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SDN - CR AG de Dijon - Motion MANCINHO p73-p74

 

 

Tribune :

On va commencer par la présentation de la motion n°5 "Pour une véritable refondation du mouvement antinucléaire français", proposée par "Avenir 84".

Dominique Bohn, pour "Avenir 84" :

Marie-Hélène est absente pour des raisons de santé et elle m'a demandé si je pouvais présenter sa motion. Je ne la défends pas, je la présente. Mais, je tiens à dire que je suis ravie de la présenter parce que Marie-Hélène fait partie de la biodiversité, qui fait partie de la richesse de notre groupe, que I'exclusion est un échec, que Marie-Hélène est une lanceuse d'alertes. C'est une personne qui a témoigné malgré de très fortes pressions, et avec beaucoup de souffrance. Mais elle a témoigné d'un certain nombre de dysfonctionnements de structure, on ne va pas parler de gens nommément, des dysfonctionnements structurels dans lesquels je me retrouve, et qui sont, en fait, dans la Iigne droite des votes qui ont eu lieu aujourd'hui.

Je vais faire juste un résumé de tout Ie préambule. J'espère que vous l'avez lu, parce que c'est vraiment très très long. Mais en même temps, il y a des endroits qui sont très très intéressants, malgré tout.

Dans Ie préambule, Marie-Hélène met surtout "accent sur Ie fait que la responsabilité de la gouvernance du réseau "sortir du nucléaire" dans cet échec est énorme et se doit maintenant d'en répondre devant I'Assemblée générale. La gouvernance du réseau se devait de mettre tout en oeuvre pour consolider, afin de renforcer Ie mouvement antinucléaire dans son ensemble plutôt que de diviser, monter une partie contre une autre, pire, organiser I'exclusion d'une partie aux dépens d'une autre, alors que la lutte antinucléaire avait besoin de toutes ses dimensions pour réussir.

Ensuite, il y a un rappel des faits, mais on l'a fait plusieurs fois, sur l'Assemblée générale cataclysmique de janvier 2010. Elle dit qu'il y a eu rupture de confiance, diminution importante de I'audience médiatique, diminution puis suppression d'actions militantes d'envergure nationale.

Elle explique les principales causes de ce cataclysme. L'emprise démesurée des groupes EE-LV sur Ie Réseau facilitée par une coopération interne de plusieurs salariés, la violation de règles d'éligibilité du CA, recrutement abusif, cumul de fonctions dans les mains d'un même Directeur administratif, financier, directeur des ressources humaines.

Et ensuite, elle parle depuis quatre ans, a quoi on assiste dans Ies fonctionnements absolument délétères de la gouvernance du Réseau qui se rend coupable de nombreuses exactions. J'ai eu Marie-Hélène au téléphone. Elle en cite quinze, et ensuite il y a un… etc, ...

Sur les quinze, en tous cas, qui sont citées, elle a toutes les preuves de ce qu'elle avance, tous les justificatifs. Ils sont à votre disposition si vous voulez Ies consulter. II y a un peu de tout : censures multiples de motions par Ie CA sur I'injonction du Directeur, interdiction de diffuser les décisions du Conseil d'administration aux groupes adhérents, culture du secret...

J'ai appris qu'avant 2010, en fait, n'importe quel membre d'un groupe pouvait assister aux réunions du Conseil d'administration. Maintenant, Ie Conseil d'administration est secret, on ne peut plus y assister, et il y a interdiction d'en parler et d'avoir les comptes-rendus, etc...

On n'a pas Ie droit de dire ce qui s'est dit, on ne sait pas qui a voté quoi au CA, c’est secret. J’ai relevé : non-application des décisions importantes des différentes Assemblées générales, falsification des comptes-rendus des Conseils d’Administration litigieux, torpillage de toutes les commissions – la Commission Règlement intérieur - j’en ai témoigné il y a une ou deux ans- dysfonctionnement notoire de plusieurs autres commissions, Comité de Gestion, Commission actions, Commission communication, le non-fonctionnement total de certaines commissions, Commission communication rendant ainsi celle-ci totalement opaque, l’emprise de certains salariés sur le CA (pression, manipulation, chantage, harcèlement, violences morales), manque total de respect des administrateurs minoritaires et violation de leur statut, emprise des salariés sur le déroulement des AG, manipulation organisée par les salariés, appuyée par plusieurs administrateurs afin de faire adopter par l’Assemblée générale dernière la partie 4 du règlement intérieur, concernant les salariés sans en dévoiler le contenu, afin de cacher les décisions prises par les salariés eux-mêmes en Comité de gestion, quant à l’augmentation de certains salaires et avantages, dissimulation de la réalité de la grille des salaires, fausse procédure de recrutement de salariés, violation des statuts, puis évincement arbitraire d’une administratrice gênante en décembre 2013, non prise en compte de la candidature d’un binôme lors de l’AG de 2014 pourtant déposée le 15 octobre 2013, qui aurait risqué de mettre la majorité actuelle en difficulté, etc…

Moi, je ne peux pas apporter de justificatif à tout ce qui est dit, je peux juste témoigner de certains faits que j’ai vécus personnellement. Marie-Hélène est à votre disposition pour vous fournir tous les justificatifs.

Elle dit « ceci ne peut plus durer » et ensuite, elle demande un certain nombre de choses :

- la démission de l’ensemble des administrateurs et administratrices,

- l’élection d’un Conseil d’administration de transition, etc…

On arrive à la phrase de synthèse qui est très longue. Je fais une synthèse, la phrase de synthèse, on va être obligés de la lire, à moins que quelqu’un d’autre ait envie de la lire ? Personne ne se propose à la lire ? Il y a Patrick qui a un des pouvoirs et il y a Antoine qui a l’autre pouvoir des deux groupes.

Phrase de synthèse : « En raison de circonstances exceptionnelles précédemment citées, l’Assemblée générale extraordinaire – elle demande à ce qu’on se mette en Assemblée générale extraordinaire - décide :

  •      La démission de l’ensemble des administrateurs et administratrice du Conseil d’administration du Réseau « Sortir du nucléaire »
  •      L’élection d’un Conseil d’administration de transition composé d’un minimum de sept binômes dans l’attente de la convocation d’un congrès rassemblant tous les groupes militants du mouvement antinucléaire français dans le respect de leur sensibilité, dans un délai de trois mois maximum ;
  •      L’inscription dans les statuts de la possibilité d’avoir recours à la convocation d’un congrès national ouvert à tous les groupes antinucléaires militants en France, membres adhérents du Réseau ou pas dans l’objectif de dynamiser la lutte anti-nucléaire nationale avec la possibilité de créer éventuellement une nouvelle structure fédérale plus adaptée ;
  •      La démission de l’ensemble des salariés sachant qu’ils ont pris conjointement une part de responsabilité importante dans le discrédit du Réseau et l’empêchement de ses actions d’envergure nationale, l’expérience ayant montré à l’évidence, qu’il s’avère contre-productif, en termes d’actions militantes, de fonctionnariser des salariés à vie dans une structure militante ;
  •      L’embauche de cinq salariés sur des critères prenant en compte en priorité leurs expériences de militants de terrain d’un minimum de trois ans afin d’assumer des fonctions nationales de base, comme le secrétariat, la comptabilité, l’action juridique, la boutique et la communication nationale et internationale ;
  •      La limitation des mandats des administrateurs titulaires et suppléants confondus à trois années non renouvelables, tout comme la limitation des contrats de salariés à trois ans également ;
  •      La limitation des adhésions de partis politiques et syndicats à une adhésion nationale à la condition qu’il soit clairement stipulé dans leurs statuts la volonté clairement exprimée de s’opposer au nucléaire ;
  •      L’interdiction effective de tout représentant de parti politique ou syndicat de se présenter au Conseil d’administration, quand bien même dissimulé sous une autre dénomination.

 

 

 

 

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