Assemblée générale du CLIS de BURE : 19 mai 2014

 

« Chacun a son sentiment, mais personne n’a la certitude d’avoir la vérité. » C’est en ces termes que Christian Leyrit, président de la Commission nationale du débat public (CNDP) a conclu la rencontre qui s’est tenue à Bure, à l’occasion de l’assemblée générale du Comité local d’information et de suivi auprès du laboratoire de recherche souterrain de Meuse/Haute-Marne (CLIS), présidé par Jean-Louis Canova,

Le président de la CNDP a, en effet, fait l’aller-retour Paris-Bure pour commenter le bilan du débat public sur le projet Cigéo qui s’est achevé le 15 décembre dernier. Un rapport que Christian Leyrit était déjà venu présenter à Bar-le-Duc (Notre édition du 13 février).

Les avis tranchés des différentes interventions ont donc alimenté le cours de cette soirée, entre les opposants, les pros-Bure et ceux qui regrettent que le débat n’ait pas pu se tenir. À l’image de Jean-François Renard, de Biencourt-sur-Orge estimant qu’« il serait bon, que les points de vue qui ont le droit d’être différents, s’écoutent et se respectent. Et que les gens qui ne sont pas opposés à Cigéo ne soient pas systématiquement considérés comme des demeurés cupides. Mais comme des citoyens dotés d’un certain sens civique, qui souhaitent s’informer librement de ce qui pourrait être pour eux une perspective de développement ».

Phase pilote en 2025

À son tour et totalement à l’opposé, un représentant de Bure Zone Libre martèle, en outre : « Le débat public est un échec retentissant. Il ne ressort qu’une grande ligne de ces conclusions. Je cite : ‘’De nombreuses questions évoquent les passages d’un laboratoire de modélisation à une activité industrielle, avec la nécessité de réaliser un prototype ou un démonstrateur.’’ Selon Meuse Nature Environnement, cette notion de démonstrateur n’est apparue que dans une unique question sur 1.508, aucun avis et un seul cahier d’acteur sur 154 tout est dit. Comment la CNDP, soit disant indépendante, peut tomber aussi bas dans la connivence avec le maître d’uvre Andra. »

D’ailleurs, devant quelque cent vingt personnes, par la voix de Martine Huraut, l’ANDRA rappelle ses dispositions prises à l’issue du débat public, notamment sa volonté de modifier son calendrier, retardant l’arrivée des déchets radioactifs initialement programmée en 2025 (Notre édition du 7 mai). « La phase pilote est prévue dans l’installation souterraine de Cigéo. Avec les premiers essais en 2025 pour cinq/dix ans. Et l’arrivée des premiers déchets en 2030 ou 2035. »

À l’ordre du jour également, la demande d’adhésion au Clis de l’ASODEDRA (l’Association pour la sensibilisation de l’opinion sur les dangers de l’enfouissement des déchets radioactifs), une première tentative avortée, avec dix-huit voix pour et dix-huit voix contre, s’étant déroulée lors de la précédente assemblée générale du Clis (Notre édition du 19 avril). Mais là encore, le président de l’ASODEDRA, Maurice Michel, n’a pas eu plus de chance : devant la complexité administrative de cette adhésion soumise à l’avis du ministère compétent, Jean-Louis Canova demande ce qu’en pensent les membres du Clis.

Du coup, on vote pour savoir si l’on vote ou non ! Résultat, dans un tohu-bohu, l’adhésion de l’ASODERA est reportée

L’intermède aura, au moins, permis de détendre l’atmosphère !

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