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Le Tour de France ne passera pas par là !

 

 

 

 

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26 juin 2017


Le Tour de france ne passera pas par là

Le communiqué

Pour soutenir cette action : Signez

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28 juin 2017

Ville-sur-Terre

le 28 juin 2017

Communiqué

Les initiateurs de cette OPERATION : LE TOUR DE FRANCE NE PASSERA PAS PAR LA confirment que, contrairement à ce qu’écrit l’excellent Philippe MARQUE du journal L’EST-REPUBLICAIN, il ne s’agit pas « d’un coup de coup de bluff et de communication… »

Michel GUERITTE

au nom des groupes anti-Cigéo qui participent à l’OPERATION

et des centaines de signataires qui apportent leur soutien.

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28 juin 2017

http://www.estrepublicain.fr//actualite/2017/06/28/les-anti-bure-menacent-de-bloquer-le-tour-de-france

Les anti-Bure menacent de bloquer le Tour de France

Vont-ils oser perturber la fête ? Alors que le Tour de France passe le 6 juillet à 50 km de Bure, les antinucléaires envisagent de bloquer la Grande Boucle. Ils y voient l’occasion de faire connaître au monde entier leur combat.

Photo HD La manifestation du 9 juillet 1979 à Tellancourt : Raymond Poulidor, Antoine Porcu et Félix Lévitan entourés de syndicalistes. Photo d’archives RL

La traversée de la région Grand Est, du 3 au 7 juillet, présente sur le papier peu de difficultés pour les cyclistes du Tour de France. Sauf qu’une poignée de trublions envisage de la rendre beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît. Les opposants au projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires, aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne, y voient une occasion unique de braquer les projecteurs nationaux, voire internationaux, sur leur combat.

D’où le lancement de l’opération Le Tour de France ne passera pas par là. Dans le viseur : l’étape du 6 juillet, entre Vesoul et Troyes. « La route du Tour s’y confond avec celle des déchets nucléaires. Elle passe à Bar-sur-Aube, à 15 km des poubelles nucléaires du Soulainois et à Chaumont, à 50 km de la future poubelle de Bure », fait remarquer Michel Gueritte, l’un des opposants historiques. Il est à l’origine de cette opération qui va mettre les autorités sur les dents. « Le premier problème de Bure, c’est que les médias nationaux n’en parlent pas assez », estime l’opposant, qui affirme avoir déjà derrière lui une dizaine de collectifs. « On est dans la dernière ligne droite, à quelques mois de la signature de la demande d’autorisation de construction de Cigéo. C’est le sprint final », poursuit Michel Gueritte. Il sait l’opération à double tranchant. Perturber la grande fête qu’est aujourd’hui le Tour de France, c’est aussi prendre le risque de se rendre particulièrement impopulaire. D’où cette sensation que ce projet savamment ébruité ne pourrait être qu’un vaste coup de bluff et de communication. Difficile cependant de ne pas prendre la menace au sérieux car plus rien aujourd’hui n’effraie les opposants, dont le combat ne cesse de se radicaliser depuis un an.

Il y a 38 ans…

L’initiative ravive, en tout cas, pas mal de souvenirs du côté de Longwy, où le Tour arrivera le 3 juillet. Trente-huit ans plus tôt, le 9 juillet 1979, les sidérurgistes avaient déjà stoppé la Grande Boucle. À l’époque, ils multiplient les actions coup de poing pour sauver les 30.000 emplois menacés et parviennent à faire mettre pied à terre aux coureurs, suscitant le courroux de Bernard Hinault. Après de longues négociations, l’organisation accepte qu’une délégation se glisse dans la caravane pour exposer la situation au mégaphone. Elle remporte un succès fou. Mais le coup d’éclat ne suffit pas à enrayer la disparition programmée du bassin sidérurgique. Il n’a pas non plus empêché Bernard Hinault de remporter son 2e Tour de France…

Philippe MARQUE

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29 juin 2017

http://www.20minutes.fr/strasbourg/2095355-20170628-cyclisme-anti-nucleaires-envisagent-bloquer-tour-france-haute-marne

Cyclisme: Des anti-nucléaires envisagent de bloquer le Tour de France en Haute-Marne

SPORT 

De passage en Haute-Marne à proximité du gros projet d'enfouissement des déchets nucléaires de Bure le jeudi 6 juillet entre Vesoul et Troyes, le Tour de France pourrait se voir perturbé… 

L’opération a même déjà un nom : « Le Tour de France ne passera pas par là ! » Lancée lundi 26 juin par des militants anti-nucléaires de l’est du pays, elle vient déjà de recueillir 120 signataires (jusqu’à ce mercredi matin) sur une pétition ouverte en ligne, avant la sixième étape de la course cyclisteentre Vesoul et Troyes le jeudi 6 juillet.

>> A lire aussi : A Bure, ils résistent contre le projet d’enfouissement de déchets radioactifs, « la poubelle »

« La route du Tour passe à Bar-sur-Aube, à 15 km des poubelles nucléaires du Soulainois, peut-on notamment y lire. Elle passe également à  Chaumont, à 50 km de la future poubelle de Bure… Elle croise la route du Champagne. Elle se confond avec la route des déchets nucléaires. Elle traverse la carte des métastases nucléaires. »

Des coureurs et des opposants, qui lèvera donc les bras à Troyes ?

Reste à savoir, maintenant, quelle forme prendra l’opération. Pour s’opposer aux « 3,5 millions de m3 de déchets nucléaires qui sont là pour l’éternité » sur le site de stockage de Soulaines et du « patrimoine radioactif enfoui à 500 m sous terre » en projet à Bureles militants envisagent en effet de bloquer le Tour de France pour faire parler d’eux.

>> A lire aussi : Une forêt cédée par un village pour le projet d'enfouissement de déchets nucléaires

« Le premier problème de Bure, c’est qu’on n’en parle pas, estiment-ils dans un communiqué. Pas assez. » Un opposant prolonge dans L’Est Républicain : « On est dans la dernière ligne droite, à quelques mois de la signature de la demande d’autorisation de construction de Cigéo. C’est le sprint final. » Et les sprinteurs lèveront-ils les bras à Troyes ?

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29 juin 2017

Journal de La Haute-Marne

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29 juin 2017

Est-Eclair

LES ANTINUCLÉAIRES AUBOIS MENACENT…  

Iront-ils jusqu’à bloquer une étape ?  

JEAN-FRANÇOIS LAVILLE

Michel Guéritte, l’un des antinucléaires historiques, veut ainsi mobiliser contre le projet Bure.

Les belles images retransmises par les motos et par les hélicoptères du Tour de France – les centres historiques, les églises, le vignoble – vont-elles être quelque peu perturbées par des antinucléaires aubois ? C’est possible. En tout cas s’ils parviennent à échapper à la vigilance des forces de l’ordre qui, sans nul doute, seront attentives à toute manifestation. 

Le but des militants est ainsi présenté par Michel Guéritte, leader des antinucléaires dans notre département, qui se bat depuis des années contre le projet d’enfouissement des déchets nucléaires hautement radioactifs à vie longue à Bure, dans la Meuse, non loin de notre département. « Un milliard de terriens sauront que l’on est opposé à l’enterrement des déchets nucléaires à 500 mètres dans le sol », nous confiait-il, hier. 

Quelle forme prendra son action ? Mystère. Est-ce que cela pourrait aller jusqu’à un blocage du peloton lors de l’étape arrivant dans notre département le 6 juillet ? « C’est possible  », confie Michel Guéritte. « D’autres l’ont déjà fait, du côté de Longwy, en 1979.» Des banderoles ? Pas certain. « Ça ne sert à rien. Et comme le Tour est retransmis avec quelques secondes de retard, on nous passerait immédiatement un reportage sur l’histoire du village voisin  », assure encore Michel Guéritte. Alors quoi ? Réponse le 6 juillet.

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jeudi 29 juin 2017

 

Photo

 

Journal télévisé France3 Champagne-Ardenne 19 h

Rare : France3 ouvre son antenne à un anti-CIGéo - Michel GUERITTE est l'invité du JT de 19 h de france3 pour expliquer pourquoi Le Tour ne passera pas par là !

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vendredi 30 juin 2017

 

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Journal télévisé France3 Champagne-Ardenne 13 h

Inespéré : la journaliste explique la convergence des luttes : les actions des Hiboux du Bois Lejuc & l'OPERATION LE TOUR DE FRANCE NE PASSERA PAS PAR LA ! - Incroyable : elle encourage les téléspectateurs à lire le livre :  L'OPPOSITION CITOYENNE AU PROJET CIGÉO de Pierre GINET.

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mardi 4 juillet 2017

Invitation à un Point Presse
 
mercredi 5 juin à 16 h 30 à BAR-SUR-AUBE
lieu : sur le Pont d’Aube

Le communiqué

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mardi 4 juillet 2017

OPERATION NOCTURNE : LE TOUR DE FRANCE NE PASSERA PAS PAR LA !

 

Tour-de-France 170706 2 h 29 SPOY.jpg

 

Photo

 

Tour-de-France 170706 2 h 29 SPOY GP.jpg

 

Photo

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mercredi 5 juillet 2017

Point Presse à 16 h 30 à BAR-SUR-AUBE, sur le Pont d’Aube

Les rushes du tournage du Point presse – 23 minutes - c’est brut de fonderie – il y a tout ce qu’il faut pour x plaintes en diffamation…

Visionner la vidéo du tournage

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jeudi 6 juillet 2017

Les premiers retours du Point Presse du 5 juillet :
 
 
#1 - le premier reportage de l’Est-Républicain….
 
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2017/07/05/tour-de-france-les-anti-nucleaires-ce-jeudi-a-bar-sur-aube
 
 
#2 - Un article de l’est-eclair

lien
 
#3 - Un article du JHM

 

Photo

 

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300 000 pas vers SAINT-DIZIER

 

 

 

Tout savoir sur

LE PROGRAMME...

dont l'appel à compétences, idées et participation...

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Concernant la préparation de l'événement "300 000 pas vers SAINT-DIZIER"

24 avril 2017

Un événement qui se développe sur trois départements (10-52-55)... et qui inquiète autorités, élus... mais qui aurait le soutien des commerçants ?

Le 24 avril, le député-maire de Saint-Dizier a réuni dans sa mairie : des responsables des services techniques, sous-préfète, services de police, pas moins de trois  "RG", une importante délégation de commerçants et les organisateurs de l’événement "300 000 pas vers Saint-Dizier"…

Pourquoi cette réunion supplémentaire, pour faire quoi, dans quel but ? Alors que les organisateurs s’étaient déjà déplacés à la préfecture à Chaumont, puis à la mairie de Saint-Dizier pour une rencontre au sommet, puis à la sous-préfecture en présence de "RG"...

L’objet : faire changer date, programme et trajet de la manifestation du 20 mai.

En préambule le député-maire explique : "Il s’agit de se parler - de travailler en commun - d’exposer les contraintes de chacun - de gérer dans un contexte positif - de définir le rôle des pouvoirs publics et des élus". "Même si je ne partage pas totalement la cause !" dira-t-il.

Les organisateurs précisent de suite que « l’événement a été convenu et acté avec la mairie et la préfecture. "on ne peut pas oublier ce qui a été dit" – "on ne peut pas passer son temps à tout remettre en cause dans des réunions". Par ailleurs les organisateurs avaient réellement l’intention de rencontrer les commerçants.

Le sous-préfet rappelle que la manifestation ayant lieu sur la voie publique, il y a des règles à respecter, et qu'il est important de faire des réunions.

Le député-maire ose : "Changez donc la date : faites ça un dimanche." Et en plus il y aurait quatre mariages cet après-midi là…

On propose même aux organisateurs de privatiser les Remparts. Les commerçants souhaitent bien sûr une déambulation qui commence tôt, qui soit bien chronométrée et qui bloque le moins possible la ville. "Bloquer 3 heures, c’est ennuyeux !"

Menace explicite du député-maire : "on pourrait en faire un fromage !"

Les organisateurs n'ont pas de mal à expliquer qu'il est hors de question de changer date, programme et trajet, la communication étant lancée : affichage 4x3, affichettes, flyers, site internet… Et le député-maire de nous expliquer qu’il était prêt à prendre en charge l’impression de nouvelles affiches ! (à noter : avec l'argent public !)

"Vous nous prenez en otage" déclare le représentant des commerçants. Ils avouent "avoir peur de la nécessité de fermer les commerces comme à Bar-le-Duc, de subir des violences comme à Nantes". "Nous, on se bat pour nos commerces – tout est dans les tuyaux – on est tous coincés" répèteront-ils.

Les organisateurs : "Nous on se bat pour sauver la Haute-Marne !"

En aparté, le président de l'Association des commerçants offrira, lui, de mettre à disposition un stand conséquent à l’occasion de la prochaine foire-exposition de Saint-Dizier en échange de l’abandon de l’opération du 20 mai ! (il n'y a pas que l'ANDRA qui achète les conscienxes...)

Le responsable de la police rappelle que le parcours doit être sécurisé. Mise en place de plots, de barrières, de déviations…

Effectivement, il y a trois ponts à Saint-Dizier et la déambulation va en bloquer un.

En fin de réunion il a été proposé aux commerçants de fermer leur commerce de 14 h à 17 h, en soutien à notre lutte contre la prolifération des métastases nucléaires en Haute-Marne…

Proposition qui été accueillie avec sourires, mais qui en fait a interpellé plus d'un commerçant. Il semblerait en effet que les commerçants présents, fort courroucés au début de la réunion, ont entendu combien le commerce est effectivement pris en otage, tout comme l'ensemble de la région par une cancérisation nucléaire galopante. Une région transformée en répulsif, amenant à une chute démographique sidérante, et à une érosion massive du volume de clientèle, du pouvoir d’achat, et du chiffre d’affaire de tous les commerces dont ceux de Saint-Dizier.

Il ne reste plus à ces mêmes commerçants d’apposer une affichette sur leur devanture annonçant leur soutien à la manifestation du 20 mai et ses objectifs.

Les organisateurs se tiennent d'ailleurs à la disposition de ceux qui désireraient les rencontrer.

A l'évidence, cet événement inquiète autorités et élus. Les organisateurs ne peuvent que s’en féliciter.

A nous de jouer.

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3 mai 2017

Les préfets de Haute-Marne, Meuse et Aube... ont convoqués les organisateurs à la Préfecture de Chaumont

Convoqués par Madame SOULIMAN, Préfet de la Haute-Marne, ils étaient 26 représentants des autorités et du pouvoir (Services de la préfecture de la Haute-Marne, représentants des préfectures de la Meuse, de la Haute-Marne et de l'Aube, Direction centrale de la sécurité publique, Direction départementale de la sécurité publique, Direction départementale des Territoires, services de renseignements, Direction Interdépartementale des Routes, responsables de la gendarmerie, le député-maire de Saint-Dizier, des responsables des pompiers, etc...), face à 4 représentants des associations organisatrices de l'événement du samedi 20 mai à Saint-Dizier.

Les Rallyes découverte

Les Rallyes découverte au départ de BURE, GUDMONT et SOULAINES soulèvent quelques questions : Combien de véhicules par cortège ? - A quoi ressemblent les chars ? - Les opérations escargot ? - Ne pas ralentir la circulation pour ne pas s'attirer les foudres des automobilistes - " un blocage de la circulation à Joinville, un samedi matin, serait très mal venu" - idem avec la traversée de BAR-LE-DUC (contourner ou traverser) - les stationnements lors des arrêts, notamment à VELAINES - le tractage sur la voie publique - Combien de temps sur les sites ?

Les risques de violence, de dégradation, de tagage ? Sur ce point, les organisateurs affirment que ce n'est pas l'objet de cette manifestation, qu'on est dans le symbolique. Madame SOULIMAN nous prévient qu'en cas de problème, elle ne connaîtrait que nous et que nous serions responsables.

Une mise au point sur le trajet "Marnaval / stade" sera faite - risque sur la RN4 - idem pour l'entrée par Bettencourt - Madame SOULIMAN explique que les cortèges seront escortés, devant et derrière, par des motards et des véhicules de gendarmerie. Les organisateurs précisent que ces trajets ont été conçus pour matérialiser les métastases nucléaires, et qu'il n'est pas prévu d'autres arrêts.

Le défilé dans Saint-Dizier

Combien de personnes pour le défilé dans Saint-Dizier ? - 2 000 étant le chiffre de la manifestation de l'an dernier.

Madame SOULIMAN déclare de suite qu'il faut "éviter la rue Gambetta ! " et propose que le cortège empreinte la rue parallèle, pour ne pas gêner les commerçants. Les organisateurs rappellent que le sujet a déjà été abordé lors des réunions précédentes et qu'ils se demandent même si les commerçants ne seraient pas disposés à fermer leurs boutiques en soutien à la manifestation. Et que donc cette proposition est irrecevable. Madame SOULIMAN maintient sa position et rappelle qu'une "manifestation en centre-ville, ça ne s'est jamais vu". Les organisateurs rappellent qu'il y en a déjà eu, et que "lorsqu'il y a une manifestation à Paris, entre Bastille et République, on ne consulte pas les commerçants !" Madame SOLIMAN rétorque qu'on n'est pas à Paris et qu'elle veut garantir la sécurité des commerçants et leur liberté de travail. Les organisateurs restent sur leur position : "Ce point n'est pas négociable - c'est un tracé habituel - on est là pour être vu." - les commerçants qui au départ "nous voyaient le couteau entre les dents" ont bien compris que finalement on avait les mêmes objectifs : l'attractivité de la région, la baisse la démographie et du chiffre d'affaire de leurs commerces. Ce n'est pas ce qu'a compris Madame le sous-préfet de Saint-Dizier : "les commerçants ne veulent pas de manifestation dans la rue Gambetta."

Les organisateurs donnent la garantie que cette manifestation se passera bien, mais que, "si la rue Gambetta nous est interdite, là, effectivement, il pourrait y avoir des problèmes, avec ceux qu'on appellera "les amis cagoulés", que nous ne pourront pas maîtriser."

Le Député-maire de Saint-Dizier s'étonne qu'on fasse une fixation sur la rue Gambetta, quel intérêt ?

La question reviendra plus tard : "Quelle est donc la symbolique de la rue Gambetta ?" Les organisateurs répondront : "C'est aussi une affaire de prestige... La rue Gambetta, c'est les Champs-Elysées de Saint-Dizier !"

Les organisateurs rappellent qu'on ne manifeste pas dans une rue adjacente qui est un désert, et s'étonnent qu'à 17 jours de la manifestation on remette en cause un trajet qui avait été validé.

Madame SOULIMAN répète qu'en cas de problèmes, "c'est vous, organisateurs, qui serez pénalement poursuivis !"

Question des organisateurs : pourquoi protéger les commerçants de la rue Gambetta, et pas ceux des rues adjacentes ? - Pour l'aménagement horaire, pas de problème pour faire partir le défilé le plus tôt possible. Ils feront remarquer aussi que les riverains, informés de l'existence de cet événement dans Saint-Dizier, ne vont pas décider d'aller faire leurs courses dans le centre-ville à ces heures là. D'autant plus qu'il y aura même une signalétique déviation aux entrées de la ville ! Par ailleurs, il semble évident que si le défilé empreinte les rues adjacentes, les gens ne pourront pas accéder à la rue Gambetta.

Madame SOULMAN maintient l'interdiction d'emprunter la rue Gambetta. La colère monte chez les organisateurs : "Si vous nous interdisez la Rue Gambetta, ça se passera mal. Si vous voulez l'affrontement, vous l'aurez, mais ce ne sera pas de notre responsabilité."

Le ton monte. Après quelques échanges musclés, madame SOULIMAN déclare :

"Nous vous autorisons à passer rue Gambetta entre 14 h et 14 h 30 !"

"Il y aura des forces de l'ordre à chaque bout. Pas une minute de plus !" Les organisateurs ne peuvent s'engager. Ce n'est plus une manifestation, c'est un marathon ! - "Si on est 5, c'est possible, si on est 5 000 c'est impossible !"

Incroyable : Madame SOULIMAN, organisatrice de MARATHON !!!

Elle émettra des doutes sur notre capacité à organiser et à calmer.

Pas de questions litigieuses sur le passage devant la sous-préfecture et sur le pont - ni sur le concert, ni sur la buvette. Les organisateurs préciseront qu'ils n'ont pas de service d'ordre.

On reviendra encore sur le passage devant la mairie où il n'est pas prévu d'y entrer. Pour les 4 mariages qui se déroulent cet après-midi là, les organisateurs garantissent que tout se passera bien et qu'il est même prévu de féliciter et de faire applaudir les courageux mariés qui perpétuent les "générations futures", autre raison de notre combat pour les protéger.

Seront abordés les sujets : accès, accès secours, poste de secours, protection civile, médecin (chaleur, buvette), gestion d'alerte, scène, estrade, praticables, alimentation électrique, barnum, aménagement de l'espace, plan, service d'ordre, restauration froide ou chaude, boisson alcoolisée, groupes de musique, la fin du concert (l'évacuation et ses risques de débordements)...

Sait-on s'il y aura des bus ? Les organisateurs promettent d'informer.

Les chars (plateau de petit camion ou camionnette sur les thématiques de Soulaines, Gudmont, Joinville et Bure) seront intégrés au défilé dans Saint-Dizier.

Les organisateurs rappelleront le pourquoi de cet événement : informer les citoyens sur la prolifération des métastases nucléaires. Participeront donc non seulement des "militants, des voyous, des casseurs et autres" mais des citoyens qui consacreront ce samedi à s'informer.

Madame SOULIMAN a confirmé que, quel que soit le résultat des élections présidentielles, elle sera en poste le samedi 20 mai.

Les organisateurs ont enfin précisé que, si aujourd'hui ils maîtrisaient à peu près tout, en cas d'expulsion des occupants du Bois LEJUC, avant le 20 mai, ils seraient incapables de maîtriser les situations générées...

Madame SOULIMAN a répondu : " S'il y avait de nouveaux éléments quels qu'ils soient... qui fassent que cette manifestation entraîne des troubles de l'ordre public, évidemment, elle serait interdite."

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Vous ne connaissez pas Françoise SOULIMAN ? Voir le chapitre 5 de la NewsLetter n° 18, du 1er avril.

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Cigéo - Loi LONGUET - Vote à l'Assemblée nationale - 11 juillet 2016

Revue de Presse


11 juillet 2016

Le Monde.fr

http://www.lemonde.fr/energies/article/2016/07/11/stockage-radioactif-de-bure-un-conflit-a-vie-longue_4967828_1653054.html

Stockage radioactif de Bure : un conflit à vie longue

Pierre Le Hir

L’Assemblée nationale a adopté, lundi 11 juillet en milieu d’après-midi, une proposition de loi sur « les modalités de création d’une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue ».
Ce texte, déposé par les sénateurs meusiens Gérard Longuet (Les Républicains) et Christian Namy (Union des démocrates et indépendants-Union centriste) et déjà voté dans les mêmes termes par le Sénat le 17 mai, permettra la poursuite du projet de Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) dans le sous-sol de la commune de Bure (Meuse).

Depuis dix ans, ce projet de stockage de 80 000 m3 de déchets hautement radioactifs est contesté par des riverains et des associations, qui dénoncent les dangers d’un aménagement qu’ils qualifient de « poubelle nucléaire ». Le 7 juillet, les forces de l’ordre ont évacué plusieurs dizaines de militants qui s’opposaient à des travaux menés dans la forêt de Mandres-en-Barrois. Rappel des enjeux.
En quoi consiste le projet Cigéo ?

L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a été chargée, par la loi du 28 juin 2006 sur « la gestion durable des matières et déchets radioactifs », de concevoir et de construire un centre de stockage profond pour ces produits.
Le site retenu est une couche de roche argileuse située à 500 mètres de profondeur, à la limite de la Meuse et de la Haute-Marne, dans le sous-sol du petit village de Bure, qui compte moins d’une centaine d’habitants.

Cette installation est destinée à recevoir 240 000 fûts radioactifs, qui seront logés dans des alvéoles, au sein d’un réseau de 300 kilomètres de galeries souterraines couvrant une surface de 15 km2. Leur transfert devrait s’étaler sur un siècle, avant l’obturation définitive du site, qui devra ensuite assurer le confinement des matières radioactives pendant des millénaires.

Le coût du projet a été fixé par Ségolène Royal, la ministre de l’environnement, à 25 milliards d’euros. L’Andra l’avait estimé à près de 35 milliards d’euros, et les producteurs de déchets (EDF, Areva et le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), à 20 milliards d’euros.

De quels déchets s’agit-il ?
Les produits destinés à être stockés à Bure sont les déchets nucléaires les plus dangereux, parce que les plus radioactifs et les plus persistants. Ce sont des matières de haute activité ou de moyenne activité à vie longue. Elles ne représentent que 3 % du volume total des déchets nucléaires, mais elles concentrent 99 % de leur radioactivité. Elles ne deviendront inoffensives qu’au bout de centaines de milliers d’années, voire, pour certaines, de millions d’années.

Le projet Cigéo est prévu pour abriter les 80 000 m3 de déchets à haute activité et vie longue qui ont été et seront générés par les 58 réacteurs du parc électronucléaire français actuel, durant toute leur exploitation. Les rebuts déjà produits sont actuellement entreposés à La Hague (Manche) et à Marcoule (Gard).

Quel est le calendrier ?
L’Andra doit déposer une demande d’autorisation de création du centre de stockage en 2018, pour une mise en service en 2025. Dans un premier temps, il s’agira d’une phase industrielle pilote, d’une durée de cinq à dix ans, avant l’autorisation d’exploitation définitive, par décret en Conseil d’Etat.

Jusqu’au scellement complet de l’installation, au terme d’une centaine d’années d’exploitation, la réversibilité du stockage devra être assurée. Elle doit permettre de récupérer les produits radioactifs si nécessaire, mais aussi de laisser la possibilité aux générations futures de choisir d’autres modes de gestion des déchets nucléaires, en fonction des avancées de la science et de la technologie. C’est l’objet de la proposition de loi qui vient d’être votée.

Que craignent les opposants ?
Depuis le début, de nombreuses associations locales et nationales luttent contre le projet Cigéo. Elles craignent de voir la région de Bure transformée en « cimetière radioactif ».

Elles considèrent aussi que l’enfouissement dans une couche d’argile, qu’aucun pays n’a encore mis en œuvre, présente des risques aujourd’hui non maîtrisés. En particulier celui d’une explosion de l’hydrogène dégagé par certains déchets et celui d’un possible incendie dans une galerie. Le 26 janvier, à la suite d’un éboulement, un technicien a trouvé la mort dans le laboratoire souterrain de Bure, proche du futur site de stockage, où est étudié le confinement géologique.

Riverains et associations contestent encore « l’absence de démocratie » qui entoure ce projet. Elles en veulent pour preuve le conflit d’intérêt qui a marqué l’examen de la proposition de loi à l’Assemblée, le rapporteur du texte, Christophe Bouillon, député (Parti socialiste) de Seine-Maritime, étant aussi président du conseil d’administration de l’Andra.

Pourquoi la situation se crispe-t-elle ?
Ces dernières semaines, un regain de tension a été provoqué à la fois par le passage devant le Parlement de la proposition de loi sur la réversibilité du stockage et par les travaux menés par l’Andra dans la forêt communale de Mandres-en-Barrois, près de Bure. C’est sur ce site que doivent être creusés les puits d’accès qui achemineront le personnel et le matériel sous terre, ainsi que des puits de ventilation.
Le 7 juillet au matin, plusieurs dizaines d’opposants, qui avaient établi des campements dans ce bois pour empêcher les travaux, ont été délogés par les forces de l’ordre. Un appel à une « manifestation de réoccupation » a été lancé pour le samedi 16 juillet.


11 juillet 2016

Les Echos.fr

http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/0211111888974-stockage-des-dechets-radioactifs-ne-pas-se-tromper-de-debat-2013549.php

Stockage des déchets radioactifs : ne pas se tromper de débat

CHRISTOPHE BOUILLON / député (PS), président de l’Andra

La France n’a d’autre choix que de traiter aujourd’hui les déchets issus de ses centrales nucléaires. Le projet « Cigéo » de stockage à grande profondeur, à l’agenda du jour à l’Assemblée, doit aller à son terme.

Ce sont des gestes du quotidien : appuyer sur l'interrupteur, recharger son téléphone portable, passer un examen à l'hôpital. Sans y penser ou parfois même le savoir, ces gestes contribuent à produire des déchets radioactifs. Certains d'entre eux sont issus du retraitement des combustibles usés des centrales nucléaires françaises ; ils sont très dangereux et vont le rester pour des durées vertigineuses : plus d'une centaine de milliers d'années.

La France travaille depuis plus de vingt-cinq ans sur un projet appelé...


11 juillet 2016

Europe1

http://lelab.europe1.fr/segolene-royal-sabsente-dun-debat-parlementaire-sur-le-nucleaire-pour-prendre-des-photos-avec-les-bleus-2797333

Ségolène Royal s'absente d'un débat parlementaire sur le nucléaire pour prendre des photos avec les Bleus


11 juillet 2016

AFP

http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/dechets-radioactifs-a-bure-nouvelle-etape-au-parlement-pour-un-projet-toujours-controverse_1811497.html

JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Déchets radioactifs à Bure: feu vert du Parlement à la poursuite du projet controversé

Nucléaire: nouvelle étape au Parlement pour le projet controversé de stockage de déchets radioactifs à Bure

Nouvelle étape pour le projet controversé de stockage de déchets nucléaires radioactifs à Bure (Meuse): les députés ont donné lundi leur feu vert à un scénario précisé de "réversibilité", via un texte LR-UDI définitivement adopté après ce vote identique au Sénat.

Ce projet Cigéo, à 500 mètres sous terre dans une couche d'argile à la frontière de la Meuse et de la Haute-Marne, pour 3% du volume total des déchets les plus radioactifs produits en France, et pour les déchets à la durée de vie la plus longue, fait l'objet de controverses depuis des lustres.

A la mi-journée, des militants de "Sortir du nucléaire" ont déployé près de l'Assemblée des banderoles barrées des slogans "Enterrez la loi Longuet, pas les déchets nucléaires", ou "Déchets nucléaires, vote sans issue".

La proposition de loi des sénateurs meusiens de droite, Gérard Longuet et Christian Namy, entend préciser la définition de la "réversibilité" du stockage datant de 2006, si de nouvelles technologies permettaient leur retraitement. 

Au nom du gouvernement, le secrétaire d'Etat au Développement et à la Francophonie, André Vallini, a affiché devant moins d'une trentaine de députés le soutien à "une étape importante d'un processus de long terme, qui dépasse les clivages politiques et relève de notre responsabilité vis-à-vis des générations futures". Julien Aubert (LR) a plaidé pour "un engagement irréversible" permettant la poursuite du projet.

Rapporteur PS, Christophe Bouillon a appelé à "éviter deux écueils: un projet figé s'étalant sur plus de cent ans sans laisser la possibilité aux générations suivantes de changer la copie", mais aussi "ne rien faire" alors que "ces déchets existent".

Les écologistes critiques du gouvernement ont échoué à faire rejeter d'emblée ou renvoyer en commission un texte "écologiquement contestable et économiquement néfaste" vu le coût, estimé selon eux jusqu'à 41 milliards d'euros, et la situation financière d'EDF. 

"Tchernobyl souterrain"

Cécile Duflot, qui a déploré l'absence de la ministre de l'Environnement Ségolène Royal, a alerté sur le devenir de "80.000 m3 de déchets radioactifs pendant des milliers à des millions d'années", "deux trains par semaine depuis la Hague pendant un siècle". Michèle Bonneton (EELV) s'est alarmée d'un "Tchernobyl souterrain".   

Les écologistes ralliés aux socialistes ont rejeté un texte entouré d'"incertitudes" majeures. "Un hémicycle déserté pour sceller l'avenir d'un territoire pour des millénaires, est-ce sérieux?", s'est exclamé François-Michel Lambert.

Tous les amendements des deux sensibilités écologistes, comme ceux du Front de Gauche, notamment pour préciser davantage une "réversibilité" jugée bien "trop floue", ont été rejetés, leurs auteurs dénonçant une "mascarade de débat". 

Leurs "grandes peurs", "prétexte à ce que cela n'avance pas", ont été récusées par LR, l'UDI Bertrand Pancher ou les socialistes Christian Bataille et Jean-Yves Le Déaut, fervents défenseurs d'un projet né d'une réflexion de "plus d'un quart de siècle", à l'initiative de Michel Rocard. Les radicaux de gauche ont appuyé la "moins mauvaise des solutions", comme le Front de Gauche malgré des bémols.

Jean Lassalle a voté contre, redoutant "le jour où notre gouvernement sera dans l'incapacité d'agir face aux effets du nucléaire".

Sortir du Nucléaire, les Amis de la Terre et la Coordination BureStop avaient appelé les députés à rejeter le texte, France Nature Environnement donnant un "carton rouge" au gouvernement, qui "profite de l'effet Euro2016 pour passer en douce l'enfouissement de déchets nucléaires".

Mais la "décision ultime" d'exploitation de Cigéo "reviendra au pouvoir exécutif, qui prendra - ou pas - le décret d'autorisation de création, après une enquête publique, le tout sous le contrôle de l'Autorité de sûreté nucléaire", vers 2025, a assuré le rapporteur.

En cas d'autorisation, une phase industrielle pilote sera menée pendant au moins cinq ans. Si elle est concluante, les premiers déchets ne seront reçus qu'après 2030, a plaidé celui qui est aussi président du conseil d'administration de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), "conflit d'intérêts" selon les opposants.  

Le site a été évacué la semaine dernière des anti-Cigeo qui l'occupaient, après une plainte de l'Andra. Outre des recours judiciaires, les militants ont prévu de nouvelles actions. "Ne transformons pas ce site de Bure en nouveau Notre-Dame-des-Landes", a alerté le PRG Jacques Krabal. 

A lire aussi

Environnement

Déchets radioactifs: ordonnance d'expulsion des opposants au projet Cigéo à Bure (Meuse) <http://actu.orange.fr/societe/environnement/dechets-radioactifs-ordonnance-d-expulsion-des-opposants-au-projet-cigeo-a-bure-meuse-CNT000000qAiDg.html>

Politique

La «nouvelle ZAD» de Bure évacuée <http://actu.orange.fr/politique/la-nouvelle-zad-de-bure-evacuee-liberation-CNT000000qV2wL.html>


11 juillet 2016

Contexte

https://www.contexte.com/article/energie/interview-christian-bataille-cigeo_55603.html

Déchets nucléaires : « La maîtrise de la filière est parlementaire, depuis le début »

Victor Roux-Goeken

Acteur du dossier depuis 25 ans, le député PS Christian Bataille répond aux questions de Contexte sur le projet Cigéo à l’occasion du vote de la proposition de loi fixant ses conditions de réversibilité, qui devrait être adoptée définitivement lundi 11 juillet.

La loi de 2006 relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs prévoit qu’un projet de loi présenté par le gouvernement fixe les conditions de réversibilité du projet Cigéo. Ces dernières le seront finalement par une proposition de loi déposée par un sénateur. Qu’en pensez-vous ?

C’est une bonne démarche. Elle indique que la maîtrise de la filière est parlementaire, depuis le début. Après la loi de 1991 relative aux recherches.


11 juillet 2016

France Bleu Lorraine

https://www.francebleu.fr/infos/societe/le-feu-vert-des-deputes-au-projet-cigeo-bure-1468247508

Les députés donnent leur feu vert au projet Cigéo à Bure

Angeline Demuynck

L'Assemblée nationale a voté ce lundi après-midi la proposition de loi du Lorrain Gérard Longuet. Le texte est désormais adopté. Une étape de plus vers la construction du centre Cigéo d'enfouissement des déchets radioactifs dans le sous-sol de Bure dans la Meuse.

Le texte a quasiment fait l'unanimité dans l'hémicycle. Après le Sénat au mois de mai, l'Assemblée nationale a, à son tour, validé lundi 11 juillet, la proposition de loi 3755 "précisant les modalités de création d’une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue". En clair, le projet de centre de stockage de déchets nucléaires à Bure, dans la Meuse, baptisé Cigéo.

Le texte introduit deux nouvelles mesures par rapport à la loi de 2006. Il précise d'abord la notion de réversibilité. "La possibilité pour les générations futures, pendant 100 ans, d'arrêter, de continuer ou de modifier le projet", précise Jean-Yves le Déaut, le député lorrain à l'origine de la proposition de loi dont s'est inspiré Gérard Longuet au Sénat. Pour l'élu socialiste de Meurthe-et-Moselle, "ne pas légiférer aujourd’hui, c’est retarder encore plus l’instruction de la demande d’autorisation prévue initialement en 2015, et fixée dans cette proposition de loi à 2018".

La proposition de loi Cigéo a fait l'objet de deux séances lundi soir à l'Assemblée © Radio France - Copie d'écran
Autre nouveauté qui apparaît dans ce texte : la mise en place d'une phase industrielle pilote à l'horizon 2025. "Elle permettra de stocker des déchets sur une alvéole expérimentale et d'avoir le retour d'expérience de ce stockage", résume Jean-Yves le Déaut.

Réversibilité + phase pilote : Jean Yves le Déaut estime avoir pris en compte les inquiétudes des opposants au projet
Or, pour les opposants au projet Cigéo, cette phase pilote, c'est le rôle du laboratoire qui existe depuis une quinzaine d'années sur la commune de Bure. "Si c'est une phase de recherche, elle a sa place dans le laboratoire", analyse Régine Millarakis, de l'association Mirabelle Lorraine Nature Environnement. "Si c'est une phase d'exploitation, on est en train de lancer une exploitation alors qu'on n'a pas répondu techniquement à la plupart des questions que soulèvent les opposants depuis 20 ans."

Une phase pilote estimée à près de 6 milliards d'euros

Les anti-Cigéo dénoncent également le coût d'une telle expérimentation  : 5,7 milliards d'euros. "On est en train d'engloutir plus que les provisions effectuées par les principaux producteurs d'énergie pour la totalité du programme de stockage", estime Régine Millarakis.

Un projet dangereux pour Régine Millarakis

Les anti-nucléaire mobilisés cet été à Bure

Les militants du réseau Sortir du nucléaire se sont rassemblés ce lundi devant l'Assemblée nationale, à Paris, pour dire leur opposition au texte.

D'autres actions sont prévues tout au long de l'été. Les collectifs anti-Cigéo appellent à un grand week-end de mobilisation les 16 et 17 juillet à Bure. Ils devraient être rejoints par des militants de Notre-Dame-des-Landes.

Les opposants attendent également une décision du tribunal de grande instance de Bar-le-Duc, mercredi 13 juillet. Ils ont déposé un recours contre l'ordonnance d'expulsion du bois Lejuc à Mandres-en-Barrois. Les militants occupaient la forêt depuis une quinzaine de jours quand ils en ont été délogés jeudi dernier au petit matin par les forces de l'ordre.


11 juillet 2016

La-Croix

http://www.la-croix.com/France/L-enfouissement-des-dechets-radioactifs-a-Bure-echauffe-les-esprits-2016-07-11-1200775175

L’enfouissement des déchets radioactifs à Bure échauffe les esprits

Alban de Montigny

Une proposition de loi précisant les modalités de création d’un site de stockage réversible de déchets radioactifs à Bure (Meuse) était discutée le lundi 11 juillet à l’Assemblée nationale. Les députés ont finalement donné leur feu vert au projet.
Après Notre Dame des Landes et Sivens, Bure, petit village de la Meuse est-il en train de devenir une nouvelle Zone à défendre (ZAD) ? Jeudi 7 juillet, des militants qui protestent contre le projet Cigéo d’enfouissement de déchets hautement radioactifs dans les sous-sols de Bure ont été délogés d’un bois qu’ils occupaient.

Les opposants ont appelé à de nouvelles journées de mobilisation les 16 et 17 juillet alors que lundi 11 juillet, une proposition de loi a été discutée à l’Assemblée nationale. Elle visait à préciser les modalités de « stockage réversible en couche géologique profonde » et a été adoptée par les députés. Durant 100 ans les déchets pourraient ainsi être remontés si une autre solution est trouvée. Le texte précise également les conditions de la phase pilote qui s’étendra sur dix ans et qui permettra de démontrer « la sûreté de l’installation ».

La réversibilité, un « leurre »

Mais les opposants critiquent vivement cette proposition de loi dont le rapporteur à l’Assemblée est Christophe Bouillon, député de Seine-Maritime. Or, ce dernier est également président du conseil d’administration de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) qui gère le projet Cigéo.

Régine Millarakis, membre de la Fédération Mirabel Lorraine nature environnement, dénonce « un conflit d’intérêts ». Et elle voit dans le principe de réversibilité, un « leurre ». « Les élus, pour rassurer les citoyens, ont affirmé que l’on pouvait récupérer les déchets en cas de problème. Mais on n’est pas en capacité d’aller les rechercher à 500 m sous terre », explique-t-elle.

Pour comprendre les enjeux qui entourent ce projet d’enfouissement, il faut remonter au début des années 1990. À l’époque, la France réfléchit à une solution de stockage de ses déchets hautement radioactifs. Dans les années 1980, ils étaient immergés en mer. Mais les autorités ont pris conscience des limites d’un tel traitement. Il est alors décidé de les entreposer en surface, sous des couches de béton et d’argile.

Le principal centre de stockage se situe aujourd’hui à la Hague dans la Manche. Cette solution est cependant provisoire car ces déchets ont une durée de vie radioactive de 100 000 ans. « Les garder en surface, ça signifierait qu’il faudrait reconstruire des entrepôts tous les 100 ans », indique-t-on à l’ANDRA.

Une couche argileuse « imperméable »

L’organisme propose alors d’enterrer ces 80 000 m3 de déchets à 500 m sous terre près du village de Bure dans une couche d’argile très « stable ». Selon l’agence celle-ci n’a pas bougé depuis 160 millions d’années. En 2000, un laboratoire souterrain est construit pour étudier la géologie et tester l’« imperméabilité » de ce sous-sol argileux.

Pour les opposants, c’est là que le bât blesse. « Il y a des failles géologiques auxquels s’ajoutent les fissures qui se forment dès qu’on creuse », remarque Jean-François Bodenreider, président de l’association les Habitants vigilants de Gondrecourt-le-Château. « La méthode d’excavation utilisée depuis 2013 est plus rapide et moins coûteuse mais elle fragilise la roche », déplore Régine Millarakis. Ces militants associatifs craignent également des contaminations lors du transport des déchets jusqu’à Bure.

La construction de ce coffre-fort souterrain ne débutera pas cette année. En 2018, l’ANDRA devrait déposer une demande d’autorisation. L’Agence de sûreté nucléaire (ASN) donnera ensuite son avis. Les collectivités seront notamment consultées. En 2021, l’État devrait promulguer un décret qui lancera les travaux.

Alban de Montigny


12 juillet 2016

LCP

http://www.lcp.fr/la-politique-en-video/bure-les-deputes-votent-pour-lenfouissement-des-dechets-nucleaires-les-plus

BURE : LES DÉPUTÉS VOTENT POUR L'ENFOUISSEMENT DES DÉCHETS NUCLÉAIRES LES PLUS RADIOACTIFS

Les déchets nucléaires de moyenne et de longue durée, à très forte radioactivité, seront enfouis à 500 mètres sous terre à Bure, dans la Meuse. Les députés ont voté en faveur d'une proposition de loi sur ce projet "Cigéo". Celle-ci intègre une "réversibilité" lors de l'enfouissement des déchets qui permettrait de les récupérer pendant un peu plus d'une centaine d'années, au cas où de nouvelles technologies permettent finalement leur retraitement. Face à ce vote des députés, les associations de soutien à l'environnement restent très mobilisées. Les explications de François Goulin.

Invité mardi dans Politique matin, le sénateur de la Meuse et signataire de la proposition de loi sur le projet Cigéo, Gérard Longuet, a réagi à la mobilisation des association environnementales contre le projet d'enfouissement des déchets nucléaires les plus radioactifs à Bure. "Ça c'est la marginalité. La marginalité a le droit de vivre mais elle n'a pas le droit d'imposer sa loi !"

"Tous les élus de la Meuse et de la Haute-Marne, qui ont défendu le projet, ont tous été réélus. Cela veut dire par là que les populations locales acceptent cette responsabilité", assure Gérard Longuet.


12 juillet 2016

Républicain Lorrain et Est-Républicain

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2016/07/12/bure-cigeo-les-deputes-adoptent-la-loi-sur-la-reversibilite

BURE-CIGÉO : LES DÉPUTÉS ADOPTENT LA LOI SUR LA RÉVERSIBILITÉ

Bar-le-Duc. L’histoire retiendra que c’est au lendemain de la défaite de l’équipe de France de football face au Portugal lors de l’Euro 2016 et devant une Assemblée nationale désertée par les députés (une vingtaine de présents seulement) que la proposition de projet de loi (PPL) sur les modalités de création d’une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue a été entérinée, hier soir après quatre heures de débat.

Porté par les sénateurs meusiens Gérard Longuet et Christian Namy le 17 mai, le texte a été adopté au Palais du Luxembourg à une large majorité avec 333 voix pour et 10 voix contre. Mise sous l’éteignoir de la loi sur la Transition énergétique avant d’être écartée de la loi Macron par le Conseil constitutionnel, la copie conforme de ce PPL s’est donc retrouvée devant les députés qui avaient la responsabilité de modifier la loi du 28 juin 2006 et ainsi de garantir la notion de réversibilité des colis radioactifs. C’est-à-dire de donner aux générations futures la possibilité de récupérer ces colis pour éventuellement les stocker ailleurs en fonction des connaissances techniques et scientifiques futures, « ce qui va dans le sens du débat public », a rappelé le député meurthe-et-Mosellan Jean-Yves Le Déaut (PS), lequel a remercié les parlementaires qui ont travaillé, depuis un quart de siècle, à la question de la gestion des déchets nucléaires.

« Une mascarade parlementaire » pour Cécile Duflot
Cette loi, approuvée à l’unanimité moins trois voix écologistes, valide aussi le lancement de « la phase industrielle et expérimentale pilote » du futur centre d’enfouissement Cigéo. « Elle ne vaut pas décision d’exploitation. La décision ultime reviendra au pouvoir exécutif qui prendra, ou pas, le décret d’autorisation de création, après enquête publique, sous le contrôle de l’Autorité de sûreté nucléaire », a expliqué le député Christophe Bouillon, à la fois rapporteur de la proposition de loi et nouveau président de l’Andra. Une double casquette qui irrite d’ailleurs fortement les opposants à Cigéo.

Certains d’entre eux, membres du réseau Sortir du nucléaire, avaient même déployé une banderole, ce lundi midi devant l’Assemblée nationale, sur laquelle on pouvait lire « Enterrez la loi Longuet, pas les déchets nucléaires ». Une protestation vaine, comme celle de l’écologiste Cécile Duflot, qui a dénoncé « un débat en catimini, une mascarade de débat parlementaire », regrettant amèrement l’absence de la ministre Ségolène Royal, « retenue pour faire des selfies avec les footballeurs »… Sa motion de rejet préalable, comme tous les amendements qui ont suivi, a été rejetée.

À l’issue d’un vote « sans suspens » car ficelé en commission la semaine dernière, le député meusien UDI Bertrand Pancher est sorti « rassuré » et « apaisé » d’une séance qui ouvre la voie à une « étape indispensable au processus de stockage des déchets nucléaires, en offrant des garanties de sécurité pour s’arrêter au cas où ça n’irait pas ». Pas de doute, le projet Cigéo est bel et bien lancé.

Nicolas GALMICH


12 juillet 2016

France3 Champagne-Ardenne

http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/haute-marne/une-nouvelle-etape-franchie-vers-l-enfouissement-de-dechets-nucleaires-bure-55-1046761.html

Une nouvelle étape franchie vers l'enfouissement de déchets nucléaires à Bure (55)

L'Assemblée nationale qui a voté le 11 juillet la loi dite Longuet/CIGEO. Une étape dans l'avancée du projet controversé d'enfouissement nucléaire qui est loin d'être la dernière.

Alexis Patri

Après l'aval du Sénat le 17 mai, c'est l'Assemblée nationale qui a voté le 11 juillet la loi dite Longuet/CIGEO. Elle prévoit notamment la réversibilité de l'enfouissement des déchets nucléaires. Cela signifie qu'elle autorise un mode de stockage nouveau, qui permettra de récupérer les déchets dans le futur, si une technologie de traitement plus satisfaisante que l'enfouissement voit le jour.

Mais pour ses détracteurs, cette loi portée Gérard Longuet (LR) et Christian Namy (UDI) permet surtout d'accéler le projet du Centre Industriel de stockage GÉOlogique (CIGEO). Or le site n'accueillera que 3% des déchets nucléaires en termes de volume, mais ils concentrent à eux seuls 99% de radiations des déchets français.

La députée Cécile Duflot a déploré l'absence de la ministre de l'environnement Ségolène Royal lors du vote, retenue aux côtés de l'équipe de France en visite à l'Élysée. Seuls 20 députés étaient présents, dont 3 écologistes, les seuls ayant voté contre le projet de loi.

Les premiers futs de déchets nucléaires ne sont pas pour autant sur le point d'arriver. Les étapes sont au contraire encore nombreuses : dans un premier temps, l'Agence de Spureté Nucléaire (ASN) doit instruire une enquête au terme de laquelle elle donnera son avis sur le projet. Ce sera ensuite à la Commission nationale d’évaluation et aux collectivités locales concernées d'être consultées. Viendra ensuite une enquête publique.

Au terme de ces trois étapes d'avis et de consultation, le gouvernement votera (ou non) par décret l'autorisation de création du site d'enfouissement. Une étape prévue pour 2025. Si le projet arrive à cette étape dans les temps, les premiers déchets entreront sous terre en 2030.

En attendant les futures avancées du projet, l'Agence Nationale pour la gestion des Déchets RAdioactifs (ANDRA) poursuit la déforestation d'une portion du Bois Lejuc à Mandres-en-Barrois, celle où CIGEO doit prendre place. Les militants écologistes qui en avaient fait une Zone À Défendre (ZAD), ont été évacués le 7 juillet. Une manifestation de "réoccupation de la forêt" est prévue le week-end des 16 et 17 juillet.


12 juillet 2016

Réseau "Sortir du nucléaire"

http://www.sortirdunucleaire.org/Loi-Longuet-une-poignee-de-deputes-se-prononce

Communiqué de presse  - 12 juillet 2016

Loi Longuet : une poignée de députés se prononce sur un projet multimillénaire dans l'indifférence générale

Alors que la gestion des déchets radioactifs est un sujet grave, qui engage la France pour des millénaires, vingt députés à peine se sont retrouvés hier à l’Assemblée Nationale pour trancher sur la proposition de loi Longuet. Les partisans de CIGÉO de droite comme de gauche (à identifier sur le site de l’Assemblée Nationale <http://www.assemblee-nationale.tv/video.4145739_5783a486b644b.1ere-seance--stockage-en-couche-geologique-des-dechets-radioactifs-11-juillet-2016 <http://www.assemblee-nationale.tv/video.4145739_5783a486b644b..1ere-seance--stockage-en-couche-geologique-des-dechets-radioactifs-11-juillet-2016> > ) ont refusé tous les amendements, afin d’accélérer l’adoption de la loi et d’éviter une nouvelle lecture Que retenir du contexte dans lequel s’inscrit ce vote crucial ? Un lendemain de finale de coupe d’Euro et veille de jour de fête nationale, en plein mois de juillet dans un hémicycle vide, marqué par un rapporteur incarnant pleinement le conflit d’intérêt (car également président du Conseil d’administration de l’Andra !) et l’absence de la ministre concernée, mieux occupée à faire des selfies avec les footballeurs de l’équipe de France. Cette poignée de députés vient donc de donner son aval à un projet démesuré, comportant 300 km de galeries, des installations de stockage en surface aussi vastes que La Hague, qui nécessitera la construction de nouvelles lignes haute tension et de postes de transformation et d’une ligne ferroviaire pour acheminer deux convois de déchets radioactifs par semaine pendant un siècle. La "phase pilote" avalisée par le texte constitue la première étape industrielle de la construction de CIGÉO, et non une phase d’expérimentation comme cela a été présenté au Parlement. Elle représente à elle seule l’ensemble des installations de surface, de transport, réception et conditionnement des "colis" de déchets, ainsi que les premiers 40 premiers kilomètres de galeries. Son coût s’élève à 5,7 milliards d’euros. Cette somme est à comparer aux 5 milliards d’euros provisionnés à ce jour pour la totalité du projet CIGÉO, à savoir, sur 130 ans, 34,5 milliards d’euros selon l’Agence pour la gestion des déchets radioactifs. Les risques insolubles du projet (explosion d’hydrogène, incendie souterrain, contamination des nappes phréatiques) ont été balayés par les députés partisans de CIGÉO et le gouvernement. Quant à la"réversibilité" du stockage tant mise en avant, elle n’est qu’un leurre. En cas d’accident, il sera en réalité impossible de récupérer les déchets à 500 mètres sous terre, dans des conditions d’irradiation extrême. Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce ce simulacre de démocratie et appelle à amplifier la résistance contre ce projet dangereux et insensé, notamment en rejoignant le rassemblement prévu samedi 16 juillet et tout le week-end à Bure pour défendre le bois Lejuc <http://vmc.camp/2016/07/07/manif-de-reoccupation/> , où l’Andra a déjà commencé des travaux.


12 juillet 2016

Marianne

http://www.marianne.net/bure-les-deputes-valident-centre-stockage-dechets-nucleaires-100244403.html
 
Bure : les députés valident le centre de stockage de déchets nucléaires

Laure Hanggi 

Après un vote favorable au Sénat à la mi-mai, les députés ont adopté ce lundi 11 juillet une proposition de texte LR-UDI sur le stockage des déchets nucléaires, donnant leur accord au centre controversé de stockage de déchets nucléaires de Bure.

Les premiers déchets n'arriveront à Bure qu'après 2030, selon le rapporteur de la loi. - ERIC DESSONS/JDD/SIPA

L'hémicycle était quasiment vide.. Une trentaine de députés ont adopté ce lundi 11 juillet le projet de loi controversé d'enfouissement de déchets nucléaires radioactifs à Bure, du nom de la petite ville de la Meuse "choisie" pour héberger le centre de stockage. "Un hémicycle déserté pour sceller l'avenir d'un territoire pour des millénaires, c'est sérieux ?", s'est insurgé l'écologiste François-Michel Lambert.

Une faible présence qui contraste avec l'opposition que rencontre le projet depuis son origine, en 1999. Aux abords de l'Assemblée nationale, des militants du réseau Sortir du nucléaire ont déployé, en milieu de journée, des banderoles d'opposition au projet : "Enterrez la loi Longuet, pas les déchets nucléaires", "Déchets nucléaires, vote sans issue".

"Tchernobyl souterrain"

La controverse vient notamment du fait que les déchets stockés seront ceux à la durée de vie la plus longue, soit "99,9% de la radioactivité française", selon Sortir du nucléaire <http://www.sortirdunucleaire.org/Campagne-Bure-Stop> , qui rappelle également que le projet Cigéo (Centre industriel de stockage géologique) promet d'enfouir 100.000m3 de déchets radioactifs dans 300 kilomètres de galeries creusées à 500 mètres de profondeur et ce, pendant plus de 100.000 ans.

Les écologistes, qui ont voté contre un projet "écologiquement contestable et économiquement néfaste", estiment son coût à 41 milliards d'euros. Mais pour répondre aux critiques, il n'y avait pas foule dans les rangs du gouvernement. La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal avait privilégié les Bleus <https://twitter.com/RoyalSegolene/status/752538170986749952>  aux Verts, laissant sa place à André Vallini... le secrétaire d'Etat à la Francophonie. "Chère Ségolène Royal, pourquoi le secrétaitre d'état à la Francophonie vous remplace-t-il au débat enfouissement déchets nucléaires ?", s'est d'ailleurs indignée sur Twitter <https://twitter.com/CecileDuflot/status/752532202332774400>  la député écologiste Cécile Duflot. Pas de ministre de l'Ecologie donc, mais un secrétaire d'Etat qui a affirmé le soutien du gouvernement à un projet dépassant selon lui "les clivages politiques" et attestant "notre responsabilité vis-à-vis des générations futures."
 
"Laisser la possibilité aux générations suivantes de changer la copie"

Le texte adopté entend ainsi préciser la notion de "réversibilité", datant de 2006, dans le cas de la création de nouvelles technologies de traitement. Celle-ci est désormais définie comme "la capacité, pour les générations successives, soit de poursuivre la construction puis l'exploitation des tranches successives d'un stockage, soit de réévaluer les choix définis antérieurement et de faire évoluer les solutions de gestion". "Trop flou", dénoncent les écologistes. Mais les nombreux amendements déposés par ces derniers et le Front de Gauche, pour préciser cette définition, ont tous été rejetés.

Si le projet est en très bonne voie, Christophe Bouillon, le rapporteur de la loi et président de l'Andra (Agence nationale de gestion des déchets radioactifs) en charge du chantier, rappelle que cette loi n'est pas "un feu vert" : "C'est le gouvernement qui autorisera, par décret, la création d'un stockage après instruction et avis de l'Autorité de sûreté nucléaire, mais également après consultation de la Commission nationale d'évaluation et des collectivités locales directement concernées, et après enquête publique." Une phase pilote serait alors menée pendant 5 ans et les premiers déchets n'arriveraient qu'après 2030. Un délai que les opposants comptent bien mettre à profit. Après l'évacuation d'opposants qui se trouvaient sur le site, une "assemblée nucléaire mondiale et improvisée" <http://paris.demosphere.eu/rv/49117>  est organisée ce week-end à Bure, pour protester une nouvelle fois contre ce projet et "reprendre" le lieu.


12 juillet 2016

REPORTERRE

https://reporterre.net/20-deputes-votent-l-engagement-du-site-Cigeo-de-dechets-nucleaires

20 députés votent l’engagement du site Cigéo de déchets nucléaires

Barnabé Binctin

Entre finale de l’Euro et fête nationale, l’Assemblée nationale a adopté sans réelle discussion le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires. Le baroud d’honneur des quelques députés écologistes n’a pu entamer le mur de l’accord de tous les autres partis.

 A 20 h précises lundi 11 juillet, le projet de Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires s’est inscrit dans la loi : les députés ont voté la proposition de loi écrite par le Sénat, deux mois plus tôt. Adopté « conforme », selon le jargon législatif, c’est-à-dire dans les mêmes termes et sans aucune modification, le texte est ainsi définitivement entériné. Il définit « les modalités de création d’une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue ».

Le résultat ne faisait guère de doute après le vote à la quasi-unanimité de la Commission développement durable de l’Assemblée nationale, le mercredi 29 juin. Mais la méthode reste déconcertante : seule une vingtaine de députés – 25 tout au plus – était présente lors des discussions lundi après-midi.

Quant à la ministre concernée par le dossier, Ségolène Royal, elle était absente, remplacée par André Vallini, secrétaire d’Etat chargé du… Développement et de la Francophonie. Mme Royal avait plus important à faire : se faire voir avec les footballeurs de l’équipe de France.

La position du gouvernement sur le sujet est depuis longtemps connue. Il a tenté à maintes reprises, depuis deux ans, de faire passer ce projet dans différentes lois : « Le gouvernement soutient pleinement ce texte », a confirmé André Vallini à la tribune. Mais l’absence de la ministre de l’Ecologie n’en reste pas moins symbolique d’un mépris à l’égard des débats de la représentation nationale. « La ministre aurait eu toute sa place à l’hémicycle plutôt que de faire des selfies avec les footballeurs » a lancé au micro la député écologiste Cécile Duflot.

Avec Laurence Abeille, Michèle Bonneton et François-Michel Lambert, les quatre députés de tendance écologiste – ils appartenaient auparavant au même groupe parlementaire issu d’EELV avant que la moitié d’entre eux ne claque la porte – n’ont eu de cesse de dénoncer la « mascarade » d’un débat parlementaire organisé un lundi après-midi, la semaine du 14 juillet, au lendemain de la finale de l’Euro, dans le cadre d’une session extraordinaire. « C’est une mauvaise méthode, pas digne des enjeux », tançait Mme Duflot, citant Aimé Césaire et ses « bâtisseurs de pestilence ».

Ironie de l’histoire, un ex-EELV, François de Rugy, s’est retrouvé président de séance, ne pouvant pas ainsi participer au vote.
Le débat était de toute façon pipé, toutes les propositions défendues par les écologistes étant automatiquement rejetées. Ainsi de la motion de rejet préalable de Cécile Duflot ou de la motion de renvoi en commission de Michèle Bonneton, comme des 22 amendements déposés sur les deux articles du texte dont une grande majorité par les députés écologistes. « Il serait temps de voir la loi adoptée conforme », s’impatientait le député socialiste Jean-Louis Dumont. « Une nouvelle navette parlementaire coûterait de l’argent public », osait même le député Les Républicains Julien Aubert, pour justifier l’adoption la plus rapide possible de cette loi qui entérine une phase-pilote évaluée... à près de 6 milliards d’euros.

Les accusations de passage en force ne faisaient pas le poids. « De qui vous moquez-vous ?, haranguait Bertrand Pancher, député UDI de la Meuse. Ce n’est pas une loi en catimini, ça fait 25 ans qu’on travaille sur le sujet, on a fait des lois et des débats publics ! » Farouche défenseur du projet, il a salué dans cette loi « la réconciliation avec une certaine forme d’intelligence collective ». Une référence au large consensus politique qui entoure ce dossier : des communistes aux Républicains, en passant par le centre et le PS, Cigéo casse « les barrières politiques » comme le remarquait Bernard Accoyer (Les Républicains), venu en éclair dans l’hémicycle afin de « saluer le travail et la convergence de vues sur le sujet ».

Les quatre heures du débat parlementaire n’auront servi qu’à ressasser les mêmes arguments, sans véritable interrogation sur les enjeux du projet : « Un souci de responsabilité vis-à-vis des générations futures en ne leur laissant pas les déchets nucléaires comme héritage », selon Jacques Krabal, député PRG, qui voyait dans cette proposition de loi « une nécessité d’intérêt général ». Pour Patrice Carvalho, député communiste, « c’est un état de fait : l’enfouissement est la seule solution possible actuellement », tandis que Anne-Yvonne Le Dain, députée PS, affirmait que Cigéo, « c’est la modernité, c’est l’avenir ».

Difficile, dans ce contexte, de faire entendre une contre-argumentation basée sur les incertitudes techniques, l’impact économique et le manque d’informations sur le sujet : « Ni les coûts ni les risques ne sont portés à notre connaissance », a souligné Cécile Duflot. François-Michel Lambert rappelait qu’il existe d’autres solutions que l’enfouissement souterrain : « Le stockage en sub-surface reste aujourd’hui le meilleur garant de la mémoire des lieux. » Et si le gouvernement se défend de vouloir accélérer le projet de construction de Cigéo – « ce n’est en rien une autorisation », assurait André Vallini, puisque la décision ultime d’exploitation du centre reviendra aux pouvoirs publics, vers...2025 – les écologistes dénoncent la politique du fait accompli et le maquillage du lancement des travaux : « C’est la tactique de l’engrenage, on enclenche un nouveau cran et le retour en arrière devient ensuite impossible », explique Michèle Bonneton.

L’histoire retiendra que c’est dans la plus grande discrétion, un soir de juillet, que le projet Cigéo s’est vu conforter par une vingtaine de députés. Qui n’ont pas assumé publiquement leur vote, qui ne s’est pas fait sous scrutin public : le compte-rendu ne fera pas motion du nombre de votants, ni de leur nom… La procédure imposant la publication des noms des votants « n’est obligatoire que pour quelques textes importants qui demandent des quorums. Pour le reste, il faut la demander. En l’occurrence, aucun groupe politique ne l’a fait… », indique François De Rugy, président de la séance. Tout un symbole.


12 juillet 2016

L'Express

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-parlement-autorise-le-projet-d-enfouissement-des-dechets-radioactifs-a-bure_1811645.html
 
Le Parlement autorise le projet d'enfouissement des déchets radioactifs à Bure  

afp.com/JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN
 
Le projet d'enfouissement des déchets radioactifs dans la Meuse franchit une nouvelle étape avec le feu vert du Parlement. Alors que les oppositions à ce projet sont nombreuses, il doit maintenant être validé par l'exécutif. 

Les oppositions sont nombreuses, mais le projet d'enfouissement des déchets radioactifs à Bure <http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/cigeo-ce-qu-il-faut-savoir-sur-la-future-poubelle-nucleaire-francaise_371251.html#xtor=AL-189>  (Meuse) a franchi une nouvelle étape lundi. Après le vote au Sénat, les députés ont également donné leur feu vert au projet Cigéo, un "tombeau" à 500 mètres sous terre dans une couche d'argile pour enterrer 3% du volume total des déchets les plus radioactifs produits <http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/le-nucleaire_1548769.html>  en France, et pour les déchets à la durée de vie la plus longue.  

La proposition de loi adoptée par le Parlement a tenté de préciser la définition de la "réversibilité" du stockage datant de 2006, si de nouvelles technologies permettaient leur retraitement. Rapporteur socialiste du texte, le député Christophe Bouillon a ainsi appelé à "éviter deux écueils: un projet figé s'étalant sur plus de cent ans sans laisser la possibilité aux générations suivantes de changer la copie", mais aussi "ne rien faire" alors que "ces déchets existent".
 
Un projet "qui dépasse les clivages politiques"

Au nom du gouvernement, le secrétaire d'Etat au Développement et à la Francophonie, André Vallini, a salué "une étape importante d'un processus de long terme, qui dépasse les clivages politiques et relève de notre responsabilité vis-à-vis des générations futures".  

Toutefois la dernière décision d'exploitation de Cigéo <http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/que-va-devenir-le-projet-cigeo-d-enfouissement-des-dechets-nucleaires_1705086.html>  "reviendra au pouvoir exécutif qui prendra - ou pas -, le décret d'autorisation de création, après une enquête publique, le tout sous le contrôle de l'Autorité de sûreté nucléaire", vers 2025, a précisé Christophe Bouillon.  
 
Ainsi, en cas d'autorisation, une phase industrielle pilote sera menée pendant au moins cinq ans. Si elle s'avère concluante, les premiers déchets ne seront reçus qu'après 2030.  
 
Le site de Bure évacué des anti-Cigéo Mais ce projet fait face à de nombreuses oppositions. Les écologistes ont échoué à faire rejeter d'emblée, ou à renvoyer en commission, un texte "écologiquement contestable et économiquement néfaste", vu le coût estimé selon eux jusqu'à 41 milliards d'euros, et la situation financière d'EDF <http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/edf-geant-de-l-energie-fragilise_1770870.html> .  

Les associations Sortir du Nucléaire, les Amis de la Terre et la Coordination BureStop avaient appelé les députés à rejeter le texte. France Nature Environnement reproche notamment au gouvernement de profiter "de l'effet Euro 2016 pour passer en douce l'enfouissement".  

Le site de Bure a été évacué la semaine dernière des anti-Cigéo qui l'occupaient, après une plainte de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Mais outre des recours judiciaires, les militants ont prévu de nouvelles actions.  


12 juillet 2016

France Info

http://www.franceinfo.fr/fil-info/article/le-gouvernement-hollande-choisi-de-mettre-les-dechets-radioactifs-sous-le-tapis-c-migeon-sortir-du-804971
 
"Le gouvernement Hollande a choisi de mettre les déchets [radioactifs] sous le tapis" (C. Migeon, Sortir du nucléaire)

Les députés ont donné leur aval, lundi, à la poursuite des travaux du Centre industriel de stockage géologie (Cigéo), pour l'enfouissement des déchets radioactifs, sur le site du Bure, dans la Meuse. "Le gouvernement Hollande a choisi de ne rien faire sur la réduction de la part du nucléaire et de mettre les déchets sous le tapis", a déclaré mardi Charlotte Migeon, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire, sur France Info.

La clause de réversibilité, qui permet de déterrer les déchets si des solutions pour les recycler sont trouvées, "est un concept complètement creux qui a été inventé pour faciliter l'acceptation du projet. On sait qu'il ne sera plus possible, au bout d'un certain temps, de récupérer les déchets. On peut promettre des choses à la population, sauf que là c'est absolument faux", a estimé Charlotte Migeon.
 
Le réseau Sortir du nucléaire a déposé plusieurs "recours juridiques contre ce projet. Nous appelons à rejoindre la résistance sur place, car c'est un projet qui est dangereux. Il est important d'occuper ce site."

La porte-parole du réseau Sortir du nucléaire propose elle que l'on "stocke" les déchets plutôt que de les enfouir. "Les déchets du passé sont là, mais les déchets de l'avenir nous pouvons décider de ne pas les produire", a-t-elle ajouté.


12 juillet 2016

Communiqué de l'ANDRA

http://www.andra.fr/download/site-principal/document/communque-de-presse/communiqur-de-presse-loi-11-juillet-def.pdf

L’Assemblée nationale adopte la loi sur la réversibilité et les modalités de création de Cigéo

Ce lundi 11 juillet, l’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi portant sur les modalités de création du projet de Centre industriel de stockage géologique profond Cigéo, et sur la réversibilité de celui-ci.

Conformément à la loi du 28 juin 2006 sur la gestion des matières et déchets radioactifs, la loi votée le 11/07 définit la réversibilité du stockage comme « la capacité, pour les générations successives, soit de poursuivre la construction puis l’exploitation des tranches successives d’un stockage, soit de réévaluer les choix définis antérieurement et de faire évoluer les solutions de gestion ». Cette définition offre des choix ouverts en termes techniques comme en matière de gouvernance pour les générations futures qui auront à exploiter le stockage pendant plus de 100 ans.

Cette loi apporte également des précisions essentielles à la poursuite du projet Cigéo car :
- Elle valide les évolutions du projet proposées par l’Andra à l’issue du débat public de 2013, en particulier la mise en place d’une phase industrielle pilote permettant de réaliser des tests grandeur nature ;
- Elle stabilise la gouvernance du projet dans la durée avec l’inscription d’un nouveau rendez-vous parlementaire après la phase pilote, avec l’organisation tous les 5 ans d’une consultation des parties prenantes et avec une revue sur les principes de réversibilité.
Cette loi est une étape importante pour l’Andra qui peut dorénavant prendre en compte les exigences du Parlement pour, d’une part, préparer la demande d’autorisation de création du stockage qu’elle déposera en 2018, et pour, d’autre part, engager un processus de concertation de ses parties prenantes (riverains, collectivités locales, etc…).

Christophe Bouillon, député rapporteur de cette loi et président de l’Andra, a précisé : « ce texte n’est pas un « feu vert » donné au projet Cigéo puisque c’est le gouvernement qui autorisera, par décret, la création du stockage après instruction et avis de l’Autorité de sûreté nucléaire, mais également après consultation de la Commission nationale d’évaluation et des collectivités locales directement concernées, et après enquête publique


12 juillet 2016

La Voix du Nord

http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/dechets-radioactifs-a-bure-les-ecologistes-denoncent-ia0b0n3628842

Déchets radioactifs à Bure : les écologistes dénoncent un « Tchernobyl souterrain »

avec AFP

Nouvelle étape pour le projet controversé de stockage de déchets nucléaires radioactifs à Bure (Meuse) : les députés ont donné lundi leur feu vert à un scénario précisé de « réversibilité », via un texte LR-UDI définitivement adopté après ce vote identique au Sénat.

Ce projet Cigéo, à 500 mètres sous terre dans une couche d’argile à la frontière de la Meuse et de la Haute-Marne, pour 3 % du volume total des déchets les plus radioactifs produits en France, et pour les déchets à la durée de vie la plus longue, fait l’objet de controverses depuis des lustres.

À la mi-journée, des militants de « Sortir du nucléaire » ont déployé près de l’Assemblée des banderoles barrées des slogans « Enterrez la loi Longuet, pas les déchets nucléaires », ou « Déchets nucléaires, vote sans issue ». La proposition de loi des sénateurs meusiens de droite, Gérard Longuet et Christian Namy, entend préciser la définition de la « réversibilité » du stockage datant de 2006, si de nouvelles technologies permettaient leur retraitement.
Au nom du gouvernement, le secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie, André Vallini, a affiché devant moins d’une trentaine de députés le soutien à « une étape importante d’un processus de long terme, qui dépasse les clivages politiques et relève de notre responsabilité vis-à-vis des générations futures ». Julien Aubert (LR) a plaidé pour « un engagement irréversible » permettant la poursuite du projet.
Rapporteur PS, Christophe Bouillon a appelé à « éviter deux écueils: un projet figé s’étalant sur plus de cent ans sans laisser la possibilité aux générations suivantes de changer la copie », mais aussi « ne rien faire » alors que « ces déchets existent ».

Les écologistes critiques du gouvernement ont échoué à faire rejeter d’emblée ou renvoyer en commission un texte « écologiquement contestable et économiquement néfaste » vu le coût, estimé selon eux jusqu’à 41 milliards d’euros, et la situation financière d’EDF.

« Tchernobyl souterrain »
Cécile Duflot, qui a déploré l’absence de la ministre de l’Environnement Ségolène Royal, a alerté sur le devenir de « 80 000 m3 de déchets radioactifs pendant des milliers à des millions d’années », « deux trains par semaine depuis la Hague pendant un siècle ». Michèle Bonneton (EELV) s’est alarmée d’un « Tchernobyl souterrain ». Les écologistes ralliés aux socialistes ont rejeté un texte entouré d’incertitudes majeures. « Un hémicycle déserté pour sceller l’avenir d’un territoire pour des millénaires, est-ce sérieux ? », s’est exclamé François-Michel Lambert.
Tous les amendements des deux sensibilités écologistes, comme ceux du Front de Gauche, notamment pour préciser davantage une « réversibilité » jugée bien « trop floue », ont été rejetés, leurs auteurs dénonçant une « mascarade de débat ».


12 juillet 2016

Actu Environnement

http://www.actu-environnement.com/ae/news/enfouissement-dechets-radioactifs-cigeo-bure-vote-assemblee-loi-27202.php4#xtor=ES-6

Enfouissement des déchets radioactifs : l'Assemblée vote pour Cigéo

La loi visant à donner une existence légale à Cigéo, le centre d'enfouissement des déchets radioactifs, a été définitivement adoptée à l'Assemblée nationale. Le stockage en profondeur pourrait débuter à l'horizon 2030, près de Bure, dans la Meuse.

Mickaël Charpentier

Lundi 11 juillet, l'Assemblée nationale a adopté sans modification la proposition de loi donnant le feu vert au projet d'enfouissement des déchets radioactifs français dans le Centre industriel de stockage géologique (Cigéo), dont la construction est prévue près de Bure (55). La proposition de loi avait été validée par le Sénat en première lecture, en mai dernier.

Bure, une future ZAD ? L'opposition au projet Cigéo monte sur le terrain. En juin, des opposants se sont installés sur le lieu du futur centre d'enfouissement, dans la forêt de Mandres-en-Barrois. Ils entendaient ainsi s'opposer aux travaux de défrichage ordonnés par l'Andra. Ils ont aussi déposé une plainte pour défrichement illégal et infraction au Code forestier. Après leur expulsion de la forêt le 7 juillet dernier, les militants ont d'ores et déjà annoncé l'organisation prochaine d'une "manifestation de réoccupation de la forêt", espérant mobiliser plusieurs centaines de personnes.

Définitivement adopté, le texte prévoit une phase industrielle pilote, adapte les procédures d'autorisation de mise en service et modifie le calendrier de mise en œuvre du projet prévu par la loi de programme du 28 juin 2006. Il décrit "les modalités de création d'une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue". La réversibilité y est définie comme "la capacité, pour les générations successives, soit de poursuivre la construction puis l'exploitation des tranches successives d'un stockage, soit de réévaluer les choix définis antérieurement et de faire évoluer les solutions de gestion". Dans un communiqué, l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) juge que cette définition "offre des choix ouverts en termes techniques comme en matière de gouvernance pour les générations futures".

Dans un avis rendu en juin, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a aussi émis plusieurs conditions pour que la réversibilité du stockage en profondeur soit effective. Elle estime ainsi que "le principe de réversibilité doit se traduire par une exigence d'adaptabilité de l'installation, qui doit pouvoir évoluer durant son fonctionnement, (…) et par une exigence de récupérabilité des colis, qui doivent pouvoir être retirés du stockage pendant une période donnée".

Débats sur le mode de stockage

La loi projette une installation, dont la mise en service est prévue en 2025, qui devra garantir le confinement de 80.000 mètres cubes de résidus radioactifs pendant plusieurs millénaires. Son exploitation durera plus d'un siècle, avant un éventuel scellement définitif du site.

Le jour du vote de la loi, la députée Michèle Bonneton (EELV - Isère) a critiqué, devant la vingtaine de parlementaires présents dans l'hémicycle, le principe de l'enfouissement des déchets radioactifs, lui préférant le stockage en sub-surface : "Les retours d'expérience montrent que la moins mauvaise des méthodes reste aujourd'hui celle du stockage en sub-surface. Cette technologie, utilisée en Allemagne et aux Etats-Unis, garantit une solution de stockage pendant des centaines d'années et répond aux exigences de réversibilité, tout en permettant de récupérer les colis radioactifs". Et la députée d'évoquer l'aspect financier : "Elle coûte, de surcroît, bien moins cher que celle préconisée avec Cigéo".

Car la phase industrielle pilote, introduite dans la loi adoptée le 11 juillet, est évaluée à six milliards d'euros. Au total, l'investissement pour le projet Cigéo s'élèverait à 35 milliards d'euros sur un siècle, selon l'Andra. Mais le gouvernement l'a fixé à 25 milliards d'euros dans un arrêté qui a fait l'objet d'un recours par plusieurs associations devant le Conseil d'Etat en mars dernier.

Soupçons de conflit d'intérêts

Opposées à l'enfouissement des déchets radioactifs, les associations Réseau Sortir du nucléaire, la Coordination Burestop et les Amis de la Terre ont dénoncé un "conflit d'intérêts flagrant" suite à la nomination le 15 juin du député Christophe Bouillon (PS - Seine-Martime), président du conseil d'administration de l'Andra, en tant que rapporteur du projet de loi pour l'Assemblée nationale. Selon le Réseau Sortir du nucléaire, "M. Bouillon a saisi le déontologue de l'Assemblée nationale et affirme que celui-ci ne voyait pas d'«incompatibilité formelle» entre ses deux fonctions. Toutefois, cet avis n'a jamais été rendu public", déplore l'association.

Une décision d'exploitation après 2030

Lors du débat parlementaire, Christophe Bouillon a précisé le calendrier du projet Cigéo : "La décision ultime incombera au pouvoir exécutif qui prendra, ou pas, le décret autorisant sa création, après enquête publique et sous le contrôle de l'Autorité de sûreté nucléaire". Une fois pris ce décret d'autorisation, vers 2025, une phase industrielle pilote sera mise en œuvre pendant environ cinq ans, poursuit le rapporteur de la loi. Il s'agira de réaliser des opérations d'essai de stockage, de colis inactifs dans un premier temps, afin de préparer la montée en régime de l'exploitation du Cigéo. Si cette étape est concluante, les premiers déchets radioactifs ne seront reçus qu'après autorisation de mise en service par l'Autorité de sûreté nucléaire, soit après 2030


12 juillet 2016

Actu Environnement

http://www.actu-environnement.com/ae/news/enfouissement-dechets-radioactifs-cigeo-bure-vote-assemblee-loi-27202.php4

Enfouissement des déchets radioactifs : l'Assemblée fixe les modalités de création de Cigéo

La loi précisant les modalités de création de Cigéo, le centre d'enfouissement des déchets radioactifs, a été définitivement adoptée à l'Assemblée nationale. Le stockage en profondeur pourrait débuter à l'horizon 2030, près de Bure, dans la Meuse.

Mickaël Charpentier

Lundi 11 juillet, l'Assemblée nationale a adopté sans modification la proposition de loi fixant le cadre du projet d'enfouissement des déchets radioactifs français dans le Centre industriel de stockage géologique (Cigéo), dont la construction est prévue près de Bure (55). La proposition de loi avait été validée par le Sénat en première lecture, en mai dernier.

Définitivement adopté, le texte prévoit une phase industrielle pilote, adapte les procédures d'autorisation de mise en service et modifie le calendrier de mise en œuvre du projet prévu par la loi de programme du 28 juin 2006. Il décrit "les modalités de création d'une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue". La réversibilité y est définie comme "la capacité, pour les générations successives, soit de poursuivre la construction puis l'exploitation des tranches successives d'un stockage, soit de réévaluer les choix définis antérieurement et de faire évoluer les solutions de gestion". Dans un communiqué, l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) juge que cette définition "offre des choix ouverts en termes techniques comme en matière de gouvernance pour les générations futures".
Dans un avis rendu en juin, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a aussi émis plusieurs conditions pour que la réversibilité du stockage en profondeur soit effective. Elle estime ainsi que "le principe de réversibilité doit se traduire par une exigence d'adaptabilité de l'installation, qui doit pouvoir évoluer durant son fonctionnement, (…) et par une exigence de récupérabilité des colis, qui doivent pouvoir être retirés du stockage pendant une période donnée".

Débats sur le mode de stockage

La loi projette une installation, dont la mise en service est prévue en 2025, qui devra garantir le confinement de 80.000 mètres cubes de résidus radioactifs pendant plusieurs millénaires. Son exploitation durera plus d'un siècle, avant un éventuel scellement définitif du site.

Le jour du vote de la loi, la députée Michèle Bonneton (EELV - Isère) a critiqué, devant la vingtaine de parlementaires présents dans l'hémicycle, le principe de l'enfouissement des déchets radioactifs, lui préférant le stockage en sub-surface : "Les retours d'expérience montrent que la moins mauvaise des méthodes reste aujourd'hui celle du stockage en sub-surface. Cette technologie, utilisée en Allemagne et aux Etats-Unis, garantit une solution de stockage pendant des centaines d'années et répond aux exigences de réversibilité, tout en permettant de récupérer les colis radioactifs". Et la députée d'évoquer l'aspect financier : "Elle coûte, de surcroît, bien moins cher que celle préconisée avec Cigéo".

Car la phase industrielle pilote, introduite dans la loi adoptée le 11 juillet, est évaluée à six milliards d'euros. Au total, l'investissement pour le projet Cigéo s'élèverait à 35 milliards d'euros sur un siècle, selon l'Andra. Mais le gouvernement l'a fixé à 25 milliards d'euros dans un arrêté qui a fait l'objet d'un recours par plusieurs associations devant le Conseil d'Etat en mars dernier.

Soupçons de conflit d'intérêts

Opposées à l'enfouissement des déchets radioactifs, les associations Réseau Sortir du nucléaire, la Coordination Burestop et les Amis de la Terre ont dénoncé un "conflit d'intérêts flagrant" suite à la nomination le 15 juin du député Christophe Bouillon (PS - Seine-Martime), président du conseil d'administration de l'Andra, en tant que rapporteur du projet de loi pour l'Assemblée nationale. Selon le Réseau Sortir du nucléaire, "M. Bouillon a saisi le déontologue de l'Assemblée nationale et affirme que celui-ci ne voyait pas d'«incompatibilité formelle» entre ses deux fonctions. Toutefois, cet avis n'a jamais été rendu public", déplore l'association.

Une décision d'exploitation après 2030

Lors du débat parlementaire, Christophe Bouillon a précisé le calendrier du projet Cigéo : "La décision ultime incombera au pouvoir exécutif qui prendra, ou pas, le décret autorisant sa création, après enquête publique et sous le contrôle de l'Autorité de sûreté nucléaire". Une fois pris ce décret d'autorisation, vers 2025, une phase industrielle pilote sera mise en œuvre pendant environ cinq ans, poursuit le rapporteur de la loi. Il s'agira de réaliser des opérations d'essai de stockage, de colis inactifs dans un premier temps, afin de préparer la montée en régime de l'exploitation du Cigéo. Si cette étape est concluante, les premiers déchets radioactifs ne seront reçus qu'après autorisation de mise en service par l'Autorité de sûreté nucléaire, soit après 2030.

Bure, une future ZAD ?
L'opposition au projet Cigéo monte sur le terrain. En juin, des opposants se sont installés sur le lieu du futur centre d'enfouissement, dans la forêt de Mandres-en-Barrois. Ils entendaient ainsi s'opposer aux travaux de défrichage ordonnés par l'Andra. Ils ont aussi déposé une plainte pour défrichement illégal et infraction au Code forestier. Après leur expulsion de la forêt le 7 juillet dernier, les militants ont d'ores et déjà annoncé l'organisation prochaine d'une "manifestation de réoccupation de la forêt", espérant mobiliser plusieurs centaines de personnes.


12 juillet 2016

20 minutes

http://www.20minutes.fr/societe/1887615-20160712-dechets-radioactifs-bure-parlement-vote-poursuite-projet-controverse

Déchets radioactifs à Bure: Le parlement vote la poursuite du projet controversé

NUCLEAIRE Ce projet Cigéo, à 500 mètres sous terre dans une couche d'argile à la frontière de la Meuse et de la Haute-Marne,, fait l'objet de controverses depuis des lustres...

C'est une nouvelle étape pour le projet controversé de stockage de déchets nucléaires radioactifs à Bure (Meuse). Les députés ont donné lundi leur feu vert à un scénario précisé de «réversibilité», via un texte LR-UDI définitivement adopté après ce vote identique au Sénat.

Ce projet Cigéo, à 500 mètres sous terre dans une couche d'argile à la frontière de la Meuse et de la Haute-Marne, pour 3% du volume total des déchets les plus radioactifs produits en France, et pour les déchets à la durée de vie la plus longue, fait l'objet de controverses depuis des lustres.

«Enterrez la loi Longuet»
A la mi-journée, des militants de «Sortir du nucléaire» ont déployé près de l'Assemblée des banderoles barrées des slogans «Enterrez la loi Longuet, pas les déchets nucléaires», ou «Déchets nucléaires, vote sans issue».

La proposition de loi des sénateurs meusiens de droite, Gérard Longuet et Christian Namy, entend préciser la définition de la «réversibilité» du stockage datant de 2006, si de nouvelles technologies permettaient leur retraitement.
Au nom du gouvernement, le secrétaire d'Etat au Développement et à la Francophonie, André Vallini, a affiché devant moins d'une trentaine de députés le soutien à «une étape importante d'un processus de long terme, qui dépasse les clivages politiques et relève de notre responsabilité vis-à-vis des générations futures». Julien Aubert (LR) a plaidé pour «un engagement irréversible» permettant la poursuite du projet.

Une phase industrielle pilote sera menée

Rapporteur PS, Christophe Bouillon a appelé à «éviter deux écueils: un projet figé s'étalant sur plus de cent ans sans laisser la possibilité aux générations suivantes de changer la copie», mais aussi «ne rien faire» alors que «ces déchets existent».

Les écologistes critiques du gouvernement ont échoué à faire rejeter d'emblée ou renvoyer en commission un texte «écologiquement contestable et économiquement néfaste» vu le coût, estimé selon eux jusqu'à 41 milliards d'euros, et la situation financière d'EDF.

En cas d'autorisation, une phase industrielle pilote sera menée pendant au moins cinq ans. Si elle est concluante, les premiers déchets ne seront reçus qu'après 2030, a plaidé celui qui est aussi président du conseil d'administration de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), «conflit d'intérêts» selon les opposants. 


12 juillet 2016

ENVIRONNEMENT Magazine

http://www.environnement-magazine.fr/article/47855-dechets-nucleaires-le-principe-de-reversibilite-du-stockage-inscrit-dans-la-loi/

Déchets nucléaires : la réversibilité du stockage inscrite dans la loi

La proposition de loi sur la réversibilité du stockage des déchets nucléaires à grande profondeur a été adoptée en première lecture par l'Assemblée nationale.
L'Assemblée nationale a adopté la proposition de loi précisant les modalités de création d'un site de stockage des déchets nucléaire à grande profondeur, et sa réversibilité. Ce texte présenté par le Sénat en mai 2016 a été adopté en première lecture. Le Collectif contre l'enfouissement des déchets radioactifs (Cedra) dénonce le fait quel seuls 10 députés étaient présents pour voter ce texte.

Baptisé Cigeo, le centre pilote doit accueillir les déchets radioactifs de moyenne et haute activité à vie longue à 500 m de profondeur, à Bure, dans la Meuse. Le texte définit la notion de réversibilité comme « la capacité, pour les générations successives, soit de poursuivre la construction puis l'exploitation des tranches successives d'un stockage, soit de réévaluer les choix définis antérieurement et de faire évoluer les solutions de gestion. » Cette réversibilité « inclut la possibilité de récupérer les colis de déchets déjà stockés (…) pendant une durée cohérente avec la stratégie d'exploitation et de fermeture du stockage ».

La proposition de loi adapte également le calendrier posé par la loi de 2006. La demande d'autorisation de création, initialement prévue en 2015, est reportée en 2018. Le texte prolonge par ailleurs de 5 à 10 ans le délai habituel entre le débat public (qui s'est tenu en 2013) et l'enquête publique préalable à la demande d'autorisation de création.  

Albane Canto


12 juillet 2016

Novethic

http://www.novethic.fr/breves/details/dechets-radioactifs-le-projet-denfouissement-profond-de-cigeo-definitivement-adopte.html

DÉCHETS RADIOACTIFS : LE PROJET D’ENFOUISSEMENT PROFOND DE CIGÉO DÉFINITIVEMENT ADOPTÉ

Une nouvelle étape pour le projet controversé de stockage de déchets nucléaires radioactifs à Bure (Meuse) vient d’être franchie malgré les nombreuses oppositions au projet.

Ce lundi 11 juillet, dans un hémicycle presque vide et en l'absence de la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, les députés ont adopté la proposition de loi sur "les modalités de création d’une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue" permettant la poursuite du projet de Centre industriel de stockage géologique (Cigéo).

Le texte, déposé par deux sénateurs de droite LR-UDI, précise également un scénario de "réversibilité", si de nouvelles technologies permettaient le retraitement des déchets. Ce projet d'enfouissement, à 500 mètres sous terre dans une couche d'argile, qui doit accueillir 80 000 m3 de déchets à haute activité et à durée de vie longue produits en France, fait l'objet de controverses depuis plus de vingt ans en raison de son coût et des effets néfastes pour l'environnement.

La semaine dernière, des anti-Cigéo ont été évacués du site, après une plainte de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). "Aucune étude d'impact n'aura été fournie aux députés, pas plus que des informations officielles détaillées sur les risques et coûts du projet Cigéo ; cette loi constitue pourtant un pas de plus vers un projet évalué à 35 milliards d'euros par l’Andra, alors même qu'EDF n'a provisionné que 5 milliards d'euros !", déplore le réseau Sortir du nucléaire, dans un communiqué.

 La décision ultime d'exploitation de Cigéo "reviendra au pouvoir exécutif, qui prendra - ou pas - le décret d'autorisation de création, après une enquête publique, le tout sous le contrôle de l'Autorité de sûreté nucléaire", vers 2025, a assuré le rapporteur PS du texte. En cas d'autorisation, une phase industrielle pilote sera menée pendant au moins cinq ans. Si elle est concluante, les premiers déchets seront à partir de 2030.

Concepcion Alvarez


12 juillet 2016

Connaissance des Energies

http://www.connaissancedesenergies.org/dechets-nucleaires-le-feu-vert-se-rapproche-pour-cigeo-160712

Déchets nucléaires : le feu vert se rapproche pour Cigéo

L’Assemblée nationale a adopté le 11 juillet la proposition de loi portant sur les modalités de création de Cigéo. Une étape supplémentaire dans la mise en œuvre de ce projet de stockage géologique de déchets fortement radioactifs.

Cigéo, un projet au stockage « réversible »

Pour rappel, Cigéo (Centre Industriel de stockage GÉOlogique) est un projet de stockage en couche géologique profonde de déchets radioactifs, principalement issus de l’industrie électronucléaire. Près de 80 000 m3 de déchets de « haute activité » (HA) et de « moyenne activité à vie longue » (MA-VL)(1) pourront être stockés à environ 500 m de profondeur près de Bure (à la frontière de la Meuse et de la Haute-Marne), le temps que leur forte radioactivité baisse.

Si Cigéo vise à confiner la radioactivité des déchets pendant un million d’années grâce à plusieurs barrières dont l’épaisse couche argileuse du site sélectionné, de nombreux débats tournent autour de sa « réversibilité » : pendant au moins 100 ans après le début de la phase de remplissage, les déchets stockés doivent pouvoir être récupérés sans risque si les prochaines générations choisissent une solution alternative.

La proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale (après un passage au Sénat en mai 2016) précise la définition de la réversibilité du stockage comme « la capacité, pour les générations successives, soit de poursuivre la construction puis l’exploitation des tranches successives d’un stockage, soit de réévaluer les choix définis antérieurement et de faire évoluer les solutions de gestion ». Il est prévu que la mise en œuvre du principe de réversibilité soit revue « au moins tous les cinq ans ».

Plus d’une décennie avant la réception des premiers déchets

L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) prévoit de déposer une demande d’autorisation de « création du stockage » en 2018. Ce dernier pourra être autorisé par décret par le gouvernement après avis de l’ASN et consultation de la Commission nationale d’évaluation et des collectivités locales impliquées. Une mise en service du centre de stockage est envisagée à l’horizon 2025.

L’exploitation du centre débutera toutefois par « une phase industrielle pilote permettant de conforter le caractère réversible et la démonstration de sûreté de l’installation ». C’est au terme de cette phase pilote d’au moins 5 ans – si elle est concluante (avec une nouvelle consultation du Parlement) – que les premiers déchets radioactifs seront reçus sur le site de Cigéo. Des tests sont actuellement effectués sur la couche argileuse à 490 m de profondeur au sein du « Laboratoire souterrain » de l’Andra(2), qui a commencé  à être creusé dès 2000 à proximité du futur site de Cigéo.

L’Andra sera tenue d’élaborer un plan directeur de l’exploitation de Cigéo tous les cinq ans « en concertation avec l’ensemble des parties prenantes et le public ». Rappelons que les controverses autour du projet ont surtout été visibles à l’occasion du débat public de juin 2013 durant lequel les opposants avaient interrompu des réunions. Le 11 juillet, ces derniers déploraient que la proposition de loi ait été votée en présence de seulement une vingtaine de députés et en l’absence de la ministre Ségolène Royal.


12 juillet 2016

Public Senat

http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/stockage-des-dechets-radioactifs-bure-une-garantie-l-avenir-l-assemblee-un-danger-ecol

Stockage des déchets radioactifs à Bure : « Une garantie pour l’avenir » pour l’Assemblée, un « danger écologique » pour les Verts

RONAN DANTEC

L’Assemblée nationale a adopté hier le projet controversé de stockage de déchets nucléaires radioactif à Bure, dans la Meuse, nommé Cigéo. Alors que les sénateurs à l’origine du projet se « félicitent de cette garantie pour l’avenir », les Verts et les opposants du projet crient au scandale écologique.
Comme un arrière-goût de Notre-Dame-des-Landes. L’Assemblée nationale a adopté hier, dans les mêmes termes que le Sénat à l’initiative du texte, la proposition de loi du projet de Centre industriel de stockage géologique (Cigéo).  L’Assemblée a ainsi donné le feu vert à un stockage des déchets nucléaires les plus radioactifs à Bure, dans la Meuse. D’ici 2025, l’Agence Nationale pour la Gestion des Déchets Radioactif, l’ANDRA, pourra entreposer ces matériaux fortement radioactifs dans ses galeries souterraines de son site, à plus de 500 mètres de profondeur.

La « décision ultime » d'exploitation de Cigéo « reviendra au pouvoir exécutif, qui prendra - ou pas - le décret d'autorisation de création, après une enquête publique, le tout sous le contrôle de l'Autorité de sûreté nucléaire », vers 2025, a assuré dans l’hémicycle le rapporteur. En cas d'autorisation, une phase industrielle pilote sera menée pendant au moins cinq ans. Si elle est concluante, les premiers déchets ne seront reçus qu'après 2030, a plaidé celui qui est aussi président du conseil d'administration de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Les opposants pointent un « conflit d'intérêts ».

Pour le sénateur Christian Namy (indépendants-Union centriste), à l’origine du texte, il s’agit « d’une garantie aux générations futures ». « Avec cette proposition de loi, nous apportons des garanties aux générations futures et ensuite nous donnons des instructions précises à l’ANDRA pour nous présenter les cahiers des charges », explique le sénateur à Public Sénat. Face aux inquiétudes, ce défenseur du projet assure que la réversibilité est assurée. « La réversibilité permettra de ressortir les colis s’il le fallait pour les utiliser d’autres façons et les rendre moins nocifs dans 100 ans. Ça concerne 4 générations futures, les choses peuvent évoluer. »

Pourtant, c’est bien au sujet de la réversibilité que le bât blesse côté militants et Verts. « Le problème fondamental de la logique de Bure, c’est qu’au bout de 100 ans, voire moins, on ne pourra pas récupérer les déchets. C’est un cadeau empoissonné au sens le plus strict du terme aux générations futures […] Ce sont déchets qui ont une durée de vie de centaines de milliers d’années, voir de millions d’années, donc il faut que ce soit réversible sur une longue période. Ici, c’est réversible sur quelques dizaines d’années et on met en avant cette réversibilité, alors que fondamentalement le choix du stockage en couche profonde c’est justement l’irréversibilité en espérant que tout le monde oublie jusqu’à l’existence même de ces déchets », dénonce au micro de Public Sénat le Sénateur écologiste Ronan Dantec. Il dénonce également « un projet économique pas viable ». « La logique de ce choix est que les déchets ne bougent plus. Nous nous préférons quelque chose de réversible à longue durée et quelque chose de moins cher. Entre 25 et 35 milliards (prix du projet NLDR), c’est une somme colossale, c’est plusieurs milliers d’euros par Français. Ça va encore obérer les finances d’EDF et du secteur électronucléaire français qui est déjà en grande difficulté. Donc c’est un choix qui n’est pas responsable pour les générations futures, qui n’est pas bon en terme environnemental, et qui en plus, est économiquement pas viable ».

Pour Ronan Dantec la solution résiderait dans le stockage subsurface. « Les autres pays qui sont allés dans le nucléaire, et qui pour la plupart d’entre eux en reviennent, assument leur responsabilité en faisant du stockage en subsurface, en disant quand les techniques permettront de traiter les déchets on pourra les récupérer rapidement. Ici, au contraire, on met les déchets sous la moquette, on fait un trou, on bouche le trou et on dit plus personne n’en parlera », détaille Ronan Dantec.

Dans l’hémicycle, la colère des Verts s’est également exprimée. Cécile Duflot a alerté sur le devenir de « 80.000 m3 de déchets radioactifs pendant des milliers à des millions d'années », « deux trains par semaine depuis la Hague pendant un siècle ». Michèle Bonneton (EELV) s'est alarmée d'un « Tchernobyl souterrain ». Tous les amendements des deux sensibilités écologistes, comme ceux du Front de Gauche, notamment pour préciser davantage une « réversibilité » jugée bien « trop floue », ont été rejetés, leurs auteurs dénonçant une « mascarade de débat ».

Et côté militants, on ne décolère pas non plus. Après avoir été expulsés le 7 juillet dernier d’un bois en lisière de Bure, le mouvement de lutte contre le Cigéo – les « collectifs, associations, habitant.e.s en résistance, paysan.e.s » - appelle à l’occupation du bois de Mande le 16 et 17 juillet prochain. Pour eux, l’adoption du texte par l’Assemblée nationale n’est pas une surprise. «  C’est une absurdité de plus dans tout le processus […] Cela montre le poids du lobbying nucléaire », commente le mouvement auprès de Public Sénat. Sortir du Nucléaire, les Amis de la Terre et la Coordination BureStop avaient appelé les députés à rejeter le texte. Tandis que France Nature Environnement a donné un « carton rouge » au gouvernement, qui « profite de l'effet Euro2016 pour passer en douce l'enfouissement de déchets nucléaires ».

Une opposition que semble démentir le sénateur LR Gérard longuet, à l’origine du texte, au micro de Public Sénat. « L’opinion locale est favorable au projet non pas avec enthousiasme mais l’énergie nucléaire à permis à la France d’avoir de formidables réussites industrielles », commente-t-il. Tout en évoquant un certain enthousiasme de la part des Meusiens de «  participer au développement d’une filière nationale », le sénateur insiste :  « C’est une affaire que je suis depuis 25 ans et l’opinion accepte de jouer ce rôle qui est le stockage en couche profonde ».

Et s’il y a bien quelque chose qui réunit les politiques de tous bords : l’absence de la ministre de l’écologie Ségolène Royal sur le sujet aussi bien au Sénat qu’à l’Assemblée nationale. Le sénateur Christian Namy pointe du doigt que non seulement la Ministre « n’a jamais réuni le comite de haut niveau auprès duquel les opérateurs comme EDF ou AREVA doivent se justifier », et en plus « elle est  absente » dans l’hémicycle. « La Ministre ne joue pas son rôle », déplore-t-il.

Et un détail ne manque pas de faire grincer des dents : au moment du vote du texte, hier, à l’Assemblée, Ségolène Royal s’adonnait  à une séance photo… avec les joueurs de l’équipe de France.


12 juillet 2016

Les Echos.fr

http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0211117367988-le-projet-de-stockage-des-dechets-radioactifs-a-bure-devant-les-deputes-2013947.php

Le projet de stockage des déchets radioactifs à Bure devant les députés

ANNE FEITZ

Les députés ont adopté une proposition de loi sur la réversibilité du projet Cigéo.
L'autorisation du projet, elle-même, n'interviendra pas avant 2021.

Nouvelle étape pour le projet d'enfouissement des déchets radioactifs Cigéo (Centre industriel de stockage géologique) à Bure, aux confins de la Meuse et de la Marne. Les députés ont adopté lundi soir une...


13 juillet 2016

JHM

http://www.jhm.fr/departement/actualites/30966-Un-fosse-()-entre-le-peuple-et-ses-representants  

BURE

«Un fossé (...) entre le peuple et ses représentants» <http://www.jhm.fr/departement/actualites/30966-Un-fosse-()-entre-le-peuple-et-ses-representants>

Le Cedra, collectif opposé à l'enfouissement des déchets radioactifs réagit à la proposition de loi votée lundi par l'Assemblée nationale. Cigéo franchit une étape «mais le bon sens va finir par éclater.»

Le Cedra ne peut que dénoncer la nouvelle étape franchie par le projet d'enfouissement des déchets nucléaire à Bure. Pour autant, le collectif n'est pas abattu. Au contraire. « Plus on parle de ce projet, mieux c'est », indique Michel Marie, le porte-parole du Cedra. Contrairement à ce que les écologistes dénonçaient lundi dans I'hémicycle, cette proposition de loi ne grave pas dans le marbre Cigéo, selon Michel Marie. « Les yeux s'ouvrent. Le bon sens va finir par éclater », espère le permanent du Cedra, présent le week-end dernier à Notre-Dame-des-Landes. Pour lui, le débat de lundi enracine « le fossé qui se creuse entre le peuple et ses représentants », dénonçant I'hémicycle désert au sein duquel la discussion a eu lieu. « Il y avait onze députés présents pour évoquer un projet qui engage pour un million d'années, durée de la nocivité de la poubelle nucléaire », relève le Cedra, rappelant que 50 000 citoyens de la région de Bure demandent par la voie d'une pétition à être entendus sur le projet. « La base de tout. c'est qu'il y a un problème démocratique », prolonge Michel Marie.

Une manif de réoccupation de la forêt ce week-end

Il a bien relevé que la création du centre de stockage se fera par un décret gouvernemental et qu'un nouveau débat parlementaire aura lieu à I'issue d'une phase pilote. « Tout ceci n'est volontairement pas très clair », commente Michel Marie, selon qui cette phase pilote et même la question de la réversibilité sont là pour amadouer les esprits et faire « passer l'inacceptable ». Pour le Cedra, il faudrait déjà fermer le robinet, comprenez sortir du nucléaire et se donner les moyens de trouver une autre solution que celle de l'enfouissement pour les déchets.

Loin d'être touché par cette proposition de loi, le Cedra affirme que la mobilisation va s'en trouver grandie. Le collectif participe ce week-end, sans en être à l'initiative, à un nouveau temps fort anti-Cigéo : une manif de réoccupation de la forêt après l'évacuation la semaine dernière du bois Lejuc. à Mandres-en- Barrois.


13 juillet 2016

Mediapart.fr

https://www.mediapart.fr/journal/france/130716/nucleaire-cigeo-vote-la-controverse-sur-les-dechets-radioactifs-continue

Nucléaire : Cigéo voté, la controverse sur les déchets radioactifs continue

Jade Lindgaard

Entre les porteurs du projet d’enfouissement, forts de vingt ans de processus parlementaire et de débats publics, et ceux qui le combattent au nom de ses dangers potentiels, le désaccord est total. La surdité institutionnelle à cette critique agrandit au fil des ans l’écart entre pro et anti. Une manifestation d'occupation du futur site des travaux se tient samedi 16 juillet.

Quatre heures de débat à l’Assemblée nationale pour traiter un problème qui persistera encore durant plus d’un million d’années : ce sont peut-être les secondes de discussion parlementaire les plus durables de l’Histoire. Le vote de la loi sur le stockage des déchets radioactifs, lundi 11 juillet, est le reflet d’un débat public expédié et marqué par le conflit d’intérêts du rapporteur du texte, le député socialiste Christophe Bouillon, qui est aussi le président de l’Andra, l’agence chargée de gérer les déchets issus du système nucléaire.
Gouvernement, élus de droite et de la majorité présidentielle, collectivités territoriales concernées : toutes les instances représentatives ont œuvré pour le vote de ce texte qui ouvre la voie à la construction, à partir de 2020, du Centre industriel de stockage géologique (Cigéo). Aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne, il est destiné à enfermer, 500 mètres sous terre, les déchets atomiques les plus dangereux : hautement radioactifs à durée de vie longue. L’histoire retiendra que l’exécutif était représenté par le secrétaire d’État à la francophonie, André Vallini, mal à l’aise lors de ses interventions, et la plupart du temps silencieux. Pour aller au plus vite, le rapporteur et le gouvernement ont rejeté tous les amendements proposés par les députés, afin que la proposition de loi d’origine sénatoriale – déposée par les Républicains Gérard Longuet et Christian Namy, élus de la Meuse – soit votée conforme. À vingt heures, c’était plié. Sur place, des opposants s’apprêtent à réoccuper un bois en cours de défrichement par l’Andra, l’établissement public chargé de construire Cigéo. Entre les porteurs du projet d’enfouissement, forts de vingt ans de processus parlementaire et de débats publics, et ceux qui le combattent au nom de ses dangers potentiels, le désaccord est total. La surdité institutionnelle à cette critique agrandit au fil des ans l’écart entre pro et anti, et avive la controverse.

Le vote du 11 juillet n’est qu’une nouvelle étape dans un long processus d’élaboration législative. En 1991, la loi Bataille lance un programme de recherche sur les déchets hautement radioactifs. En 2006, la loi retient le stockage en couche géologique profonde comme solution pérenne pour les déchets ultimes – alors quele débat public de 2005 demandait l’étude d’autres options de gestion des déchets. Mais l’assortit d’une condition de réversibilité, et donne rendez-vous en 2015 pour la définir par la loi. En 2013, le débat public est boycotté par les associations qui en contestent l'objet et réclament un référendum. Il débouche sur l’idée d’une période d’expérimentation de Cigéo durant plusieurs années avant le début de son exploitation, une « phase pilote ». Depuis le début, le projet d’enfouissement avance ainsi à reculons : chaque étape de décision se franchit sur la promesse de ne pas être définitive. Mais au fil des ans, Cigéo avance et aucune solution de rechange n’est prise au sérieux par les autorités (pas d’investissements, pas de recherche).

Entre 2014 et 2015, le gouvernement tente treize fois de faire voter des articles de loi pour définir la réversibilité de Cigéo, en glissant chaque fois des amendements, de façon plus ou moins subreptice, dans la loi de transition énergétique et dans la loi Macron. Chaque fois, il est mis en échec par l’opposition des écologistes et de la ministre de l’écologie Ségolène Royal.

L’exécutif vient donc, enfin, d’obtenir gain de cause avec le vote du 11 juillet. La vingtaine de députés présents dans l’hémicycle a voté une définition de la réversibilité, le principe d’une phase industrielle pilote et un nouveau calendrier. Pour Christophe Bouillon, le rapporteur : « C’est un choix éthique et responsable. Les générations futures resteront libres de choisir le stockage en couche géologique profonde ou une autre option. » Concrètement, l’agence qu’il préside, l’Andra, doit déposer une demande d’autorisation de création de Cigéo en 2018. Les travaux de construction devraient commencer en 2020, et la phase d’expérimentation, en 2025. « Si cette étape est concluante, après 2030 le premier colis radioactif y sera déposé, après l’acceptation de l’Autorité de sûreté nucléaire. » À l’issue de la période d’essai, le parlement sera consulté une nouvelle fois, et la possibilité de revenir en arrière sur le projet sera examinée tous les cinq ans. Pour Christophe Bouillon, il y aurait deux écueils : « Un projet figé sur plus de cent ans. Ne rien faire et ne pas assurer nos responsabilités. » Mais grâce au vote de la loi, il suffira au prochain exécutif d’un décret pour autoriser la construction de Cigéo. Les parlementaires ne seront de nouveau consultés qu’à l’issue de la phase pilote.

Pour la députée écologiste Cécile Duflot, qui a déposé une motion de rejet, « ni les risques ni les coûts de Cigéo ne sont portés  à notre connaissance. Il faut refuser de se prononcer à l’aveuglette. On ne gère pas l’avenir des déchets nucléaires à colin-maillard ». À ce jour, l’État a déjà dépensé 1 milliard d’euros dans le laboratoire de l’Andra, l’un des plus gros budgets de la recherche publique. Pour le ministère de l’écologie, Cigéo coûtera 25 milliards d’euros, sur une période de 140 ans. Mais l’Andra avait évalué à 32,8 milliards d’euros le coût global de Cigéo – la fourchette haute d’estimations internes montait à 75 milliards d’euros. EDF, Areva et le CEA avaient proposé conjointement un coût de 20 milliards d’euros. De son côté l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait estimé que« certaines hypothèses retenues par l’Andra et ayant un fort impact sur le chiffrage global semblaient optimistes ». La phase pilote de Cigéo pourrait coûter à elle seule 5,7 milliards d’euros. Mais contrairement au projet de loi, les propositions de loi ne s’accompagnent pas obligatoirement d’études d’impact. Le flou reste donc total à ce stade sur le niveau de financement qui sera nécessaire.

L’absence de Ségolène Royal a été d’autant plus remarquée à l’Assemblée lundi dernier que son compte Twitter a envoyé des selfies de la ministre avec des joueurs de l’équipe de France de foot pendant la discussion parlementaire. Des photos prises avant, à l’heure du déjeuner, se défend le ministère, qui rappelle que la ministre a toujours été opposée à l’enfouissement des déchets radioactifs et avait obtenu que ces dispositions ne soient pas inscrites dans la loi de transition énergétique.

https://www.mediapart.fr/journal/france/130716/nucleaire-cigeo-vote-la-controverse-sur-les-dechets-radioactifs-continue?page_article=2

« Une fois, ça va, 10 fois, c’est cher, 100 fois, c’est inadmissible »

Les déchets de moyenne et haute activité à vie longue représentent 10 % du volume des rebuts radioactifs mais 99 % de la radioactivité totale des déchets déjà produits. Ils proviennent des centrales nucléaires et sont composés de produits de fission (césium 134 et 137, stromtium 90) et de produits d’activation (cobalt 60). Il n'existe pas à l’heure actuelle de filière d'élimination de ces déchets. Ils sont momentanément entreposés dans des installations spécialisées (à La Hague, Marcoule, Cadarache). Leur niveau de radioactivité est de plusieurs milliards à plusieurs dizaines de milliards de becquerels par gramme. Ces niveaux très élevés leur font dégager de la chaleur. Ils contiennent différents radionucléides, dont certains ont des durées de vie très longues. Par exemple, le neptunium 237 est radioactif durant 2 millions d’années, le plutonium 239 durant 24 000 ans, l’américium 241 durant 432 ans.
Ingénieur agronome et expert citoyen critique de Cigéo, Bertrand Thuillier alerte sur les dangers du projet. La roche dans laquelle les futurs colis de déchets doivent être enfouis est argileuse. « Cette roche est saturée en eau et peu cohésive, explique-t-il. Or, en présence de l’eau, des rayonnements forts produisent de l’hydrogène. Par ailleurs, pour construire les alvéoles de 500 mètres de long qui accueilleront les déchets, il faudra des centaines de milliers de tonnes d’acier, sur lequel l’hydrogène a un effet corrosif. » Cette situation crée un risque explosif important, selon lui : « Là où on pensait faire un stockage, on construit une usine à hydrogène. » Pour la députée écologiste Michèle Bonneton, c’est potentiellement « un Tchernobyl souterrain ».

Aux yeux de Bertrand Thuillier, le projet Cigéo est techniquement caduc, condamné par la réalité géologique du terrain. En janvier, un accident s’est produit dans une galerie du laboratoire géologique de Bure qu’opère l’Andra. Une personne est morte et une autre a été blessée parmi l'équipe de l'entreprise prestataire. En 2014, un incendie a éclaté dans le centre de stockage américain de déchets nucléaires militaires WIPP, souterrain lui aussi. Les galeries touchées n’ont toujours pas été rouvertes.

Pour l’Andra, les colis de déchets sont hermétiquement clos sans risque de fuite, et l’installation souterraine sera ventilée en permanence. Dans ses documents, l’agence prévoit qu’aucune émanation radioactive provenant des colis de déchets enfouis ne sera rejetée à la surface avant 100 000 ans. Dans un PowerPoint présenté en 2015 à l’Association française des tunnels et de l’espace souterrain (AFTES), l’agence se fixe pour objectif d'« apporter la démonstration de la sûreté du stockage sur une période d’un million d’années ».

Par ses  durées de vie, la radioactivité des déchets pose un problème au temps de la décision politique. D’où la prudence du législateur et son attachement au principe de réversibilité de l’enfouissement des déchets. Mais qui croit que l’on pourra revenir sur le projet de Cigéo une fois qu’il sera construit et que plusieurs milliards d’euros auront déjà été dépensés ?

C’est la raison pour laquelle plusieurs collectifs appellent ce week-end à occuper la forêt de Mandre-en-Barrois, lieu d’une partie du futur chantier du centre d’enfouissement. L’Andra, propriétaire du site, y a commencé ce qui ressemble à des opérations de défrichement. Pour les opposants, l’agence commence ses travaux avant d’en avoir l’autorisation. Des recours ont été déposés pour conduite de travaux illégaux et non-respect du code forestier (d’autres plaintes sont en cours d’examen). Mi-juin, plusieurs dizaines de militants, riverains et paysans ont occupé le bois Lejuc pour bloquer l’avancement des travaux. Ils ont été évacués de force par les gendarmes mobiles. « Alors que les nucléocrates ont légalisé le cimetière atomique à l’Assemblée nationale depuis le 11 juillet, nous, nous avons occupé joyeusement leur plateforme déboisée, symbole du début des travaux de Cigéo, écrivent-ils sur leur blog. Ce front contre l’empire nucléaire, brèche fragile, a été ouvert et tenu de diverses manières : sabotages, pique-nique, occupation, actions juridiques et ralliement de plus de quatre-vingts associations. Tout ceci a enrayé la machine de l’Andra jusqu’à la pousser à employer la force. »

Joint par Mediapart, Jean-Paul Baillet, directeur général adjoint de l’Andra, se défend : « L’Andra ne déboise pas. Il nous faudrait une autorisation pour cela. Nous ne changeons pas la destination des lieux pour l’instant. Nous nous bornons à couper des arbres dans le respect du code forestier, afin de construire une clôture car des gens occupent ce bois. Ils causent des dégradations permanentes aux piézomètres ainsi qu’aux instruments de forage technique et scientifique. »Les actes de sabotage ont coûté plusieurs centaines de milliers d’euros à l’Andra, selon son estimation. « Une fois, ça va, 10 fois, c’est cher, 100 fois, c’est inadmissible », affirme-t-il. La clôture en voie de construction sera surveillée par des vigiles : l’établissement veut à tout prix éviter l’installation d’une nouvelle ZAD dans la forêt meusienne. L’Andra a acquis environ 2 000 hectares de forêt et 600 hectares de terres agricoles pour son futur chantier et pour les zones de compensation aux destructionx des espèces animales et végétales qu’il va occasionner.

Cigéo représente « un embryon de filière. Il y a là pour la France un champ très intéressant de développement technique et industriel », a déclaré le député (LR) Julien Aubert, lors du vote de la loi Cigéo. Alors que la filière nucléaire française échoue à construire sa nouvelle génération de réacteurs nucléaires EPR, sa capacité de trouver une solution pour gérer ses déchets devient vitale à sa survie économique.


13 juillet 2016

Communiqué Coordination BURESTOP

(BURESTOP 55 + BURE ZONE LIBRE + HABITANTS VIGILANTS + MNE + MIRABEL LORRAINE ENVIRONNEMENT) + des opposant-es en lutte // Tous contre l'enfouissement des déchets nucléaires !

Cigéo/BURE : la loi de trop ! Nos descendants ne nous diront pas merci. Ils auront à trouver 30 milliards d'euros -au bas mot- pour aboutir Cigéo (si rien n'explose avant !)

Lundi 11 juillet 2016, le gouvernement et le parlement ont adopté une loi qui donne le feu vert à un nouveau grand projet nucléaire d'ores-et-déjà voué à l'échec.

Alors que tous les signaux sont au rouge : risques industriels immenses et insolubles, contestation sur le terrain qui s'amplifie et scandaleuses conditions de préparation de cette loi, conflit d'intérêt, dossier vide et absence totale de débat... le gouvernement engage le pays dans une impasse, prévisible et dénoncée de longue date.
La poignée de parlementaires présents a autorisé une fausse "phase de test" de Cigéo, qui va engloutir la totalité des réserves actuelles provisionnées par Edf et Areva pour gérer l'ensemble de ces déchets nucléaires, sur 130 ans. Une fois les structures principales de Cigéo construites, lors de cette phase pilote, les caisses seront vides pour poursuivre le chantier.
Rien n'est solutionné, quoiqu'en dise le Parlement, car nous ne faisons que reporter sur nos descendants une dette phénoménale. Et pendant ce temps, on continue à en produire !


13 juillet 2016

Le Point.fr

http://www.lepoint.fr/politique/dechets-radioactifs-bure-le-prochain-notre-dame-des-landes-13-07-2016-2054150_20.php

Déchets radioactifs : Bure, le prochain Notre-Dame-des-Landes ?

Après 25 ans d'errements législatifs, l'Assemblée organise l'enfouissement de déchets radioactifs à Bure (Meuse). Le projet suscite toujours la controverse.

DIANE MALOSSE

Cécile Duflot est consternée ; Ségolène Royal, quant à elle, était absente de l'hémicycle... pour faire des selfies avec les Bleus ! L'enfouissement des déchets nucléaires sera-t-il le prochain Notre-Dame-des-Landes ? En tout cas, le sujet n'a pas l'air de passionner la ministre de l'Environnement. Et pourtant, l'enjeu est primordial, dans un pays qui compte 58 réacteurs nucléaires... Il n'y avait pas grand monde à l'Assemblée nationale lundi pour adopter une proposition de loi sur « les modalités de création d'une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue ». Pour faire simple, il s'agit bien d'enfouir 80 000 mètres cubes de déchets radioactifs dans les sous-sols du village de Bure (Meuse), à 500 mètres de profondeur. Un projet qui implique la construction du Cigéo (Centre industriel de stockage géologique).
Bataille : « Je suis presque aussi vieux que les déchets nucléaires »

Tout cela est une vieille histoire, en fait. En effet, le projet remonte au début des années 1990. Très exactement à 1991, lorsque la loi Bataille est adoptée. Son but : examiner la faisabilité du projet de stockage de déchets radioactifs en couche géologique profonde. Deuxième étape : 1994, lorsque quatre sites sont validés. C'est finalement celui de Bure qui sera choisi en 1998. En 2006, une nouvelle loi énonce que l'enfouissement des déchets doit être réversible, et que les conditions de la réversibilité doivent être définies dans une loi ultérieure. Cette loi ultérieure est une condition préalable à la création du centre. Sans loi, le Conseil d'État ne peut pas délivrer d'autorisation de création du centre. Et la loi traîne depuis... 2006.
Après plusieurs relances législatives infructueuses, le Sénat a déposé une proposition de loi le 30 mars 2016, à l'initiative des sénateurs Gérard Longuet (Les Républicains) et Christian Namy (Union des démocrates et indépendants-Union centriste). La loi est votée par le Sénat le 17 mai. Et enfin, lundi, l'Assemblée l'a votée à son tour. Christian Bataille, député à l'origine de la loi de 1991, défend le temps long sur ce « sujet complexe » qu'est le nucléaire : « Le projet est dans l'unité de temps du nucléaire, c'est-à-dire sur cinquante ans. Il y a eu vingt-cinq ans de réflexion. On a consulté les interlocuteurs économiques, sociaux, les mairies, les départements et régions... Il y a même eu dans certaines mairies des référendums, qui se sont tous avérés positifs. » Il conclut en plaisantant : « Je travaille sur le projet depuis 1991, je suis presque aussi vieux que les déchets nucléaires ! »
La bombe des déchets nucléaires tombe sur Bure

Bure, village d'une petite centaine d'habitants, recevra donc 240 000 fûts radioactifs dans des galeries souterraines de 300 kilomètres de long, sur une surface de 15 kilomètres carrés. Le transfert des déchets prendra un siècle, suite à quoi le site sera obturé définitivement. La demande d'autorisation du Cigéo doit être déposée en 2018 et son activité doit démarrer en 2025. Le centre sera dans une phase-pilote : il sera testé pendant cinq à dix ans avant de pouvoir recevoir l'autorisation d'exploitation définitive. Christian Bataille souligne que le centre fera l'objet de « vérifications et contrôles constants ».

La loi organise également la réversibilité de ce stockage. Le but est de pouvoir récupérer les déchets enfouis si nécessaire. Cela permettra aussi de changer de mode de traitement des déchets nucléaires en cas d'avancée scientifique ou technologique. Le député fait de la réversibilité un argument contre les opposants au projet : « Si un danger apparaît, on va pouvoir reprendre les déchets. » Il souligne également l'expertise menée sur le sujet : « Un laboratoire fonctionne depuis une vingtaine d'années. Il expérimente à partir de sources radioactives le comportement des déchets, leur migration en zone profonde, et la résistance de l'argile. Il en a conclu qu'il était possible de stocker dans cette formation géologique. Le site n'a rien d'une poubelle radioactive, il y a des scientifiques qui y travaillent sérieusement ! »

Cependant, le projet ne suscite pas l'adhésion. Le 7 juillet, des dizaines d'opposants ont été expulsés par les forces de l'ordre. Ils occupaient la forêt de Mandres-en-Barrois, commune proche de Bure, où les travaux doivent débuter pour creuser des puits d'accès. Les associations appellent à une nouvelle manifestation le 16 juillet. Mais les mouvements de contestation ne semblent pas perturber les défenseurs du site. « Ils seront quelques centaines avec leurs banderoles, se moque Christian Bataille. Les manifestations existent, mais elles sont plus culturelles que basées sur des arguments scientifiques. Elles ne méritent pas qu'on leur accorde une importance démesurée. »


13 juillet 2016

Natura-Sciences

http://www.natura-sciences.com/energie/cigeo-stockage-reversible965.html

Cigéo passe le cap de la réversibilité

Cigéo, le projet de centre de stockage de déchets radioactifs en couche géologique profonde à Bure, possède finalement une loi sur la réversibilité, nécessaire à sa poursuite. La « proposition de loi précisant les modalités de création d’une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue » vient d’être définitivement adoptée.

Proche du futur emplacement de Cigéo, un laboratoire souterrain sert de lieu d’expérimentation depuis 2000. PHOTO//Matthieu Combe/Natura-sciences.com

Les sénateurs avaient adopté la proposition de loi déposée par les sénateurs meusiens Gérard Longuet (Les Républicains) et Christian Namy (UDI-UC)en première lecture le 17 mai dernier. Les députés l’ont adoptée à leur tour le 11 juillet, sans modification. Il n’y aura donc pas de deuxième lecture, le texte devient définitivement loi. La filière nucléaire attendait cette loi depuis longtemps, les opposants au projet la redoutaient tout autant.

Au Sénat, le scrutin était public : sur 344 votants, 333 sénateurs ont voté pour, 10 contre et 1 s’est abstenu. Seuls les 10 sénateurs du groupe écologiste ont souhaité rejeter ce texte. Mais à l’Assemblée nationale, c’est une autre affaire. Seule une vingtaine de députés était présents lors des débats lundi après-midi, note le site Reporterre. En résumé, le débat était pipé depuis le début, la loi a été votée en catimini au lendemain de la finale de l’Euro et à la veille du 14 juillet, à scrutin secret.

Lire aussi : Cigéo : un stockage « éternel » pour les déchets nucléaires?

Qu’est-ce qu’un stockage réversible selon la loi ?
Cette loi définit la notion de réversibilité et inscrit le principe de la phase industrielle pilote, décidée suite au débat public de 2013. Elle modifie ainsi la loi de programme relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs du 28 juin 2006, et en adapte le calendrier. Finalement, « la réversibilité est la capacité, pour les générations successives, soit de poursuivre la construction puis l’exploitation des tranches successives d’un stockage, soit de réévaluer les choix définis antérieurement et de faire évoluer les solutions de gestion », retient la loi.

La phase industrielle pilote qui marquera le début de l’exploitation industrielle du site devra permettre de démontrer le caractère réversible et la sûreté du stockage grâce à « un programme d’essais in situ » et des « essais de récupération de colis de déchets ». Les citoyens seront également mis à contribution. L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) devra élaborer et mettre à jour « tous les cinq ans, en concertation avec l’ensemble des parties prenantes et le public » un plan directeur de l’exploitation.

La demande d’autorisation de Cigéo devrait finalement être instruite en 2018. Si elle est acceptée, une nouvelle loi devra être votée pour entériner l’autorisation. Celle-ci fixera la durée minimale pendant laquelle la réversibilité du stockage devra être assurée. « Cette durée ne peut être inférieure à cent ans », précise la nouvelle loi.

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com


13 juillet 2016

L'Usine Nouvelle

"La nouvelle loi sur Cigéo remet le calendrier d’équerre", selon Jean-Yves Le Déaut

PASCALE BRAUN

Lundi 11 juillet, l’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi portant sur les modalités de création du site de stockage souterrain de déchets nucléaires Cigéo près de Bure (Meuse). Le député socialiste et v ice-président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST),  Jean-Yves Le Déaut, a élaboré le texte suite au rejet, en août 2015, de l’amendement Cigéo inséré dans la loi Macron. Il revient sur cette loi adopté par 20 députés en l’absence de Ségolène Royal, ministre de l’Environnement.

L'Usine Nouvelle - Le 10 août 2015, vous annonciez en avant-première à L’Usine Nouvelle votre intention de présenter un projet de loi sur les conditions de stockage souterrain des déchets radioactifs les plus dangereux. La loi votée ce lundi correspond-elle à vos attentes ?

Jean-Yves Le Déaut - Totalement. Ce vote permet d’éviter que le dossier ne s’enlise. Les opposants espéraient multiplier les recours. Ils misaient sur le fait que l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) ne puisse pas déposer sa Demande d’autorisation de création (Dac) en 2016 comme le prévoyait la loi de 2006. Par ailleurs, le délai prévu entre le débat public, qui s’est tenu en 2015, et la déclaration d’utilité publique risquait d’être un peu court. Le calendrier prévu dans la loi de 2006 aurait été remis en question. La nouvelle loi, qui fixe la date de remise de la Dac à 2018, remet ce calendrier d’équerre.

La loi vous paraît-elle comporter des avancées en termes de sécurité ?
Oui. Le principe de la réversibilité est désormais défini et acté. La période de réversibilité durera 100  ans, ce qui correspondant à la durée de rétractation de l’argile. Les générations futures ont donc 100 ans pour décider d’arrêter ou de continuer l’enfouissement. Il s’accompagne du principe de récupérabilité des colis radioactifs, sans lequel la réversibilité ne serait qu’un leurre.

Je souhaitais également plus de précaution. La phase industrielle pilote qui a été votée prévoit des points réguliers tous les cinq ans, notamment avec l’Autorité de sûreté nucléaire et l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, pour décider de la poursuite ou non de la phase expérimentale.

Comment le débat s’est-il déroulé ?
Le débat a fait l’objet de deux motions d’opposition portées par des membres de l’ex-groupe Europe Ecologie – les Verts. Cécile Duflot a déposé une demande de rejet préalable et Michèle Bonneton, une demande de renvoi en commission, qui ont l’une et l’autre été rejetées. Cécile Duflot a quitté l’Assemblée avant l’issue des débats. Les écologistes ne disposant plus de groupe parlementaire, le texte a été adopté par la totalité des groupes représentés à l’Assemblée.

Sur le même thème: Cigeo, le projet d’enfouissement géologique des déchets radioactifs qui fait débat
Les lois et décrets les plus décisifs concernant Cigéo passent souvent au plus creux de l’été. Est-ce un hasard ?
Tout le travail législatif ne s’est pas déroulé en été. Le projet de loi Le Déaut-Bataille-Dumont a été déposé à l’Assemblée le 10 novembre 2015. Les sénateurs Christian Namy et Gérard Longuet ont déposé une proposition de loi presqu’identique le 30 mars 2016. Il fallait simplement trouver une place dans le calendrier législatif.
La loi adoptée lundi est conforme aux travaux de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, de l’Andra et de l’Union européenne. Les écologistes se disent aujourd’hui favorables à l’entreposage des déchets nucléaires en sub-surface, mais lorsque cette solution a été proposée en 1991 dans un site du Gard, ce sont eux qui s’y sont opposés. Si on avait réalisé cet entreposage, on serait sans doute arrivé à la même conclusion qu’aujourd’hui : sauf progrès dans la transmutation, qui permettrait de réduire la toxicité des déchets, l’enfouissement souterrain demeure la meilleure solution.

Dans l’hypothèse la plus rapide, quand les premiers colis de déchets radioactifs seront-ils enfouis à Bure ?
En 2035. La Dac qui sera déposée en 2018 devrait déboucher sur une autorisation d’engager la phase de pilote expérimental en 2025. Les rapports des différentes autorités préalables à la rédaction d’une nouvelle loi demanderont 10 ans. Les premiers travaux législatifs ont débuté en 1991. Il aura donc fallu 45 ans pour débuter l’enfouissement des déchets nucléaires, qui sera réversible durant 100 ans. La fermeture de Cigéo aura lieu au XXII ème siècle. On ne peut pas parler d’une accélération du dossier.

Pascale Braun

 


18 juillet 2016

Observatoire du Nucléaire

Bure/Cigéo : la démocratie enfouie avec les déchets radioactifs

Les affirmations de M. Bouillon, président de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), dans sa tribune titrée « Stockage des déchets radioactifs : ne pas se tromper de débat » - Les Echos, 11 juillet 2016

http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0211111888974-stockage-des-dechets-radioactifs-ne-pas-se-tromper-de-debat-2013549.php

méritent une sérieuse mise au point.

M. Bouillon prétend pour commencer que le projet Cigéo, qui consiste à enfouir sous terre les déchets radioactifs les plus dangereux, à Bure (Meuse), a pour but de « protéger l'homme et l'environnement de la dangerosité de ces déchets ».

C’est tout à fait faux. Ce projet n’existe que pour une raison : permettre aux industriels de l’atome de prétendre que la question des déchets nucléaires est « réglée », afin de se sentir fondés à… continuer à en produire.

Si encore M Bouillon se désolait de l’existence de l’industrie nucléaire, et demandait son arrêt le plus rapide possible, on pourrait éventuellement croire à sa bonne foi mais, comme d’ailleurs tous les promoteurs de l’enfouissement des déchets radioactifs, il est un fervent pronucléaire.

C’est donc avec le plus grand cynisme que M. Bouillon ose se poser… en défenseur des générations futures, en demandant : « Pourquoi serait-ce à nos arrière-petits-enfants de trouver une solution pour des déchets qu'ils n'ont pas produits ? ».

La vraie question, que l’auteur évite soigneusement de poser, est « Comment a-t-on pu accepter, et accepte-t-on encore, une industrie produisant des déchets qui vont mettre en danger nos descendants pour des centaines de générations ? »

Car, enfouissement ou pas, le problème va rester entier. M Bouillon tente d’ailleurs d’abuser l’opinion en écrivant à propos de ces déchets que « ce serait un pari fou que d'imaginer qu'ils seront toujours en sécurité dans des entrepôts de surface », comme si l’enfouissement réglait miraculeusement le problème.

En effet, une fois enfouis, ces déchets vont continuellement dégager des quantités immenses de chaleur mais aussi de gaz extrêmement dangereux et explosifs comme l’hydrogène, ces processus étant susceptibles de causer un désastre dont les conséquences seraient dramatiques y compris à la surface.

Pour tenter de parer ce phénomène, des infrastructures d’extraction de ces gaz sont supposées fonctionner… pendant des siècles. Il est évident que ce système sera mis en cause par « les aléas de la civilisation (guerres...) comme les éléments naturels » cités précisément par M. Bouillon pour tenter sans rire de justifier l’enfouissement.

Les prétentions des apprentis sorciers de l’atome sombrent même dans le ridicule et le tragique puisqu’un éboulement mortel s’est récemment produit 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/eboulement-mortel-sur-le-site-de-stockage-de-dechets-nucleaires-de-bure-26-01-2016-5486845.php

dans le laboratoire censé prouver la fiabilité de leur projet : comment croire que ces pieds-nickelés peuvent construire une installation fiable pour des centaines de milliers d’années ?

Le discrédit du projet Cigéo est enfin absolu lorsque l’on sait que, pour mieux verrouiller le processus, M. Bouillon est à la fois le président du conseil d’administration de l’Andra et le député désigné comme rapporteur de la récente proposition de loi sur l’enfouissement de ces déchets.

Jusqu’alors, les entreprises se contentaient de rédiger en coulisse les amendements, voire les projets de loi in extenso, à charge pour les parlementaires acquis à leur cause (Souvent en échange de promesses d’embauches pour eux-mêmes ou leurs proches : l’affaire Barroso / Goldman Sachs n’est que l’illustration emblématique de ces pratiques nauséabondes) de les faire adopter. Désormais, le mélange du genre est total.

Pour finir, il nous faut une bonne fois pour toute récuser le terme de « solution » pour les déchets radioactifs : il n’existe que des options, toutes mauvaises d’ailleurs. Peut-être sera-t-il possible d’en trouver une (un peu) moins mauvaise que les autres, mais seuls des gens ayant décidé ou soutenu l’arrêt du nucléaire pourront être crédibles pour faire ce choix : à défaut, il s’agira toujours de subterfuges pour promouvoir la continuation de l’industrie atomique.

Nous ne pouvons qu’inviter les citoyens, en particulier ceux de l’Est de la France, à se mobiliser en nombre pour soutenir les militants jeunes et moins jeunes, zadistes ou « à l’ancienne », qui tentent courageusement, malgré les coups de matraques et les gaz lacrymogènes, d’empêcher l’enfouissement simultané de la démocratie et des déchets nucléaires.

Stéphane Lhomme


18 juillet 2016

Parti de Gauche

Non à Cigeo ! Non aux milices privées !

Laurence Pache, Secrétaire Nationale, et Daniel Monnier

Dimanche 17 juillet, les occupants anti Cigéo du Bois Lejuc à Bure ont été évacués de manière violente. Cette occupation est un acte de désobéissance civique légitime contre un projet contraire à l’intérêt général, et ce alors que des plaintes ont été déposées pour non respect du Code Forestier par l’ANDRA.

Au lieu de faire stopper les travaux, le gouvernement envoie les forces de l’ordre déloger des militants pacifiques. Pire, il laisse faire une milice privée composée de vigiles armés de boucliers, gilets pare balle, matraques et lacrymogènes. Les militants sur place témoignent de la violence de ces vigiles privés et de la complaisance des forces de l’ordre à les laisser agir.

Le Parti de Gauche exige que toute la lumière soit faite sur ces pratiques illégales et que les travaux soient immédiatement stoppés en attendant que la justice se prononce sur les recours déposés. Le Parti de Gauche réaffirme son opposition totale à ce projet.


20 juillet 2016

Coordination BURESTOP

COMMUNIQUE 20 juillet 2016

Coordination BURESTOP (BURESTOP 55 + BURE ZONE LIBRE + HABITANTS VIGILANTS + MNE + MIRABEL LORRAINE ENVIRONNEMENT) + des opposant-e-s en lutte // Tous contre l'enfouissement des déchets nucléaires !

Cigéo / BURE : 3 km de long encerclant 140 ha de forêt, le mur de l'échec absolu

L'Andra s'emmure, l'Etat cautionne des travaux illégaux, le Tribunal refuse de juger sur le fond.

La Coordination Burestop et les opposant-e-s en lutte dénoncent la surdité et l'aveuglement dont font preuve les promoteurs de l'enfouissement des déchets nucléaires. Ils appellent en urgence à la raison : le projet de méga-poubelle nucléaire doit être abandonné, avant qu'il ne soit trop tard.

Le mur de l'impasse

L'Andra revendique aujourd'hui l'entière propriété du bois Lejuc, pourtant objet d'un recours juridique. Elle y a débuté, sans autorisation, le projet Cigéo. Une forte mobilisation <http://www.estrepublicain.fr/actualite/2016/07/19/bure-ce-nouveau-notre-dame-des-landes> a réuni près de 400 personnes ce week-end à Bure pour réinvestir celui-ci. En urgence, elle emmure 140 ha de forêt.

Ce mur est le symbole de l'impuissance de l'ANDRA à convaincre et, au-delà, d'un enjeu énorme. A Bure se joue l'avenir -illusoire- d'une filière nucléaire en faillite.

Cigéo, un projet assis sur illusions, truquages et déficit démocratique majeur

Faux "labo" de recherche géologique, fausse "phase pilote" <http://burestop.free.fr/spip/IMG/pdf/fiche_phase_pilote-2.pdf> , négation des risques majeurs connus et reconnus de l'enfouissement <http://burestop.free.fr/spip/IMG/pdf/se_nat_cige_obt_final.pdf> , dissimulation de la ressource géothermique locale, incapacité à prouver la fiabilité du stockage nucléaire souterrain, effondrement d'une galerie <http://pandor.at/p/fichiers/Article_eboulement_Bure_25022016.pdf> sans explication, impossibilité à avancer un chiffrage <http://www.sortirdunucleaire.org/Bure-arrete-ministeriel-cout-Cigeo> fiable, débats publics bidon <http://mirabel-lne.asso.fr/content/bure_recours_CNDP> , loi truquée <http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article720> , achat des consciences, pression foncière, nucléarisation imposée d'un territoire, non-consultation, campagnes de désinformation, acquisition contestée de la forêt de Mandres, répression <https://www.youtube.com/watch?v=g2tLPPhOucY> ... autant de taches indélébiles qui exigent un abandon en urgence du projet. Et autant d'éléments qui attisent une colère légitime.

Retour à la case départ, l'échec de l'Etat

L'opposition est inchangée, 30 ans après les premières tentatives pour enfouir en France. Les pouvoirs publics sont totalement sourds et aveugles : études scientifiques indépendantes ; milliers de pétitions et de manifestations, recours juridiques tentant en vain de faire reconnaître les illégalités avérées. Laisser croire que la récente loi donne toute latitude à l'Andra, et valide le lancement de Cigéo, est d'une imprudence folle.

Impossible de murer l'opposition et de contester sa totale légitimité

La mobilisation s'amplifie aujourd'hui et rallie de nombreuses personnes de tous les horizons sur le terrain. Elle est d'une légitimité incontestable, appuyée sur réflexion globale sur le monde, compréhension des rouages des systèmes à bout de souffle, préparation active de l'avenir.

L'Etat doit prendre ses responsabilités, avant qu'il ne soit trop tard. Envoyer tout récemment gardes mobiles, vigiles, pelleteuses et engins de destruction dans la forêt, pour faire taire les porteurs de messages d'alerte est la pire des réponses : stop !

REVUE DE PRESSE > ICI <http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article728>

 L'ANDRA communique sur ses murs > ICI <http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article736>


23 juillet 2016

Virage Auto

http://virageauto.com/2016/07/23/s-gol-ne-royal-rate-une-conf-rence-sur-le-nucl-aire-pour/

Ségolène Royal rate une conférence sur le nucléaire pour voir les Bleus

Dominique Dufresne

La loi en question devait autoriser l'installation d' un cimetière radioactif à Bure, dans la Meuse. "Chère Ségolène Royal, pourquoi le sec [rétaire] d'Etat à la Francophonie vous remplace-t-il au débat enfouissement déchets nucléaires?" Elle était absente de l'Hémicycle lorsque les députés ont donné leur feu vert pour ce projet, dont elle avait elle-même fixé le coût à 25 milliards d'euros.

En effet, dans un sens des priorités qui fait tiquer (notamment Cécile Duflot <http://www.lexpress.fr/actualite/politique/eelv/presidentielle-2017-apres-l-abandon-d-hulot-duflot-met-la-pression-sur-eelv_1810504.html>  chez les Écologistes), Ségolène Royal est partie féliciter les Bleus et ne s'est pas privée pour multiplier les photos. C'est ennuyant, d'autant plus que Ségolène Royal est quand même, en tant que Ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer, la plus concernée par ce dossier. Avec en légende: "Merci à cette belle et grande équipe pour avoir fait vibrer tout un pays". Sur le réseau social Twitter, on a ainsi pu la voir poser avec Antoine Griezmann <http://www.lexpress.fr/actualite/sport/football/euro-2016-griezmann-elu-meilleur-joueur-de-la-competition_1811181.html> , Paul Pogba, Blaise Matuidi ou encore Samuel Umtiti. Une pique adressé directement à Ségolène Royal, qui s'était fendue d'un tweet en guise de mise au point: "Injuste polémique de Cécile Duflot, alors que tout le monde sait qu'avec la loi et les actions de la transition énergétique la France est à la pointe", avait-elle écrit. Mais cette justification n'a pas convaincu Cécile Duflot.


 

27 juillet 2016

Environnement magazine

http://www.environnement-magazine.fr/article/47918-reversibilite-du-stockage-de-dechets-radioactifs-en-couche-geologique-profonde/

Réversibilité du stockage de déchets radioactifs : la loi est publiée
 
Suite à la publication de la loi sur la réversibilité du stockage des déchets nucléaires à grande profondeur, plusieurs alinéas ont été insérés à l’article L. 542-10-1 du code de l’Environnement. Ils précisent le caractère réversible de ces installations et insistent sur la phase test, ou phase industrielle pilote.  
 
Albane Canto
 
La loi n° 2016-1015 du 25 juillet 2016 <https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032932790&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=id>  précisant les modalités de création d’une installation de stockage réversible en couche géologique profonde des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue a été publiée le 26 juillet au journal officiel.
 
La réversibilité du stockage
 
Elle est définie comme la capacité pour les générations successives, soit de poursuivre la construction puis l’exploitation des tranches successives d’un stockage, soit de réévaluer les choix définis antérieurement et de faire évoluer les solutions de gestion.
 
Les nouvelles dispositions précisent que la réversibilité est mise en œuvre par la progressivité de la construction, l’adaptabilité de la conception et la flexibilité d’exploitation d’un stockage en couche géologique profonde de déchets radioactifs permettant d’intégrer le progrès technologique ou de s’adapter aux évolutions possibles de l’inventaire des déchets consécutives notamment à une évolution de la politique énergétique. Elle inclut la possibilité de récupérer des colis de déchets déjà stockés selon des modalités et pendant une durée cohérente avec la stratégie d’exploitation et de fermeture du stockage.
 
Un nouvel alinéa ajoute que le caractère réversible d’un stockage en couche géologique profonde doit être assuré dans le respect de la protection des intérêts mentionnés à l’article L. 593-1, et que des revues de la mise en œuvre du principe de réversibilité dans un stockage en couche géologique profonde sont organisées au moins tous les cinq ans, en cohérence avec les réexamens périodiques prévus à l’article L. 593-18.
 
L’article est modifié pour garantir la participation des citoyens. Ainsi, tout au long de la vie d’une installation de stockage en couche géologique profonde, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs élabore et met à jour, tous les cinq ans, en concertation avec l’ensemble des parties prenante et le public, un plan directeur de l’exploitation de celle-ci.
 
La phase industrielle pilote
 
La loi insère à l’article modifié plusieurs dispositions concernant la phase industrielle pilote, qui marque le début de l’exploitation. Cette période doit permettre de conforter le caractère réversible et la démonstration de sûreté de l’installation, notamment par un programme d’essai in situ. Le nouvel alinéa précise que tous les colis de déchets doivent rester aisément récupérables durant cette phase et que cette phase comprend des essais de récupération de ces colis.
 
Les résultats de la phase industrielle pilote font l’objet d’un rapport de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, d’un avis de la commission mentionnée à l’article L. 542-3, d’un avis de l’Autorité de sûreté nucléaire et du recueil de l’avis des collectivités territoriales situées en tout ou partie dans une zone de consultation définie par décret.
  
L’autorisation de création
 
La loi prévoit qu’après le 6e alinéa soient insérées les conditions encadrant l’examen de la demande d’autorisation de création. Ainsi la sûreté du centre doit être appréciée au regard des différentes étapes de sa gestion, y compris sa fermeture définitive. Seule une loi peut autoriser celle-ci.

L'autorisation fixe la durée minimale pendant laquelle, à titre de précaution, la réversibilité du stockage doit être assurée. Cette durée ne peut être inférieure à cent ans. L'autorisation de création du centre est délivrée par décret en Conseil d'Etat, pris selon les modalités définies à l'article L. 593-8, sous réserve que le projet respecte les conditions fixées par l’article modifié.
 
Rapport et avis à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques
 
Un alinéa vient préciser que le rapport de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, l’avis de la Commission nationale et celui de l’Autorité de sûreté nucléaire sont transmis à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, qui l’évalue et rend compte de ses travaux aux commissions compétentes de l’Assemblées nationale et du Sénat.
 
Eléonore Gauducheau


 

 

 

 

 

 

 

Bruno SIDO - Comploteur

 

 

 

Portrait SIDO fumant la pipe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Wikipedia dévoile l’homme public qui a enchaîné les postes de pouvoir et qui est aujourd'hui un des plus grands "cumulards" pro-nucléaire et pro enfouissement des déchets nucléaires.

Au départ, il est ingénieur agronome et agriculteur sur les terres de son grand-père. Très vite il devient conseiller municipal pour finir sénateur...

  • Conseiller municipal.
  • Conseiller général.
  • Président de la FDSEA Haute-Marne.
  • Maire.
  • Vice-président du Conseil régional de Champagne-Ardenne.
  • Président du Conseil général de la Haute-Marne.
  • Président du Mémorial Charles-de-Gaulle
  • Président de la commission agriculture et monde rural de l’Assemblée des Départements de France
  • Président du Groupe des 41 présidents de conseils généraux de la Droite, du Centre et des Indépendants (DCI).
  • Secrétaire général de l’Assemblée des départements de France.
  • Sénateur de la Haute-Marne.
  • Secrétaire général de l’Association des Départements de France.
  • Président de l’OPECST.
  • Vice-président du HCTISN.
  • Président du GIP Haute-Marne(Groupement d'intérêt public).
  • Président de l’association des Communes Forestières de la Haute-Marne.
  • Président du conseil d’administration du SDIS de la Haute-Marne.

Mais c'est un article signé Yvan Stefanovitch, publié dans France-Soir, le 11 avril 2011, qui nous a décidé à révéler l’existence de ce dangereux virus, qui s’attaque directement aux organismes de défense de la démocratie déjà bien malmenée aujourd’hui :

le virus du SIDO !

Bruno SIDO a été tout de suite interrogé par France3 Champagne-Ardenne. Voir ces deux sujets du journal télévisé.

Alors qu’il annonce son intention de ne pas porter plainte, Bruno SIDO aurait fait régulariser un certain nombre de documents administratifs, et aurait demandé une prise en charge de sa protection juridique par le conseil général !

Tout le monde ne connaît pas le “Roi” de la Haute-Marne, Bruno SIDO !

Qui est donc ce comploteur ?

Selon les dires du journaliste d’investigation de France-Soir, il semblerait :

  • que la modeste personne de Bruno SIDO s’accorde le droit de fumer dans un lieu public... on s’en moque !
  • qu’il vive comme un Roi... on s’en moque !
  • qu’il abuse de l’argent public... on s’en moque !
  • qu’il s’offre un joli train de vie et de beaux privilèges avec l’argent du contribuable... on s’en moque !
  • que ce soit le paysan qui a reçu la plus grosse subvention de la PAC... on s’en moque !
  • qu’il soit un des plus gros "cumulards" politiques... on s’en moque !
  • qu’il offre à ses amis ou à ses vice-présidents des repas gastronomiques, aux frais des Haut-Marnais... on s’en moque !
  • qu’il utilise sa Citroën C6 de fonction à d’autres fonctions... on s’en moque !
  • qu’il ait fait rénover son logement de fonction sans les délibérations nécessaires, on s’en moque !
  • qu’il utilise deux femmes de services et deux jardiniers du Conseil général pour ses besoins privatifs... on s’en moque !

mais qu’il contribue à la réalisation de rapports parlementaires au caractère insidieux, fourbe, pervers, voire mensonger, destinés à informer députés et sénateurs, pour voter des lois sur la gestion des déchets nucléaires, là, on s'intéresse, nous qui refusons l’idée d’enfouir des déchets nucléaires à 200 m (pour les FA-VL) ou 500 m (pour les HA et MA-VL) sous nos pieds !

Nous ne sommes pas nombreux à avoir lu les 347 pages du rapport N° 3108 N° 248 de l’OPECST, concernant l’évaluation du PNGMDR, Plan National de Gestion des Matières et des Déchets Radioactifs 2010-2012, réalisé par MM. Christian BATAILLE et Claude BIRRAUX, députés, et déposé sur le Bureau du Sénat par Bruno SIDO, premier vice-président.

C'est la première pièce de ce dossier !

Nous vous invitons à prendre connaissance de ces quelques remarques qui montrent simplement la façon de communiquer de l'OPECST, et donc de Bruno SIDO, notamment avec ces quatre passages ”savoureux” :

1 - Page 34
Un délit de désinformation (thème abordé à l’occasion d’une conférence donnée par la CRIIRAD à Paris, le 14 mai 2011) : l'OPECST écrit  à propos de la définition des déchets FA-VL :
« … et des déchets dits radifères (contenant du radium), provenant, pour leur plus grande partie, de l’extraction des terres rares, indispensables aux industries de pointe, par exemple l’électronique ou encore les énergies alternatives, comme le solaire et l’éolien. »
Honte à vous Monsieur SIDO ! Pourquoi citer d’une façon tordue, ou vicieuse, mais malhonnête, les énergies alternatives dont le solaire et l’éolien, comme génératrices de déchets nucléaires radifères ! De qui se moque t-on ? Par ailleurs, n’y aurait-il aucun composant électronique dans les installations nucléaires ? Non seulement c’est de la désinformation, mais c’est puéril ! Comment des « professionnels » comme vous peuvent-ils s’abaisser à dénigrer le solaire et l’éolien d’une façon si grotesque ?

2 - Page 11
Les rapporteurs récitent les «  textes officiels » et répètent à souhait que le parc des centrales nucléaires est objectivement l’un de ses atouts stratégiques, notamment en termes d’indépendance énergétique, de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, de coût réduit de l’électricité.  
-
Quelle indépendance, puisque tout le minerai d’uranium est importé ?
- Quelles sont les émissions réelles de gaz à effet de serre dans l’ensemble du cycle du nucléaire ?
Dans la construction et le démantèlement des usines d’enrichissement et de retraitement, ainsi que des centrales ?
Dans l’extraction, la fabrication et le transport du combustible ?
Dans la génération et le refroidissement de la vapeur ?
Dans la gestion, le transport, le conditionnement et le stockage des déchets nucléaires, certains pour l’éternité ?
- Quel est le coût réel du kWh nucléaire en tenant compte de toutes ces composantes ?

3 - Page 163 
Comme expliqué à la page 35, le maire d'Auxon, démissionnaire, a essayé de se justifier en distribuant lui même à ses administrés ce que vous appelez un livret, et que nous avions qualifié à l'époque d'immonde torche-cul ! Un vomis que nous n'avons jamais commenté, ni exploité, parce que son contenu est pitoyable, et vous osez le faire figurer dans un rapport de l'OPECST, à l'usage des députés et sénateurs ! 
L'ex-maire d'Auxon y raconte ses rêves :
- création de 325 emplois (exemple de Soulaines, chiffre mensonger) !
- l'équipement de sa commune !
- le développement du tourisme !
Il minimise l'impact de la radioactivité, les risques de contamination par les différents rejets.
Il étale les insultes, les menaces, les intimidations dont il a été victime.
Il s'en prend aux agriculteurs et à leurs pesticides, aux antinucléaires, aux associations et à leurs sites internet, aux habitants des villages voisins, a ses propres conseillers municipaux, même à Monique SENE !
Il règle ses comptes…
Il dénonce en général la pression de la rue sur le retrait des projets et des propositions de lois.
Soutenu par le préfet, il met en doute la consultation populaire.
Il est déçu par le comportement de ses conseillers, et il est convaincu que ceux qui ont fait capoter le projet le regretteront un jour !
On y trouve même des propos qui relèvent de la diffamation concernant la présidente de l’association Auxon-Dit-Non.
Comment un tel ramassis de ragots peut-il figurer dans un rapport de l’OPECST ?

4  - Page 231
Autre horreur : ASSE !
A propos de la situation à ASSE, vous vous limitez à écrire cette banalité :
La conférence de Reims permettra également d’entendre un témoignage sur la mine d’Asse, en Allemagne, d’où des colis doivent être retirés alors que cela n’avait pas été initialement prévu.
Et c’est tout ! Vous ne vous moquez pas du monde ? Que vont retenir les parlementaires de cette catastrophe, s’ils ne sont pas documentés par ailleurs ?
Quand on connaît l’échec cuisant de ce stockage en profondeur, n’est-ce pas une forme grave de désinformation ? 


Bruno SIDO, un parlementaire porte-parole officiel des promoteurs du nucléaire.

A Le 30 mars 2011, deux semaines après la catastrophe de Fukushima il s’exprime sur la chaîne parlementaire. Jugez plutôt :

- Avec l'ASN, l'IRSN, le HCTISN, l'OPECST, les français sont bien informés.
- Tous les jours l’IRSN fait un point sur ce qui se passe à Fukushima !
- Le nuage de Fukushima est passé au-dessus de la France au jour et à l’heure dite !
- Pas de problème en France sauf peut-être pour Fessenheim et Le Blayais
- L’indépendance énergétique de la France est assurée avec le nucléaire !
- Je ne suis pas inquiet : nos autorités sont très compétentes et nos réacteurs sont à eau pressurisée, et pas à eau bouillante !
- Notre ASN est maintenant indépendante !
- On peut faire confiance, je n’ai pas peur !
- Il ne faut pas rassurer les français, mais leur dire la vérité !
- La filière nucléaire est en jeu !
- Le nucléaire est indispensable aujourd’hui, mais entouré de toutes les précautions !
.

 
B Le 9 mai 2011, il visite Nogent-sur-Seine avec une commission parlementaire, et déclare à France3 Champagne-Ardenne :
“L’impression est que la centrale est en très bon état... et tout a été prévu dans une mesure raisonnable !”

Les porte-paroles de la commission SIDO s’expriment devant la caméra de LCP, La Chaîne Parlementaire :

- Michel TESTON : “le nucléaire contribue à l’indépendance énergétique !”
- En découvrant la redondance des circuits, Christian BATAILLE considère “l’industrie nucléaire comme une énergie extrêmement sérieuse !”
- Christian BATAILLE ajoute : “A mesure que des incidents se produisent, on améliore les systèmes de sécurité,
qui deviennent aujourd’hui d’une ingéniosité digne du concours Lépine de l’industrie !  Et je suis épaté de ce que j’ai vu aujourd’hui.

Même aveuglement confié au journal l’est-éclair du 11 mai 2011 :

- “Ce que nous avons vu à Nogent est très bien!”
- Une vraie impression de sûreté !” 

Idem dans le Journal de la Haute-Marne, où les visiteurs se déclarent “favorablement impressionnés” !

Messieurs, dans le domaine de la sécurité et de la sûreté nucléaire nous ne nous contentons pas de vos impressions ! La seule impression que nous avons, nous, c’est que vous vous moquez des citoyens ! Et comment imaginer que le gouvernement puisse prendre des décisions à partir de vos rapports !


En 1989, Yves Lenoir et Hélène Crié ont écrit un roman basé sur un accident grave (rupture dans un échangeur de vapeur) dans la centrale de Nogent-sur-Seine. Cette fiction pédagogique vient d’être remise à jour et diffusée en feuilleton sur auboisementcorrect.
L’intégralité est lisible sur le site de villesurterre.com

C – Effectivement l’OPECST est en charge d’une étude “la sécurité nucléaire, la place de la filière et son avenir”. Voir ce programmeAu vu de la façon dont est ficelé le rapport N° 3108 - N°248, il y a lieu d’être inquiet. Ce programme comporte visites d’INB et auditions et communique le programme, les rapports et les compte rendus !

Portrait Marie-Christine BLANDIN





 

 

 

 

 

D  - Marie-Christine BLANDIN, sénatrice et membre de l’OPECST a une certaine idée du rôle des trois mousquetaires du nucléaire que sont Bataille, Birraux et Sido.

Dans une émission @rrêt-sur-images, Marie-Christine BLANDIN a expliqué les mécanismes décisionnels, les lobbies, et a déclaré : “ Bataille et Birraux sont les Dupond et Dupont de la promotion de l’énergie nucléaire.” 

E - La famille des députés et des sénateurs UMP constitue une équipe de pronucléaires bien soudée, qui sait organiser les mascarades les plus grossières. Voir par exemple cette récente question anodine d’un sénateur meusien, posée au ministre de l’industrie.


Bruno SIDO, un des plus grands comploteurs dans le projet CIGéo.

Au Sénat il s'intéresse particulièrement aux lois relatives à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire. Et il excelle dans la promotion du nucléaire et celle de l'enfouissement des déchets à BURE.

Michèle RIVASI, qui a eu beaucoup de difficultés pour être admise à siéger au sein de cet office en dépit de sa compétence reconnue, a déclaré notamment : "On n'imagine pas à quel point le lobby nucléaire imprègne les travaux de l'Office", (citée dans Députés sous influences, de Hélène Constanty et Vincent Nouzille, Fayard, 2006).


15 mai 2009

- Bruno Sido est nommé au HCTISN, le "Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire" créé en 2006. Devenu gardien de la transparence, il répètera à longueur d'interview que BURE n'est qu'un "laboratoire scientifique". Scientifric diront les opposants au projet. Il pleut en effet de millions d’euros en Haute-Marne et en Meuse. Ces millions devaient sauver sa Haute-Marne…

- Bruno Sido oubliera de dire que la grande région de Bure est reconnue comme un véritable "château d’eau" naturel qui risque d'être  pollué par la poubelle radioactive souterraine. Il oubliera également de faire savoir que des études scientifiques indépendantes prédisent le déplacement de cette contamination souterraine sur tout le Bassin de la Meuse et le Bassin parisien. Il oubliera le potentiel géothermique. Etc.

- Bruno Sido a débattu et voté en juin 2006 une loi qui dressait l’inventaire des déchets nucléaires et déterminait leur avenir. Un inventaire où sont mentionnés les déchets dits "FAVL" (Faible Activité, Vie Longue), qu'il n’hésite pas à qualifier de "petit truc" (Affranchi de Chaumont du 21 août 2009).

- Bruno Sido, choisit le député Christian Bataille, (concepteur de la loi "déchets nucléaires" de décembre 1991 et fanatique de l’enfouissement des poisons nucléaires) comme président du "Comité local d’information et de suivi" (CLIS) de Bure.

- Bruno Sido, sénateur, fut rapporteur de la loi "Grenelle de l’environnement". Gardien de la transparence, il a éjecté la question du nucléaire.


17 Janvier 2010

L'Est-Républicain publie un long article (opposition et provocation), qui résume la réunion d'information du 15 janvier à Gondrecourt-le-Château. François-Xavier GRIMAUD note à juste titre que les manifestations ne sont plus le seul moyen d'expression, et que désormais les élus sont visés.

Effectivement ce sont eux les élus qui, par leurs déclarations et prises de position assurent assurent la promotion des projets de l'ANDRA, ou qui acceptent passivement les euros distribués à profusion. Ce sont eux les élus qui se font "acheter", et qui portent donc la responsabilité de leur choix. Parmi eux, le président du conseil général et sénateur Bruno SIDO. Ce reportage de France3 est éloquent.


18 mai 2010

Journal de la Haute-Marne : Bruno SIDO, au lieu de s'opposer au projet de l'ANDRA réclame "encore plus de sous" ! Et le GIP Haute-Marne qu'il dirige s'y emploie pleinement. Il faut lire un compte-rendu de GIP !


15 décembre 2011

Sortir du nucléaire serait « irresponsable », jugent les Parlementaires -de tous bords- de l'Office parlementaire de l'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) chargé, au lendemain de Fukushima, d'une grande mission sur la sécurité et la filière nucléaire. Dans la deuxième partie de leur rapport (voir article lié) présenté ce 15 décembre et consacré à l'avenir de l'atome en France, Claude Birraux (Président de l'OPECST), Christian Bataille (PS) et Bruno Sido (UMP) se sont livrés à un plaidoyer en faveur de l'atome, repoussant en bloc l'idée qu'il pourrait être remplacé par des énergies renouvelables


19 octobre 2012

La Voix de la Haute-Marne annonce le Débat public, fait dire à Bruno SIDO qu'il concerne tous les français, que quelques associations déclarent qu'il s'agit d'un débat "pipeau"...


27 février 2012

C'est au cours d'une réunion du CHN, (Comité de haut niveau), que Bruno SIDO a exigé que le départ de la descenderie de CIGéo soit implanté en Haute-Marne. La liste des membres de ce Comité est éloquente... C'est à cette occasion qu'une zone interdépartementale a été créée. Les deux départements ne sont pas concurrents mais partenaires. Les mêmes règles s'appliqueront en terme de retombées économiques et fiscales. Ils sont réunis au sein d’un établissement public de coopération interdépartementale (EPCI) pour accompagner au mieux le développement d’acti­vités autour du projet Cigéo. C’est la pierre angu­laire de l’ancrage territorial de Cigéo.


12 décembre 2012

Pourquoi le chauffeur de Bruno SIDO s’est-il suicidé ?


19 janvier 2013

Bruno Sido, sénateur misogyne beauf : un mec qui cumule, sur tous les plans. Bruno Sido vient de se faire sévèrement critiquer sur les réseaux sociaux après avoir demandé, en pleine séance au Sénat, "c'est qui cette nana ?" en parlant de sa consoeur Laurence Rossignol. Un dérapage sexiste qui cache bien d'autres défauts.


2013

Dans ce dossier, qui est la base du Cahier d'acteur n°98 du débat public sur CIGéo, est dénoncé le rôle de bon nombre de personnalités qui sévissent dans les CLI, à l’ANCCLI, à l'OPECST, au HCTISN, à l'IRSN, à l'ASN, etc. Comme en politique, il y a là un effet "cumul des mandats". D'où cette unité de pensée, de position, de posture dans le monde du nucléaire. Il y a unité et unanimité. Les communications sont harmonisées puisque ce sont les mêmes personnes qui les colportent ! C'est ainsi que l'enfouissement des déchets nucléaires en couche géologique profonde est devenu la solution au problème.


29 août 2013

A partir d'une analyse de Greenpeace : Bruno Sido fait partie de ces élus de gauche comme de droite qui défendent l’énergie nucléaire en raison des intérêts personnels qui les lient à cette industrie. Des sites nucléaires sont implantés sur leurs territoires d’élection, générant des ressources fiscales importantes. Cette manne financière assure à ces élus une forte popularité électorale car elle leur permet d’alléger la fiscalité locale et de proposer aux habitants une qualité d’équipements collectifs hors-norme. (salle des fêtes, salle se sport, piscine, auditorium... surdimensionnés)

S’ils s’entêtent à défendre le maintien du nucléaire dans la production d’électricité, les « élus du nucléaire » de gauche vont jusqu'à s’opposer à la promesse de François Hollande de réduire la part du nucléaire à 50% en 2025. Ces élus locaux exercent aussi un mandat national de parlementaire et ont participé au débat parlementaire sur le projet de loi de transition énergétique. C’est d’autant plus vrai pour ceux qui siègent ou président les instances parlementaires où s’élabore la politique énergétique en France : Commission des affaires économiques et sociales à l’Assemblée nationale, Office parlementaire d’étude des choix scientifiques et technologiques (OPECST)…

Ces élus sont trop dépendants électoralement et financièrement de cette industrie pour se montrer neutres sur le sujet. Lire également cette analyse sur les élus du nucléaire.


12 septembre 2013

Dans un rapport consacré à "la transition énergétique à l’aune de l’innovation et de la décentralisation", Bruno Sido et Jean-Yves Le Déaut, respectivement président et vice-président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix technologiques et scientifiques, jugent l’objectif de réduction de la part du nucléaire dans le mix électrique français de 75 à 50% d’ici 2025 trop ambitieux. Cet engagement du Président de la République François Hollande, acté dans la synthèse du débat national sur la transition énergétique (DNTE), constituerait pour la France une "tâche gigantesque" selon les auteurs du rapport, qui préconisent une trajectoire plus "raisonnée" pour la réduction du nucléaire, étalée sur un siècle !


28 novembre 2013

Dans une vidéo diffusée le 28 novembre 2013, le député Denis BAUPIN déclare, à propos de l’OPECST : "On n’est pas dans un club fermé, on n’est pas dans une officine secrète des services secrets français, on est dans un parlement".


20 décembre 2013

Pourquoi un salarié de Bruno SIDO s’est coupé un doigt en pleine séance du Conseil général à Chaumont ?


13 novembre 2014

Bruno SIDO a un compte en Suisse ! Si Bruno SIDO gère les déchets nucléaires avec la même éthique que pour son patrimoine...


14 décembre 2014

L'Est-Républicain titre : BURE : LES 30 M€ DU GIP RECONDUITS POUR DEUX ANS.
... Il a été décidé de prolonger de deux ans la dotation du fond avec 30 M€ pour chacun des GIP meuse et Haute-Marne.
Jusqu’en 2010, la somme, abondée par les producteurs de déchets radioactifs, essentiellement EDF, était de 20 M €. Depuis 2010, elle est passée à la demande des élus locaux et notamment des présidents des deux conseils généraux, Christian Namy (Meuse) et Bruno Sido (Haute-Marne) à 30 M€ par GIP. Fin 2011, le dispositif avec 30 M€ de dotation avait été reconduit une première fois.
... Les députés ont accepté le principe de prolonger une nouvelle fois de deux ans le versement de la somme, dénoncé comme un achat des consciences par les opposants au projet Cigéo.
Sachant qu’EDF plaidait pour un retour à 20 M€ par GIP, Christian Namy est satisfait : "Nous souhaitons avec Bruno Sido que l’accord court sur trois ans et non deux ans."


27 février 2015

Lors de l’examen au Sénat de la loi sur la Transition énergétique, Bruno Sido a déposé –avant de les retirer- deux amendements sur le projet CIGéo, forçant la Ministre de l’écologie à s’exprimer sur le sujet et à annoncer une loi pour 2016. Bruno SIDO a ensuite expliqué qu’il avait surtout voulu lancer "un appel au secours pour la filière nucléaire"...


19 avril 2015

Bruno SIDO tente de censurer la parole de l'ASN. À l'Assemblée Nationale, dans un exercice de démocratie, le député écologiste Denis Baupin pose des questions à Pierre-Franck Chevet (président de l'ASN), mais celui-ci, trop loquace voit ses propos être modérés par Bruno SIDO. En France, quand il est question de nucléaire, il ne faut pas tout dire.


17 juillet 2015

Voix-de-la-Haute-Marne : Bruno SIDO, le fameux démocrate, s'inscrit en faux contre la méthode du 49-3. S'il est d'accord avec l'esprit de l'amendement il regrette le défaut de débat !"


13 janvier 2016

France3 Région : Bruno Sido veut un "permis de conduite" sur internet


17 avril 2016

20 minutes : Fraude fiscale : Le sénateur Bruno Sido condamné à 6 mois de prison avec sursis et 60.000 euros d'amende.

Public Sénat : Compte en Suisse : le sénateur Bruno Sido condamné mais pas inéligible


5 octobre 2016

Le Huffington Post : Bruno Sido, épinglé pour son compte en Suisse, moquait Jérôme Cahuzac au Sénat.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mandres - Affaire du 2 juillet 2015 - Revue de Presse

 

 

 

 

 

L'affaire MANDRES-EN-BARROIS

du 2 juillet 2015

 

Revue de Presse

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01 juillet 2015

 bandeau

Mobilisation contre CIGEO : Action devant la mairie de Mandres en Barrois

Jeudi 2 juillet à 5H30

Mandres en Barrois, près de BURE: le conseil municipal de ce jeudi va t-il livrer la forêt communale à l'ANDRA?

Le conseil municipal se réunit ce jeudi à 6H du matin (pour ne pas entraver les moissons qui démarrent ou pour échapper à la présence des opposants ? les 2, sans doute...), avec à l'ordre du jour la cession de la forêt communale.

Alors que la population de Mandres avait, en janvier 2013, lors d'un referendum "secret" organisé par la commune, refusé -très majoritairement- d'échanger sa forêt communale contre une autre (et bien des avantages offerts par l'ANDRA), qu'en sera t-il cette fois-ci?

La réunion à huis clos des conseillers municipaux  le 24 juin dernier n'est pas passée inaperçue dans le village: des opposants à cigéo/bure, du secteur ou en séjour à la Maison de Bure et à la gare de Luméville, des habitants de Mandres ont acceuilli les participants et joyeusement sonorisé la séance de l'extérieur .

Demain matin, la mobilisation continue... Les médias seront alertés, les habitants de Mandres invités à résister, et nous serons une nouvelle fois présents pour interpeller sur les questions importantes: alors que Cigéo n'est pas encore décidé, comment accepter que l'ANDRA fasse pression sur les agriculteurs, les propriétaires forestiers et les communes pour céder les terres et les bois qui nous font vivre au pays ? en laissant la zone entre Bure, Mandres, Ribeaucourt et Saudron devenir un désert nucléaire ?

Un RDV à 5H30 du matin devant la Mairie de Mandres, c'est tôt pour ceux qui ne seraient pas tout prêts: alors organisons-nous!

Pour le covoiturage, entre voisins.... et la Maison de Bure nous propose le couchage et une soirée sympa: l'occasion d'être bien et d'agir ensemble contre la poubelle nucléaire.

 

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2 juillet 2015

Est-Républicain :

Est-republicain annonce réunion

 

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2 juillet 2015

http://france3-regions.francetvinfo.fr/lorraine/mandres-en-barrois-les-anti-nucleaires-s-invitent-au-conseil-municipal-au-lever-du-jour-762074.html

France 3 Lorraine

Mandres-en-Barrois : les anti-nucléaires s'invitent au conseil municipal au lever du jour !

Ce jeudi 2 juillet 2015, à 6h00, les anti-nucléaires opposés au projet d’enfouissement à Bure se sont invités à la mairie de Mandres-en-Barrois (Meuse). Heure à laquelle était convoquée le conseil municipal du village devant examiner le projet de cessions de terrains à l’Andra

photo réunion conseil

Le conseil municipal de Mandres-en-Barrois était convoqué ce jeudi 2 juillet 2015 à 6H du matin avec à l'ordre du jour la cession de la forêt communale. Un rendez-vous très matinal organisé, selon la mairie, "pour ne pas entraver les moissons qui démarrent".

Pour les opposants au projet d’enfouissement de déchets radioactifs (Cigéo Bure), il s’agissait d’une manœuvre du conseil municipal pour faire passer discrètement un projet de cession de terrains à l’Andra.

Une trentaine d’opposants s’était donc donnés rendez vous dés 5h30 ce matin pour accueillir « à la fraîche » le maire et ses conseillers et ensuite participer silencieusement au débat.

Les conseillers ont accepté par vote la cession des terrains à l’Andra. (7 voix pour, 4 contre)

Les  opposants ont indiqué qu’ils souhaitent maintenant obtenir un recours administratif pour faire annuler cette décision en rappelant que la population de Mandres-en-Barrois s’était prononcée contre ce projet par consultation en janvier 2013 (50 contre, 35 pour). Le maire n’a pas souhaité s’exprimer.

Lien vidéo France 3 Lorraine :

http://www.dailymotion.com/video/x2xbcep_mandres-en-barrois-2-juillet-2015-reunion-du-conseil-municipal_webcam

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2 juillet 2015

Est-Républicain :

article Est-Républicain

 

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3 juillet 2015

http://burezoneblog.over-blog.com/2015/07/mandres-a-cede-sa-foret-a-l-andra.html

Mandres-en-Barrois a cédé aux sirènes de l'Andra, bafouant l'avis défavorable des habitants consultés en janvier 2013

Le conseil municipal a accepté -par 7 votes pour / 4 votes contre- une tractation d'échange de forêts, afin de faciliter l'installation du projet CIGEO à Bure (centre d'enfouissement de déchets nucléaires).

A 5h30 du matin, des opposants devant la mairie

Une trentaine d'opposants à Cigeo se sont rendus ce jeudi 2 juillet devant la mairie de Mandres-en-Barrois (à 4 kms de Bure) où se tenait une séance de conseil municipal à 6 h du matin. Munis de nombreuses pancartes aux slogans explicites : " Cigeo n'est pas fait, gardez votre forêt" ou "Vos terres et vos forêts contre un désert nucléaire, dites-non !", ils ont accueilli les 11 élus locaux et ont assisté ensuite à la séance et au vote. Le soir précédent, des tracts expliquant une nouvelle fois l'enjeu et invitant les habitants et les élus à résister, avaient été distribués dans le village.

Les habitants s'étaient prononcés contre le projet d'échange, en 2013

L'enjeu était de taille car le 13 janvier 2013 à Mandres-en-Barrois s’était déroulée une consultation de la population, à propos de l'échange de 220 hectares de forêt communale sis sur le territoire de la commune, contre 370 hectares situés dans différentes communes entre 5 et 11 km de distance.

Le résultat sur 86 suffrages exprimés était :NON : 50 - OUI : 35 - NUL : 0.

Le conseil municipal s’était alors engagé à suivre ce vote consultatif lors de sa délibération du mardi 15 janvier.

Les élus municipaux désavouent les habitants majoritairement hostiles au marché et engagent l'avenir du territoire

Ce jeudi matin, les conseillers ont renié leur engagement, en cédant aux pressions et chantages exercés par l'Andra.

En acceptant, par vote manuscrit à bulletin secret, une nouvelle forêt, située à quelques kms, sur la commune de Bonnet, ils ouvrent un boulevard à la construction de la poubelle nucléaire souterraine, quasi sous leur village. Boulevard aux nuisances multiples à venir et dont l'Andra se garde bien de parler : dégradation de l'environnement, mutation totale de leur cadre de vie, lente contamination radioactive de la région, risques d'accidents de transports nucléaires et d'exploitation du stockage, dévaluation immobilière, etc.

Nul doute que cette forêt communale de substitution tombera elle aussi aux mains de l'Andra, si Cigeo se fait !

Pour installer Cigeo, un très vaste territoire est en cours d'annexion entre les 4 villages, dont Mandres et Bonnet, soit un futur désert entièrement dédié à la poubelle nucléaire. L'Andra aura aussi besoin un jour de cette forêt, objet de l'échange -de dupes ?- de ce 2 juillet 2015.

A l'heure où le projet Cigeo se heurte à de multiples difficultés : problèmes technologiques majeurs à résoudre pointés par des organismes tels IRSN et ASN*, incapacité à prévoir le dimensionnement et le coût du centre etc., la Coordination BURESTOP regrette vivement cette grave entorse au respect de l'avis citoyen.

Elle condamne les méthodes de l'Andra, qui joue un rôle décisif dans de telles prises de position. Elle déplore l'omniprésence des forces de gendarmerie dans les villages lorsque l'on parle de Cigeo et, au passage, le relevé systématique des plaques d'immatriculation des véhicules, ce qui n'incite pas forcément à une liberté d'expression saine et revendiquée.

La mobilisation ne faiblit pas et se poursuivra tout l'été notamment dans le sud du département meusien.

Contact : 03 29 75 19 72 - 06 86 74 85 11

Cigéo/BURE, en finir - Déchets nucléaires, surtout ne pas enfouir, arrêter d’en produire

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3 juillet 2015

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2015/07/03/nucleaire-les-anti-cigeo-s-opposent-a-l-andra-lors-du-conseil-municipal-de-mandres-en-barrois

NUCLÉAIRE : LES ANTI CIGÉO S'OPPOSENT À L'ANDRA LORS DU CONSEIL MUNICIPAL DE MANDRES-EN-BARROIS

photo réunion du conseil

Les opposants au projet de centre de stockage géologique de déchets radioactifs dans la Meuse à Bure ont manifesté lors du conseil municipal de Mandres-en-Barrois dont les élus ont accepté un échange de parcelles boisées avec l'Andra. Cette parcelle est plus intéressante pour l'Andra.

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7 août 2015

L'Affranchi de Chaumont : La démocratie appartient à ceux qui se lèvent tôt. Dans cet article le journaliste précise qu'un vigile de l'ANDRA  interdisait l'entrée à toute personne non membres du Conseil municipal...

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21 août 2015

L'Affranchi de Chaumont : "C'était une simple présence dissuasive !" répond l'ANDRA. Il s'agissait de protéger le négociateur de l'ANDRA...

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Les communications de Bertrand THUILLIER

 

 

# - 10 janvier 2012 :

L'analyse :

http://www.villesurterre.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=365

Les trois premiers rapports :

http://www.villesurterre.eu/images/stories/bure_thuillier_volet1_nuisances_120110.pdf

http://www.villesurterre.eu/images/stories/bure_thuillier_volet2_securite_120110.pdf

http://www.villesurterre.eu/images/stories/bure_thuillier_volet3_couts_reversibilite_120121.pdf

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# - 13 juin 2012 : La Conférence de Ligny-en-Barrois :

http://www.villesurterre.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=387

Le Powerpoint :

http://www.villesurterre.eu/images/ligny_120613_powerpoint_projete.pdf

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# - 24 septembre 2012 : Le débat avec Fabrice BOISSIER :

http://www.dailymotion.com/playlist/x296v9_clisbure_debat-clis-bure-24-septembre-2012/1#video=xtvb41

http://www.dailymotion.com/playlist/x296v9_clisbure_debat-clis-bure-24-septembre-2012/1#video=xtvbd9

http://www.dailymotion.com/playlist/x296v9_clisbure_debat-clis-bure-24-septembre-2012/1#video=xtvhaw

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# - 14 juillet 2013 : Global Chance : bernard LAPONCHE et Bertrand THUILLIER

http://www.global-chance.org/Dechets-nucleaires-Bure-Projet-CIGeo-et-avis-ASN

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# - 11 janvier 2014 : Débat public CIGéo : Conférence des citoyens

http://www.dailymotion.com/video/x1dgy0l_we2-5-eric-casale-bertrand-thuillier_news

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# - 26 avril 2016 : La conférence #tcherno23 :

https://www.youtube.com/watch?v=Ue7I75UhlL4

un extrait de 11 minutes sur le thème des risques (de la dite conférence) :

http://www.dailymotion.com/video/x4azren
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# - 4 mai 2016 : Audition Bertrand THUILLIER au Sénat : Le Powerpoint présenté au Sénateur-rapporteur Michel RAISON :

http://www.villesurterre.eu/images/BURE-160504-Bertrand-THUILLIER-Michel-Raison-Senat-Powerpoint.pdf

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# - 21 mai 2016 : Le débat La Voix est Libre France3 Lorraine :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/lorraine/emissions/la-voix-est-libre/bure-la-polemique-qui-dure.html

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# - 5 juin 2016 : 200 000 pas à BURE :

https://www.youtube.com/watch?v=wD0IWu9gLNY

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# -  juin 2016 : Les risques industriels :

http://www.villesurterre.eu/images/stories/BURE-160623-Bertrand-Thuillier-Risques-industriels.pdf

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# -  avril 2017 : Conférence à NDDL :

https://www.youtube.com/watch?v=pdnW5YKkx-M&list=PLYfjo3JyLy2RCWPrCFXtfnyeEG5z-wmqJ&index=1

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Jean-Yves LE DEAUT - Comploteur

 

 

 

Photo Le Déaut

 

Docteur-es-Sciences, Jean-Yves LE DEAUT est titulaire d'un doctorat.

C'est probalement le plus scientifique de nos comploteurs.

1983

Il est professeur de biochimie à l'université Henri-Poincaré de Nancy. Il a donné des cours de biologie moléculaire à Sciences-Po Paris.

1986

Jean-Yves LE DEAUT est élu député.

Son blog.

Années 1990 :

LE DEAUT est assistant de Dominique Strauss-Kahn qui menait des opérations de lobbying en faveur de ce que l’on nommait à l’époque "le réacteur du futur", le fameux EPR. Dans le livre : Les vies cachés de DSK, publié en 2000, il est raconté comment DSK aurait reçu plus de 225 000 euros d’EDF et de la COGEMA pour des missions en France et à l’étranger. Des activités tout à fait légales, même si la Cour des comptes s’était étonnée à l’époque de "l’insuffisance des termes des contrats d’origine, qui ne donne aucune indication sur le contenu de la prestation assurée".

1992

LE DEAUT joue un rôle dans les préconisations du Centre de stockage TFA de Morvilliers (Aube)

1998

Le gouvernement se penche sur la réforme prochaine du système de contrôle de la sûreté et de la radioprotection. Le gouvernement accepte une grande partie des recommandations de réforme que LE DEAUT a formulées dans un rapport à l'attention du Premier ministre. Un projet de loi sera présenté au Parlement au cours du premier semestre 1999, l'objectif étant de créer une autorité de sûreté nucléaire indépendante.

1998-2004

Il est conseiller général de Nancy Nord.

29 janvier 2003

Intéressant : Lors d'une audition de l'OPECST Jean-Yves Le Déaut, député, a souligné l'importance de compléter les travaux de Bure par une expérimentation sur l'entreposage en surface et sub-surface, de façon à avoir une démarche totalement cohérente couvrant les trois axes de recherche définis par la loi du 30 décembre 1991 relative aux recherches sur la gestion des déchets radioactifs.

2004

Élu conseiller régional, il a été le premier vice-président de Jean-Pierre Masseret à la Région Lorraine.

Il est membre du groupe socialiste à l'Assemblée nationale et de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).

Il rédige de nombreux rapports sur l'organisation de la sûreté nucléaire et de la radioprotection ou sur la réforme de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Rapports qui ont trouvé des traductions législatives. Dont deux très importants, préparatoires aux discussions de la loi sur la transition énergétique : le premier sur "La transition énergétique à l'aune de l'innovation et de la décentralisation" avec le sénateur Bruno SIDO ; et le second sur "Les freins réglementaires à l'innovation en matière d'économies d'énergie dans le bâtiment : le besoin d'une thérapie de choc" avec le sénateur Marcel DENEUX. Il est enfin partisan d'un principe d'innovation qui ne s'oppose pas au principe constitutionnel de précaution mais qui le complète.

novembre 2004

LE DEAUT soutient NAMY. A cette époque Le DEAUT "n'est pas persuadé que l’enfouissement soit d’une urgence absolue." !!!

2010

Il est membre du HCTISN (Haut Comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire)

Le HCTISN, est une entité où on retrouve les membres de l’OPECST : les SIDO et LE DEAUT. Ainsi que bon nombre de personnalités qui sévissent dans les CLI, à l’ANCCLI, à l'OPECST, à l'IRSN, à l'ASN, etc. Comme en politique, il y a là un effet "cumul des mandats". D'où cette unité de pensée, de position, de posture dans le monde du nucléaire. Il y a unité et unanimité. Les communications sont harmonisées puisque ce sont les mêmes personnes qui les colportent ! C'est ainsi que l'enfouissement des déchets nucléaires en couche géologique profonde est devenu la solution au problème. cet état de fait a été dénoncé dans un Cahier d'acteur du débat public CIGéo de 2013.

2012

Il aurait pu devenir Ministre de la recherche.

Il est président de l'OPECST depuis novembre 2014.

Jadis BATAILLE, SIDO et BIRRAUX constituaient le triumvirat pro-nucléaire de l'OPECST. LE DEAUT a succédé à BIRRAUX après les législatives de 2012.

LE DEAUT est membre du comité de parrainage de Sauvons le climat, association dont le but principal est la défense de la technologie nucléaire. Certains la surnomment : Sauvons le nucléaire !

Les collusions de l’OPECST avec la nucléocratie sont notoires. L'OPECST joue également un rôle directeur dans les grandes orientations de la recherche, dont celles du CNRS. Exauçant les vœux d’un rapport du même LE DEAUT, l’ahurissant Projet de loi d’orientation pour l’enseignement supérieur et la recherche porté ces temps-ci par Geneviève Fioraso, entend instaurer un "Conseil stratégique de la recherche" chargé de définir "les grandes orientations de la stratégie nationale de recherche", qui sera "placé près du Premier ministre et piloté par le ministre de la Recherche", et s’appuiera "sur l’expertise de l’OPECST".

31 août 2013

Le DEAUT est cité dans un article intitulé : La mafia de l'atome.

24 juin 2014

A propos de la déclaration de Ségolène ROYAL sur le projet de BURE : "Je ne suis pas favorable à l'enfouissement des déchets nucléaires", LE DEAUT a sèchement retoqué les propos de la Ministre, en déclarant dans Le Républicain-Lorrain du 24 juin 2014 :  "Qu’on revienne aujourd’hui à des arguments écartés voici vingt ans me surprend. Quand on est Ministre, il faut savoir accepter les dossiers difficiles. Là, on s’empresse de ne pas prendre la patate chaude."

22 janvier 2015

Les LONGUET, NAMY, DUMONT, LE DEAUT sont ligués pour soutenir le projet CIGéo.

BURE : Un amendement DUMONT - LE DÉAUT dans la loi MACRON

"Je suis favorable à ce projet. Le parlement doit discuter de cette question. Beaucoup d’autres collègues de gauche mais aussi de droite partagent notre avis. Il faut respecter le parlement qui s’est déjà prononcé plusieurs fois depuis 1991. Le choix du stockage géologique a été fait et les recherches d’autres solutions doivent se poursuivre. Il faut avancer. C’est aussi une question de sécurité et d’engagement vis-à-vis des générations futures. Les déchets sont là et il faut les traiter", explique Jean-Louis Dumont. Selon lui, le projet Cigéo a sa place dans la loi Macron. Il répondrait aussi à la nécessité de voir le parlement se prononcer avant 2016 sur la réversibilité du stockage.  "Les déchets ultimes d’aujourd’hui ne seront pas les mêmes dans 100 ans. C’est au parlement de contrôler que la recherche fondamentale va se poursuivre. Rien n’empêchera le parlement de se ressaisir du dossier, de vérifier régulièrement la mise en œuvre des engagements de l’Andra."

Les sénateurs de la Meuse Gérard Longuet (UMP) et Christian Namy (UDI) soutiendront une démarche similaire au Sénat. Si le président de l’Andra estime : "nous n’avons pas fondamentalement besoin de cette loi pour continuer à travailler", Gérard Longuet la juge indispensable pour "sanctuariser le projet" et mettre en place une filière industrielle dédiée dans les départements et les régions concernés. Quant à Christian Namy, il réclame des retombées en terme d’emplois de la part des producteurs de déchets.

21 mai 2015

LE DEAUT participe à une Conférence-Débat le 21 mai 2015 à BURE dans le cadre du Cercle Goguel. Il rappelle le soi-disant "consensus international" en faveur du stockage géologique, et réaffirme sa conviction : "Je suis convaincu que le processus très progressif que nous avons suivi pour préparer ce projet de stockage, les garanties apportées sur le plan scientifique par plus de 25 années de recherches, en France et dans de nombreux autres pays, et l’organisation mise en place pour le suivi de la sûreté dans le domaine nucléaire nous permettront de disposer d’un centre de stockage offrant les meilleures garanties à la population."

10 juillet 2015

LE DEAUT déclare : "Il fallait réduire les incertitudes sur la gestion des déchets radioactifs. À l’inverse de ce qui est dit, le débat n’est pas clos et la concertation va se poursuivre. Cet amendement est une nouvelle étape et il y aura une nouvelle décision devant les parlementaires après la phase test. Sans ce texte qui précise le cadre légal du projet Cigéo, nous aurions eu un problème de foncier qui aurait retardé le projet. Il a toute sa place dans la loi Macron car il aura un impact économique significatif pour la Meuse et la Haute-Marne. Enfin, la définition de la réversibilité permettra aux générations futures de revoir le projet.

10 août 2015

LE DEAUT déclare : "Je déposerai cet automne un nouveau projet de loi sur Cigéo"

27 août 2015

La Lettre A titre :

Cigéo : Jean-Yves Le Déaut missionné par François Hollande
L’Elysée a trouvé un nouveau bras armé en la personne du député de Meurthe-et-Moselle pour relancer le projet. François Hollande ne veut pas abandonner Cigéo, ce projet d'enfouissement profond des déchets nucléaires (LLA n°1688) à Bure (Meuse). Son introduction par voie d'amendement dans la loi Macron a pourtant été retoquée le 5 août par le Conseil constitutionnel pour une question de forme. A la demande du président, le député PS de Meurthe-et-Moselle Jean-Yves le Déaut, partisan du projet, vient d'être mandaté pour le relancer. L'élu également membre du comité de parrainage de l'association pro-nucléaire Sauvons le climat déposera en septembre une proposition de loi en ce sens, conformément à la décision prise par le chef de l'Etat le 8 juillet, la veille de l'adoption de la loi Macron via l'article 49-3, lors d'un conseil de politique nucléaire sur le plan de sauvetage d'Areva. Pour l'Elysée, le projet inscrit dans la loi de 2006 sur la gestion durable des déchets radioactifs doit être poursuivi moyennant des aménagements. Le nouveau texte prévoira ainsi un retour devant le Parlement pour décider de la fiabilité du stockage souterrain. De quoi couper l'herbe sous le pied des opposants. Parmi eux, Europe Ecologie-Les Verts qui reste réservé sur la sûreté du site mais ouvert au principe d'un débat parlementaire, option défendue par Denis Baupin.

 

 

A suivre…

 

 

2 juillet 2015 - La responsabiilité des membres du Conseil municipal de MANDRES-EN-BARROIS

 

La responsabilité

des membres du Conseil municipal

de Mandres-en-Barrois

Les 11 conseillers municipaux de Mandres

Le voilà au complet le Conseil municipal.

Ne criez pas à la diffamation.

La photo a été publiée dans différents supports.

Eventuellement ces supports, eux, sont en droit de "grogner", voire plus…

Des personnes publiques

Ces personnes sont des personnes publiques, en réunion publique…

Ce sont des élus.

Ils ont été choisis par leurs familles, leurs amis, leurs voisins.

Des responsabilités

Ils ont des responsabilités.

Ils sont élus pour 6 ans.

D'ordinaire, ils s'occupent de "petites affaires" concernant l'aménagement de leur village : éclairage, chemins, routes, assainissement...

Un million d'années

Et aujourd'hui ils sont amenés à prendre des décisions qui engagent l'environnement, la qualité de vie et la santé de leurs descendants pour un million d'années.

Alors ils se refusent à imaginer ce que deviendront leur village et ses environs dans le futur.

Ils ne voient pas trop loin dans le temps.

Ils ne s'intéressent qu'au court terme.

Ils sont aveuglés par l'argent facile.

Ils écoutent les sirènes.

Ils sont abusés par les grands élus locaux.

Ils boivent les promesses des uns et des autres.

Ils mangent de ce mauvais pain.

Ils savourent ces fruits empoisonnés.

Ils sont victimes d'un achat des consciences.

Ils subissent la pression d'un certain Monsieur Emmanuel HANCE...

Alors, ils échangent ou vendent champs et forêts.

Bref.

Aux yeux de tous ceux qui leur sont chers, de leurs voisins, des riverains, des Meusiens et des Haut-Marnais, des citoyens… ils sont et resteront responsables.

Responsables pour l'éternité.

Bien sûr, ils ont des excuses.

Dans ce domaine, les techniques de l'ANDRA sont parfaites.

L'argumentation des négociateurs est difficile à contrer.

Pour le lobby nucléaire, le projet CIGéo doit absolument se concrétiser.

C'est indispensable pour continuer l'industrie nucléaire.

L'affaire LONGUET-MACRON en est encore une ultime preuve :

CIGéo est un complot.

Et les membres du Conseil municipal de Mandres-en-Barrois comptent parmi les victimes de ce complot.

Personne n'a l'intention de leur jeter la première pierre.

Ils ont le droit d'avoir peur des représailles des grands élus, des pro-CIgéo, de l'ANDRA...

Parce que, avoir un proche dépendant financièrement de l'ANDRA dans le contexte économique actuel peut influencer un vote.

Et chacun sait qu'on ne mord pas la main qui vous nourrit.

Enfin, ils veulent la paix dans leur village.

Une catastrophe programmée.

Au premier grave accident de stockage : collision lors d'un tranfert, explosion due à la criticité, ou à l'hydrogène, incendie, inondation, perte de confinement, rejets de radionucléides, (voir le document ANDRA ci-après), qui sera responsable ?

Les LONGUET, SIDO, NAMY, PANCHER… Les "boss" de l'ANDRA, des ministères de tutelle, de l'IRSN, de l'ASN, des organismes de surveillance et de gouvernance… qui vont se succéder pendant un siècle ?

Et vous avez vu à quelle vitesse disparaissent dans l'organigramme de l'ANDRA, les Patrick LANDAIS, Fabrice BOISSIER, Marie-Claude DUPUIS…

Eux, ils ne font même pas 6 ans…

Vous les élus, un jour vous reposerez dans le petit cimetière de Mandres et pour longtemps.

Mais beaucoup moins longtemps que les déchets nucléaires que vous aurez laissé enfouir sous vos pieds, et qui seront la hantise de vos descendants, (au vu de tous les risques que vous connaissez) dans 100, 200, 300, 400, 500, 600, 700, 800, 900, 1000 mille ans. Oui, un million d'années. C'est l'ANDRA qui le dit :

Powerpoint n°17 du 15 juin 2016

Dans un million d'années on aura du mal à retrouver des traces de vos corps dans votre cimetière.

Dans un million d'années une partie des déchets nucléaires sera encore là, sauf s'ils étaient déjà remontés à la surface...

Vous appartenez au village de Mandres-en-Barrois. Vous êtes le village.

C'est vous qui êtes responsables de son devenir, de son avenir…

Vous êtes déjà célèbres :

1

Xavier Levet

4 rue Vinelle
55290 MANDRES EN BARROIS
Agriculteur à BURE + gérant d'une entreprise de travaux agricoles sise à BURE

03 29 75 92 39  - 06 07 95 22 63

Sa fille Ophélie travaillerait temporairement à l'ANDRA !

Entreprise LEVET - 13 Rue de Mandres - 55 290 BURE - 08 99 10 04 51

Xavier LEVET est maire. En janvier 2013 il avait dit : Je prendrai la décision que la population aura prise. Et il a tenu parole. Aujourd'hui il fait le contraire : beaucoup d'habitants pensent que ce n'est pas normal.

……………

2

Sandrine Laurent
2 rue Vinelle,
55290 MANDRES EN BARROIS
épouse de Pascal : entrepreneur de maçonnerie

03 29 75 97 17

Sa fille Léa travaillerait temporairement à l'ANDRA !

…………………

3

Sandrine Labat
5 Rue Guillaume
55290 MANDRES EN BARROIS
Agriculteur
03 29 75 97 39

Sa fille Bérangère et son gendre Denis Michaud sont salariés de l'ANDRA !

Ce n'est pas un secret.

………………

4

René Labat
7 Grande Route
55290 MANDRES EN BARROIS
03 29 75 96 03

Ouvrier à Velaines

Sa fille Astride a été salariée de l'ANDRA en 2014 !   

Bizarre, autour de la table du conseil ces quatre là s'assoient côte-à-côte !

……..

5

Allin Poirot
Route de Tourailles
55290 MANDRES EN BARROIS
Le benjamin de l'assemblée, salarié agricole à Luméville-en-Ornois

03 29 75 94 29

……..

6

Françoise Grosjean Robert
3 route de Luméville
55290 MANDRES EN BARROIS
Agricultrice
03 29 75 97 11

Elle serait effectivement victime de rumeurs concernant une surface qu'elle aurait reçu de l'Andra en bail précaire. Et pendant que la rumeur s'amplifiait, puisqu'on a raconté :

- qu'elle aurait refusé que l'on vienne s'approvisionner en eau chez elle pour approvisionné le CAMP VMC (de peur de représailles de Monsieur HANCE)

- et qu'on l'aurait vu semer de l'avoine dans les dits champs de Cirfontaines,

Françoise nous a précisé ceci :

Concernant les surfaces auxquels vous faites référence. Il s'agit de 10 ha de pâture pour sécuriser notre système fourrager, ces surfaces nous sont loués au prix du marché et non gracieusement !!! Mon fils en période d'installation a répondu à une offre de la Safer Champagne-Ardenne (comme tout autre agriculteur et n'a ni traité avec l'Andra ni avec ses sbires) pour conforter son salariat sur notre petite exploitation. Il s'agit de terres que personne ne voulait. Elles sont inondables, morcelés et difficile à travailler.
Si ils voulaient m'acheter ce n'est pas avec ce genre de terres. Il ne faut pas mélanger tout.
Je trouve inadmissible que vous mettez en doute mon intégrité. Je fournis en ce moment même du matériel et des services au camp anti-nucléaire de Luméville.

Voilà donc la vérité rétablie. Vérité déjà contestée : Quel paysan sème de l'avoine dans une pâture pour sécuriser son système fourrager ?

On parle aussi de 60 ha achetés sur BONNET en 2013 ?

Notons qu'il y aurait ainsi 800 hectares "offerts" aux agriculteurs du secteur de Bure... 800 ha sont mis gratuitement à disposition des agriculteurs, l'ANDRA peut en disposer quand elle veut (après récolte certainement si elle le souhaite).

……..

7

Pascal Français
4 Rue de la Route
55290 MANDRES EN BARROIS
Chauffeur poids lourd chez VICHARD à SUZANNECOURT
03 29 75 91 51

Ce passionné de chasse profiterait bien de cet échange qui lui permet de chasser dans les 307 hectares du Bois de la Caisse gratuitement pendant un an. (Cela représenterait une valeur de 10 000 euros)

……..

8

David Lafrogne
3 Grande Route 55290

MANDRES EN BARROIS
Agriculteur
03 29 75 90 87

……..

9

Christine Rollet
2 rue Gillaume
55290 MANDRES EN BARROIS
Agricultrice d'une grande surface de terres
03 29 75 91 32

……..

10

Bruno Lafrogne
3 Rue de Vinelle
55290 MANDRES EN BARROIS
AGRICULTEUR d'une grande surface de terres + époux de Muriel gérante d'une entreprise de transport
03 29 89 62 99

……..

11

Maurice Lescaille
3 r Devant Eglise
55290 MANDRES EN BARROIS
Agriculteur retraité
03 29 75 93 62

……………..

Waouh !

Ils ont mis nos noms, nos adresses, notre numéro de téléphone et tout et tout.

Ben oui ! vous êtes dans les Pages blanches, non ?

Alors soyez responsables !

Remarques

A la lecture de la délibération on peut s'interroger sur le complément de surface (85 ha 37 a 54 ca) accordé à la Commune de Mandres-en-Barrois. Elle ne compense pas en effet la différence de valeur entre les deux forêts.

Par ailleurs : la servitude d'occupation autorise l'ANDRA à se considérer chez elle dans la forêt cédée à la Commune de Mandres-en-Barrois pour une durée indéterminée, et sous le terme "suivis environnementaux" peuvent se cacher bien des gênes pour l'exploitation, l'exercice de la chasse et autres activités dans cette nouvelle forêt communale.

Et pourquoi y inclure une surface de "non construction" sur 134 ha ? Cela mérite explication dans le cadre du projet CIGÉO.

Enfin comment comprendre "l'obligation préalable" de distraction du Bois Léjus du régime forestier ?

L'ensemble des membres du Conseil Municipal a-t-il réellement été informé de toutes les clauses qui grèvent cet échange ?

 

Lui - Un fils de paysan

 

 

 

 

Lui

Un fils de p….. 

Oui, un fils de paysan.

Et un frère de paysan.

Vosgien, puisque originaire d'un village à 30 km de Bure, près de Grand (la commune qui avait été candidate pour l'implantation de la poubelle des déchets FA-VL en 2008; et dont la nouvelle municipalité vient de retirer la candidature).

Donc un voisin.

Le négociateur

C'est lui que l'ANDRA a choisi pour aller "harceler" les paysans autour de BURE et les acculer à se séparer de leurs terres, le plus souvent dans des conditions inqualifiables. Avec son 4x4 noir de paysan, sa petite moustache, sa voix douce, il va à la rencontre des agriculteurs, comme Daniel JEAN et son frère en GAEC à Saudron, pour les convaincre de céder leurs terres, par simple échange avec d'autres situées ailleurs, plus loin.

Il a le culot de dire qu'il connaît bien le monde des paysans et qu'il parle le même langage.

Il revient à la charge autant de fois que nécessaire. Souvent la pression monte également au téléphone. La boule au ventre, le paysan finit par signer. L'expropriation est l'épée de Damoclès que le négociateur brandit au dessus de la tête de ses futures victimes.

A Saudron, Echenay, Cirfontaines-en-Ornois, Chassey-Beaupré, Gillaumé, Mandres-en-Barrois, Bonnet… beaucoup d'agriculteurs ont craqué, mais refusent encore d'en parler. Cela a été trop dur. Certains en ont perdu la santé. On parle d'un AVC chez un jeune agriculteur de Saudron. Il se serait fait arnaquer. Il aurait échangé 100 hectares de bonnes terres contre une ferme qui vaut beaucoup moins, sans compter les promesses faites au moment de l’échange, et qui ne sont toujours pas tenues...

Cela leur pourrit la vie. Et ce n'est pas fini : chacun suspecte l'autre. Cela met la discorde dans les familles. Cela divise le village. Entre ceux qui ont vendu, ceux qui refusent de vendre, ceux qui sont en négociation, ceux qui pensent que le voisin s'en est mieux sorti… "Chacun est jaloux de l'autre !"

Yves LAFROGNE de BURE, a échangé sa ferme du Cité contre une ferme près de Joinville. L'ANDRA y a installé le laboratoire.  On raconte que Yves LAFROGNE aurait touché le pactole : il a acheté une maison sur la Côte d'Azur. Effectivement il a bien échangé 100 hectares contre 200 ! Il a ainsi vendu son exploitation tout en conservant le droit d'exploiter certainement gratuitement jusqu'à sa retraite la surface qui n'a pas été utilisée pour les besoins de l'ANDRA.

Parallèlement, il a installé ses fils sur une exploitation près de Bar le Duc. Et c'est la Safer Champagne-Ardenne qui vendait son matériel lors de son départ en retraite……

Le reste de la surface nécessaire à l'implantation de l'Espace technologique à côté du laboratoire a été obtenu via le Conseil général de la Haute-Marne qui a acheté une parcelle de 10 hectares à Henri FRANCOIS de SAUDRON.

Daniel JEAN aurait déclaré quelque chose comme : "La terre c'est terrible, c'est chacun pour sa gueule. L'esprit paysan aujourd'hui n'est plus le même que jadis, les anciens, eux, l'auraient chassé à coup de fourche !"

Jérôme LESCAILLE de Mandres-en-Barrois ne veut trop rien dire au cas où il aurait un jour quelque chose à négocier avec l'ANDRA.

Une épouse d'un agriculteur de Mandres-en-Barrois est furieuse d’avoir travaillé toute sa vie pour agrandir sa ferme, et de voir aujourd’hui ses terres partir à l’ANDRA...

Elle ajoute : "C'est pas des méthodes. C'est une honte. C'est la pire chose que j'ai vue dans ma vie !" Le négociateur aurait même approché une personne âgée, voire handicapée, en lui proposant de refaire sa maison. En revenant 3 ou 4 jours de suite… Très vite le ton monte. Le vocabulaire s'enrichit : un tyran, un monstre, une ordure. Pendant la guerre… / STOP.

Il y a des tas de braves gens qui se taisent parce qu’ils ont peur. Ils se taisent pour l’instant parce que la détresse et l'individualisme des paysans font le bonheur des fossoyeurs qui divisent pour mieux régner. Mais cela pourrait changer. Il y a là de quoi scandaliser l’immense majorité de nos compatriotes.

Une peur qui irait jusqu'à empêcher une agricultrice de Mandres-en-Barrois de mettre à disposition un point d'eau pour ravitailler le camp VMC de Luméville-en-Ornois !  Bizarre : elle aurait peur de lui ? Que lui aurait-il donc promis ?

Avec de l'argent et de la terre, on peut mener bon nombre de paysans par le bout du nez, comme un âne avec une carotte pendue au bout d'une ficelle !

Combien d'hectares acquis par l'ANDRA et dans quelles conditions ?

L'ANDRA : un grand propriétaire terrien.

Alors que l’ANDRA a toujours soutenu que ce sont les propriétaires qui viennent spontanément offrir leurs terres ou forêts. Encore un mensonge. Un de plus dans la communication de l'ANDRA sur le projet CIGéo.

Pour qui, pour quoi, ont donc été passées des conventions entre l’ANDRA et les SAFER Lorraine et Champagne-Ardenne avec la bénédiction des services publics, semi-publics et de certains syndicats ?

L'Observatoire pérenne de l'environnement - OPE

Curieusement il travaille à l'OPE. Utilise-t-il les mêmes méthodes qu’on lui connait pour le foncier pour mettre en place les outils de suivi de l’environnement ! Certains vont même jusqu'à se demander si on peut avoir confiance, si cela va être honnêtement fait.

On se souvient des études géothermiques pilotées par l'ANDRA…

Rappelons que l’OPE a pour mission de décrire précisément l'environnement avant et après la construction du stockage et d'en suivre l'évolution, sur une surface de 900 km2. Il s'agit de mesurer l'impact de la radioactivité sur l'environnement en exploitation normale et accidentelle.

Il s'occupe de tout ce qui est terrain, terres et forêts, OPE compris car là aussi il a fallu aller négocier les points de surveillance de la flore et de la faune. Un maire voisin a eu affaire à lui, sur une histoire de bornes qui avaient été posées sans qu'une convention ne soit présentée en mairie et acceptée. Résultat : les cartes du périmètre de l’OPE présentées officiellement et au public sont peut être encore fausses aujourd’hui !

Et maintenant

Si nous réussissons à mettre en lumière les agissements de ce professionnel de la négociation pouvons-nous imaginer qu'il n'est pas trop tard pour que les paysans se rendent compte qu'ils sont capables ensemble de ne plus se laisser manipuler ?

…………….

Quelques faits et analyses de ce billet ont été extraits de l'excellent article de SOCIETY du 20 mars 2015.

 

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