, le risque de cancer du poumon augmente de 16 % pour chaque accroissement de 100 Bq/m3 de la concentration en radon. La relation dose/effet semble linéaire, sans seuil, et reste significative même à des concentrations inférieures aux niveaux pour lesquels il est actuellement recommandé d'agir.


5 - Les zones à risque




En France, la cartographie réalisée récemment par l'IRSN* détermine des zones à fort risque d'exposition pour les populations. Ces zones correspondent à un sol contenant des roches riches en uranium (roches magmatiques, en particulier les granites) : le Limousin, le Massif Central, la Bretagne et la Corse.
En 1976, on a mesuré dans une salle d'eau du Iimousin plus de 50 000 Bq/m3 ! Ce qui se traduirait par 100 fois la dose maximale annuelle tolérée, pour les mineurs d’uranium!...
En 1981, une centaine de mesures effectuées dans le Limousin indiquaient une moyenne de 81,4 Bq/m3, tandis qu'on relevait jusqu'à 555 Bq/m3 à Saint-Junien, 592 à Uzerches, 740 à La Souterraine, 851 à Guéret...
 

 carte randon

Les habitants de la Loire, de la Haute-Saône, du Doubs, du Finistère et de la Haute-Vienne subissent parfois des taux supérieurs aux normes. Le record est de 4 687 Bq/m3 en Haute-Vienne, alors que l’on relève 2 Bq/m3 en région parisienne.
76 % des français sont exposées à des concentrations comprises inférieures à 100 Bq/m3.
Quelque 370.000 logements sont ainsi exposés à une radioactivité supérieure à 400 Bq/m3

Alors que la Haute-Marne, du fait de son sous-sol calcaire ou argileux et non pas granitique, devrait être particulièrement épargnée, il s'avère au contraire que près de 18% des habitations testées dépassent les 200 Bq/m3.

6 - Epidémiologie


Différentes
études, ont montré des taux élevés de morts par cancer du poumon.
a - Sur 1 415 mineurs d’uranium suédois, on a dénombré 50 décès par cancer du poumon, là où les statistiques n'en prévoyaient que 12,8.
b - Sur 32 Indiens navajos, qui ont pour règle de vie de ne pas fumer, 23 sont morts par cancer du poumon: c'étaient d'anciens mineurs d'uranium.
c - 11 études de cohortes de mineurs d’uranium en Tchécoslovaquie, aux USA, au Canada, et en France, concernant 31 500 cas, ont montré que le risque relatif des cancers bronchiques augmente de façon linéaire avec l'exposition cumulée aux descendants du radon. Cependant il faut insister sur l'importance possible de facteurs de confusion (tabagisme, exposition gamma…).
d – une étude sur les mineurs français d'uranium, conduite par l'IRSN et AREVA NC depuis plus de 20 ans, montre qu'un "risque élevé de décès a été observé pour le cancer du poumon, le cancer du rein et la silicose", même "après prise en compte du tabagisme".
e - Une étude réalisée en 2000 par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire évalue à 185 le nombre de décès annuels attribuables au radon en Bretagne. Or le radon est une source naturelle de radiations ionisantes qu’il est possible de maîtriser dans l’habitat, parfois par des moyens simples à mettre en œuvre.

Margot TIRMARCHE, épidémiologiste de l’IPSN, émet des réserves. Pour elle, les influences respectives de la durée et de l'intensité de l'exposition restent imparfaitement connues. Il n'est pas certain qu'être exposé à 400 Bq/m3 pendant 10 ans présente le même risque qu'une exposition à 4000 Bq/m3 pendant un an. Or de l'ampleur du risque pour un niveau d'exposition donné, en tenant compte de l'âge, du sexe, du tabagisme et d'autres facteurs d'exposition, dépendent l'importance et l'urgence du message de prévention à transmettre au public.


7 - Les mesures


La
mesure du radon se fait à l’initiative de l’occupant de l’habitation ou du bâtiment.
Il est possible de réaliser la mesure soi-même, à l’aide d’un dosimètre passif (film sensible enregistrant les désintégrations radioactives des atomes de radon).
De préférence entre le 1er octobre et le 1er avril, période où les pièces sont généralement moins aérées.
Le
dosimètre est exposé pendant une période d’environ deux mois dans les pièces où l’on séjourne le plus longtemps (chambres, salle de séjour), situées au rez de chaussée (la concentration de radon est d’autant plus élevée que la pièce est proche du sol).
 

8 – Interprétation des résultats


Sur avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de Franc, les pouvoirs publics ont fixé le seuil d’alerte à 1000 Bq/m3 et le seuil de précaution à 400 Bq/m3.
La valeur guide de 200 Bq/m3 a été retenue pour les bâtiments à construire.

1 – en dessous de 400 Bq/m3  la situation ne justifie pas d’action correctrice particulière ; aérer et ventiler permet cependant d’améliorer la qualité de l’air intérieur des locaux et d’abaisser la concentration en radon.

2 - entre 400 et 1000 Bq/m3 : il est souhaitable d’entreprendre des actions correctrices simples afin d’abaisser la concentration de radon en dessous de 400 Bq/m3 et à un seuil aussi bas que possible ;

3 – au-delà de 1000 Bq/m3, : des actions correctrices doivent être impérativement conduites car le niveau de risque peut être important.
Vérifier l’étanchéité du bâtiment à l’eau (drainage périphérique) ;
Ventiler les vides sanitaires ou le sol en dessous du bâtiment (mise en place d'un système de drainage ou d’extraction mécanique) ;
Aérer les pièces du logement en ouvrant les fenêtres au moins une fois par jour et veiller à ce que les grilles d’aération ne soient pas obturées. Mettre en place, le cas échéant, un système de ventilation mécanique.


9 - L’information sur le Radon


La plupart des pays ont proposé d'établir des seuils maximaux. Ces seuils se situeraient au-dessus de 200 à 400 Bq/m3.
L'Organisation mondiale de la santé et les pays nordiques, plus sévères, fixent cette limite à 100 Bq/m3.
En revanche, tous les pays sont plus stricts en ce qui concerne les terrains à bâtir: la construction devrait être interdite si le niveau dépasse 70 à 100 Bq/m3.
En France, aucune recommandation. C'est dommage, car on peut prendre des mesures, parfois simples, parfois plus onéreuses, mais toujours indispensables. La première consiste à aérer, voire ventiler, les pièces "à risque".
Une simple dilution suffit parfois à diviser par 2 ou 5 les concentrations de radon.
Mais attention, la création d'une dépression à l'intérieur de la maison peut augmenter l'infiltration de l'air contaminé du sous-sol. A revoir: les programmes; visant à économiser l'énergie par calfeutrage des ouvertures, qui ont quadruplé le risque d'accumulation du radon.
Le deuxième type de mesures consiste à empêcher le radon de pénétrer dans la maison. Pour cela, il faut boucher hermétiquement toutes les fissures, les ouvertures ou les murs en contact avec le sol, voire recouvrir le revêtement existant avec une dalle étanche. Il faut parfois songer à installer des siphons sur les drains ou les puisards d'un sous-sol ou encore ventiler le vide sanitaire qui existe sous la plupart des maisons.
Enfin, des installations plus étudiées s'imposent dans les cas très critiques; elles consistent à entourer la maison de conduites perforées par lesquelles l'air vicié est évacué à l'aide d'un ventilateur. En Suède, où elles ont été installées, ces méthodes ont permis de diviser le taux de radon par 8 environ. Aux Etats-Unis, des systèmes de dépressurisation installés dans le sous-sol, ont réduit la concentration de radon de 95 %.
Tout cela n'est possible que si l'on est informé. Pour le moment, on ne l'est pas!
 
Les premières
campagnes de mesure du radon dans les bâtiments ont été lancées au début des années 80.
Entre 1982 et 1990, 38 départements ont fait l'objet de 2678 mesures.
De  1992 à 1997, l'IRSN, la Direction Générale de la Santé (DGS) et les Directions Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS) ont fait 7929 mesures dans 58 départements.
En 1996, l'IRSN et la DGS ont lancé une nouvelle campagne de mesures dans 22 départements à fort potentiel radon.
Fin 2000 la base de données contenait 12641 mesures.
Une campagne de mesure du radon dans les établissements recevant du public a été lancée en 1999. Cette campagne a porté sur plus de 13 000 établissements, en particulier des établissements scolaires. Ces mesures ont permis de classer les établissements : 8% sont situés entre 400 et 1000 Bq/m3 et 4% dépassent 1000 Bq/m3

L’OMS a lancé en 2005 le Projet international sur le radon dans le but de développer et renforcer les politiques de contrôle du radon dans le monde entier.

Afin d’inciter la population à réaliser des mesures de radon, une campagne d’information dirigée vers les médecins généralistes, les pneumologues et les mairies a été menée en octobre 2003.


10 - Le Radon en Haute-Marne


Alors que la Haute-Marne, du fait de son sous-sol calcaire ou argileux et non pas granitique, devrait être particulièrement épargnée, il s'avère au contraire que près de 18% des habitations
testées dépassent les 200 becquerels par m3.

La région Champagne Ardenne a commandé une campagne de mesures de Radon dans les lycées et CFA pour septembre 2006.


11 - Bourbonne-les-Bains et ses eaux thermales radioactives


Bourbonne-les-Bains au sud se la Haute-Marne accueille 12 500 curistes par an.
Talleyrand fréquentait cette station dés 1800 !
Les
thermes sont alimentés par 4 forages débitant 400 m3/jour.
Les eaux thermales se caractérisent par :
- une température élevée (plus de 60°C),
- une teneur importante en sulfate (970 mg/l), sodium (2 300 mg/l), chlorure (3 150 mg/l) et calcium (410 mg/l).
- de l’arsenic en quantité importante (260 μ g/l)
- et certains oligo-éléments en quantité non négligeable (bore 5 mg/l et lithium).
- taux de radioactivité parmi le plus élevé des stations thermales françaises :
- alpha totale : 10,08 Bq/l,
- bêta totale : 8,92 Bq/l.
- radium 226 : 2,8 Bq/l
- radium 228 : 1,6 Bq/l

Une analyse complète de l’eau a été effectuée par l’OPRI, qui a conclu que les activités   totale étaient très supérieures aux valeurs recommandées par l’OMS, et a déconseillé la consommation d’eau compte tenu des valeurs élevées en radium 226 et 228.
Etant donné ces conclusions ainsi que les teneurs élevées en arsenic, une mesure immédiate a été prise : la suppression des buvettes à l’intérieur et à l’extérieur de  l’établissement thermal.

Fin 2001, l’OPRI a constaté que le personnel était exposé à des doses non
négligeables de radon.
Les employés les plus exposés sont ceux qui travaillent en ORL et à l’émanatorium
(dose d’environ une dizaine de mSv/an).
Pour les curistes, ce sont les même types de soins qui représentent les activités les plus
pénalisantes. L’évaluation de la dose due à l’inhalation de vapeur d’eau reste à faire.
De plus, la radiamétrie a mis en évidence une radioactivité sur un dépôt de sable de
filtration en piscine stocké dans le sous-sol.
Les analyses ont montré que ce sable concentrait les radioéléments naturels,
notamment le radium 226, de manière importante. Ce sable, s’il était stocké en
sous-sol de façon pérenne, pourrait créer une exposition externe non négligeable.
A l’issue de cette première étude, des recommandations ont été émises :
– adapter l’organisation du travail pour que le personnel soignant passe le moins de temps possible dans les locaux présentant le plus de risque d’exposition.
– augmenter la ventilation dans le service ORL et dans les vestiaires de l’émanatorium
– améliorer la gestion du sable de filtration des piscines
– en définissant une zone de sécurité à 1 μ Sv/h – avant son élimination par une
filière préconisée par l’ANDRA. (bref les filtrats sont considérés comme déchets radioactifs)
– se doter d’une personne compétente en radioprotection ;
– classer le personnel travaillant en ORL et à l’émanatorium en catégorie A ou B afin qu’il puisse bénéficier d’un suivi médical et dosimétrique.


12 – Polémique sur les faibles doses


Thierry LAMIREAU, réalisateur de film, s’est intéressé au rapport de thèse d’Olivier CATELINOIS, daté du 20 Septembre 2004, et financé par l'IRSN et COGEMA
M. CATELINOIS écrit :
"La majorité des cancers du poumon  attribuables au radon en France proviendrait des expositions inférieures à 200 Bq/m3. Ainsi, 47% du nombre estimé de décès par cancer du poumon attribuables à l'exposition domestique au radon surviendrait parmi :
76% des français exposés à des concentrations comprises entre 0 et 99 Bq/m3.
26% de décès parmi 15% d'individus pour 100 à 199 Bq/m3,
18% de décès parmi 7% de personnes pour 200 à 399 Bq/m3
et 9% de décès pour 2% d'habitants pour plus de 400 Bq/m3".

Ceci montrerait-il que l'IRSN et la COGEMA / AREVA reconnaissent désormais l'action dévastatrice des faibles doses radioactives ?

Il s’agit là de radon naturel, celui qui s’échappe de la croûte terrestre.
Quid du radon et du thoron qui s’échappe du Centre de Stockage de l’Aube ?


13 - Quelques liens :


Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail:
AFSSET
Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire:
IRSN
Centre Scientifique et Technique du Bâtiment:
CSTB
Ministère du logement et de l'équipement
Portail radon
Ministère de la santé

 

 

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