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Mail du 130711

 

 



Ville-sur-Terre
jeudi 11 juillet 2013


La Q.V relaie :


1 - Le débat public contradictoire CIGéo en ligne !
 
Ce soir, jeudi 11 juillet aura lieu le tout premier débat contradictoire en ligne, sur le thème de la diversité des déchets radioactifs.
Cette formule interactive inaugurera une série de débats contradictoires de 90 minutes, diffusés en direct sur
le site du débat public.
 
La réunion aura pour thème la diversité des déchets radioactifs :

- Quels produits entrent dans la catégorie des déchets radioactifs ?
- D'où viennent-ils et comment sont-ils gérés aujourd'hui ?
- Quels déchets sont destinés à Cigéo ?
- Quelle est leur durée de vie ?
- Quels sont les volumes de déchets prévus dans Cigéo ?

Ce tout premier débat contradictoire sera animé par Claude Bernet, président de la CPDP, avec la participation de :

M. Benjamin Dessus, ingénieur, économiste et président de l'association
Global Chance.
M. François Besnus, directeur « Déchets et géosphère », Pôle « Radioprotection, environnement, déchets et crise » à l'
IRSN.
M. Fabrice Boissier, directeur de la maîtrise des risques à l'
Andra, maître d'ouvrage du projet.

Voir les modalités  



2 – GIgéo : il faut ri-di-cu-li-ser l’ANDRA !

C’est la conclusion d’un intervenant lors d’une récente réunion sur le projet CIGéo.
Après avoir démontré tout le ridicule du projet CIGéo dans toutes ses composantes,
un intervenant s’est emporté et a proposé à son auditoire cette stratégie :
il faut ri-di-cu-li-ser l’ANDRA !

Il est vrai qu’après avoir listé tous les risques de CIGéo, aussi bien pendant la période d’enfouissement,
que dans l’éternité du stockage, on se doit de conclure que le projet est aussi FLOU que FOU,
et qu’il frôle le ri-di-cu-le.


3 – Le lobby nucléaire est ri-di-cu-le !

Curieusement le thème du ri-di-cu-le se retrouve ce mois ci dans la Revue de Presse de l’Observatoire du Nucléaire.


Lobby nucléaire ridicule


Nucléaire au CNRS : Attention, académiciens de garde !
Thierry Ribault sur Reporterre, 25 juin 2013 

Rappel : crash d'un nucléocrate sur France Inter... 4 jours avant Fukushima
France-Inter
(extrait)  
 

Signature d'un nouvel engagement « en soutien à la vigilance citoyenne »
Communiqué IRSN-ANCLI, 20 juin 2013
 

Le Japon se prévaut de la "leçon" de Fukushima pour vanter son nucléaire
Le Monde
, 19 juin 2013
 

Cinq ans de plus pour le démantèlement de la centrale de Brennilis
Le Monde
, 25 juin 2013 


Enfouissement des déchets nucléaires : « débat » surréaliste
Google trouve de nombreux articles
 

Notre ami, l'excellent Thierry Ribault, chercheur au CNRS et diseur de quelques vérités bien senties ( cf par exemple ) dévoile la collusion de certains scientifiques avec le pouvoir nucléaire et/ou politique. Il déniche au passage un extrait sidérant d'une émission de France inter au cours de laquelle Sébastien Balibar (CNRS), un des pronucléaires les plus enragés qui soient, avait montré l'étendue de sa « pertinence » : 4 jours avant le début de la catastrophe de Fukushima, il assénait « La fission nucléaire, ça n'explose pas, ça ne s'emballe pas »... Quelle clairvoyance !

De leur côté, l'Association nationale des comités et commissions locales d'information (ANCCLI) et l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) nous font savoir qu'ils ont renouvelé leur accord (inutile) de coopération (bidon) et veulent « expérimenter de nouvelles voies de participation des acteurs de la société civile à la démarche de sûreté et de protection contre les rayonnements ionisants ». Défense de rire !

Ces plaisantins doivent se pâmer devant la prétention de certains dirigeants japonais d'exporter leur technologie nucléaire en se prévalant des « enseignements » de la catastrophe de Fukushima. Et pourquoi pas une petite catastrophe de plus pour rendre les réacteurs « encore plus sûrs » ?

Quant à EDF et sa « vitrine du démantèlement », le petit réacteur de Brennilis (Finistère), arrêté depuis 1985, l'affaire n'en finit plus de capoter. Aux dernières nouvelles, sans parler de l'explosion de la facture financière, le démantèlement prendrait « 5 ans de plus ». Ça donne quoi l' éternité + 5 ans ?

Dans la suite logique du pataquès du démantèlement, le pataquès des déchets radioactifs, problème insoluble dont le lobby nucléaire veut se débarrasser en enfouissant ses horreurs à 500 mètres sous terre. Un « Débat public » a été prévu pour faire passer la pilule, mais cette parodie de démocratie tourne à la farce. Déjà, elle est organisée par la Commission nationale du débat public (CNDP), vice-présidée... par un notable du parti gouvernemental EELV, supposé être opposant.

Des antinucléaires radicaux veulent participer au débat, d'autres le perturber, des « écolos mous » se donnent des frissons en « boycottant », c'est à dire... restant devant les séances en prenant bien soin de ne gêner personne. Forcément, le lobby nucléaire n'y comprend plus rien... A suivre !


EPR : ridicule en France et en Finlande, rejeté en Inde

Les retards de l'EPR finlandais poussent TVO à solliciter ses actionnaires
AFP, 12 juin 2013 

EPR : la grue « Big Benny » prête à lever le dôme
Ouest-France
, 21 juin 2013
 

Mobilisations des villageois de Jaitapur contre les banques françaises et l'EPR
Sur Médiapart, 7 juin 2013   

Areva tente désespérément depuis 2005 de construire en Finlande un réacteur EPR qui devait entrer en service... en 2009 ! Aux dernières nouvelles, cela pourrait être 2016 : 11 ans pour faire un réacteur (!), 7 ans de retard, sans parler du coût multiplié par 3.  Une procédure judiciaire internationale - un « arbitrage » comme les aime l'escroc Tapie ! - oppose Areva aux Finlandais pour savoir qui va payer : probablement les Français. En attendant, les actionnaires Finlandais sont dans la panade et cherchent de l'argent, bien punis d'avoir choisi l'atome et, pire, l'atome français !

EDF est tout aussi ridicule avec son propre chantier EPR, lancé en 2007 à Flamanville (Manche) : au moins 5 ans de retard, coût triplé, et malfaçons grossières : il a d'ailleurs fallu détruire une partie de ce qui avait été construit. Comme le chantier a continué par ailleurs, il n'est plus possible d'installer une pièce gigantesque, le dôme. Pour y parvenir, EDF loue à grands frais la plus grande grue du monde, Big Benny, qui a commencé ses activités et doit conclure par la pose du dôme. Si tout va « bien »...
 
Quant au projet de réacteurs EPR en Inde, que les atomistes tentent de justifier par les innombrables malheureux qui n'ont pas accès à l'électricité, eh bien il est justement rejeté par ces malheureux, et massivement : ils veulent bien de l'électricité, mais pas nucléaire. Des organismes français mafieux - la BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole - sont pourtant tout disposés à aider les "élites" indiennes à financer leur projet de mort. La lutte populaire continue...




Risque nucléaire et kamikazes d'EDF : le ridicule va tuer


La Farn, nouvel élément de sûreté des centrales nucléaires
Dépêche AFP, 27 juin 2013 

Force d'action rapide du nucléaire : les malheureux kamikazes d'EDF
Avis de l'Observatoire du nucléaire, 27 juin 2013 (ci-dessous)

Régulièrement prise en défaut, coupable des pires catastrophes (en particulier Tchernobyl et Fukushima), l'industrie nucléaire tente vainement d'attester de sa capacité à assurer la "sûreté" de ses installations. Avouant toutefois ne pas pouvoir empêcher une situation critique, EDF prévoit désormais d'envoyer de véritables kamikazes dans une centrale en perdition.

On peut déjà douter de la possibilité d'acheminer ces malheureux sur place si l'on se souvient par exemple de la nuit du 27 au 28 décembre 1999 au cours de laquelle la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) a frôlé la catastrophe : la seule route d'accès était impraticable, et la violence de la tempête empêchait tout vol d'hélicoptère.

Mais, de toute façon, il existe d'innombrables situations empêchant la reprise en main d'une centrale accidentée : toutes les situations non envisagées. EDF et l'ex-ministre de l'écologie ont parlé (sans peur du ridicule) de "prévoir l'imprévisible", on peut hélas désormais penser que le ridicule va tuer. Au vu du délabrement accéléré des centrales nucléaires françaises, la seule question est de savoir quand et où le drame aura lieu?
 
Cf ce graphique édifiant (merci à Michel Guéritte) 
 


Sachant que le nucléaire tue,
et que le ridicule ne tue pas,
que risque t-on avec un nucléaire ridicule ?




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