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Le cumul des faibles doses

Et si « On vous aurait menti… à l’insu de votre plein gré ? »

Si on avait oublié de vous dire à vous habitants du 10 et du 52, que vous respirez, mangez et absorbez par les pores de la peau les radionucléides provenant :

  • 1 – des retombées des explosions atomiques et des essais atmosphériques,   (1945-1993)
  • 2 – des retombées du nuage de Tchernobyl et de celui, bien moindre de Fukushima
  • 3 – des rejets du centre de recherche de Valduc, près d’Is-sur-Tille (Dijon)
  • 4 – des rejets des deux réacteurs de la centrale de Nogent-sur-Seine
  • 5 – des rejets des installations nucléaires de Soulaines, Morvilliers et Epothémont.

Et au vu du nombre des pathologies de la thyroïde, des leucémies, des lymphomes, des scléroses en plaques, des maladies neuronales, des cancers du colon, de la prostate, de la vessie, des testicules, du pancréas, du sein, des ovaires, du cerveau, et de la thyroïde…

De la thyroïde, celui là, il y en a 5 fois trop, vous lisez bien : 5 fois trop par rapport aux « cancers attendus », ( jolie expression ), dans les villages mal situés sous les vents dominants, vous pouvez croire que cette théorie du cumul des faibles doses, est hélas une triste réalité.

Alors, que faire ?

 

1 - On ne peut rien faire sur le point 1.

Ils ont fait exploser 543 bombes dans notre atmosphère !

Trop tard. On pourrait dire merci à Monsieur Jacques Chirac  d’avoir stoppé le programme nucléaire français. Mais dans nos villages, comme sur toute la planète, sont retombées quelques poussières de radionucléides, en provenance des 543 explosions de bombes atomiques dans l’atmosphère.
Le professeur AURENGO, et là on peut le croire, considère que les retombées ( lire page 9 ) des essais nucléaires sont uniformes, à environ 1000 Bq/m2 sur l’est de la France ; elles peuvent en réalité dépasser 5000 Bq/m2.

Néanmoins on subit encore des retombées lorsque le vent du sud transporte - ( lire page 70 ) - du sable saharien et le cesium 137 qu’il contient, jusque sur nos terrasses, meubles de jardin, et automobiles.

 


2A - On ne peut rien faire non plus sur le point 2.

Tchernobyl - Trop tard. Là, on ne va pas dire merci à Monsieur Jacques Chirac, qui le 26 avril 1986, était Premier Ministre, et qui n’a pas appliqué le principe de précaution qui lui était tellement cher !

Aucunes mesures sanitaires (distributions de pastilles d'iode), aucun conseils ( enfants, femmes enceintes ), aucunes mesures agricoles... En dehors du brulage de récoltes de thym en provence.

Le principe de précaution, n'était pas encore son dada : gripppe aviaire , huîtres d'Oléron. Non, il ne fallait pas jeter la suspicion sur l'industrie nucléaire, et il a laissé le professeur Pellerin s'adonner au mensonge. Cet exposé de Bella BELLBEOCH mérite d'être lu.

Il existe quantité de livres, de dossiers, d'articles sur l'affaire du nuage de Tchernobyl. Nous vous proposons cette compilation d'un courageux retraité de l'EDF.

Au pied de la Croix de Lorraine de Colombey-les-deux-Eglises, André PARIS en 2002 a relevé 4 500 Bq/m2 de cesium 137, et 6300 Bq/m2 à Rennepont. Il a consigné ce chiffre dans son célèbre Atlas. Pour retrouver la valeur de 1986, il suffit de multiplier par un coefficient de 1,4, d'où une valeur d'environ 7 000 Bq/m2

 

2B - La pluviométrie


La pluviométrie
mesure l'ensemble des précipitations sous forme de pluie, de grêle ou de neige qui se produisent sur une surface géographique et une période données. Les brouillards n'affectent pratiquement pas les pluviomètres.

La notion de "lessivage du nuage" est facile à comprendre : la gouttelette d'eau qui tombe du nuage emporte avec elle un cortège de radionucléides.  


Durant les 5 premiers jours de mai 1986, il est tombé à Ville-sur-Terre, dans le jardin de Gaston DENIZET, (correspondant de Météo-France), et celui de Pierre DENIZET : une moyenne de 10,5 mm de pluie.

Nous pourrions prendre en compte les 12 mm tombés les 6 et 7 mai, voire les 14,5 mm de l’orage du 10 mai ( un total de 26,5 mm ! Et un orage peut-être déterminant par son effet de lessivage ).

Mais ce n'est pas tout : en appliquant la formule  ( lire page 22 ) du professeur André AURENGO, qui permet de calculer le total des retombées sèches et humides à partir de la pluviométrie des 5 premiers jours de mai (nos 10,5 mm), on obtient étonnamment  la même valeur de 7 000 Bq/m2 de cesium 137 !

Des études récentes ont été faites par l'IRSN, et une cartographie intéressante a été établie.

cartographie des retombees de césium 137

Pour le cesium 134, qui est tombé cette semaine là, et qui a totalement disparu aujourd’hui, du fait de sa courte période, ( 2,1 ans ) il suffit de multiplier cette valeur par 0,55 – soit 3 850 Bq/m2

Pour l'iode 131, il faut multiplier par 7,5 – soit 52 500 Bq/m2

Des mesures ont été efectuées par le SCPRI à la station de Vioménil, dans les Vosges, (110 km à l'est de Ville-sur-Terre). L'eau de pluie était contaminée en particules bêta total à 920 Bq/l, entre le 1° et le 11 mai. Et on a calculé dans le lait, un pic d'iode 131 de 700 Bq/l, le 3 mai. 

André PARIS affirme qu'il faut ajouter d'autres radionucléides, qui selon leur masse, ont pu atteindre nos contrées, et devenir les composantes d’une terrible addition !

Par ailleurs les cartes qui ont été dessinées par Mr Prieur ( lire page 11 ), de l’IRSN, à partir de relevés réels de cesium 137, sur des filtres à air d’avions de ligne, montrent par ailleurs que la région Champagne-Ardennes fait partie des plus contaminées, notamment pour le jeudi 1° et le vendredi 2 mai.

A Ville-sur-Terre, il n’a pas plu ce 1° mai. La pluie de radionucléides n'a commencé que le samedi et le dimanche... Pas de chance donc pour ceux qui sont allés cueillir le muguet, et respirer à plein poumon le bon air iodé de la forêt du Bois de Ville !

Nous recherchons des vidéos et des photos datant de cette première semaine de mai 1986 : fête familiale, scène champêtre, cueillette du muguet, scène agricole, scène au jardin, étalages de légumes au marché, événement sportif, anniversaire, barbecue, bref tout ce qui montre nature et humains qui profitent de cette généreuse nature !

 


3 - On pourrait faire beaucoup sur le point 3.

Valduc , près d’Is-sur-Til en Côte d’Or. On y expérimente la fabrication en série de constituants d'armes nucléaires !

Facile : Il suffirait qu'un gouvernement arrête ce programme. Ce n'est pas demain la veille vu que Valduc a rapatrié les activités de Pontfaverger-Moronvilliers.

Sans oublier une coopération franco-britannique.

On pourrait aussi se pencher sur la réduction des folkloriques autorisations de rejets ! C’est un rare site nucléaire français, qui, selon Catherine SAUT, chargée de mission de la Seiva, a même eu une autorisation de rejets supérieure d’une année sur l’autre :

Rejets en tritium en 2005 : 331 100 Giga Bq pour une autorisation de 1 850 000 Giga Bq (5,15 grammes), soit 20 % de rejets de plus qu'en 2004 (les normes de rejets ne dépendent donc pas d'un niveau de sécurité pour la population, mais des projets en cours).
Données issues du rapport du CEA, intitulé "Bilan Maîtrise des Risques 2005", que vous pouvez à priori demander au CEA : Pôle maîtrise des risques, CEA Fontenay-aux- Roses, BP 6, 92265 Fontenay-aux-Roses Cedex. Tel : 01 46 54 92 89.

Au chapitre tritium, vous trouverez les quantités monstrueuses rejetées en 1975.

A vol de radionucléide, le centre de Valduc n'est qu' à 91 km de Ville-sur-Terre !

Compte tenu :

  • des quantités de rejets de tritium autorisés, mesurées
    - dans l’eau potable ( près de 80 Bq/l en 1997 )
    - dans le miel ( plus de 10 Bq/kg )
    - dans les pommes de terre, ( plus de 30 Bq/kg ),

  •  des quantités de tritium mesurées dans les végétaux et les lichens des environs,

  • des mesures de tritium relevées par l’EDF (état zéro) en amont de la Centrale de Nogent-sur-Seine, avant sa construction, on est en droit de se poser la question, du rôle de Valduc dans notre addition ! 

Pour Valduc, « il n'existe qu'une étude épidémiologique effectuée par Catherine Hill, de l'Institut Gustave Roussy, 94805 Villejuif. Celle-ci porte sur toutes les installations nucléaires du CEA, et établit sur la période étudiée (1968 à 1994) un nombre inférieur de décès par cancer, que celui attendu dans les statistiques nationales, excepté autour de Cadarache. Il faut souligner que la région de Valduc est peu peuplée, cela rend difficile l'interprétation des statistiques ( il faut un plus grand nombre de personnes ). »

De qui se moque t’on ?

Si vous voulez vivre vieux, et diminuer le risque d'être atteint d'un cancer, allez habiter dans un village autour de Valduc !

 

4 – Que peut on faire sur le point 4.

Nogent-sur-Seine

Hélas rien pour l'instant, car :

a - on ne peut pas arrêter demain les 2 réacteurs de Nogent, ni les 58 réacteurs de l’hexagone  

b - on ne sait pas faire fonctionner un réacteur aujourd’hui, sans rejeter des quantités de radionucléides dans l’air et dans les eaux de refroidissement !

Regardez tout ce qui peut sortir de la petite cheminée d'un réacteur, installé à l'ombre de la grande grande cheminée de 165 m, qui crache un beau panache blanc de vapeur d'eau !

Pour les effluents radioactifs gazeux, l'autorisation est de plus de 27 000 Giga Bq par an !

 

5 – Que peut on faire sur le point 5 : ls installations de Soulaines, Morvilliers, Epothémont.

Alors là : très facile :
Arrêtez le compactage des fûts, et tout process qui rejette des particules radioactives dans l'atmosphère.

Arrêtez-la prolifération des poubelles.Bientôt : 3,5 millions de m3

Parce que, même Madame TORRES, quand elle enlève le sac à poussière de son aspirateur, elle le manipule délicatement, et avant de le déposer dans un sac poubelle, elle ne l’écrase pas avec son pied, pour faire plaisir à son mari, qui ne pense qu’à réduire le volume des déchets...

En simplifiant, il est évident que le cumul des retombées du nuage de Tchernobyl depuis 1986 et celles du nuage quotidien de l'ANDRA, depuis 1992, ça peut faire beaucoup pour un organisme.

 

 

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