Pandora's promise - projection-débat - 3 décembre 2015

 

 

Projection-débat du 3 décembre à PARIS

 

ASCPE, la SFEN et les partenaires de l’initiative Nuclear for Climate En collaboration avec EFH, Sauvons le Climatet the Shift Project,
ont le plaisir de vous inviter à la projection du film-documentaire :


PANDORA’S PROMISE


Sélectionné en 2013 au festival du film indépendant de Sundance, et présenté au Traverse City Film Festival organisé par Michael Moore.

Pandora’s Promise retrace les trajectoires personnelles de plusieurs militants écologistes et d’experts de l’énergie, dont les convictions, initialement anti-nucléaires ont évolué.

En présence de Robert Stone, réalisateur.


La projection sera suivie d’un débat sur la COP21 :

quelle place pour le nucléaire dans la lutte contre le changement climatique ?


3 décembre à partir de 20h30 (accueil à partir de 20h15)
au cinéma Majestic Bastille, 2-4 Boulevard Richard Lenoir, 75011 Paris (Métro Bastille)

 

Commentaires de Michel GUERITTE

J’ai revu ce film avec plaisir.
J’avais oublié quelques mensonges et détails savoureux. Un des plus drôles : le tritium n’est pas dangereux : il y en a dans la banane !

Débat en anglais. Pour "honorer" le réalisateur Robert STONE présent. Pas facile.

Yves Marignac, de Wise qui était là pour apporter la controverse a été très attaqué par le public très pro-nucléaire, notamment lorsqu’il explicitait son désaccord avec les idées et les chiffres donnés par Robert STONE.

Le film

"Pandora's promise" défend l'énergie nucléaire, en affirmant qu'elle est indispensable pour lutter contre le réchauffement climatique et faire face aux besoins grandissants de la population mondiale grandissante.

Il défend l'idée que la science est capable d'assurer un nucléaire sûr, et que le problème des déchets est résolu.

L’atome est un moindre mal. C’est beaucoup mieux que les hydrocarbures à cause des conséquences des émissions de CO2 sur le climat.

Ce documentaire montre quelques images négatives : catastrophe de Fukushima, activité dérisoire des "liquidateurs" avec leurs pelles sur le toit de Tchernobyl, essais atomiques… beaucoup de dégâts du nucléaire sont montrés. Mais une fois le montage d’images d’archives oublié, la promenade à travers le monde d’un compteur Geiger, et surtout les témoignages d’écologistes historiques, tout ça apparait sous un angle très éloigné de l’écologiquement correct.

Le film insiste sur le choix, en 1956, de la filière des réacteurs à eau pressurisée pour équiper la plupart des centrales. Un mauvais choix selon les pionniers de la recherche nucléaire interviewés, parce que c’est aussi celui de la génération de déchets, alors qu’il eût été possible dès cette époque de sauter quatre générations d'un coup, avec des réacteurs plus petits mais consommant pour l’essentiel leurs propres résidus.

On apprend que les villes américaines sont aujourd’hui éclairées en grande partie par la combustion des ogives atomiques de l’ex-URSS – à vérifier !

Le nombre de morts suite à Tchernobyl est minimisé. C’est le chiffre mensongé de l’AIEA.

Les pro-nucléaires pensent que les dangers sanitaires des rayonnements, et l'industrie de l'énergie nucléaire en général, sont exagérés. Que le nucléaire tue moins que le charbon. Pour le changement climatique le charbon est le problème. Dans la mesure où le choix est entre le charbon et le nucléaire, la réponse est évidemment le nucléaire. Voilà pourquoi il faut laisser les centrales nucléaires tourner en toute sécurité.

Les risques du charbon sur le changement climatique sont pire que les risques de l'énergie nucléaire.

- Le principal problème du nucléaire c'est que ses partisans semblent curieusement peu disposés à en discuter.

- Les centrales nucléaires sont diablement chères à financer, construire, assurer, exploiter et à démanteler. C'est un des moyens les plus coûteux pour réduire les émissions de carbone. Le prix des énergies renouvelables est en train de baisser considérablement.

- L'engagement financier dans le nucléaire est énorme. Les investisseurs privés ont des des raisons pour se détourner. Les risques de dépassements des coûts ou d'abandon des projets sont énormes. Durant la longue période de conception-construction les risques de l'opposition du public ou de changer la politique publique sont énormes.

La propagande éveille les soupçons.

Dans son film Robert STONE se moque des groupes qui continuent de protester/manifester avec pancartes et mégaphones contre l'énergie nucléaire.

Le plus grand défaut du documentaire est que personne ne soit autorisé à faire un argument anti-nucléaire motivé. Pour les nombreuses statistiques, graphiques, et affirmations de bon sens, l'absence d'une réfutation est assourdissant.

Qui peut croire en la promesse de l'arrivée prochaine d'un réacteur dans votre arrière-cour qui consomme les déchets nucléaires provenant des anciens réacteurs, qui n'émet rien d'autre que de l'air frais, de l'eau propre, et une odeur de jasmin.

Le débat

Le réalisateur se déclare "agnostique nucléaire" - (agnostique : tout ce qui ne peut être appréhendé dans l'expérience est inconnaissable !)

Yves : le film donne trop d’importance aux risques alors que la vraie question est qu’on ne peut pas prédire quel sera le besoin d’énergie du futur, et que l’énergie nucléaire est certes polyvalente mais pas moins chère que les renouvelables.

La projection dans le futur n’est pas une prédiction.

Faire la différence entre la production et la consommation/utilisation d’énergie. (Rendement des centrales nucléaires : 30%)

L'efficacité doit être prioritaire.

L'enfouissement des déchets : la référence à utiliser pour la décision n’est pas le volume mais le risque.

Yves : pas d’accord avec le fait d’attendre le développement de nouveaux réacteurs qui utiliseraient les déchets comme combustibles.

Question dans le public : l'optimisme face à l'industrie nucléaire. Les 3 catastrophes nucléaires c'est comme 3 bêtises faites par un enfant. Ce n'est pas pour cela qu'il faut le réprimander, lui saper le moral. Il faut lui donner confiance en lui et l'encourager.

Ne pas faire de promesses que l’on ne peut pas tenir = c’est ce qu’on fait avec le nucléaire.

La France a doublé production nucléaire en 11 ans.

Le plus important est de reconnaitre les problèmes de sécurité (de santé notamment)

Yves ne fait pas confiance en l'UNSCEAR (United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic) notamment au niveau des publications sur le développement de cancers.

Comment aider Rober STONE à faire passer son film sur ARTE.

L'EPR en France est construit pour résister aux crash d’avions et actes terroristes…

Qu’est-ce qui pourrait être fait dans les 5 à 10 prochaines années ?

Quelqu'un du public propose à Robert STONE de réaliser un 2ème film : Le nucléaire sauvera-t-il le climat ?

Michel GUERITTE explique alors : "Le film sera très court. En effet : Comment voulez-vous que le nucléaire qui représente 2 % de l’énergie consommée dans le monde sauve le climat.
2 % avec 500 réacteurs, donc il faut en construire 50 fois 500 soit 25 000.
En combien de temps, et avec quel argent ?"

La SFEN est une caricature d’association pro-nucléaire : Il fallait voir la tête de la porteuse de micro pendant la question !

Evidemment au vu de ses partenaires...

L'ASCPE est également un repaire de nucléocrate. Il sufft de regarder ses partenaires.

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