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Les mensonges nucléaires

 

 

 

 

 

 

 

20 MENSONGES DU NUCLEAIRE

 

 

 

Mensonge 1 : Il n'y a pas de risques nucléaires (ça, c'était avant Tchernobyl et Fukushima)

Chacun sait aujourd'hui que les effets d'une catastrophe sont dramatiques, cumulatifs et traversent les frontières. D'une durée sur-humaine (7 000 générations pour le plutonium), ils touchent l'environnement, le végétal, l'animal, l'homme et sa descendance. Cette énergie est apocalyptique.

Mensonge 2 : Risque nucléaire = risque zéro

Le risque d'un accident grave selon le rapport Rasmussen de 1975 est de 1 tous les 250 000 ans !

Mensonge 3 : Les risques sont maîtrisés, nos centrales sont sûres

Mais l'ASN et l'IRSN déclarent aujourd'hui : "Le risque zéro n'existe pas", et nous préparent à une catastrophe : "Fukushima a changé la donne et a révélé qu’un accident grave était possible, même dans un pays considéré comme sûr. Nous devons accepter que l’impossible puisse se produire et il faut pouvoir y remédier… Il ne faut plus laisser croire que le nucléaire est une technologie parfaite. Le gouvernement et EDF ont sous-estimé le risque d’un accident et le rejet du nucléaire par la société."

Mensonge 4 : L'ASN est une autorité indépendante.

Mais les 5 membres de sa direction sont tous pro-nucléaires, et l'ASN entièrement financée par l'État.

Mensonge 5 : L'indépendance énergétique de la France grâce au nucléaire

En fait tout notre uranium provient du Niger, du Canada, de l'Australie et bientôt de Namibie.

Mensonge 6 : Notre électricité est la moins chère

Un foyer allemand consomme 50% d'électricité de moins qu'un foyer français parce qu'il la paye plus cher. Notre facture est par ailleurs faussée par les subventions de l'État au nucléaire. Les programmes de recherche, le démantèlement, la gestion des déchets, etc. sont minimisés dans le calcul du kWh. Nous payons la différence via nos impôts. Le nucléaire est une industrie subventionnée. Et le coût réel est reporté sur les générations futures. Non, le nucléaire n'est pas si rentable. S'il ne profite effectivement qu'à une infime minorité d’actionnaires, il a un coût insensé pour la collectivité.

Mensonge 7 : Le combustible nucléaire usé (issu des réacteurs) est totalement recyclé

En fait seulement 10% d'uranium est recyclé par enrichissement. On se retrouve en fait avec 85 % d'uranium appauvri, et 5% de déchets ultimes très dangereux et à vie longue.

Mensonge 8 : On ne peut pas se passer de l'énergie nucléaire

Les statistiques officielles en France donnent au nucléaire une importance qu'il n'a pas puisqu'il ne représente que 2% de la consommation mondiale d'énergie.

Mensonge 9 : Le charbon tue plus que le nucléaire. Les catastrophes nucléaires ont peu d'impact.

A l'évidence, l'AIEA et l'OMS ont toujours minimisé, voire nié l'impact des catastrophes nucléaires :

- 1957 : incendie dans l’usine de plutonium de Windscale-Sellafield (Grande-Bretagne)

- 1957 : l’accident dans la centrale de Kyshtym (URSS)

- 1979 : l'accident dans la centrale de Three Miles Island (USA)

- 1986 : Tchernobyl - 2011 : Fukushima

Mensonge 10 : Tchernobyl : 47 morts officiels parmi les liquidateurs.

C'est ce que l’OMS et l’AIEA ont annoncé en 2005. Et jusqu’à 9 000 décès "potentiels, au total", en Biélorussie, Ukraine et Russie… Selon l’AIEA, le taux de mortalité parmi les “liquidateurs” ainsi que la recrudescence de cancers de la thyroïde (multipliés par cent dans les régions exposées) sont imputables au stress irrationnel de la population. En fait, une étude de l’Académie des Sciences de New York estime que le nombre de décès à travers le monde, entre 1986 et 2004, est de 985 000, et nous sommes en 2014. Sur les 830 000 liquidateurs, 125 000 sont morts.

Mensonge 11 : Le nuage de Tchernobyl s'est arrêté à la frontière

C'était la déclaration officielle du gouvernement français, avec la diffusion de bulletins météo optimistes, et les communications rassurantes du professeur Pierre Pellerin. La diffusion des mesures relevées de césium 137 a été interdite. Puis on a publié des chiffres tellement faux que, comparés à ceux de l'Allemagne, de la Belgique et de l'Angleterre, le nuage de Tchernobyl avait débarrassé le sol français de sa radioactivité !

Mensonge 12 : Le coût de Tchernobyl et de Fukushima

Pour les 20 premières années, les dépenses directes provoquées par la catastrophe de Tchernobyl pour l'Ukraine, la Biélorussie et la Russie, dépasseraient 500 milliards de dollars. Combien pour Fukushima ? Comment chiffrer le coût humain ? Combien d’euros valent la vie d’un enfant Ukrainien, d’un adulte Japonais, de 100 000 familles déracinées ? Comment chiffrer le coût biologique et ce sur des centaines de millénaires ?

Mensonge 13 : Les mensonges de Fukushima ?

A la litanie des mensonges de Tchernobyl dont on peut faire un livre s'ajoutent depuis 2011 ceux de TEPCO sur l'étendue des dégâts et des fuites de Fukushima ! (3 cœurs de réacteurs fondus - déversement de 300 m3 d'eau contaminée par jour dans l'océan - contamination de la pêcheet des récoltes - l'affichage public de mesures truquées). Au Japon on est en train de reproduire en pire ce qui s'est passé à Tchernobyl.

Mensonge 14 : La radioactivité artificielle : pas plus dangereuse que la radioactivité naturelle

Le lobby nucléaire compare toujours l'impact de la radioactivité artificielle à celle de la radioactivité naturelle, notamment avec le rayonnement cosmique. Exemple, pour les riverains de La Hague, la totalité des rejets auraient moins d'impact qu'un vol Paris-Tokyo ! En fait aujourd'hui on sait, qu'ajouté à la radioactivité naturelle, un Becquerel est un Becquerel de trop !

Mensonge 15 : Les déchets nucléaires : la France a trouvé la solution.

Avec les stockages de Soulaines et de Morvilliers (Aube) et bientôt de Bure (Meuse) la France démontre sa totale maîtrise du nucléaire. Si nous n'arrivons pas à empêcher le projet CIGéo à BURE le modèle français va être copié dans tous les pays nucléarisés. La croûte terrestre risque de devenir un gruyère rempli de déchets nucléaires et chimiques. L'ANDRA déclare maîtriser tous les risques de CIGéo pendant le siècle de remplissage du stockage en couche profonde, et ensuite l'ANDRA voudrait que nous fassions confiance en la géologie pendant 1 million d'années !

Mensonge 16 : Il n'y a pas de rejets radioactifs autour du centre de stockage de Soulaines.

Ce mensonge a duré 14 années. En fait les rejets dans l'air et dans l'eau existent bien et sont aujourd'hui autorisés et légalisés : jusqu'à 60 Giga Bq/an ! Et le cumul de l'impact du "nuage de Tchernobyl" et celui du "nuage permanent de l'ANDRA" n'aurait aucun impact sur les riverains ? D'où la nécessité d'enquêtes épidémiologiques sérieuses. Et ce n'est pas le cas !

Mensonge N°17 : L'arrêt du nucléaire, c’est 200 à 400 0000 chômeurs de plus.

En fait la sortie du nucléaire permettrait de créer des centaines de milliers d'emplois dans le développement des énergies renouvelables.

Mensonge N°18 : Le nucléaire c’est une industrie d'avenir.

La part du nucléaire aujourd'hui dans le monde est au niveau de celui de 1983. Les coûts du nucléaire sont croissants, alors que ceux des énergies renouvelables sont décroissants. L’EPR, réacteur dit de 3° génération, et ASTRID de 4° génération sont loin d'être opérationnels. Quant à ITER, ce n'est pour l'heure qu'un modèle mathématique, mais il accapare à lui tout seul plus de 60 % des fonds européens de recherche sur l’énergie et son coût prévisionnel atteint déjà 16 milliards d’euros !

Mensonge 19 : Avec le nucléaire, on lutte contre le changement climatique.

En fait le cycle complet du nucléaire produit aussi du CO2. Et s'il n'en produisait pas, le nucléaire ne représente que 2% de l’énergie mondiale. C'est donc sur les 98% qu'il faudrait agir.

Mensonge 20 : Les énergies solaire et éolienne ne remplaceront jamais le nucléaire parce qu'elles sont tributaires des éléments. Non, on sait aujourd'hui stocker de l'énergie. (en fabriquant de l'hydrogène, en utilisant la chaleur du sel fondu à 600 °C…). Et avec les barrages hydrauliques, la géothermie, les hydroliennes, la biomasse, la cogénération… on sait répondre avec souplesseà la demande des consommateurs. Cela n'empêchera pas les détracteurs des ENR de clamer que les panneaux photovoltaïques sont polluants, et que les éoliennes tuent les chauves-souris…

 

Michel GUERITTE - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - Dijon - 25 avril 2014

 

 

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