Réunion CLI de Soulaines 2 décembre 2014

 

 

 

Réunion CLI de Soulaines du 2 décembre 2014

 

Questionnement avant la réunion dont l'analyse du rapport

 

1-1 : Rapport d'activités 2013 :

une radioactivité naturelle croissante et un impact sur l'environnement décroissant !

dans le rapport 2013 (rien de nouveau : identique aux précédents et au prochain) je n'ai relevé que le tableau qui explicite une radioactivité naturelle croissante et un impact sur l'environnement décroissant !

présenté à la page 23 du rapport d’exploitation du Centre de stockage de Soulaines 2013 :

Toutes ces mesures deviennent de plus en plus difficiles à comprendre.

1 – la notion de moyenne pose toujours problème. Il serait intéressant de connaître quelques valeurs hautes.

Réponse de l’ANDRA du 11 juillet :
Ce document doit être facile d’accès pour le grand public, c’est une demande de l’Asn. Nous ne mentionnons volontairement que des valeurs moyennes, pour ne pas démultiplier les valeurs chiffrées.
Les informations présentées chaque année lors de la réunion Cli (à venir pour cette année 2014) donnent des valeurs complémentaires (par dosimètre) des débits de dose mesurés en clôture du Centre.
Le rapport annuel de surveillance de l’environnement du CSA, transmis à la Cli, est quant à lui extrêmement complet. Il indique par exemple, sur ce sujet de la dosimétrie de clôture, que les résultats 2013 en clôture du Centre intégrant le rayonnement naturel, varient de 50 +/- 10nSv/h à 182 +/- 36 nSv/h pour une valeur moyenne de 105 nSv/h.
Noter enfin que toutes les mesures de rayonnement ambiant sont réalisées par l’IRSN.

2 – vous précisez que le rayonnement à la clôture est proche du rayonnement naturel. Admettons : effectivement 72 nSv/h correspond bien à 0,63 mSv/an, mais comment expliquer que l’irradiation naturelle, donc que la radioactivité naturelle augmente entre 2012 et 2013 ?

Réponse de l’ANDRA :
C’est par essence un phénomène naturel, avec des variations journalières liées aux conditions météorologiques, les orages en particulier.
Pour illustrer, en 2010, le débit de dose de référence moyen était de 63nSv/h – en 2008, il était de 101nSv/h.

3 – Par ailleurs, lors de la dernière réunion du Dialogue HA-VL, j’avais soulevé le problème de la comparaison “abusive” avec la radioactivité naturelle.
A propos de l’impact de CIGéo dans 100 000 ans... 300 000 ans, quelle sera la radioactivité naturelle à ces dates là ?

Réponse de l’ANDRA :
Pour le Centre de stockage de l’Aube, il nous est utile de comparer le débit de dose à la clôture du Centre avec le débit de dose de référence que nous pouvons effectivement mesurer.

J'ai demandé des explications à l'IRSN.

Réponse de l'IRSN le 26 nov :

En ce qui concerne les variations de la radioactivité naturelle, ce n'est pas étonnant : je vous ai mis en pièce jointe un graphique présentant le débit de dose mesurée par une sonde sur plusieurs années : vous pouvez observer les très fortes variations enregistrées : elles sont souvent saisonnières (liées aux pluies qui rabattent les radioéléments de l'atmosphère au sol et qui de ce fait augmentent la radioactivité ambiante au niveau du sol) : nous l'observons également sur nos sondes teleray

Je crois qu'il ne faut pas retenir des résultats de l'ANDRA qu'il y a une hausse de la radioactivité naturelle, les résultats montrent en fait qu'il y a de fortes variations, et que d'une année sur l'autre cela peut effectivement entrainer une hausse en moyenne (cela pourra rebaisser l'année prochaine).

Avec les sondes de mesure disposées en périphérie du site, l'ANDRA mesure la radioactivité ambiante (à la fois naturelle et artificielle, l'appareil ne fait pas la différence). Si les mesures ne montrent pas de différence avec la radioactivité naturelle mesurée hors influence du site c'est qu'effectivement, le site a peu ou très peu d'impact sur la radioactivité ambiante. C'est également ce que l'IRSN mesure avec les sondes teleray placées aux abords des centrales EDF : nous n'observons pas de niveau de radioactivité ambiante plus élevée autour des centrales nucléaires. Les endroits où la radioactivité ambiante est la plus élevée sont en altitude (pic du midi par exemple) du fait des rayonnements cosmiques (en altitude, la couche d'atmosphère est plus mince et les rayons cosmiques sont de ce fait plus importants)

En ce qui concerne la radioactivité artificielle ajoutée par les activités du site, il serait intéressant de demander à l'ANDRA comment ce calcul est réalisé (c'est probablement un calcul et non une mesure directe) et vérifier que les différentes voies d'irradiation sont bien prises en compte (irradiation externe et irradiation interne par ingestion d'eau ou d'aliments notamment)

Enfin la comparaison entre radioactivité naturelle et radioactivité artificielle permet de fixer les idées sur les niveaux de risque engendré par une installation nucléaire (en terme de surplus de radioactivité induite)

En effet il n'existe aucune différence entre les rayonnements ionisants émis par les sources naturelles et artificielles : les effets sur l'homme et l'environnement vont essentiellement dépendre de la nature de ces rayonnements ionisants (rayonnement alpha, gamma ou beta et X), de la durée d'exposition...

Par exemple, le radon qui est un gaz naturel radioactif est un émetteur alpha particulièrement dangereux car il émet des rayonnements alpha qui sont fortement énergétiques (ils vont provoquer des dégâts importants dans les cellules, en revanche leur rayon d'action est faible : le radon étant un gaz il va être inhalé et provoquer des dégâts dans les cellules pulmonaires)

Ainsi, expliquer au public que les activités humaines et industrielles (rejets de l'industrie, retombées des tirs et des accidents nucléaires) génèrent environ 0.3% de la radioactivité que le public reçoit (au total) lui permet de placer le risque sur une échelle compréhensible.

Il n'en est pas moins vrai que la radioactivité naturelle n'est pas (ou peu) maitrisable et qu'en ce qui concerne la radioactivité artificielle, induite par les activités industrielles ou humaines, tout doit être fait pour la limiter, ainsi que ces effets, le plus possible.

Comment l’IRSN fait cette mesure de la radioactivité naturelle.

Sans oublier cette affirmation douteuse :
Depuis 1992 le rayonnement moyen ambiant annuel mesuré en périphérie du centre est proche du rayonnement naturel.
Oui, mais en fait, il s’ajoute !

1-2 : Dosimétrie

depuis 2009 l'agent le plus exposé reçoit une dose supérieure à celle de la dose maximale d'un citoyen normal (1 mSV)

page 14 : tableau

Jusqu'à 1,75 mSV en 2008 ! - presque le double de la dose "normale".

C'est tout à fait légal puisque pour les travailleurs du nucléaire, les limites sont 6 et 20 mSV.

 

2 : le problème de l'enquête sanitaire.

2-1 : Pourquoi ne s'intéresser qu'à la mortalité des cancers du poumon chez l'homme ?

2-2 : validité de l'enquête

quand on sait que dans un des villages du Canton de Soulaines 74% des enfants nés entre 1970 et aujourd'hui n'habitent plus là où ils sont nés !

1970 a été choisi par rapport à 1986 (nuage de Tchernobyl)

Mail adressé à Blandine Vacquier de l'InVS, le 18 septembre 2014

Bonjour Blandine

Je souhaite te déranger le moins possible, mais j’aimerais que tu puisses prendre le temps de répondre à ces deux questions :

1 - Est-ce que le groupe pilote pourrait avoir des nouvelles de l’enquête en cours ?

2 – Concernant la validité du protocole utilisé par l’InVS (celui qui consiste a comparer une population vivant à l’intérieur d’un cercle dont le centre est à étudier, avec celle de deux départements), je me pose des questions sur la validité, du fait du déplacement et du brassage des populations, voire de l’exode rural, quant il s’agit de Soulaines...

Je n’ai trouvé aucune documentation à ce sujet.

Or, je me suis livré à cette petite étude :

Pour le cas de l’enquête Soulaines, où l’on peut légitimement penser qu’un écart sur les cancers pourraient être dus au passage du nuage de Tchernobyl et à la présence d’un stockage de déchets radioactifs, il est intéressant de regarder la population qui avait entre 0 et 15 ans en 1986 (impact reconnu de la sensibilité à la radioactivité des foetus et des enfants).

D’où l’idée d’étudier les naissances dans les communes du cercle des 10 km.

Pour la première commune étudiée, (entre 100 et 150 habitants) je constate que 74% des enfants nés après 1970 ne sont plus résidents dans la commune !

Si beaucoup sont maintenant recensés à des centaines de km, il est intéressant de constater que bon nombre sont mêmes maintenant installés, hors du cercle, dans les deux départements étudiés !

A contrario, quelques communes autour du site de Soulaines ont vu arriver une nouvelle population parce qu’elles ont proposé et proposent encore des terrains viabilisés à bâtir à 5 euros le m2 !

Alors quelle est la validité de ce protocole ?

 

2-3 : questionnement dans la méthodologie :

2-3-1 : Pourquoi ne fait-on pas une enquête sur l'ensemble des cancers comme pour la première, comme "nous" l'avons demandé.

 

2-4 : Il y a également ce problème soulevé lors de la réunion du 4 juillet 2013 :

La scission entre associatifs et la Cli. En effet : extrait de la réunion :

Michel GUERITTE

Comment expliquer que l’InVS soit sollicitée par deux entités, d’un côté celle du groupe qui s’est constitué avec la Haute-Marne, et de l’autre, la CLI de Soulaines ? Il y a deux demandeurs ! Il y a deux cahiers des charges ! C’est quoi cette coupure, c’est quoi cette scission ?

Philippe DALLEMAGNE 

Il n’y a pas de scission. L’InVS continue avec les Citoyens du coin. Pour moi, ma position a toujours été claire, la légitimité, elle appartient à la CLI de Soulaines, et non pas aux Citoyens du coin. La main, elle était aux Citoyens du coin, on respecte, on va s’associer, simplement, je rappelle que, en plus, on n’avait pas participé aux premiers débats et à la rédaction du cahier des charges, mais je ne vois pas où ça peut poser problème, que la CLI rédige son propre cahier des charges. Je le dis toujours et depuis longtemps, on ne trouve que ce que l’on recherche. Il nous semblait que certains cancers n’avaient pas été recherchés, donc l’InVS continue son étude, puisqu’ils ne remettent pas en cause leur cahier des charges, nous on va faire d’autres investigations.

Michel GUERITTE

En quoi la CLI de Soulaines aurait-elle une légitimité et pas une association de citoyens ?

Philippe DALLEMAGNE

La CLI, par rapport à la règlementation, par rapport à la loi, la CLI de Soulaines a, pour moi, la légitimité par rapport à l’information et concernant les activités de l’Andra. Point. Voilà.

 

3 - le problème de l'augmentation du nombre des cheminées qui génère un cumul de faibles doses de rejets radioactifs autour de Soulaines

# 1 - cheminée CSA

# 2 - cheminée TFA

# 3 - cheminée Daher

# 4 - cheminée entreposage FA-VL (CIRES)

# 5 - cheminée tri-traitement CIRES (bâtiment en cours de construction - boîtes à gants)

# 6 - cheminée probable pour le Centre de stockage des FA-VL implanté à côté des deux autres, sans parler des rejets dans l'eau, et des fuites dans la nappe phréatique, sans parler non plus des rejets chimiques

 

4 - le problème de l'augmentation des activités de chacun des sites - exemple Morvilliers

4-1 : l’augmentation de l’activité – page7- (entreposage, tri-traitement) se traduit par une augmentation de la dosimétrie – page 11: déjà un coefficient 7 sur l'agent le plus exposé !

On est bien sûr en-dessous des limites, mais cela inquiète ceux qui croient en l’effet des faibles doses

4-2 : augmentation également dans les prélèvements

4-3 : étonnement : l’autorisation de visite du CIRES par une femme enceinte et un bébé de 18 mois :

Pourquoi accepter femmes enceintes et bébé de 18 mois sur le site de Morvilliers.

A l’issue de la visite du premier groupe, Michel GUERITTE a fait part à Patrice TORRES, directeur des lieux, de son étonnement probablement émotionnel de jeune grand-père, en constatant qu’une femme enceinte accompagnée d’un bébé de 18 mois était dans son groupe et se promenait donc dans un centre de stockage de déchets radioactifs...
Bébé qui suçait son nain-nain (normal) et que l'on a vu jouer parterre avec les cailloux devant l’alvéole n°2, à 6 m des deux générateurs vapeur en provenance de Chooz !


Pas de danger avec ces monstres de 110 tonnes de ferrailles radioactives : ils ont subi une décontamination poussée et ils répondent aux critères TFA.

Cette décontamination n'est pas si simple. L'IRSN le dit clairement. Mais cette ferraille a été décontaminée dns les règles de l'art...

Philippe, l’accompagnant du groupe, a déclaré :
Vous ne risquez rien, il n’y a pas de rayonnement, et en plus c’est bétonné.
Réponse à ma question (en privé) sur une possible contamination du public due aux particules que le vent pouvait soulever, transporter et déposer partout :
"Il n’y a pas de contamination. On a mesuré : on est en-dessous des seuils...
ça a été vérifié avec un Como !

Como est la marque commerciale d'un appareil de mesure de la radioactivité.

Questions posées par mail au directeur de l'Andra :
- Qu’est-ce qu’on mesure ?
- Comment mesure t-on ?
- Quels sont ces seuils et dans quel cadre de réglementation s’appliquent-ils ?
- Pourquoi n’y aurait-il pas la moindre poussière radioactive sur ces cailloux ?

Cette ouverture d'un tel site aux jeunes est d'autant plus préoccupantes que l'ANDRA organise des espaces ludiques à la disposition des enfants. Celà a d'ailleurs été souligné par le journaliste du Journal de la Haute-Marne.

L'ANDRA a donné par mail cette réponse :

Les zones ouvertes au public à l’occasion de la journée portes ouvertes du 14/09/2014 ont fait l’objet de contrôles radiologiques préalables. Les contrôles ont été effectués à l’aide d’un contaminamètre de type Como 170 qui emploie la technologie de la détection à scintillation.

Les seuils retenus sont ceux fixés depuis le 17 juillet 2001 par l’ASN en matière de limites de contamination fixée et non fixée : 0,04 Bq/cm2 en alpha et de 0,4 Bq/cm2 en bêta/gamma et qui sont issus de l’accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par route (ADR) - classe 7 matières radioactives (article 2.2.7.1.2 de l’ADR). Toutes nos mesures ont permis de confirmer que la totalité du circuit de visite était accessible au public.Les déchets stockés en alvéole sont livrés dans des emballages adaptés en fonction de leur niveau de radioactivité, des risques de dispersion de substances radioactives qu’ils présentent ou de leur nature physique. Les déchets présentant un risque de dispersion de contamination lors de leur transport et de leur manutention sont livrés dans des emballages fermés (dans des bigbags, fûts ou caissons métalliques). L’ensemble de ces dispositions techniques permettent de garantir l’absence de poussières radioactives à l’extérieur des alvéoles exploitées.Tout au long de l’année, la surveillance radiologique des installations permet de s’assurer de la propreté radiologique de nos installations et du zonage radiologique de référence. Le plan mensuel de surveillance radiologique des installations prévoit, pour l’alvéole exploitée : une surveillance des niveaux d’exposition externe, d’activité atmosphérique et d’activité surfacique.

Qui est rassuré !

Qui fait confiance à ces seuils retenus par l'ASN ?

 

5 - Activités DAHER à Epothémont

La population n'a aucune information sur cette activité.

- Le titrage des infos présentées sur le site de la CLI de Soulaines mériterait d'être plus claire.

- Sur le site de la Sous-préfecture on ne trouve aucune information, pas même à la rubrique ICPE.

 

6 - l'optimisation des déchets : à quand des fonderies de ferrailles radioactives dans le secteur ?

45 millions d’euros d’aides qui viennent d’être versés à l’Andra. Une partie sera consacrée à l’optimisation des déchets. Y aura-t-il autour des sites de l’Aube des fonderies de métal radioactif ?

Un groupe de travail ASN sur la question de la valorisation des déchets est en cours de constitution.


7 - les générateurs vapeur de Brennilis doivent être stockés à Soulaines ou à Morvilliers ? Ils sont contaminés au plutonium.

Voir cet article. Ils ne sont plus à Brennilis. Où sont-ils ?

 

 

8 - l'état d'avancement du projet de Centre de stockage des déchets FA-VL dans le canton

 

 

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L'article compte-rendu du journaliste Benoit SOILLY de l'Est-Eclair. L'article ne relate qu'une partie du contenu de la réunion. On a comme l'impression que le journaliste qui est membre de la CLI (cas unique en France) a du mal à exercer sa liberté d'expression ! Bizarre : un journaliste qui écoute, qui questionne et qui vote !
Comme d’hab ce compte-rendu n’a rien à voir la réalité de près de 5 heures de réunion.
Le journaliste dont l’article est probablement validé par le Président de la CLI a zappé bon nombre de sujets abordés notamment :

  • le déficit de communication des activités des sites de Soulaines – Morvilliers – Epothémont à la population
  • le besoin d’une entité (une simple association 1901) qui pourrait analyser et communiquer sur les activités nucléaires du Canton de Soulaines
  • la quantité grandissante et inadmissible mais autorisée de radionucléides à vie longue dans le CSA
  • la communication positive et banalisante dans les documents de l’ANDRA (exemple : en 2013 la radioactivité naturelle autour du CSA a augmenté et l’impact de l’activité de Soulaines a diminué !)
  • l'impact théorique de l'activité du site sur une population imaginaire vivant en autarcie, mais qui donne un chiffrage bien réel...
  • l’arrivée des générateurs vapeur de Brennilis contaminés au plutonium prévus à Morvilliers ! Affaire à suivre.
  • le projet de stockage FA-VL : il y aurait d’autres sites (que celui du Canton de Soulaines) à l’étude ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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