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ANDRA : ASN suspend un agrément de mesures - 2 juillet 2014

 

 





2 juillet 2014


Mesure de la radioactivité dans l'environnement : l'ASN suspend l'agrément de l'Andra

 

Analyse de Michel GUERITTE : Il va de soi que cette "mesurette" est un leurre. IRSN et ASN savent très bien rappeler qu’ils existent et qu’ils peuvent verbaliser.



Actu-Environnement révèle :


Par une décision du 25 juin 2014, publiée lundi, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a suspendu l'agrément du laboratoire de l'Andra pour les mesures de la radioactivité dans l'environnement. Cette suspension est effective depuis le 1er juillet.

Cette sanction fait suite aux mauvais résultats du laboratoire de l'Andra lors de l'essai de comparaisons interlaboratoires, organisé par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

L'agrément suspendu concernait "la mesure des isotopes du plutonium et de l'américium dans des matrices biologiques". Il avait été délivré, conformément à la procédure obligatoire depuis 2009, par une commission d'agrément pluraliste, composée "des représentants et experts qualifiés de plusieurs administrations, de l'IRSN, d'associations et de laboratoires".

Cette suspension n'empêchera pas les mesures autour des sites nucléaires de l'Andra

Les mesures concernées seront effectuées par un autre laboratoire disposant d'un agrément de l'ASN. Par ailleurs, le laboratoire de l'Andra pourra être à nouveau agréé "quand il aura identifié la cause des écarts, mis en oeuvre des actions correctives et obtenu des résultats satisfaisants à un nouvel essai".

Pour rappel, l'Andra est un établissement public industriel et commercial (EPIC) chargé de missions telles que l'inventaire et la gestion des déchets radioactifs, la recherche de solutions de stockage pour tous les déchets radioactifs ultimes, ou encore la remise en état des sites pollués par la radioactivité. L'ASN précise que la suspension de l'agrément en question "ne remet pas en cause la validité des autres agréments détenus par le laboratoire" de l'Andra

Consulter la décision de l'ASN

 


 

Interrogé, l'IRSN nous a communiqué quelques explications : il existe un réseau national de mesure de la radioactivité dans l'environnement (RNM) (prévu par l'article R.1333-11 du code de la santé publique) dont l’IRSN assure la gestion et l’ASN le pilotage.

Pour pouvoir transmettre les résultats de ses mesures au RNM, tout laboratoire doit disposer d’un agrément (cf. Décision ASN n°2008-DC-0099). Pour obtenir un tel agrément, les laboratoires doivent, en complément d'un dossier de demande d'agrément à transmettre à l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), se soumettre périodiquement à des essais d'intercomparaison organisés par l'IRSN.
 
L’IRSN traite les résultatsdes participants aux essais d'intercomparaison de façon anonyme. Ensuite les résultats sont présentés devant une commission d’agrément (dont la composition est pluraliste) qui rend un avis à l’ASN. In fine, c’est l’ASN qui prend la décision de délivrer ces agrémentset c’est pourquoi je te suggère de te rapprocher de l’ASN.
 
Les intercomparaisons.

La décision de l'ASN.


A voir : une vidéo explicite.


 

 L'est-éclair relate :

Andra : le laboratoire de mesure de la radioactivité perd un agrément

L’Autorité de sûreté nucléaire a suspendu l’un des agréments du laboratoire du centre de stockage des déchets radioactifs de Soulaines-Dhuys.

Le laboratoire du centre de stockage des déchets de faible et moyenne activité vient de perdre l’un de ses agréments.
Cette décision de l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) intervient après un test de mesures effectué par plusieurs laboratoires, dont le laboratoire aubois, sur la présence de transuraniens (plutonium, américium) dans les végétaux.

Les résultats des mesures de la radioactivité du laboratoire de l’Andra étaient trop éloignés de ceux attendus par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Un nouveau test d’ici mars 2015

Pour expliquer cet écart, l’Andra évoque une possible mauvaise préparation des échantillons prélevés dans l’environnement. L’ASN n’a pas été convaincue et a qualifié «  d’hypothèses non confirmées  » les explications de l’Andra.

Ce retrait d’agrément ne concerne qu’un seul type de mesure à partir d’échantillons prélevés dans l’environnement. « Il s’agit là du retrait de l’un des 26 agréments. Cela n’empêchera pas la poursuite des mesures de ce type (moins de cinq par an) puisqu’elles seront confiées à un autre laboratoire agréé », indique l’Andra.

Pour l’industriel, cette suspension «ne remet pas en cause la validité des autres agréments détenus par le laboratoire d’analyses radiologiques. Cinq autres agréments vont être renouvelés dont l'un portant sur la mesure des mêmes transuraniens».

Le laboratoire du centre de stockage aubois pourra participer à un nouveau test inter-laboratoires d’ici mars 2015 et solliciter un nouvel agrément.

 


 

Réaction de l'ANDRA : elle positive et déclare sur son site : Ces agréments attestent de la capacité à analyser convenablement les échantillons recueillis dans l'environnement !

L'ANDRA vient de publier son rapport d'activité 2013 pour le Centre de stockage de Soulaines. Une analyse rapide des tableaux de mesures montre qu'autour du centre la radioactivité artificielle diminue et la radioacivité naturelle augmente ?

 

 

 

 

Réunion CLI de Soulaines 2 décembre 2014

 

 

 

Réunion CLI de Soulaines du 2 décembre 2014

 

Questionnement avant la réunion dont l'analyse du rapport

 

1-1 : Rapport d'activités 2013 :

une radioactivité naturelle croissante et un impact sur l'environnement décroissant !

dans le rapport 2013 (rien de nouveau : identique aux précédents et au prochain) je n'ai relevé que le tableau qui explicite une radioactivité naturelle croissante et un impact sur l'environnement décroissant !

présenté à la page 23 du rapport d’exploitation du Centre de stockage de Soulaines 2013 :

Toutes ces mesures deviennent de plus en plus difficiles à comprendre.

1 – la notion de moyenne pose toujours problème. Il serait intéressant de connaître quelques valeurs hautes.

Réponse de l’ANDRA du 11 juillet :
Ce document doit être facile d’accès pour le grand public, c’est une demande de l’Asn. Nous ne mentionnons volontairement que des valeurs moyennes, pour ne pas démultiplier les valeurs chiffrées.
Les informations présentées chaque année lors de la réunion Cli (à venir pour cette année 2014) donnent des valeurs complémentaires (par dosimètre) des débits de dose mesurés en clôture du Centre.
Le rapport annuel de surveillance de l’environnement du CSA, transmis à la Cli, est quant à lui extrêmement complet. Il indique par exemple, sur ce sujet de la dosimétrie de clôture, que les résultats 2013 en clôture du Centre intégrant le rayonnement naturel, varient de 50 +/- 10nSv/h à 182 +/- 36 nSv/h pour une valeur moyenne de 105 nSv/h.
Noter enfin que toutes les mesures de rayonnement ambiant sont réalisées par l’IRSN.

2 – vous précisez que le rayonnement à la clôture est proche du rayonnement naturel. Admettons : effectivement 72 nSv/h correspond bien à 0,63 mSv/an, mais comment expliquer que l’irradiation naturelle, donc que la radioactivité naturelle augmente entre 2012 et 2013 ?

Réponse de l’ANDRA :
C’est par essence un phénomène naturel, avec des variations journalières liées aux conditions météorologiques, les orages en particulier.
Pour illustrer, en 2010, le débit de dose de référence moyen était de 63nSv/h – en 2008, il était de 101nSv/h.

3 – Par ailleurs, lors de la dernière réunion du Dialogue HA-VL, j’avais soulevé le problème de la comparaison “abusive” avec la radioactivité naturelle.
A propos de l’impact de CIGéo dans 100 000 ans... 300 000 ans, quelle sera la radioactivité naturelle à ces dates là ?

Réponse de l’ANDRA :
Pour le Centre de stockage de l’Aube, il nous est utile de comparer le débit de dose à la clôture du Centre avec le débit de dose de référence que nous pouvons effectivement mesurer.

J'ai demandé des explications à l'IRSN.

Réponse de l'IRSN le 26 nov :

En ce qui concerne les variations de la radioactivité naturelle, ce n'est pas étonnant : je vous ai mis en pièce jointe un graphique présentant le débit de dose mesurée par une sonde sur plusieurs années : vous pouvez observer les très fortes variations enregistrées : elles sont souvent saisonnières (liées aux pluies qui rabattent les radioéléments de l'atmosphère au sol et qui de ce fait augmentent la radioactivité ambiante au niveau du sol) : nous l'observons également sur nos sondes teleray

Je crois qu'il ne faut pas retenir des résultats de l'ANDRA qu'il y a une hausse de la radioactivité naturelle, les résultats montrent en fait qu'il y a de fortes variations, et que d'une année sur l'autre cela peut effectivement entrainer une hausse en moyenne (cela pourra rebaisser l'année prochaine).

Avec les sondes de mesure disposées en périphérie du site, l'ANDRA mesure la radioactivité ambiante (à la fois naturelle et artificielle, l'appareil ne fait pas la différence). Si les mesures ne montrent pas de différence avec la radioactivité naturelle mesurée hors influence du site c'est qu'effectivement, le site a peu ou très peu d'impact sur la radioactivité ambiante. C'est également ce que l'IRSN mesure avec les sondes teleray placées aux abords des centrales EDF : nous n'observons pas de niveau de radioactivité ambiante plus élevée autour des centrales nucléaires. Les endroits où la radioactivité ambiante est la plus élevée sont en altitude (pic du midi par exemple) du fait des rayonnements cosmiques (en altitude, la couche d'atmosphère est plus mince et les rayons cosmiques sont de ce fait plus importants)

En ce qui concerne la radioactivité artificielle ajoutée par les activités du site, il serait intéressant de demander à l'ANDRA comment ce calcul est réalisé (c'est probablement un calcul et non une mesure directe) et vérifier que les différentes voies d'irradiation sont bien prises en compte (irradiation externe et irradiation interne par ingestion d'eau ou d'aliments notamment)

Enfin la comparaison entre radioactivité naturelle et radioactivité artificielle permet de fixer les idées sur les niveaux de risque engendré par une installation nucléaire (en terme de surplus de radioactivité induite)

En effet il n'existe aucune différence entre les rayonnements ionisants émis par les sources naturelles et artificielles : les effets sur l'homme et l'environnement vont essentiellement dépendre de la nature de ces rayonnements ionisants (rayonnement alpha, gamma ou beta et X), de la durée d'exposition...

Par exemple, le radon qui est un gaz naturel radioactif est un émetteur alpha particulièrement dangereux car il émet des rayonnements alpha qui sont fortement énergétiques (ils vont provoquer des dégâts importants dans les cellules, en revanche leur rayon d'action est faible : le radon étant un gaz il va être inhalé et provoquer des dégâts dans les cellules pulmonaires)

Ainsi, expliquer au public que les activités humaines et industrielles (rejets de l'industrie, retombées des tirs et des accidents nucléaires) génèrent environ 0.3% de la radioactivité que le public reçoit (au total) lui permet de placer le risque sur une échelle compréhensible.

Il n'en est pas moins vrai que la radioactivité naturelle n'est pas (ou peu) maitrisable et qu'en ce qui concerne la radioactivité artificielle, induite par les activités industrielles ou humaines, tout doit être fait pour la limiter, ainsi que ces effets, le plus possible.

Comment l’IRSN fait cette mesure de la radioactivité naturelle.

Sans oublier cette affirmation douteuse :
Depuis 1992 le rayonnement moyen ambiant annuel mesuré en périphérie du centre est proche du rayonnement naturel.
Oui, mais en fait, il s’ajoute !

1-2 : Dosimétrie

depuis 2009 l'agent le plus exposé reçoit une dose supérieure à celle de la dose maximale d'un citoyen normal (1 mSV)

page 14 : tableau

Jusqu'à 1,75 mSV en 2008 ! - presque le double de la dose "normale".

C'est tout à fait légal puisque pour les travailleurs du nucléaire, les limites sont 6 et 20 mSV.

 

2 : le problème de l'enquête sanitaire.

2-1 : Pourquoi ne s'intéresser qu'à la mortalité des cancers du poumon chez l'homme ?

2-2 : validité de l'enquête

quand on sait que dans un des villages du Canton de Soulaines 74% des enfants nés entre 1970 et aujourd'hui n'habitent plus là où ils sont nés !

1970 a été choisi par rapport à 1986 (nuage de Tchernobyl)

Mail adressé à Blandine Vacquier de l'InVS, le 18 septembre 2014

Bonjour Blandine

Je souhaite te déranger le moins possible, mais j’aimerais que tu puisses prendre le temps de répondre à ces deux questions :

1 - Est-ce que le groupe pilote pourrait avoir des nouvelles de l’enquête en cours ?

2 – Concernant la validité du protocole utilisé par l’InVS (celui qui consiste a comparer une population vivant à l’intérieur d’un cercle dont le centre est à étudier, avec celle de deux départements), je me pose des questions sur la validité, du fait du déplacement et du brassage des populations, voire de l’exode rural, quant il s’agit de Soulaines...

Je n’ai trouvé aucune documentation à ce sujet.

Or, je me suis livré à cette petite étude :

Pour le cas de l’enquête Soulaines, où l’on peut légitimement penser qu’un écart sur les cancers pourraient être dus au passage du nuage de Tchernobyl et à la présence d’un stockage de déchets radioactifs, il est intéressant de regarder la population qui avait entre 0 et 15 ans en 1986 (impact reconnu de la sensibilité à la radioactivité des foetus et des enfants).

D’où l’idée d’étudier les naissances dans les communes du cercle des 10 km.

Pour la première commune étudiée, (entre 100 et 150 habitants) je constate que 74% des enfants nés après 1970 ne sont plus résidents dans la commune !

Si beaucoup sont maintenant recensés à des centaines de km, il est intéressant de constater que bon nombre sont mêmes maintenant installés, hors du cercle, dans les deux départements étudiés !

A contrario, quelques communes autour du site de Soulaines ont vu arriver une nouvelle population parce qu’elles ont proposé et proposent encore des terrains viabilisés à bâtir à 5 euros le m2 !

Alors quelle est la validité de ce protocole ?

 

2-3 : questionnement dans la méthodologie :

2-3-1 : Pourquoi ne fait-on pas une enquête sur l'ensemble des cancers comme pour la première, comme "nous" l'avons demandé.

 

2-4 : Il y a également ce problème soulevé lors de la réunion du 4 juillet 2013 :

La scission entre associatifs et la Cli. En effet : extrait de la réunion :

Michel GUERITTE

Comment expliquer que l’InVS soit sollicitée par deux entités, d’un côté celle du groupe qui s’est constitué avec la Haute-Marne, et de l’autre, la CLI de Soulaines ? Il y a deux demandeurs ! Il y a deux cahiers des charges ! C’est quoi cette coupure, c’est quoi cette scission ?

Philippe DALLEMAGNE 

Il n’y a pas de scission. L’InVS continue avec les Citoyens du coin. Pour moi, ma position a toujours été claire, la légitimité, elle appartient à la CLI de Soulaines, et non pas aux Citoyens du coin. La main, elle était aux Citoyens du coin, on respecte, on va s’associer, simplement, je rappelle que, en plus, on n’avait pas participé aux premiers débats et à la rédaction du cahier des charges, mais je ne vois pas où ça peut poser problème, que la CLI rédige son propre cahier des charges. Je le dis toujours et depuis longtemps, on ne trouve que ce que l’on recherche. Il nous semblait que certains cancers n’avaient pas été recherchés, donc l’InVS continue son étude, puisqu’ils ne remettent pas en cause leur cahier des charges, nous on va faire d’autres investigations.

Michel GUERITTE

En quoi la CLI de Soulaines aurait-elle une légitimité et pas une association de citoyens ?

Philippe DALLEMAGNE

La CLI, par rapport à la règlementation, par rapport à la loi, la CLI de Soulaines a, pour moi, la légitimité par rapport à l’information et concernant les activités de l’Andra. Point. Voilà.

 

3 - le problème de l'augmentation du nombre des cheminées qui génère un cumul de faibles doses de rejets radioactifs autour de Soulaines

# 1 - cheminée CSA

# 2 - cheminée TFA

# 3 - cheminée Daher

# 4 - cheminée entreposage FA-VL (CIRES)

# 5 - cheminée tri-traitement CIRES (bâtiment en cours de construction - boîtes à gants)

# 6 - cheminée probable pour le Centre de stockage des FA-VL implanté à côté des deux autres, sans parler des rejets dans l'eau, et des fuites dans la nappe phréatique, sans parler non plus des rejets chimiques

 

4 - le problème de l'augmentation des activités de chacun des sites - exemple Morvilliers

4-1 : l’augmentation de l’activité – page7- (entreposage, tri-traitement) se traduit par une augmentation de la dosimétrie – page 11: déjà un coefficient 7 sur l'agent le plus exposé !

On est bien sûr en-dessous des limites, mais cela inquiète ceux qui croient en l’effet des faibles doses

4-2 : augmentation également dans les prélèvements

4-3 : étonnement : l’autorisation de visite du CIRES par une femme enceinte et un bébé de 18 mois :

Pourquoi accepter femmes enceintes et bébé de 18 mois sur le site de Morvilliers.

A l’issue de la visite du premier groupe, Michel GUERITTE a fait part à Patrice TORRES, directeur des lieux, de son étonnement probablement émotionnel de jeune grand-père, en constatant qu’une femme enceinte accompagnée d’un bébé de 18 mois était dans son groupe et se promenait donc dans un centre de stockage de déchets radioactifs...
Bébé qui suçait son nain-nain (normal) et que l'on a vu jouer parterre avec les cailloux devant l’alvéole n°2, à 6 m des deux générateurs vapeur en provenance de Chooz !


Pas de danger avec ces monstres de 110 tonnes de ferrailles radioactives : ils ont subi une décontamination poussée et ils répondent aux critères TFA.

Cette décontamination n'est pas si simple. L'IRSN le dit clairement. Mais cette ferraille a été décontaminée dns les règles de l'art...

Philippe, l’accompagnant du groupe, a déclaré :
Vous ne risquez rien, il n’y a pas de rayonnement, et en plus c’est bétonné.
Réponse à ma question (en privé) sur une possible contamination du public due aux particules que le vent pouvait soulever, transporter et déposer partout :
"Il n’y a pas de contamination. On a mesuré : on est en-dessous des seuils...
ça a été vérifié avec un Como !

Como est la marque commerciale d'un appareil de mesure de la radioactivité.

Questions posées par mail au directeur de l'Andra :
- Qu’est-ce qu’on mesure ?
- Comment mesure t-on ?
- Quels sont ces seuils et dans quel cadre de réglementation s’appliquent-ils ?
- Pourquoi n’y aurait-il pas la moindre poussière radioactive sur ces cailloux ?

Cette ouverture d'un tel site aux jeunes est d'autant plus préoccupantes que l'ANDRA organise des espaces ludiques à la disposition des enfants. Celà a d'ailleurs été souligné par le journaliste du Journal de la Haute-Marne.

L'ANDRA a donné par mail cette réponse :

Les zones ouvertes au public à l’occasion de la journée portes ouvertes du 14/09/2014 ont fait l’objet de contrôles radiologiques préalables. Les contrôles ont été effectués à l’aide d’un contaminamètre de type Como 170 qui emploie la technologie de la détection à scintillation.

Les seuils retenus sont ceux fixés depuis le 17 juillet 2001 par l’ASN en matière de limites de contamination fixée et non fixée : 0,04 Bq/cm2 en alpha et de 0,4 Bq/cm2 en bêta/gamma et qui sont issus de l’accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par route (ADR) - classe 7 matières radioactives (article 2.2.7.1.2 de l’ADR). Toutes nos mesures ont permis de confirmer que la totalité du circuit de visite était accessible au public.Les déchets stockés en alvéole sont livrés dans des emballages adaptés en fonction de leur niveau de radioactivité, des risques de dispersion de substances radioactives qu’ils présentent ou de leur nature physique. Les déchets présentant un risque de dispersion de contamination lors de leur transport et de leur manutention sont livrés dans des emballages fermés (dans des bigbags, fûts ou caissons métalliques). L’ensemble de ces dispositions techniques permettent de garantir l’absence de poussières radioactives à l’extérieur des alvéoles exploitées.Tout au long de l’année, la surveillance radiologique des installations permet de s’assurer de la propreté radiologique de nos installations et du zonage radiologique de référence. Le plan mensuel de surveillance radiologique des installations prévoit, pour l’alvéole exploitée : une surveillance des niveaux d’exposition externe, d’activité atmosphérique et d’activité surfacique.

Qui est rassuré !

Qui fait confiance à ces seuils retenus par l'ASN ?

 

5 - Activités DAHER à Epothémont

La population n'a aucune information sur cette activité.

- Le titrage des infos présentées sur le site de la CLI de Soulaines mériterait d'être plus claire.

- Sur le site de la Sous-préfecture on ne trouve aucune information, pas même à la rubrique ICPE.

 

6 - l'optimisation des déchets : à quand des fonderies de ferrailles radioactives dans le secteur ?

45 millions d’euros d’aides qui viennent d’être versés à l’Andra. Une partie sera consacrée à l’optimisation des déchets. Y aura-t-il autour des sites de l’Aube des fonderies de métal radioactif ?

Un groupe de travail ASN sur la question de la valorisation des déchets est en cours de constitution.


7 - les générateurs vapeur de Brennilis doivent être stockés à Soulaines ou à Morvilliers ? Ils sont contaminés au plutonium.

Voir cet article. Ils ne sont plus à Brennilis. Où sont-ils ?

 

 

8 - l'état d'avancement du projet de Centre de stockage des déchets FA-VL dans le canton

 

 

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L'article compte-rendu du journaliste Benoit SOILLY de l'Est-Eclair. L'article ne relate qu'une partie du contenu de la réunion. On a comme l'impression que le journaliste qui est membre de la CLI (cas unique en France) a du mal à exercer sa liberté d'expression ! Bizarre : un journaliste qui écoute, qui questionne et qui vote !
Comme d’hab ce compte-rendu n’a rien à voir la réalité de près de 5 heures de réunion.
Le journaliste dont l’article est probablement validé par le Président de la CLI a zappé bon nombre de sujets abordés notamment :

  • le déficit de communication des activités des sites de Soulaines – Morvilliers – Epothémont à la population
  • le besoin d’une entité (une simple association 1901) qui pourrait analyser et communiquer sur les activités nucléaires du Canton de Soulaines
  • la quantité grandissante et inadmissible mais autorisée de radionucléides à vie longue dans le CSA
  • la communication positive et banalisante dans les documents de l’ANDRA (exemple : en 2013 la radioactivité naturelle autour du CSA a augmenté et l’impact de l’activité de Soulaines a diminué !)
  • l'impact théorique de l'activité du site sur une population imaginaire vivant en autarcie, mais qui donne un chiffrage bien réel...
  • l’arrivée des générateurs vapeur de Brennilis contaminés au plutonium prévus à Morvilliers ! Affaire à suivre.
  • le projet de stockage FA-VL : il y aurait d’autres sites (que celui du Canton de Soulaines) à l’étude ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les BURE HALEURS à Ville-sur-Terre le 31 juillet 2016

 

 


 

Les BURE HALEURS

ont fait étape à VILLE-SUR-TERRE

le dimanche 31 Juillet 2016

 

 

bure haleurs


Les BURE HALEURS : un groupe formé en 2013 - une équipe de musiciens-ménestrels, jouant leurs chansons par monts et par vaux pour appeler le citoyen à la réflexion et au débat -  HALEURS, car comme les chevaux de halage, ils tirent toujours quelque-chose derrière leurs vélos le long des canaux. Ce n’est pas une péniche qu’ils emmènent de villes en villages, c’est le débat sur le projet d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure (Meuse), le projet CIGéo ! - le tout dans une ambiance aussi Bure-lesque que conviviale.

 

 

La Revue de Presse de la tournée

Articles et vidéo

 

 

La Conférence : Le NUAGE de TCHERNOBYL et le NUAGE de L'ANDRA - Vers un Recensement citoyen des pathologies,

animée par Michel GUERITTE

Les thèmes abordés

 

Le programme du dimanche 31 Juillet : St Dizier -> Soulaines -> Ville s/Terre

En passant à côté de la Base 113, et par les berges du Lac du Der,

rdv à 17h à Soulaines, célèbre pour ses deux poubelles de déchets nucléaires FMA-VC (Faible et Moyenne Activité Vie Courte), ainsi que TFA (Très Faible Activité), pour une déambulation.

Traditionnellement à Soulaines, il n’y a pas un chat pour participer à ce type d'événement, nous ferons donc un concert au troupeau de canards, devant la mairie et tout près de la magnifique Maison aux écailles, transformée en maison de tourisme avec les sous de l'ANDRA…

Nous ferons un tour rapide devant le site TFA de l’ANDRA (tout près de La Chaise), puis nous rejoindrons

avant 19h la salle des fêtes de Ville-sur-Terre. Après une déambulation dans le village, nous profiterons d'un barbecue mis en place par l’association "La Qualité de Vie".

19 h 30 : Vous êtes invités à un pique-nique (tiré du sac) à l'extérieur ou à l'intérieur de la salle des fêtes selon les caprices de la météo.

20 h 30 : ÉVÉNEMENT SPÉCIAL sur cette étape : Michel Guéritte de l’association "La Qualité de Vie"  donnera une conférence-débat, publique et gratuite :

"Le Nuage de Tchernobyl et le Nuage de l’ANDRA - Vers un recensement citoyen des pathologies".

nuage de TchernobylIl s’agit :

1 - de rappeler l'impact du nuage de Tchernobyl dans les régions où la pluviométrie de la première semaine de mai 1986 a été importante. Et le secteur de Soulaines en fait partie.

http://www.irsn.fr/FR/connaissances/Environnement/surveillance-environnement/resultats/etats-radiologiques-regionaux/Pages/constat_zone_remanence.aspx#.V4YbKijSFN0

2 - d'expliciter l'existence des rejets quotidien des sites de l'ANDRA (en fonctionnement normal et accidentel).

On en parlait il y a 10 ans :

http://www.villesurterre.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=31&Itemid=118

3 - de montrer l'existence d'un cumul possible de faibles doses d'où un excès de cancers et de thyroïdites.

On en parlait il y a 10 ans :

http://www.villesurterre.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=39

4 - d'expliquer les résultats de l'enquête sanitaire InVS - de sa contestation - et donc du projet de mise en place d'un Recensement citoyen.

additionAu cours de cette conférence-débat, aurons-nous le temps d'aborder le problème des projets d'extension et de création de nouveaux sites de stockage dans le canton de Soulaines qui vont conduire à un volume total de 3,5 millions de m3 de déchets radioactifs qui seront là pour une demi-éternité...

C'est la garantie du non-développement économique du secteur.

Garçon : l'addition !

philippe dallemagne addition

Un détail : le week-end du 30/31 juillet est celui de la Route du Champagne en fête 2016... C'est le hasard. Que ce soit bien clair, ni les BURE HALEURS, ni l'Association la Qualité de Vie n'ont nullement l'intention de gêner cette manifestation.

http://www.routeduchampagne.com/sites/default/files/flyer_0.pdf

http://www.routeduchampagne.com/les-animations

Certes, il se trouve que deux communes productrices de champagne font partie de la Communauté de communes de Soulaines, (Colombé-la-Fosse et Saulcy) et qu'on n'a jamais entendu les élus exprimer un doute concernant la cohabitation déchets radioactifs / champagne ! Et pourtant, sur le plan de l'image, il y aurait beaucoup à dire...

Bien sûr, les participants à la Route du Champagne en fête 2016 sont cordialement invités....

 

 

 

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Le tract affichette édité par l'Association la Qualité de Vie :

http://www.villesurterre.eu/images/stories/BURE-HALEURS-160731-V7.pdf

 

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Le site internet des BURE HALEURS

https://burehaleurs.wordpress.com

L'affichette :

http://www.villesurterre.eu/images/stories/Bure-Haleurs-160731-Bure-ValducRecto.jpg

Le parcours de la vélorution déjantée De BURE à VALDUC, dont l'étape à Ville-sur-Terre :

http://www.villesurterre.eu/images/stories/Bure-Haleurs-160731-Bure-ValducVerso.jpg

 

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8 cas de leucémies autour de Soulaines

 


Cette situation complètement anormale a été découverte suite à l'alerte d'une citoyenne, qui s'étonnait que trois personnes de sa famille soient atteintes d'une leucémie aigüe, le 17 octobre 2016. Bien évidemment une simple démarche citoyenne a été rapidement mise en place. Le bouche à oreille aidant, il a été facile d'établir que ces "3 cas isolés" n'étaient pas les seuls : 7 cas de leucémies et 1 cas de sarcome d'Ewing sont avérés dans un rayon de quelques km autour des installations nucléaires de Soulaines-Morvilliers et du terminal de Brienne-le-Château. Des contacts et même des rencontres ont été établis avec les "victimes".

Une alerte a été immédiatement lancée via la NewsLetter N°14.

Les autorités et quelques spécialistes ont été prévenus. Chacun renvoyant vers l'autre. Ils sont trop nombreux à être "cul et chemise" avec le lobby nucléaire, notamment avec l'IRSN... Pour ceux qui auraient des doutes, voir le document IRSN de crime. J'attendais cette conclusion : il s'agit d'un agrégat spatio temporel, Monsieur GUERITTE ! Même pas. C'est circulez, il n'y a rien à voir.

Quant aux médias, ils sont aux ordres. Jean-François LAVILLE de l'Est-Eclair (journal non indépendant et subventionné par le pouvoir) est persuadé qu'il y a autant de leucémies ailleurs dans le département...

Cette "découverte" interpelle, quand on connait l'incidence des leucémies en France : seulement quelques unités pour 100 000 habitants par an !

Voir paragraphe 6 pour connaître la suite donnée à cette alerte.

.....

1 - Leucémie : une définition simple

Par définition les leucémies sont des ensembles de cancers qui touchent les cellules du sang - le terme de leucémie signifiant «sang blanc ». Le nombre de globules blancs (ou leucocytes) augmentent chez un individu malade.

Les producteurs de globules blancs sont la moelle osseuse, la rate et les ganglions lymphatiques; cette production est normalement régulière et contrôlée. Les leucocytes sont des cellules importantes du système immunitaire.

Une partie des lymphocytes se développe dans le tissu lymphatique du corps humain (ganglions lymphatiques, rate, amygdales et thymus). Quand ceux-ci sont arrivés à maturation, les leucocytes entrent dans le sang et remplissent leurs fonctions.

La maladie qu'est la leucémie se caractérise par un excès anormal de précurseurs des globules blancs, bloqués à un stade de différenciation et finissent par envahir complétement la moelle osseuse.

La production de globules rouges devient alors insuffisante ce qui provoque une anémie, de globules blancs (leuco neutropénie et source d'infections graves) et de plaquettes (thrombopénie, source d'hémorragies provoquées ou spontanées).

Globules rouges et globules blancs normaux.

Les leucémies sont divisées en deux catégories :

Les myéloïdes (moelle osseuse) et les lymphatiques (lymphe).

Les leucémies myéloïdes touchent les granulocytes et leurs stades précurseurs.  Alors que les leucémies lymphatiques concernent les cellules cancéreuses qui prolifèrent de manière incontrôlée et compriment les cellules saines de la moelle osseuse. Dans les deux cas, le sang peut-être envahi de « globules blancs » immatures.

La leucémie évolue de différentes façons. C’est pour cela qu’il faut faire la distinction entre formes chroniques et aiguës de la maladie qui, non traitée, peut-être mortelle après quelques mois seulement. Selon les divers types de cellules concernées dans l’évolution de la maladie, les leucémies sont classées en quatre grandes catégories :

- la leucémie myéloïde chronique (LMC)

- la leucémie lymphatique chronique (LLC)

- la leucémie myéloïde aiguë (LMA)

- la leucémie lymphatique aiguë (LLA)

Pourquoi les leucémies peuvent être dues à des facteurs externes comme les radiations ionisantes ?

Les leucémies sont dues à une mutation des gènes. Les premières observations de leucémies provoquées par les radiations ionisantes ont été reconnues chez les pionniers de la radiologie et chez les physiciens dangereusement exposés ainsi que tous les « spectateurs » des essais nucléaires en plein air. Les radiations augmentent les risques de leucémie. Divers rayonnements, principalement les rayons gamma très pénétrants, provoquent des mutations au niveau de l’ADN. Il est prouvé qu’une anomalie chromosomique, connue sous le nom de chromosome philadelphie, est à l’origine de la leucémie myéloïde chronique. D’autres anomalies chromosomiques sont rencontrées dans les autres formes de leucémie.  

Développement d’une leucémie.

Le tissu à l’origine est constitué de cellules qui se multiplient très rapidement. Une cellule mutée mènera, par division cellulaire, à la formation d’une population de cellules mutées identiques. L’ensemble de ces cellules mutées constituera alors un clone du tissu à l’origine des cellules sanguines. Les leucémies apparaissent parfois assez tôt, dès deux ans après l’irradiation.

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2 - Incidence

Pour une pathologie donnée, l'incidence est le nombre de nouveaux cas qui apparaissent en une année pour une population donnée. Notion à ne pas confondre avec la prévalence : nombre de cas dans une population donnée à un instant donné.

Dans la plupart des communications scientifiques, le taux d'incidence est exprimé en nouveaux cas pour 100 000 habitants par an.

Il est à noter que le chiffre de 8 cas donné par cette alerte n'est pas une incidence. Même si les 2 leucémies de Trannes ont été découvertes cette année.

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3 - Incidence des leucémies

Le nombre de cas de leucémies qui apparaît chaque année est extrèmement faible. Ce site donne des statistiques de façon très claire.

Analysons quelques chiffres concernant ce cancer rare, puisque les chiffres en rouge dans ce paragraphe varient selon les types de leucémies de 0,5 cas pour 100 000 habitants à 6 cas pour 100 000 habitants !

a - Statistiques générales concernant la leucémie

Les leucémies, toutes formes confondues, concernent : environ 9 000 personnes chaque année (3 700 leucémies aiguës et 5 200 leucémies chroniques en 2012) ; essentiellement des enfants ou des personnes âgées.

Depuis 1980, l'incidence des leucémies (c'est-à-dire le nombre de cas déclarés dans une population de 100 000 habitants) a augmenté chaque année de 0,9 %, aussi bien chez les hommes que chez les femmes.

b - Leucémies aiguës

Les leucémies aiguës représentent 1 % de l'ensemble des cancers :

Elles concernent environ :
- 4,9 hommes sur 100 000 (54 % des leucémies) ;
- 4,1 femmes sur 100 000 (46 % des leucémies).

c - Leucémies chroniques

Concernant les leucémies chroniques, on estime à plus de 5 000 le nombre de nouveaux cas dont près de 60 % d'hommes. Elles touchent essentiellement les adultes :
La leucémie lymphoïde chronique atteint surtout les seniors.
La leucémie myéloïde chronique touche principalement les adultes d'âge moyen.
Les leucémies lymphoïdes chroniques prédominent largement : à elles seules, elles ont concerné 4 460 personnes en 2012.

d - Statistiques de la leucémie aiguë myéloblastique

La leucémie aiguë myéloblastique (LAM) a concerné 2 791 personnes en 2012 en France (1 381 hommes et 1 410 femmes). Cela correspond à une augmentation de 1,5 % par an depuis 1980.
Le taux d'incidence annuel en France est de 3/100 000 (3 cas pour 100 000 habitants), essentiellement des adultes :
Les personnes de moins de 40 ans sont relativement peu touchées (0,5 pour 100 000 dans l'enfance), mais l'incidence augmente lentement avec l'âge, le taux hommes-femmes restant équivalent.
En revanche, au-delà de 60 ans, le nombre de cas augmente beaucoup plus rapidement (20/100 000 au-delà de 70 ans). L'âge médian d'apparition de la leucémie aiguë myéloblastique est de 65 ans.
À l'âge de 65-70 ans, le taux masculin augmente plus rapidement que celui des femmes et on arrive à un taux de plus de 30 hommes sur 100 000 et de 19 femmes sur 100 000 chez les personnes âgées de 85 ans et plus.

e - Statistiques de la leucémie aiguë lymphoblastique

La leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) représente 30 % des leucémies aiguës. Les hommes sont un peu plus concernés que les femmes (60 %). En 2012, on recensait 810 nouveaux cas (487 hommes et 323 femmes) dont 356 enfants de moins de 15 ans (44 %).
Le taux d'incidence mondial annuel est de 1,9 pour 100 000 chez l'homme et de 1,2 pour 100 000 chez la femme. Ce cancer du sang est lui aussi très dépendant de l'âge :
Ainsi, l'incidence est de 3,7 pour 100 000 chez les garçons de moins de 15 ans et de 2,5 pour 100 000 chez les filles de la même tranche d'âge. La LLA touche à 75 % des enfants de moins de 18 ans avec un pic de fréquence entre 2 et 5 ans.
Ce taux passe respectivement à 0,7 et à 0,6 pour 100 000 chez l'homme et la femme de 40 à 44 ans, avant de remonter légèrement à l'âge de 70 ans, mais sans jamais revenir au taux d'incidence de l'enfant.
L'âge médian d'apparition de la leucémie aiguë lymphoblastique est de 17 ans chez l'homme et de 22 ans chez la femme.
C'est avec cette leucémie que les plus grands progrès ont été obtenus, le taux de guérison atteignant aujourd'hui près de 80 % chez les enfants.

f - Statistiques de la leucémie myéloïde chronique

La leucémie myéloïde chronique (LMC) est un cancer rare puisqu'il affecte moins de 6 personnes sur 100 000. En effet, le taux d'incidence mondial annuel est de 1 pour 100 000 chez l'homme et de 0,6 pour 100 000 chez la femme :
La leucémie myéloïde chronique a touché 807 nouvelles personnes en 2012 dont 59 % d'hommes (476 hommes et 331 femmes). Par rapport à 1980, cela correspond à une diminution de 1,2 % chez l'homme et de 0,7 % chez la femme.
Le taux augmente avec l'âge entre 30 et 75 ans avant de se stabiliser.
L'âge moyen d'apparition de la leucémie myéloïde chronique est de 62 ans chez l'homme et de 64 ans chez la femme.

g - Statistiques de la leucémie myélomonocytaire chronique

La leucémie myélomonocytaire chronique (LMMC) est un cancer rare qui affecte moins de 6 personnes sur 100 000. Elle concerne près de 2 000 personnes chaque année en France, les hommes et les femmes étant touchés à parts égales. On note cependant une baisse du nombre de cas entre 2003 et 2012.
Au niveau mondial, le taux d'incidence annuel est de 1,8 pour 100 000 chez l'homme (contre 3,2 en 2003) et de 1,4 pour 100 000 chez la femme (contre 2,2 en 2003) :
L'incidence homme-femme est la même jusqu'à l'âge de 40 ans et ce n'est que par la suite qu'elle augmente plus rapidement chez l'homme. Elle passe ainsi de :
1,3 à 16,6 cas masculins pour 100 000 à l'âge de 85 ans ;
1,1 à 12,5 cas féminins pour 100 000 à l'âge de 85 ans.
L'âge moyen d'apparition de la leucémie myélomonocytaire chronique est de 69 ans chez l'homme et de 73 ans chez la femme.

h - Statistiques de la leucémie lymphoïde chronique

La leucémie lymphoïde chronique (LLC) est, chez les adultes, la leucémie chronique la plus fréquente de toutes : 25 % de toutes les leucémies avec 4 460 cas en 2012 (17e rang des cancers chez l'homme et 18e rang chez la femme). Son incidence est de 3,6 pour 100 000 chez l'homme et de 2 pour 100 000 chez la femme :
Plus de 75 % des patients déclarant une LLC ont plus de 60 ans (le pic de fréquence étant de 65 ans) et les hommes sont deux fois plus touchés que les femmes.
Le diagnostic de la leucémie lymphoïde est ainsi posé à l'âge moyen de 72 ans, cette maladie étant inexistante avant l'âge de 25 ans.

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5 - Prenons 4 pour 100 000

Dans le département de l'Aube, il y a 306 000 habitants. Dont 200 000 pour le Grand-Troyes - Donc 4 cas de leucémies par an pour tout le reste de l'Aube. Waouh ! - Sans rentrer dans les détails, prenons la population de l'ancien Canton de Soulaines avec ses 2 700 habitants - L'incidence des leucémies dans ces 21 communes serait de : 4 divisé par 100 000 et multiplié par 2700 = 0,1 cas !!!

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6 - NUCLEAIRE : des études épidémiologiques polémiques

Toutes les enquêtes sanitaires ou épidémiologiques qui concernent le nucléaire sont toujours polémiques. Le lobby nucléaire ne veut pas qu'on prouve que le nucléaire est responsable de cancers, de thyroïdites, de maladies cardiaques, de diabètes, de cataractes, de quantités de troubles puisque chacun sait les effets du déréglement de la thyroïde sur nos organes...

a - En 2008 l'IRSN a publié un dossier de 198 pages, suite à une étude allemande qui voulait démontrer un risque de leucémies autour des centrales nucléaires allemandes.

Résumé de la conclusion : Depuis les années 80, de très nombreuses études descriptives se sont intéressées à la fréquence des leucémies chez les jeunes à proximité des installations nucléaires. On constate une grande diversité dans les approches et les choix méthodologiques. La qualité d’une étude dépend des données utilisées, de la méthodologie d’analyse et de la validité des interprétations, c’est pourquoi il est important de conserver un esprit critique lors de l’évaluation des résultats d’une étude d’agrégat.

Des excès de cas de leucémies infantiles reconnus existent en Grande- Bretagne à proximité des usines de retraitement de Sellafield et de Dounreay, et en Allemagne à proximité de la centrale de Kruemmel. Néanmoins, l’ensemble des études multisites actuellement disponibles, y compris en France, ne montre pas d’augmentation de la fréquence des leucémies globalement chez les 0-14 ans ou 0-24 ans à proximité des sites nucléaires.

Une étude récente indique un excès de leucémies chez les enfants de 0-4 ans autour des centrales nucléaires allemandes. A ce jour, une telle observation n’est pas confortée par les études effectuées dans d’autres pays, y compris en France. L’étude allemande ne fournit aucune piste d’explication à l’excès observé.

De nombreux travaux ont cherché à expliquer les excès de leucémies observés, comme l’hypothèse infectieuse liée au brassage de population autour des sites nucléaires semble la plus étayée. Cependant, le ou les agents infectieux impliqués n’ont pas pour l’instant été mis en évidence.

La détermination des causes des excès de leucémies observés localement à proximité de certains sites nucléaires est limitée par le manque de connaissances sur les facteurs de risque des leucémies infantiles, en particulier sur les effets potentiels des expositions aux rayonnements ionisants in utero et durant l’enfance. Le constat de la pauvreté des connaissances sur les facteurs de risque des leucémies infantiles appelle au développement d’études analytiques de grande ampleur, au niveau national ou international.

De qui se moque-t-on ?

 

b - L'étude épidémiologique INWORKS sur le risque de cancer chez les travailleurs de l’industrie nucléaire est un sujet polémique. L'IRSN a publié un AVIS.

c - Le nuage de Tchernobyl est un sujet polémique. L'IRSN a publié un AVIS.

A suivre - Analyse en cours

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7 - Questions

Ne nous demandez pas pourquoi, sur cette carte des leucémies autour de Soulaines, nous avons tenu à faire sourire le petit Vincent... Il doit être très content, lui, que des gens cherchent à savoir pourquoi il est mort si jeune... Pour ceux qui s'indignent de la publication sans l'accord des parents, que nous avons joints, sachez que cette photo est extraite d'une vidéo "publique". Sachez aussi que si il existe des lois pour protéger l'image des mineurs, la question se pose de savoir en quoi on nuit en l'image d'un mineur décédé ? Nous sommes conscients des problèmes que posent ce choix d'une communication alertante et "provocante". ces problèmes sont en cours de résolution.

Quant à Danièle, il y a une soixantaine d'années, elle jouait au ballon prisonnier avec Michel GUERITTE dans la cour de l'école de Ville-sur-Terre...

Et Joel, son mari ? Joel, lui, il a tondu la pelouse de Michel GUERITTE. Joël n'est peut-être pas mécontent non plus de savoir qu'on s'intéresse à l'histoire de son épouse Danièle... Et aussi à la sienne, lui qui est mort d'un cancer de l'estomac... Et alors, ca n'a rien à voir ! Ben non, c'est sûr : lui, il était salarié de la STMI, société sous-traitante de L'ANDRA au Centre de stockage de Soulaines !

Alors, je vais expliquer pourquoi je ne répondrai pas positivement à la demande de leur sympathique fille E., qui m'a adressé une lettre recommandée AR, le 21 décembre. Cette affaire, c'est entre Joël et moi. C'est une douloureuse affaire personnelle, qui, avec les découvertes récentes, devient une affaire de santé publique. Ce n'est pas une affaire de lutte contre le nucléaire. Et ça te tient chère E. : tu le répétes 2 fois ! Non, cette leucémie n'est pas une affaire de lutte contre le nucléaire, mais peut-être une affaire de présence du nucléaire !

C'est le fruit tout naturel d'un échange entre Joël et moi, déjà raconté, (à la page 10) et qui est presque mot à mot celui-ci :

- C'est chiant ce qui arrive à Danièle ! Mais dis moi, toi qui a travaillé à l'ANDRA, est-ce que tu allais dans les "zônes chaudes" ?

- Ah bon, tu connais ça toi ?

- Ben oui, je sais de quoi je parle moi...

- Oui j'allais dans les zônes chaudes... Mais avec des "chaussures chaudes"... Et après, dans le vestiaire on les changeait contre des "chaussures froides"...

- Alors, pas de problème !

- Sauf que des fois, elles se mélangeaient...

- Ah bon, alors là c'est plus embêtant, parce que, tu vois, si tu ramènes chez toi un milliardième de gramme de plutonium sur ta chaussure, et que tu la place dans bas du placaard à chaussures à côté des chaussons roses de ta femme...

- Eh, Oh, comment tu sais qu'ils sont roses ?

- (je ne sais plus ce que j'ai répondu) - si la poussière radioactive va se poser sur le chausson de ta femme, puis en le touchant, sous son nez ou sur une lèvre, elle peut déclencher une leucémie en 20 ans...

Joel a fait la gueule - il n'a plus jamais tondu ma pelouse  on ne s'est jamais reparlé...

Dans une prochaine NewsLetter, nous développerons notre position quant à cette alerte.

Opération Portes ouvertes CSA - 24 septembre 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

OPERATION PORTES OUVERTES

au CSA, Centre de stockage de l'Aube

à SOULAINES

dimanche 24 septembre

 

L'opération

Quand vous aurez écouté les 90 secondes du message délivré par le 03 52 95 00 10, vous aurez compris le pourquoi de cette Opération de communication.
 
Vous trouverez détails et explications dans les trois dossiers suivants :
 
# - Les risques pour la santé des visiteurs.
 
# - Le point sur l'Enquête sanitaire de l'InVS dans le Soulainois.
 
# - Le lancement de ReCiPaN, le Recensement citoyen.

 

Le bilan

L'Opération

 

 

 

 

 

a été un succès.

Cette action avait été annoncée par une NewsLetter diffusée nationalement, 3 jours auparavant.

Si nous n'étions que trois "militants" à agir, c'était suffisant pour "surveiller" une banderole et distribuer un tract aux automobilistes.

Postés à l'entrée de la route qui conduit au site, nous avons distribué un masque de protection, un faux billet de 10 € (qui symbolise l'achat des consciences mis en place par l'Andra aussi bien autour des sites de Soulaines que de Bure

et un flyer qui indiquait un numéro de téléphone à appeler avant de visiter le CSA, ainsi que les coordonnées de l'association : www.villesurterre.com  -  Et même un QR Code !

Nous n'avions pas le temps de dialoguer avec les passagers pour faire prendre conscience des dangers inhérents à une visite du CSA, ni pour expliquer l'impact du cumul des faibles doses de radioactivité,
ni présenter le projet de « Recensement citoyen des pathologies », basé sur le volontariat : ReCiPaN.

 

230 automobilistes se sont arrêtés au Point information, à la hauteur de la banderole qui invitait à téléphoner avant de visiter la poubelle nucléaire.

Evidemment les riverains immatriculés "10" qui nous reconnaissaient ne s'arrêtaient pas. Certains même accéléraient avec jouissance, et empruntaient même la voie opposée !

Lors de la distribution nous avons entendu :

- C'est encore loin ?

- C'est la bonne direction ? On vient de Troyes, ça fait une heure qu'on tourne !

- Merci, on est deux, je pourrais avoir un second masque ?

- Réellement on a besoin d'appeler ce numéro ?

Dans les voitures, nous avons vu des enfants de 4 ans, des bébés de 18 mois, des femmes enceintes... A la question posée à une maman au volant : Quel âge a t-il ?

Réponse : Il a 3 ans. J'ai déjà visité le centre avec lui, l'an dernier, ça n'a rien fait ! - Sans commentaire.

La journaliste de l'Est-Eclair, Cécile LEGRIS a publié cet article.

Dans son JT de 19h, Canal 32 a placé une séquence spécifique, à la suite du reportage sur les Portes ouvertes.

Le JT du soir même.

Le reportage complet est sur la page Youtube du Web-média Photo10.info.

Canal 32 a diffusé l'explication du projet ReCiPaN, Recensement Citoyen des pathologies Nucléaires.

A 17 h nous sommes allés faire le tour des stands installés sur le parking extérieur. C'est nouveau. Seuls les visiteurs des installations auront donc marché dans l'enceinte de l'INB. C'est un mondre mal.

Echange sympathique avec Patrice TORRES, directeur du CSA, et Selma TOLBA, directrice de la communication, qui se sont fait un plaisir de nous offrir des pin's... provocateurs. Mais quel talent !

Sur le très grand stand CIGéo un "chef" de Chatenay-Malabry nous a proposé de nous convaincre en 10 minutes, qu'il faut construire ce stockage géologique ! Refus de notre part. Et proposition que l'on fasse cela devant une caméra et plus longuement... J'ai des doutes que nous y parvenions.

En présence de David MAZOYER, directeur du Laboratoire de Bure et de Dominique Mer, directrice de la communication à Bure, le Châtenaisien a fait ce raisonnement fort intéressant à propos de la célèbre photo :

"Quand Nicolas HULOT a fait cette photo, il ne connaissait pas le dossier. Aujourd'hui, le connaissant, il ne peut plus dire NON !"

C'est tout le talent des communicants de l'ANDRA. Et cela nous donne l'occasion de rebondir.

D'où viendrait alors cette "bonne" connaissance ? Qui est donc le bon professeur ? C'est Pierre-Marie ABADIE, directeur de l'ANDRA. Selon le Figaro, Nicolas HULOT aurait rencontré Pierre-Marie ABADIE, entre le 7 et le 12 juillet.

Nous pensons qu'il est urgent que Nicolas HULOT entende au plus vite un autre son de cloche. Il est urgent qu'une délégation de scientifiques indépendants soit reçue au Ministère.

Un appel aux spécialistes indépendants vient d'être lancé...

Réunion publique CLI Soulaines 171018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réunion publique de la CLI de Soulaines du mercredi 18 octobre.

Au vu de l'absence de communication concernant l'existence de cette réunion publique l'Association La Qualité de Vie a publié ce communiqué.

Communiqué du 11 octobre
 
Il n’y a pas que BURE…
il y a aussi SOULAINES !
 
 

« La Commission Locale d’Information de Soulaines organise sa réunion publique annuelle, le mercredi 18 octobre 2017, à 10 h 30, à la Salle des fêtes de Soulaines-Dhuys. À l’ordre du jour : Présentation du rapport d’activités 2016 du CSA – ANDRA, temps d’échange avec le public. »
 
C’est le texte « laconique » que l’on peut lire sur le site de la CLI de Soulaines.
 
Des affiches auraient été adressées à une centaine de communes riveraines. Et c’est tout ! C’est ainsi que communique la CLI de Soulaines, CLI, avec un i, comme information…
 
A J-7, l’Association La Qualité de vie s’inquiète de la non-communication volontaire autour de cette réunion. C’est le choix délibéré de cette CLI, spécialiste de la non-information, et qui regrette d’être obligée d’organiser cette réunion, parce que la Loi transition énergétique l’y oblige. L’affichette (ci-dessus) réalisée par la CLI y fait d’ailleurs référence. (Loi TECV)


Pourtant, les riverains ont des boîtes aux lettres. Il existe des journaux dans l’Aube et dans la Haute-Marne. Il existe même des radios et des télés… D’ailleurs, pour ses dernières Portes Ouvertes, l’ANDRA SOULAINES a très bien su les utiliser. Passons.
 
Parmi les thèmes qui méritent d’être abordés :
 
# - Le rapport d’activités de la CLI 2016
 
# - Le rapport annuel 2016 du CSA
 
# - L’état de gel de l’étude sanitaire dans le Soulainois
 
# - Le Recensement citoyen lancé par L’Association la Qualité de Vie : ReCiPaN
 
# - Le projet d’implantation de la troisième poubelle nucléaire FA-VL dans le Soulainois. Elle arrive dans la plus grande indifférence.
 
# - L’état de la nucléarisation intensive du Soulainois dénoncé par L’Association la Qualité de Vie : Garçon, l’addition !


Au total : pas moins de 3,5 millions de m3 de déchets radioactifs à quelques km du vignoble de champagne.
 
Notons qu’en février dernier, à l’occasion du voyage en Australie des représentants Soulainois pour faire la promotion des poubelles nucléaires, la CLI a réalisé ce remarquable Powerpoint : La confiance, un long processus de construction.
 
Pour bien comprendre son contenu, il suffit de remplacer confiance par achat des consciences…


 

Merci à vous journalistes, à vous bloggeurs, à vous responsables de la communication dans les différents réseaux, de communiquer sur la folie du projet CIgéo, mais de ne pas oublier SOULAINES.

 

La communication

Dans l'Est-Eclair du 13 octobre : le journaliste préfère rappeler que la première réunion publique "obligatoire" avait été animée, au lieu de développer les sujets de la deuxième.

Dans le Journal de la Haute-Marne : on ne pouvait pas faire plus court... Honte à la rédaction !

 

La réunion

Au grand désespoir des grands voyous sympathiques qui dirigent cette Commission locale d'information, c'est une réunion publique obligatoire selon La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Une réunion qui bien sûre n'a connu aucune publicité. Une réunion donc désertée par les riverains.

Des riverains

- qui font totalement confiance à leurs élus et à la gestion des déchets nucléaires dans le Soulainois,

- qui ne s'inquiètent pas de la prolifération des sites nucléaires, ni du cumul des rejets dans l'environnement, dans l'air, dans l'eau, dans les sols, dans les champignons, dans leurs poumons...

- qui ne s'étonnent pas du nombre de pathologies visibles en regard des statistiques nationales, ni de la non publication des résultats d'une étude sanitaire réalisée par l'InVS,  attendue pour fin 2016 !

Benoît SOILLY de l'Est-Eclair : un journaliste incompétent ? Muselé ? Acheté ?

Cet article ne reflète pas le contenu de la réunion. Quantité de questions dérangeantes ont été abordées durant cette réunion et aucune ne figure dans ce compte rendu.

Il suffit de lire l'article du JHM, Journal de la Haute-Marne. Le journaliste Auguste CLEMENT, lui, a fait son métier. Malgré un nombre de lignes restreint, il a relaté la réalité du contenu de la réunion. Il a cité quelques thèmes polémiques et quelques noms de questionneurs..

Tandis que rien n'est ressorti dans le journal local aubois. C'est un véritable cas d'école pour des étudiants en journalisme. Benoît SOILLY a résumé en effet cette matinée d'échanges, de la façon la plus positive pour la direction de la CLI. Il a tout simplement zappé tous les sujets qui fâchent, toutes les polémiques, tout le questionnement légitime des opposés à la nucléarisation du secteur.

Bizarre, ce journaliste "révisionniste". Il a vécu 3 heures de réunion, mais il ne retient que ce qui arrange la direction de la CLI. Pour lui, le discours et les arguments des contradicteurs sont des "détails" sans importance. Ils n'ont pas à prendre place dans les colonnes d'un journal dans lequel l'ANDRA achète de l'espace publicitaire...

Pire encore, le grand journaliste, chef d'Agence de surcroît, a pris un malin plaisir à plaisanter avec la réunion dans ses Baralbinages. La meilleure façon de de crédibiliser...

Il est vrai qu’il n’est pas opportun d'interpeller et de faire réfléchir sérieusement les lecteurs au moment où on cherche à implanter, dans le Soulainois, la troisième poubelle FA-VL, à côté des deux autres.

Notez aussi que, curieusement le journaliste Benoît SOILLY de l'Est-Eclair est membre de la CLI de Soulaines ! Cherchez l'erreur.

France3 était bien sûr absent. Il y a des sujets plus importants à traiter dans l'Aube...

Canal32 a diffusé un reportage dans son JT de 19 h.

Enfin, sachez que tous les élus du secteur la veulent cette troisième poubelle, y compris Philippe PICHERY, le successeur du grand voyou sympathique Philippe ADNOT. Celui qui co-écrit des amendements avec Gérard LONGUET.

Le discours de PICHERY doit plaire à Monseigneur Marc STENGER, l’évêque des poubelles nucléaires. PICHERY est d'une grande générosité : "Les déchets, il faut bien les traiter. On ne peut pas ignorer les conséquences de nos activités. Notre territoire doit participer à cette cause nationale. Il est vrai que le risque zéro n’existe pas, mais la gestion des déchets est sécurisée. En tout cas, si on accueille un nouveau centre de stockage, il faudra négocier les justes contreparties."

 

A venir le détail du contenu de la réunion.

 

 

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