Disparition de Raymond SENE
12 mai 2025
Hommage à Raymond Sené : au cœur du secret nucléaire français en Algérie
Lila LEFEVRE - Journaliste accréditée auprès de l’UE et de l’OTAN depuis 1995, analyste sur BBC et présentatrice de l’émission Le Vrai Dialogue sur ATIPIK.

Raymond Sené, physicien nucléaire et ancien chercheur au CNRS affecté au Collège de France, est décédé le 6 mai 2025 dans l’anonymat. Témoin direct de l’essai nucléaire Béryl survenu le 1er mai 1962 à In Ekker, dans le Sahara algérien, il a consacré sa vie à révéler les conséquences de cet accident.
Le 6 mai 2025, Raymond Sené, physicien nucléaire et ancien chercheur au CNRS, nous a quittés dans l’anonymat. Pourtant, sa vie fut marquée par un engagement indéfectible pour la vérité et la justice, notamment concernant l’essai nucléaire Béryl survenu le 1er mai 1962 à In Ekker, dans le Sahara algérien.
Un scientifique au cœur du désastre
En 1962, alors jeune physicien, Raymond Sené est envoyé sur le site de l’essai Béryl pour effectuer des prélèvements, et mesurer la radioactivité échappée de la montagne du Tan Afella. Cet essai, censé être confiné, a libéré un nuage radioactif, exposant des militaires, des civils, ainsi que des populations locales, notamment les Touaregs, à des doses dangereuses de radiation.
Un combat pour la reconnaissance
Avec son ami Louis Bulidon, ingénieur chimiste également présent lors de l’essai, Raymond Sené a coécrit Les Irradiés de Béryl, un ouvrage publié en 2011, qui témoigne de l’accident, et de ses conséquences. Ils y dénoncent la chape de plomb du secret-défense qui entoure encore aujourd’hui cet événement et appellent à la reconnaissance des victimes
Un engagement jusqu’à la fin
Jusqu’à ses derniers jours, Raymond Sené a poursuivi son engagement pour que la vérité sur Béryl soit connue. Il a travaillé sans relâche pour que les archives militaires soient déclassifiées et que les dommages causés à l’Algérie soient reconnus. Son travail, bien que souvent ignoré, reste un témoignage précieux de l’histoire nucléaire française.
Un héritage à préserver
Aujourd’hui, alors que Louis Bulidon, dernier survivant de ce duo, continue le combat malgré la perte de la vue, il est essentiel de préserver l’héritage de Raymond Sené. Leur travail commun est une pierre angulaire pour comprendre les impacts des essais nucléaires et pour plaider en faveur des victimes.
Raymond Sené, par son intégrité et son engagement, nous laisse un exemple de courage scientifique et de dévouement à la vérité. Son combat pour la reconnaissance des victimes de Béryl est un appel à ne jamais oublier les conséquences humaines des décisions politiques et militaires.
Pour aller plus loin
Les Irradiés de Béryl, Louis Bulidon, Raymond Sené et al., Éditions Thaddée, 2011.
Émission “La Marche des sciences” sur France Culture, avec la participation de Raymond Sené et Louis Bulidon.
La gazette Nucléaire : https://gazettenucleaire.org/2023/300/tritium-raymond-sene.html
Emission Le Vrai Dialogue sur Atipik TV en 2025: https://www.youtube.com/watch?v=UFEvZhzSOZo
13 mai 2025
Hommage à Raymond Sené
Communiqué du groupe LFI-NFP et de la France insoumise
Raymond Sené, physicien nucléaire du CNRS, directeur de recherche au Laboratoire de physique corpusculaire du Collège de France, est décédé le 6 mai 2025. Avec son épouse Monique Sené, il co-fonda en 1975 le Groupement de scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire (GSIEN), Association de scientifiques créée à la suite de l’appel des 400, physiciens opposés au programme nucléaire. Rescapé de l’essai nucléaire français raté de 1962, docteur en physique, spécialiste en neutronique, durant près de 50 ans, il restera comme l’expert sur les problématiques de vieillissement des aciers et des contrôles.
Son combat, qui a traversé son existence, ne cessera de résonner comme un cri de vérité, pour la justice. Raymond Sené fut témoin direct de l’essai Béryl, nom de code désignant le deuxième essai nucléaire français souterrain, à In Ekker, dans le Sahara algérien, le 1er mai 1962. Il dédiera alors sa vie à briser l’omerta sur l’un des pires crimes nucléaires de la France coloniale.
En effet, ce jour-là, un accident se produisit lors de cet essai nucléaire et un nuage radioactif s’échappa du Sahara algérien, irradiant militaires, scientifiques et populations riveraines, notamment les Touaregs. La France étouffera l’affaire ; Raymond Sené, lui, se fera le porte-voix des victimes, documentant et dénonçant avec force cet accident nucléaire. Avec son camarade Louis Bulidon, ingénieur chimiste lui aussi témoin de l’accident, il publia notamment Les Irradiés de Béryl en 2011, contre le silence, contre l’oubli.
Pendant que les gouvernements successifs étouffaient les faits, Raymond Sené réclamait justice : pour les victimes, pour les peuples, pour les écosystèmes, pour la vérité scientifique, quant aux périls liés au nucléaire. Il exigeait la déclassification des archives, la reconnaissance des responsabilités de l’État français qui, jusque dans les dernières semaines de la colonisation, considéra le peuple algérien comme un amas de sous-citoyens pouvant servir de cobayes.
Le groupe parlementaire LFI-NFP/La France insoumise adresse ses condoléances à la famille et aux proches de Raymond Sené, et salue la mémoire d’un lanceur d’alerte exemplaire, d’un grand scientifique, et d’un militant inépuisable de la vérité et de la justice.
11 février 1975
L'appel des 400
L’appel des scientifiques, dont 200 physiciens nucléaires, fut publié dans Le Monde du 11 février 1975 :

Un petit historique pour mieux se situer en 2013 » de Monique Sené a été publié dans la Gazette 270 (novembre 2013).
1 mai 1987
Interview de M. Alain Carignon, ministre chargé de l'environnement, dans Paris-Match du 1er mai 1987, sur les accidents de Tricastin et Creys Malville et sur le rapport sur la future centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine.
Intervenants : Monique SENE – Alain CARIGNON – Michel PEYRARD - Média : Paris Match
Sujets abordés : les accidents de Tricastin et de Creys Malville - inopportunité d'arrêter le surgénérateur - le contrôle des installations nucléaires et le rôle du Ministère de l'environnement, prévention et information du public - le rapport sur les conséquences d'un accident à la future centrale nucléaire de Nogent sur Seine.
Source : https://www.vie-publique.fr/discours/251088-interview-de-m-alain-carignon-ministre-charge-de-lenvironnement-dans
juillet 1997
Monique Sené, Gazette Nucléaire n°159/160, juillet 1997.
Nucléaire et irradiation
1) Un point sur le nucléaire civil
Le nucléaire représente un danger pour l'environnement et les populations au long d'un cycle qui va de la mine au stockage des déchets.
2) Les effets du nucléaire sur le vivant
3) Les différentes unités de radioactivité
4) Evolution des normes de radioprotection de la CIPR
5) Effets cancérogènes à long terme
6) LES FAIBLES DOSES: Tentative de Bilan
Source : https://www.dissident-media.org/infonucleaire/vulga_sene.html
25 octobre 1998
Dossier nucléaire
Alors que l'Allemagne envisage une reconversion de sa production énergétique, en délaissant peu à peu le nucléaire, la France s'interroge sur l'alternative au tout nucléaire.
Commentaires sur images factuelles, d'archives et interviews Monique SENE (scientifique), Jean-Luc BENNAHMIAS (Les Verts) et Pierre GADONNEIX (Président de GDF).
Source : https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/cab98043469/dossier-nucleaire
Octobre 2003
Conseil général de GIRONDE
Visite décennale du réacteur 1 du CNPE de BLAYAIS
Relevé de conclusions
Par Gérard GARY – Monique SENE et Raymond SENE
Source : https://www.gironde.fr/sites/default/files/2017-06/conclusions_du_rapport_gsien-vd2.pdf
2007
RISQUES LIES A UNE EXPOSITIONS AUX RADIATIONS IONISANTES - AUTRES QUE LE CANCER
Monique Sené - Physicienne nucléaire. Directrice de la Gazette nucléaire
La controverse sur le sujet « exposition interne chronique aux faibles doses » a donné lieu à divers rapports :
Celui de l’académie des Sciences qui considère que l’estimation des conséquences sanitaires de faibles irradiations, inférieures à quelque mSv, ou de faibles concentrations de produits cancérogènes au moyen d’une relation dose-effet linéaire sans seuil n’a pas de justification scientifique, et en profite pour enterrer le problème de l’atteinte chronique interne.
Ceux de l’UNSCEAR, de la CIPR qui, en l’absence de données fiables sur ces phénomènes de contamination interne, estiment que le système actuel, bien qu’imparfait, est tout de même protecteur.
Par contre, l’IRSN a engagé un programme : ENVIRHOM sur ces thèmes d’atteinte chronique.
Au niveau européen, le groupe Vert avait demandé la création d’un comité pour examiner de façon approfondie les effets des faibles doses d’irradiations.
Le Comité Européen sur le Risque de l’Irradiation (CERI) a été constitué en 1997.
« Le mandat du CERI était le suivant :
# 1 - Estimer de manière indépendante tous les risques résultant de l’exposition aux radiations, en se basant sur sa propre évaluation de toutes les sources scientifiques, de façon aussi détaillée que nécessaire, et en utilisant le cadre scientifique le plus approprié, tout en adoptant une approche de précaution.
# 2 - Développer le meilleur modèle prévisionnel des dommages pouvant survenir suite à l’exposition au rayonnement, en présentant les observations qui soutiennent ou contestent ce modèle et, en mettant en évidence les domaines de recherches qu’il est nécessaire d’investiguer davantage pour compléter le tableau des connaissances.
# 3 - Développer une analyse éthique et un cadre philosophique pour établir la base de ses recommandations politiques, en liaison avec l’état des connaissances scientifiques, l’expérience acquise et le Principe de Précaution.
# 4 - Présenter les risques et le modèle prévisionnel ainsi que les analyses qui les étayent de façon à permettre et à faciliter la formation de politiques transparentes pour la protection du public et de l’environnement contre les radiations.
La création du CERI reposait sur le fait « qu’il existait suffisamment de preuves démontrant qu’une exposition de faible dose due à des matériaux radioactifs artificiels provoquait des problèmes de santé, et que les modèles conventionnels de la Commission Internationale de Protection contre les Radiations (CIPR) et ceux d’autres agences qui utilisent les mêmes modèles d’évaluation des risques, n’ont aucunement prévu ces effets.
C’est pourquoi, en 2001, des membres du Parlement Européen ont décidé de soutenir la rédaction d’un rapport : Etude des effets sanitaires de l’exposition aux faibles doses de radiation ionisante à des fins de radioprotection, rapport CERI publié en 2003. Nous nous intéresserons plus spécialement au chapitre XII : Risques liés à une exposition aux radiations, autres que le cancer.
I - Affaiblissement général de l’état de santé
II - Dommages à la santé
III – Remise en cause et études à mener
IV – Suite de Tchernobyl (article de Michel Fernex)
Le rapport de l'Ambassade d'Ukraine d’avril 2005 :
1ère atteinte : L'atteinte organique du système nerveux central
A - Konstantin Loganovsky de Kiev
B - Le professeur Pierre Flor-Henry de l'Université d'Alberta au Canada
C - Après un temps de latence de quelques années...
2ème atteinte : L'atteinte de l'œil
3ème atteinte : L'atteinte de la cochlée
4ème atteinte : Les maladies cardiovasculaires, première cause de mort
EN GUISE DE CONCLUSION
Le système actuel repose sur l’étude de la cohorte des survivants d’Hiroshima-Nagasaki. Il est certain que la tragédie de Tchernobyl a montré, une fois de plus, les limites de ce système. A Hiroshima-Nagasaki les personnes n’ont pas pu subir une contamination interne chronique pour l’excellente raison qu’il n’y a qu’1 kilogramme de matière qui a fissionné. A Tchernobyl on parle en tonne (facteur 1000) et de millions de personnes contaminées.
Des effets soupçonnés lors d’essais aériens (Bikini, Rongalap) se sont confirmés à Tchernobyl : atteintes à la thyroïde précoces, atteintes du système neuro-végétatif, atteintes glandulaires.
Dans le même temps, les vétérans des essais américains, anglais, français continuaient à poser des questions sur leur état de santé, suite à des expositions à l’uranium, aux retombées des essais aériens du Sahara, de Mururoa. Comme les temps de latence sont relativement longs chez les adultes, les effets se sont manifestés avec plus de retard qu’à Tchernobyl où il y a une population enfantine importante qui a été touchée.
Il est temps d’admettre les effets de ces expositions pour les cohortes déjà connues et de l’appliquer aussi bien aux rejets des réacteurs, à ceux de la Hague qu’au grave problème des déchets.
Source : http://moruroa.assemblee.pf/medias/pdf/M.Séné.%20Risques%20autres%20que%20cancer.%202007.pdf
6 décembre 2007
Séminaire ASN du 6 et 7 décembre 2007
Trois représentants d’associations se sont exprimés à la tribune : Monique Sené du GSIEN (Groupement de Scientifiques pour l’Information sur l’Energie Nucléaire) – Jean Claude Autret de l’ACRO (Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest) et EDA.
Il a été organisé pour faire le bilan des travaux menés par les 10 groupes de travail : tous les rapports n’étaient pas terminés mais il était évident que les constats, les états des lieux constituaient une première étape très importante, un socle de référence précieux et surtout un changement notoire quant à une volonté de sensibiliser grand public, les services de l’État, les élus… aux risques potentiels et d’en anticiper la gestion en s’appuyant sur les parties prenantes, c’est-à-dire tous les acteurs du territoire.
Constat unanime
Le citoyen doit pouvoir faire part de ses observations, donc être informé, et avoir les moyens de participer à la mise en œuvre des dispositifs. Dans un contexte historique de secret et de manque de transparence, l’approche post accidentelle doit avant tout être comprise par tous pour être efficace
Le rôle des Commissions Locales d’Information doit être amplifié et pérennisé : sans moyens financiers adaptés, l’accès à l’expertise indépendante ne sera qu’un leurre
Les lignes directrices d’une gestion post accidentelle de moyen et long terme élaborées au niveau national par le CODIRPA constituent une base de données assez complète, voire même trop détaillée. La nécessité de les confronter aux contraintes, aux spécificités de chaque territoire, avec les acteurs concernés, s’impose.
Le séminaire a montré qu’il fallait aller plus loin : la prise de conscience de la réalité des risques a révélé l’ampleur du manque d’information, de formation et de connaissance des nouvelles responsabilités qu’il y aurait à assumer notamment de la part des élus locaux.
Dès lors les réunions des groupes de travail ont consisté à compléter les rapports en y intégrant les remarques de nouveaux participants ou les retours d’expérience d’exercices in situ. Deux nouveaux groupes de travail sont créés : communication et réglementation. Il s’agit là aussi de lignes directrices élaborées au niveau national.
29 février 2008
Nominations au Journal officiel de la République française
Monique Sené
Au titre des personnalités désignées en raison de leur compétence
Groupe : Sous-commission permanente des appareils à pression
Sené, née Moirez (Monique, Berthe, Ghislaine) - physicienne, directrice de recherche honoraire du CNRS, Centre national de la recherche scientifique. Chevalier du 3 octobre 1998
Affaires étrangères et développement international
Education nationale, enseignement supérieur et recherche
Au grade d'Officier de la Légion d’honneur
Membres du Haut Comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire
Représentants des commissions locales d'information (CLI)
Membres du Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques
Vice-présidente de l’ANCLI, l'Association nationale des commissions locales d'information sur les activités nucléaires
Groupement des scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire (GSIEN)
Membres du comité de pilotage du réseau national de mesures de la radioactivité de l'environnement
Membres du Conseil supérieur d'hygiène publique de France
Section de la radioprotection - En raison de leur compétence dans le champ d'intervention de la section
Vice-présidente d'une Commission d'information dans une centrale nucléaire ; 37 ans d'activités professionnelles
Ministère de l'aménagement du territoire, et de l'environnement
Source : https://jorfsearch.steinertriples.ch/name/Monique%20Sené
12 novembre 2008
Qualité des eaux autour des sites nucléaires
Rapport rédigé par Monique SENE
Pas de préoccupation majeure, selon le Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire
La qualité des eaux des nappes souterraines autour des sites nucléaires français ne soulève pas de préoccupation majeure, a indiqué, vendredi dernier, Henri Revol, le président du Haut Comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) qui remettait son rapport au ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo. Un rapport commandé à la suite de la fuite de 30 mètres cube d'une solution contenant de l'uranium (75 kg). Cette fuite, intervenue le 8 juillet dans l'usine Socatri sur le site du Tricastin à Bollène (Vaucluse), avait suscité l'inquiétude des populations. Pourtant, l'incident avait été classé au niveau 1 de l'échelle Ines (qui en compte 7). Jean-Louis Borloo a confirmé qu'une enquête épidémiologique va bientôt être menée autour de Tricastin.
Seuls sept sites présentent des marquages radioactifs, a résumé Henri Revol. Il s’agit de sites où les eaux souterraines sont marquées sur un plan radioactif: celui de la Hague, dans la Manche, avec l'usine de retraitement d'Areva et le site de stockage géré par l'Andra, les usines et laboratoires de recherche du CEA (Commissariat à l'énergie atomique) de Marcoule (Gard), Saclay (Essonne), ainsi que ceux rattachés à la direction des applications militaires de Valduc (Côte-d'Or) et Bruyères-le-Châtel (Essonne), et, enfin, les deux sites de la firme Areva à Veurey-Voroize (Isère) et Tricastin (Vaucluse).
Les radioéléments y sont à l'état de trace, très en dessous des normes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le terme de marquage a été préféré à celui de pollution, compte tenu de l'extrême dilution de la radioactivité qu’on y constate. Le Haut Comité, qui n'a ni un rôle d'expertise ni de contrôle, a établi son diagnostic après avoir auditionné tous les acteurs : les industriels (EDF et Areva), l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).
L'origine du marquage radioactif est en cours d'étude. Il provient le plus souvent de la mauvaise gestion des déchets nucléaires, comme l'a noté l'IRSN dans un rapport publié en septembre, suite à la fuite de Tricastin. Dans les années 1950 à 1980, en effet, la réglementation était très laxiste. C'est ainsi que des déchets à faible ou moyenne activité ont été enterrés à même la terre. Ces entreposages sont connus, mais leur prise en charge est parfois problématique, a expliqué au Figaro, le 7/11/2008, Monique Sené, Présidente du Groupe de travail qui a rédigé le rapport.
Le Haut comité constate qu’il existe aujourd’hui des fondements législatifs solides pour permettre l’information du public, transparence et concertation avec les parties prenantes. Il constate cependant qu’il est difficile, pour le public, d’appréhender la situation radioécologique des sites nucléaires et des anciens entreposages de déchets.
Il existe en effet une information abondante et diversifiée, souvent disponible depuis longtemps ; elle est cependant éparse, disparate, compartimentée et est, dans un certain nombre de cas, difficile d’accès. Le Haut comité a fait 18 recommandations, notamment la création d'un portail Internet sur le nucléaire. Il souhaite aussi que le rôle des commissions locales d'information (CLI) soit renforcé. Elles doivent être des aiguillons de la connaissance des risques associés au nucléaire autour des sites. Elles ont vocation à poser des questions et à demander des réponses.
Il souhaite aussi que des laboratoires agréés indépendants, universitaires ou associatifs, soient plus souvent sollicités. C'est là un des points faibles du système français hypercentralisé comparé à ses voisins européens.
10 décembre 2008
18 ème conférence des CLI
Monique SENÉ, présidente du Groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire
Les exemples qui ont été donnés me confortent dans la nécessité d'obtenir ces informations dont on nous dit qu'elles sont accessibles. Ce rapport a été mentionné ici : nous allons donc tous savoir qu'il existe, mais combien de personnes ne le savent pas ? Le problème est qu’il faut gagner l'information. Personne, parmi les exploitants ou les administrations, ne doit s'arroger le droit de produire une information et un accès « raisonnables » à des documents. Il appartient de savoir ce qui est raisonnable aux personnes qui essayent de comprendre. Après tout, on peut lire 700 pages, si on le souhaite !
22 juillet 2010
Quelques réflexions sur le devenir des déchets radioactifs
L’article de Monique Sené, solidement argumenté sur le plan technique, peut être classé parmi les articles d’opinion.
La gestion des déchets a longtemps été considérée comme facile par les officiels du nucléaire : CEA, EDF puis Cogéma et enfin ANDRA et AREVA.
Depuis le tout début du nucléaire, années 1950-1960, le traitement des déchets a toujours été repoussé : le moment venu, on trouvera la solution, affirmaient les instances. L’ampleur du problème n’a été reconnue qu’en 1991, première Loi déchets portant seulement sur ceux issus du fonctionnement des réacteurs, puis vraiment admise avec la Loi de 2006, prenant en compte tous les déchets. Cette Loi institue aussi le suivi des filières de traitement de tous les déchets, réacteurs, mines, médecine, utilisation industrielle, par un Plan National de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs. Elle conforte la Commission Nationale d’Evaluation de 1991, dans son rôle d’aiguillon des acteurs du nucléaire. Elle crée le Haut Comité sur la transparence et l’Information sur la sécurité nucléaire, lui permet d’obtenir l’ouverture des dossiers, de garantir leur suivi par les citoyens grâce à des conférence-débat.
L’article se propose faire un état des lieux des différentes filières de gestion des déchets et d’esquisser des propositions.
Plusieurs constats peuvent être faits :
# - le manque d’une estimation des quantités de déchets attendus dans le cadre d’un plan énergétique donnant leur place aux énergies renouvelables,
# - la non prise en compte du problème des déchets anciens,
# - les risques liés à la transmutation (usines très radioactives),
# - la composante militaire du nucléaire qui le rend incontrôlable,
# - le fait que le nucléaire, reposant sur un minerai, ne peut-être qu’une transition qu’il conviendrait d’arrêter le plus vite possible.
28 août 2010
Bure : Il est prématuré d'enfouir - Monique Sené
Rédigé par Roland Corrier – A partir d’un article de LA VOIX DE LA HAUTE-MARNE – Bertrand PUYSSEGUR
La Phrase : L’argile contient de l’eau qui arrivera à lécher les déchets.
Selon la physicienne Monique Sené, il n’est pas possible de prévoir le comportement de l’eau dans l’argile de Bure. La chercheuse donnera une conférence ce samedi 28 août sur les déchets nucléaires. Beaucoup de questions restent donc encore en suspens.
Déchets nucléaires - Bure : Il est prématuré d'enfouir
Présidente du Groupement de scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire, la physicienne Monique Sené donnera une conférence ce samedi 28 août sur les déchets nucléaires, non loin du site de Bure. Selon cette ancienne chercheuse au CNRS, les études en cours ne permettent pas d’entrevoir une solution d’enfouissement définitive.
Voix de la Haute-Marne : Quel sera le thème de votre intervention ?
Monique Sené. Ce seront quelques réflexions sur le devenir des déchets nucléaires. Bure est concerné par les HAVL, les déchets à vie longue et hautement radioactifs, mais un nouveau centre de stockage est prévu également pour les FAVL de faible activité et à vie longue. J’aborderai la question de la réversibilité, du coût et de l’inventaire des déchets. Il faut savoir que cet inventaire est prévu jusqu’en 2020, après on ne sait pas la quantité que l’on produira.
Ce qui est sûr, c’est qu’à Bure, on ne pourra pas enfouir avant 50 ans pour un certain nombre de colis, parce ce qu’ils sont trop chauds. Il y aura donc un entreposage en surface. Les quantités prévisibles de déchets sont difficiles à déterminer, tout cela repose quand même sur la production d’énergie de deux EPR et de 58 réacteurs.
Donc Bure ne sera pas suffisant…
C’est possible que Bure ne soit pas suffisant pour accueillir tous les déchets.
Faut-il privilégier l’enfouissement en profondeur ?
Il est prématuré d’enfouir à cause de la géologie. Nous n’avons pas de données suffisantes. De plus avec la question de la réversibilité, on ne creuse pas de la même façon, cela demande beaucoup d’études, qu’on n’a toujours pas. Nous sommes sur des échelles de temps, qui ne sont pas humaines. Pour faire descendre la température des émetteurs alpha à vie moyenne de 400° C à 100° C, il faut 70 à 150 ans. Quant à l’uranium ou au plutonium, ce sont des centaines de milliers d’années…
Mais existe-t-il d’autres solutions ?
Ce serait de les entreposer en subsurface, c’est-à-dire à une quarantaine de mètres de façon à pouvoir accroître la surveillance. Là vous pouvez vérifier vos fûts. Ces containers ne vont pas tenir des millénaires ! Un entreposage permet d’intervenir plus facilement alors que des colis dégoulinants, même avec des robots, c’est très difficile à récupérer.
Saura-t-on un jour recycler les déchets nucléaires ?
Les techniques ne sont pas entièrement sûres. En ce qui concerne la transmutation, le processus est très lent. A la limite on peut maîtriser un gramme de déchet, mais pas de manière industrielle, et encore ceci n’est valable que pour les émetteurs alpha. Il faut d’abord limiter les déchets, sinon on va se retrouver assis sur une montagne. Il n’y a pas de solution rapide, c’est un problème que l’on prend seulement à bras-le-corps, mais qui reste entier.
Quels sont les risques les plus dangereux en ce qui concerne Bure ?
C’est l’eau. L’argile contient de l’eau qui arrivera à lécher les déchets. Quelle est la vitesse de cette eau ? L’hydrologie est une question primordiale. En Suède, ils ont fait le choix de les enterrer dans le granit. Il n’y a aucun exemple au monde de déchets nucléaires enfouis dans de l’argile. Il ne faut pas aller trop vite, et être un peu moins formel.
Que pensez-vous des études menées par l’Andra ?
Il y a un certain nombre d’études, mais on n’est toujours pas prêt. On doit réfléchir correctement. Est-ce qu’on est capable de juguler l’eau ? Juguler l’eau, c’est un peu juguler la nature. On n’est pas maître du temps, les prévisions sont impossibles. L’Andra fait des études mais elles restent un peu optimistes.
18 avril 2011
Assemblée des CLI de la Manche
Monique Sené a réalisé le support visuel de l’exposé.

7 septembre 2011
Les vétérans du dossier Tchernobyl crient au scandale
Monique Séné, présidente du Groupement des scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire (GSIEN) au moment de l'accident, partage cette analyse
par Fabrice AMEDEO
Le docteur Denis Fauconnier, ici en avril 2011, aujourd'hui à la retraite, affirme, comme les scientifiques contactés par Le Figaro, que le nuage radioactif de Tchernobyl est à l'origine d'une contamination de la chaîne alimentaire.
Le Figaro a contacté des scientifiques qui ont constaté, en 1986, les conséquences du nuage radioactif sur les populations, notamment les bergers corses. Ils ne comprennent pas le non-lieu.
Ils en parlent comme si les faits dataient d'hier. Les voix ont pris quelques années mais les convictions n'ont pas changé. Le Figaro a contacté mercredi deux scientifiques qui avaient pu constater, dès 1986, les conséquences du nuage radioactif sur la population française. Ils ne comprennent pas le non-lieu qui a été prononcé mercredi par la Cour d'appel de Paris à l'encontre du professeur Pellerin. Ils s'inscrivent surtout en faux contre les réquisitions du parquet qui estime que les scientifiques n'avaient mis en évidence aucune conséquence sanitaire mesurable au moment des faits.
Jean-Claude Zerbib était ingénieur en radio-protection au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) au moment de l'accident. Il est un témoin clé de cette catastrophe: il était au CEA, à Saclay, le 1er mai 1986 lorsque le nuage a survolé la France. J'ai pu effectuer des prélèvements et les transmettre à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSM), raconte-t-il. Mais le scientifique, qui a pris sa retraite dans les Côtes-d'Armor, se rappelle surtout de ses échanges de l'époque avec le docteur Fauconnier, alors établi en Corse. Il m'avait appelé pour me dire que des personnes y étaient sans doute contaminées. Il m'a envoyé en juin 1986 un litre de lait de brebis dans du formol afin qu'il ne tourne pas...
22 mars 2012
La vérité scientifique sur le nucléaire - Chantal BOURRY

PREFACE DE MONIQUE SENE
21 mai 2012
Information sur le nucléaire : entre secret et transparence
Source : Magazine Repères n°3, Septembre 2009
Les analyses contestées des retombées de l’accident de Tchernobyl en France ont fait entrer l’information sur le nucléaire dans l’ère du soupçon. La loi de 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire a-t-elle changé la donne ?
Le point avec Monique Sené, vice-présidente de l’Ancli, Association nationale des commissions locales d’information, et Didier Champion, directeur de l’environnement et de l’intervention de l’IRSN.L’information sur le nucléaire est-elle plus transparente aujourd’hui qu’à l’époque de l’accident de Tchernobyl ?
Didier Champion : Sans aucun doute. Par exemple, l’IRSN fournit un effort accru pour informer la population sur l’impact de la radioactivité présente dans l’environnement. Les résultats de mesures de la radioactivité de l’environnement obtenus par l’IRSN, mais aussi les rapports d’étude et des fiches synthétiques sont disponibles sur le portail de la radioactivité dans l’environnement, accessible à tous depuis le site Internet. Internet ouvre de nouvelles possibilités, tant pour la publication que pour la conservation des informations.
Monique Sené : Il est vrai qu’après l’accident de Tchernobyl, nous avons constaté une tendance à ne pas croire les discours officiels. Qu’en est-il aujourd’hui ? Dans la Gazette Nucléaire, journal associatif, nous avions défini la transparence comme cette obscure clarté qui tombe des ministères ou des experts. La notion de transparence se heurte en effet à celle de secret. Secret commercial ou industriel, secret financier, secret médical… sans oublier le secret défense, le plus méchant de tous ! L’accès à certains dossiers s’avère aujourd’hui encore difficile. D’autant qu’il peut arriver que nous ne connaissions même pas l’existence d’un dossier. Et dans ce dernier cas, comment demander à le consulter ?
Vous laissez entendre que des résistances subsistent, malgré la loi de 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire ?
M. S. : Les directions des sites nucléaires ne font pas toutes preuve de la même ouverture. Il arrive que certaines questions restent sans réponse pour des motifs qui s’avèrent peu sérieux. Lorsque nous avons voulu obtenir des informations sur la reprise des stériles hors sites des anciennes mines du Limousin, Areva a prétexté différentes raisons pour ne pas répondre. Il a suffi d’une émission télévisée pour que la réponse soit donnée… (Enquête diffusée sur France 3, le 11 février 2009, dans le cadre de l’émission Pièces à conviction)
Cela semble prouver que les gens doivent mener des actions d’éclat pour obtenir des informations ! Et c’est dommage !
D. C. : Le développement de la culture de sûreté nucléaire s’accompagne d’un effet de loupe paradoxal. La transparence produit une sensation biaisée. En donnant des informations sur le moindre incident dans les installations nucléaires, on peut laisser croire que le nucléaire souffre d’une mauvaise gestion. C’est pourquoi certains acteurs estiment que la diffusion d’informations peut susciter des craintes.
L’IRSN a adopté une position claire : il est préférable d’informer la population, même sur des sujets sensibles comme les accidents nucléaires, plutôt que de laisser planer une suspicion de dissimulation, voire de mensonge. Aujourd’hui de nombreuses informations sont disponibles. Toutefois, l’idée que le nucléaire est opaque est encore fortement ancrée dans les esprits. En dehors d’événements radiologiques très médiatisés, on observe peu de réactions du public pour ces informations.
Est-ce à dire que les citoyens ne cherchent pas sérieusement à obtenir des informations sur le nucléaire ?
M. S. : Une des raisons pour lesquelles les citoyens ont du mal à poser des questions réside dans la difficulté d’accès aux documents, qui peut provenir de l’administration elle-même. La commission d’accès aux documents administratifs peut très bien refuser la divulgation d’un document. S’il est nécessaire pour obtenir une réponse de passer par les tribunaux, le temps et l’argent que cela exige sont franchement dissuasifs. Il vaut mieux arriver à des conciliations mais cela n’est pas toujours évident.
D. C. : Il m’est arrivé d’entendre des personnes reprocher à l’IRSN d’être un organisme d’État et, de ce fait, soupçonné de donner des informations biaisées. Il faut tout de même reconnaître à l’État un rôle de service public et de défense de l’intérêt général. Et si l’on sort du cadre étatique, se poseront les questions : Qui paie ? Dans quel intérêt ? La transparence du financement est un point essentiel pour un sujet aussi sensible.
Les difficultés du dialogue entre la population et les experts sont-elles accentuées par la technicité du sujet ?
D. C. : La transparence doit s’accompagner d’un travail d’interprétation et d’explication. Il ne s’agit pas de donner des informations brutes mais également d’éclairer leur sens. L’IRSN met en œuvre ce principe et joue pleinement son rôle en fournissant, en plus des données radioécologiques accessibles sur son site Internet, un support documentaire indispensable à leur compréhension. Nous ne cherchons pas à rassurer ou à inquiéter la population, mais à démystifier un sujet souvent source de fantasmes dans l’opinion.
M. S. : Ces inquiétudes ne relèvent pas que du fantasme. À un moment donné, les citoyens apprennent que ce dont ils ont tiré avantage génère également des problèmes. Je pense par exemple à la gestion des déchets. D’un seul coup, ils se retrouvent face à des conséquences sur lesquelles ils n’ont pas été informés au préalable et se sentent piégés, ce qui rend tout dialogue difficile. Pour éviter ce type de situation, il est bon de faire la lumière sur toutes les étapes d’un dossier. Et cela implique évidemment de réfléchir à la façon de faire comprendre les enjeux de la situation à des non-spécialistes, d’accepter de répondre à leurs questions.
13 décembre 2012
Rapport du HCTISN
Contribution du HCTISN à la démarche relative aux évaluations complémentaires de sûreté des installations nucléaires françaises au regard des événements survenus à Fukushima
le 24 août 2011 : CNPE de Golfech (source froide) : Monique Sené
le 27 septembre 2011 : CNPE de Fessenheim : Monique Sené
Source : http://www.hctisn.fr/IMG/pdf/rapport_gt_audit_approuve_cle0113ad.pdf
1 mars 2013
Les dossiers noirs du nucléaire français Broché
Auteurs : Dominique Leglu – Monique Sené – Raymond Sené
6 octobre 2013
Questions à Monique Sené, physicienne des particules
On a maltraité les déchets pendant 40 ans, mais ce n’est pas une raison pour aller trop vite
Que pensez-vous de la gestion des déchets radioactifs en France ?
Si on en fait l’historique, c’est mieux maintenant. Au démarrage du nucléaire dans les années 50, on n’a rien fait de spécial. On pensait qu’on trouverait tout en marchant. Que les scientifiques auraient une solution. La première chose qui a été faite, c’est de tout envoyer dans la mer. Les États-Unis se sont aperçus que ce qui était déposé était compliqué à retrouver. Ensuite, nous avons commencé l’entreposage.
La question du stockage des déchets a été évoquée avec la loi de 1991, qui s’est attaquée aux combustibles irradiés. La loi de 2006 est plus étendue mais a fixé des échéances qui ne sont pas réalistes. On ne peut pas arriver à une gestion correcte des déchets, car on va trop vite. On a maltraité les déchets pendant 40 ans, mais ce n’est pas une raison pour aller trop vite. Il faut continuer la recherche et vérifier toutes les données et les possibilités.
Pour vous, quelle serait la meilleure solution ?
Le stockage en subsurface, avec un très bon emballage qui serait vérifié, et refait si besoin tous les 10-15 ans. Cela laisserait du temps pour trouver une bonne solution, et pour étudier toutes les possibilités et les accidents possibles. Il faut étudier les émissions de gaz, et les effluents liquides qui pourraient arriver.
Il faut se donner du temps.
On devrait reprendre ce qu’on a mis en tas un peu partout et le remettre dans un emballage correct. Cela nous donnerait de l’expérience pour les déchets qui viennent. Les déchets vitrifiés ne sont pas si fiables que cela. Le verre est craquelé. Léché par l’eau, les radionucléides vont sortir. On ne peut pas trouver un emballage hermétique qui tiendra des milliers d’années.
Dans quelle mesure la réversibilité est-elle possible à Bure ?
A 450 m de fond, ce n’est pas facile. Il faut fermer les alvéoles pour que l’argile ne s’abîme pas, et surveiller les colis au fond, sans mettre de fils. La réversibilité va diminuer au fur et à mesure. On ne parle pas de réversibilité, mais de récupérabilité des colis. Ces derniers vont être entreposés quelques semaines dans un entrepôt, où ils pourront être réparés si besoin. L’Andra annonce qu’elle renverra les colis s’ils ne sont pas conformes.
Mais si un problème se passe alors que les colis sont déjà entreposés, que fera-t-on ? Le processus est long et difficile d’accès. Même les robots ont leurs limites.
Dans certains lieux où des déchets ont été entreposés, un démantèlement est en cours. Sur le site de Cadarache, une personne en scaphandre récupère les déchets au fond d’une fosse à la main, pour les trier suivant les irradiations. Cela se passe également comme cela à Marcoule. C’est un processus très lent et coûteux. Cela serait bien plus compliqué à Bure, par 450 m de c
Source : https://www.estrepublicain.fr/meuse/2013/10/06/monique-sene
29 octobre 2013
Innovation scientifique : la parole aux citoyens !
par Raymond Sené, chercheur honoraire CNRS en physique nucléaire, docteur ès sciences en physique, ancien membre du Comité Scientifique de l’Institut de Protection et de Sûreté Nucléaire - Monique Sené, chercheur honoraire CNRS, docteur ès sciences en physique, présidente du GSIEN - Jean-Marie Brom, docteur ès Sciences en physique, Directeur de Recherches au CNRS, ancien membre du Comité de Surveillance de la Centrale Nucléaire de Fessenheim – Benjamin DESSUS, ancien directeur de programmes interdisciplinaires au CNRS, président de Global Chance – Bernard LAPONCHE, docteur ès sciences en physique, ancien directeur général de l’Agence française pour la maîtrise de l’énergie ;
Au terme du débat public sur le projet CIGéo, et alors que la surdité de certains dirigeants les conduit à stigmatiser des minoritésrefusant et empêchant le débat en séances publiques, il serait peut-être plus judicieux et utile d’essayer de comprendre les raisons qui conduisent ces minorités à agir ainsi . De fait, regretter l’absence de débat démocratique ne suffit pas. Encore faut-il en créer les conditions, en ne soumettant pas les citoyens à des faits accomplis, en reconnaissant à sa juste valeur l’intelligence collective. Si ces conditions ne sont pas remplies, choisir la stigmatisation hâtive d’une nébuleuse d’opposants revient à justifier d’avance l’usage de la force, comme méthode d’exercice de la démocratie.
Source : https://global-chance.org/Innovation-scientifique-la-parole-aux-citoyens
novembre 2013
APPEL DE SCIENTIFIQUES
A PROPOS DU PROGRAMME NUCLEAIRE FRANÇAIS
Le gouvernement français, après avoir favorisé sans retenue l'utilisation du pétrole comme source d'énergie, envisage devant l'augmentation du prix de ce pétrole, d'accroître considérablement la production d'électricité d'origine nucléaire.
On prévoit donc 170 réacteurs d'ici à l'an 2000. Pour commencer, de l'ordre de 80 centrales sont en cours de construction ou en projet sur une vingtaine de sites répartis sur tout le territoire. Ces centrales (1000 MW) seront du type uranium enrichi-eau légère, technique mal connue à ces puissances. On prévoit aussi la construction de quelques centrales surrégénératrices, technique mal dominée.
Nous chercheurs, ingénieurs, techniciens, pensons qu'il s'agit d'une décision irréfléchie dont les conséquences risquent d'être graves.
Les risques encourus sont de plusieurs sortes :
ceux liés à la sécurité des centrales (fuite possible. les accidents sont peu probables, ils peuvent être effroyables) ;
ceux liés à la pollution thermique (climat, écologie) ;
ceux liés au transport, au stockage et au vol éventuel des produits radioactifs (en particulier le problème des déchets est traité avec légèreté)
Il est inquiétant de voir l'EDF éluder toute question, méconnaître toute compétence autre que celle des techniciens officiellement habilités.
Il est inquiétant que ceux qui poussent ces projets soient en même temps juges et parties.
Il est inquiétant de savoir que, pour un programme ainsi accéléré, l'examen de la sécurité est confié à un organisme public mis en récession, le Commissariat à l'Energie Atomique, qui peut donc difficilement l'assumer.
Il est inquiétant que la sécurité à long terme soit dépendante de la vigilance sans défaut de quelques-uns (une erreur est toujours possible, un sabotage aussi, leurs conséquences ne peuvent être calculées).
Les enquêtes d'utilité publique fragmentent les problèmes, escamotent des points importants (transport, déchets, démantèlement de centrales usagées) indissolublement liés à l'ensemble. Systématiquement on minimise les risques, on cache les conséquences possibles, on rassure. Pourtant les divergences entre les études, les incertitudes des rapports officiels montrent bien que les risques existent. Même quand il y a des solutions, l'absence d'une législation claire, d'un contrôle indépendant, l'intervention des critères de rentabilité financière, permettent toutes les négligences.
D'autre part, en dépit des affirmations officielles, une telle politique n'assurera pas notre indépendance :
il n'y a pas tellement d'uranium en France ;
l'usine d'enrichissement qui ne produira qu'à partir de 1982 sera extrêmement vulnérable.
Par ailleurs, quoi qu'on en dise, peu de recherches sérieuses sont entreprises pour trouver de nouvelles sources d'énergie, pour diversifier celles existantes et diminuer le gaspillage.
Nous pensons donc que la politique actuellement menée ne tient compte ni des vrais intérêts de la population ni de ceux des générations futures, et qu'elle qualifie de scientifique un choix politique.
Il faut qu'un vrai débat s'instaure et non ce semblant de consultation fait dans la précipitation.
Nous appelons la population à refuser l'installation de ces centrales tant qu'elle n'aura pas une claire conscience des risques et des conséquences.
Nous appelons les scientifiques (chercheurs, ingénieurs, médecins, professeurs, techniciens...) à soutenir cet appel et à contribuer, par tous les moyens, à éclairer l'opinion.
Cet appel est signé par des scientifiques de tous grades et de toutes spécialités.
Nous demandons aux personnes souhaitant signer cet appel, de contribuer, si elles le peuvent, aux frais de diffusion de ce texte sous forme d'annonces dans les journaux nationaux et régionaux (jusqu'à une demi-journée de salaire, par exemple).
Les signatures et les chèques sont à adresser (dans l'attente de l'ouverture d'un compte et d'une boite postale) à M. ou Mme Sené, Laboratoire de physique corpusculaire au Collège de France, Place Marcelin Berthelot, 75231 Paris Cedex 05.
Nom - Spécialité - Ville - Signature


15 novembre 2013
Fukushima estompé dans les mémoires, EDF continue à ergoter
par Rachel MULOT
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/fukushima-estompe-dans-les-memoires-edf-continue-a-ergoter_11702
Monique Sené, physicienne, cofondatrice du Groupement de scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire (GSIEN) cosigne un livre qui révèle à la fois posément et implacablement les vulnérabilités du nucléaire français. Pour éviter qu’un autre Fukushima n’arrive en France.
Qu’a changé l’accident de Fukushima ?
Au Japon-pays dont on vantait la sûreté nucléaire - c’est l’impossible, qui s’est produit. L’opérateur n’a tenu aucun compte des remarques sur les risques de séismes, de tsunami… Le Japon faisait confiance à une industrie arrogante et opaque ! Depuis Fukushima, notre Autorité de sûreté nucléaire ainsi que l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire reconnaissent qu’un accident majeur ne peut être exclu en France. L’ASN a prescrit des évaluations complémentaires de sécurité, puis exigé de sérieux travaux pour sécuriser nos sites nucléaires. Cela va couter cher, plusieurs dizaines de milliards d’euros. Mais c’est d’une nécessité absolue… Le public français oublie qu’un certain nombre d’incidents-parfois graves- s’est déjà produit. Ainsi, du plutonium a été déversé dans la Loire, suite à l’incident de Saint Laurent des eaux. Nous avons aussi échappé de peu à une catastrophe majeure – au Blayais - où la centrale a été construite sur une plateforme trop basse. Des réacteurs ont parfois été arrêtés, un an ou deux ans.
Nos centrales vont donc être sécurisées, pourquoi s’inquiéter ?
Les yeux se sont dessillés, la langue de bois s’est fendillée…mais l’effet Fukushima estompé, EDF recommence à ergoter. Sur les travaux nécessaires, les délais requis etc, des retards s’accumulent. Et c’est là que le bât blesse, d’autant que certains prétendent aujourd’hui prolonger la vie de nos centrales, au-delà des délais pour lesquelles elles ont été conçues. C’est une intox d’EDF.
Vous redoutez des accidents graves ?
Oui, en vieillissant une installation devient dangereuse, même avec des gens expérimentés. Non seulement la France n’est pas l’abri de séismes ou d’inondations, mais les matériaux des centrales sont vétustes, les problèmes de conception réels. Pire, nous ne mettons pas réellement les moyens humains nécessaires pour assurer la maintenance, les inspections des matériels. Songez qu’EDF délègue 80% sur site à des intérimaires. A partir du moment où on a un opérateur qui est trop sûr de lui, on risque l’accident. Les personnes qui sont de l’intérieur finissent même par croire à leur discours, celui selon lequel un accident ne pourra jamais arriver. Et l’attention se relâche.
Tous les enseignements des incidents passés ont-ils été tiré ?
Non, et c’est ce que nous démontrons dans notre livre, il reste énormément de travaux à faire. Certes, après l’accident de Three Mile Island en 1979, il n’a plus été possible de croire l’accident impossible. C’est pourquoi l’EPR a été conçu de façon à contenir les effets d’un accident avec percement de la cuve, et éviter que la radioactivité ne s’échappe de l’enceinte de confinement. Il a fallu près de 20 ans pour doter les réacteurs existants de quelques améliorations nécessaires. Et notons enfin qu’il faudra une dizaine d’années pour compléter le retour d’expérience sur la catastrophe de Fukushima. En effet, il a fallu six ans pour pouvoir inspecter le réacteur de Three Mile Island. Quant aux suites de l’accident de Tchernobyl leurs impacts sur l’environnement et la santé ne cessent de se prolonger.
Qu’espérez-vous de ce livre ?
Qu’il encourage les autorités chargées de contrôler l’industrie nucléaire à ne pas relâcher leurs efforts. Qu’il donne aux citoyens des arguments solides pour prendre leur avenir en main. La sûreté ainsi que l’impact sur la santé et l’environnement dépendent de leur vigilance. Cela fait 40 ans que le GSIEN agit comme un poil à gratter, la transparence s’est améliorée, l’accès à la documentation est devenu plus facile mais les combats sont loin d’être gagnés. Le GSIEN n’est pas anti-nucléaire, il œuvre pour que la radioprotection, la sûreté et la protection de l’environnement soient absolues. C’est pourquoi le GSIEN pense qu’il n’est pas possible de prolonger la vie des réacteurs au-delà de la durée prévue à leur construction.
Les dossiers noirs du nucléaire, Monique Sené, Raymond Sené et Dominique Leglu, directrice de la rédaction de Sciences et Avenir, Presse de la Cité, en librairie le 11 novembre.
26 décembre 2013
Monique Sené est-elle anti-nucléaire ?
Monique Sené, physicienne nucléaire en retraite, présidente du GSIEN, Groupement des scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire, est-elle anti-nucléaire ou pro-nucléaire ? Tous ceux qui la côtoient ou qui font appel à ses services pour animer réunions et conférences trouveront ici la réponse en 2 minutes...
https://www.dailymotion.com/video/x18vssz
20 mars 2014
Alain Vicaud (EDF) et Monique Séné (ANCCLI) - Convention SFEN "Exploiter les centrales nucléaires dans la durée"
Table ronde sur "L’état de l’opinion publique face à l’extension de la durée d’exploitation"
Alain Vicaud (EDF) : Il ne peut y avoir de confiance sans transparence.
Monique Séné (ANCCLI) : La confiance du citoyen dépend de la capacité d’une entreprise à répondre à toutes
ses interrogations/sollicitations quelles qu’elles soient - En matière de sûreté, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) fait son travail et impose des changements à l'exploitant - Comme le CNRS, l'ASN mène des études indépendantes qui intègrent le pluralisme des positions sur le nucléaire.
Source : //www.flickr.com/photos/120990791@N02/13375486215" style="color: purple; text-decoration: underline;">https://www.flickr.com/photos/120990791@N02/13375486215
10 avril 2014
Assemblée nationale
Thème : Risque nucléaire - Évaluation du risque et assurance
Audition de M. Raymond Sené et Mme Monique Sené, Groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire (GSIEN)....
Commission d’enquête relative aux coûts passés, présents et futurs de la filière nucléaire, à la durée d’exploitation des réacteurs et à divers aspects économiques et financiers de la production et de la commercialisation de l’électricité nucléaire, dans le périmètre du mix électrique français et européen, ainsi qu’aux conséquences de la fermeture et du démantèlement de réacteurs nucléaires, notamment de la centrale de Fessenheim
M. le président François Brottes. Pour traiter du risque nucléaire et de son évaluation, nous accueillons cet après-midi M. Raymond Sené et Mme Monique Sené. Madame, monsieur, vous avez fondé ensemble en décembre 1975 le Groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire (GSIEN), afin d’appeler l’attention du public sur les risques de l’énergie nucléaire. Ce groupement est devenu au fil des ans un interlocuteur connu et reconnu des instances chargées de la sûreté, des médias, des associations et des commissions locales d’information (CLI). À la demande des CLI, il a mené des expertises à l’occasion des visites décennales des réacteurs de Fessenheim, du Blayais et de Golfech. En quoi ont consisté ces expertises ? Quelle méthode avez-vous suivie ? Quels moyens avez-vous mis en œuvre ? Ces expertises peuvent-elles être comparées à celles réalisées par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui déploie d’importants moyens et fait appel à de nombreux inspecteurs ?
Selon vous, où en est-on aujourd’hui en matière de maîtrise du risque nucléaire ? Qu’y a-t-il de rationnel et d’irrationnel dans l’approche de cette question ? Pour une centrale nucléaire, le vieillissement comporte un risque. Un réacteur doit être en aussi parfait état le jour où il est décidé de le fermer que le jour où il a démarré parce qu’il doit être aussi sûr. Sinon, cela signifierait qu’il aurait été potentiellement dangereux. Le progrès technique révèle de nouveaux facteurs de risque, mais donne aussi des moyens nouveaux de circonscrire celui-ci. Les exigences formulées au fil des ans par les instances chargées de veiller à la sûreté des installations ont conduit les opérateurs à neutraliser certaines incertitudes potentiellement génératrices de risque. Les évaluations probabilistes de sûreté sont censées éclairer sur le déclenchement et le déroulement de séquences accidentelles et permettre d’évaluer le niveau de risque. Le calcul de probabilités vous paraît-il un moyen pertinent d’évaluation du risque ? À Fukushima, c’est une catastrophe naturelle qui a déclenché la catastrophe nucléaire. Peu importe, me direz-vous, comment l’accident s’est déclenché. Pour autant, il me paraît important de hiérarchiser les différents paramètres pour être pédagogique sur le sujet. C’est sur tous ces points que nous souhaitons vous entendre.
Conformément aux dispositions de l’article 6 l’ordonnance du 17 novembre 1958, je dois maintenant vous demander de prêter le serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.
(M. Raymond Sené et Mme Monique Sené prêtent serment).
Mme Monique Sené, membre fondateur du Groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire (GSIEN). Le GSIEN est né d’une prise de conscience de physiciens, d’un côté des chercheurs qui faisaient de la recherche fondamentale en physique des particules, de l’autre des ingénieurs industriels qui travaillaient dans le domaine de la physique nucléaire. La construction des réacteurs allait en effet très vite après que la décision de création avait été prise, alors même que, comme il ressortait des dossiers que nous avions pu analyser, beaucoup d’éléments de connaissance faisaient encore défaut, notamment en matière de métallurgie et de radioprotection. Les conditions de l’approvisionnement en uranium, avec une possibilité limitée d’en extraire en France qui supposait de s’approvisionner à l’étranger, paraissaient aussi n’avoir pas été assez étudiées. Quant aux riverains des installations, ils n’avaient pas été du tout consultés. Des représentants de ces riverains avaient d’ailleurs pris contact avec nous, dans nos laboratoires, pour savoir ce qu’était exactement un réacteur nucléaire et quels problèmes cela pouvait poser. Nous-mêmes, chercheurs au CNRS en physique fondamentale, ne savions pas très bien encore de quoi il s’agissait.
En 1974, nous avons donc lancé un appel pour l’arrêt du programme nucléaire tant que les populations n’auraient pas été consultées. Cet appel n’ayant pas eu de succès, nous avons créé le GSIEN l’année suivante, puis un an plus tard, La Gazette nucléaire, journal destiné à communiquer au public, accompagnés de notre avis, les dossiers tels qu’élaborés par l’exploitant et, à l’époque, l’Institut de protection et de sûreté nucléaires (IPSN), ancêtre de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Nous espérions ainsi faire prendre conscience aux populations des problèmes que nous jugions importants. Cette gazette existe toujours…
M. le président François Brottes. Comment est-elle diffusée ?
Mme Monique Sené. Par abonnement. Nous avons encore 500 abonnés. Nous en avons eu de 1 500 à 2 000 au démarrage. Le Groupement, quant à lui, qui regroupait au départ 400 membres – ceux de l’Appel des 400 – n’en compte plus aujourd’hui que 42. Nous commençons à n’être plus tout jeunes, mais nous ne voyons pas émerger une structure qui pourrait prendre le relais du GSIEN. Cela dit, d’autres groupes étudient eux aussi de manière approfondie les rapports de l’ASN, de l’IRSN et d’EDF, de façon à pouvoir formuler un avis, ce que nous avons essayé de faire pendant quarante ans. Il est peut-être temps que nous passions la main…
M. le président Françoise Brottes. Depuis les années 1974-1975, plusieurs lois ont été adoptées, relatives à la transparence et la sécurité en matière nucléaire, à l’indépendance de l’Autorité de sûreté... Avez-vous suivi l’élaboration de ces textes ?
Mme Monique Sené. Nous avons toujours suivi ces sujets. Dès leur mise en place, nous avons participé aux commissions locales d’information. J’ai été membre dès l’origine, et je le suis toujours, en tant que personnalité qualifiée, de la CLI de l’usine de retraitement de La Hague, mise en place à l’initiative du député-maire de Cherbourg, Louis Darinaud, qui souhaitait obtenir de l’exploitant de l’époque, la COGEMA, toutes informations sur le retraitement. Quelques incidents – feux de silos, rejets de produits radioactifs… – avaient alors mis le Cotentin en émoi.
Nous avons beaucoup œuvré pour que l’Association nationale des comités et commissions locales d’information (ANCCLI) prenne de l’ampleur et puisse mutualiser les travaux réalisés par chaque commission locale. La loi du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire a imposé la mise en place d’une CLI auprès de chaque installation nucléaire de base (INB) – c’est ainsi que l’on compte aujourd’hui 38 CLI. Même auprès des INB secrètes, propriétés de l’armée, il a été demandé que soient mis en place des comités d’information capables de renseigner la population, non pas sur ce qui se passe au sein de ces installations mais de manière générale. Il existe un tel comité à Bruyères-le Châtel, à Cadarache, à Marcoule, à Valduc… Il n’y en a pas encore partout.
Nous avons toujours suivi l’évolution de la législation. Nous avons été heureux que l’ASN devienne indépendante et que l’IRSN puisse s’ouvrir à la société civile. Le dialogue avec les experts officiels nous a toujours paru fécond car ceux-ci ont accès à une documentation qu’il est indispensable de pouvoir consulter afin d’avoir une idée de ce qui se passe à l’intérieur des installations.
Nous avons participé aux visites décennales, dont la première à Fessenheim en 1989. Il y a été très difficile d’obtenir la documentation qui avait été demandée par la CLI. C’est à Fessenheim qu’en 1977, avait été mise en place la première CLI, après une grève de la faim de la militante écologiste Solange Fernex. Cette commission s’appelait à l’époque non pas commission locale d’information, mais commission locale de surveillance (CLS) et aujourd’hui encore, à Fessenheim, on parle non pas de CLI, mais de CLIS – commission locale d’information et de surveillance.
Lors de cette visite décennale, la direction de la sûreté des installations nucléaires a fini par donner accès à l’information, mais EDF n’y était pas prête. Les choses ne se sont donc pas très bien passées. Heureusement, nous avions à nos côtés un ancien expert belge de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le professeur Gillon, qui avait déjà participé à des visites en Belgique. C’est grâce à lui que nous avons pu faire notre travail correctement.
M. le président François Brottes. Depuis lors, EDF a changé de statut, l’ASN a été confortée. Comment cela se passe-t-il aujourd’hui ? Avez-vous donné votre avis lorsque l’ASN a dit que la durée de vie des réacteurs de Fessenheim pouvait être prolongée de dix ans ?
Mme Monique Sené. Nous bénéficions d’une convention d’accès à la documentation. C’est d’ailleurs pourquoi les CLI font appel à nous. Comme les dossiers sont énormes et que nous ne sommes en général que trois – un spécialiste de métallurgie, mon mari et moi – pour réaliser l’expertise, nous nous concentrons lors de ces visites décennales sur les éléments les plus importants : tout d’abord, la cuve et l’enceinte, parce qu’elles ne peuvent pas être remplacées, puis les pompes, etc. Nous analysons les dossiers ; nous organisons des réunions de travail avec EDF, l’ASN et l’IRSN ; nous visitons aussi les centrales à des moments précis. Ainsi tenons-nous à être présents lorsque les machines inspectent les cuves de façon à pouvoir discuter avec les ingénieurs. Nous regardons aussi comment les déchets sont stockés sur les sites, comment y est assurée la radioprotection… À la suite de quoi, nous rendons un avis général. Il faut savoir qu’une visite décennale dure une centaine de jours si tout se passe bien – elle peut durer le double en cas de problèmes particuliers. Les délais peuvent aussi être allongés s’il faut procéder à des travaux exceptionnels, dont la visite décennale peut être l’occasion, comme le remplacement des générateurs de vapeur. Le rapport que nous élaborons à la suite de ces visites fait une centaine de pages.
M. le président François Brottes. Les inspecteurs de l’ASN vous paraissent-ils parfaitement indépendants vis-à-vis de l’opérateur ? Percevez-vous de la connivence ?
Mme Monique Sené. J’aime beaucoup me rendre sur les sites avec les inspecteurs de l’ASN. Ils connaissent très bien les installations, ce qui nous facilite la tâche pour examiner les éléments les plus importants. Je n’ai pas noté beaucoup de connivence. Ils sont parfois très sévères.
M. le président François Brottes. Peu de connivence ou pas du tout ?
Mme Monique Sené. Non, il n’y en a pas. Ils connaissent certes si bien le sujet que cela pourrait parfois donner le sentiment d’une connivence, mais je ne n’ai personnellement jamais rencontré d’inspecteur entretenant des liens familiers avec l’opérateur – je ne dis pas qu’il n’y en a pas. Le travail a toujours été correct, aussi bien à Fessenheim qu’à Gravelines, à Golfech ou au Blayais. Les inspecteurs posent les bonnes questions et s’ils repèrent un problème, ils n’hésitent pas à imposer des mesures et fixer un délai de mise en œuvre. Ils peuvent dresser un procès-verbal et aller jusqu’à exiger la fermeture d’une centrale.
Je trouve constructif notre dialogue avec EDF, l’ASN et l’IRSN. Nous ne sommes pas toujours d’accord avec eux bien sûr, nous avons nos propres idées et les exprimons. Mais nous avons pu avoir accès aux dossiers d’EDF, notamment celui relatif à l’évolution de l’acier des cuves sous irradiation, et donc formuler un avis.
M. Raymond Sené, membre fondateur du Groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire. L’intérêt d’associer des personnes extérieures comme nous à une expertise est que, n’ayant pas « le nez dans le guidon », le regard neuf que nous portons nous permet de voir des choses auxquelles des habitués ne prêteraient même pas attention. En effet, les ingénieurs d’un site, voire les inspecteurs de l’ASN, parce qu’ils connaissent parfaitement les installations, peuvent ne plus déceler une anomalie, précisément parce qu’ils passent à côté tous les jours.
Prenons l’exemple de l’inspection des cuves. La machine d’inspection en service (MIS), robot qui effectue des mesures par rayons X et par ultra-sons, est pilotée par un programme informatique. Toutes ses mesures sont enregistrées et interprétées par le biais d’un autre programme informatique, à l’instar de ceux d’une échographie. Deux équipes, l’une d’EDF, l’autre d’Intercontrôle, analysent en parallèle, chacune de leur côté, ces résultats, à la recherche d’éventuels défauts de l’acier. Mais les deux équipes exploitent les mêmes données informatiques. Si le programme comporte un bug ou si une erreur s’est produite au départ qui a faussé les résultats, il est tout à fait possible qu’aucune des deux, tout en faisant très sérieusement son travail, ne le repère. Nous avons signalé ce problème et il semble qu’il ait été pris en compte. Le regard neuf de personnes extérieures est indispensable pour poser « les questions qui fâchent ».
Lors de la première visite décennale de Fessenheim 1 en 1989, nous avions, avec le professeur Gillon, pointé le risque d’explosion de l’hydrogène. Il a fallu plus de dix ans pour qu’on admette en France que ce risque pouvait exister. Les équipes françaises avaient même quitté le programme international consacré au sujet. Les représentants officiels auxquels nous avions affaire alors nous expliquaient que le risque était nul. On ne trouvait d’ailleurs dans le pays qu’un seul recombineur d’hydrogène, encore en kit, sur le site de Fessenheim pour l’ensemble du parc. Lorsque nous faisions valoir qu’à la centrale de Three Mile Island, une explosion d’hydrogène s’était produite dans l’enceinte au bout de dix heures, on nous répondait que c’était parce que les Américains n’avaient pas su faire face. Il a fallu très longtemps pour qu’EDF accepte d’installer des recombineurs d’hydrogène sur les sites, s’en vantant d’ailleurs lorsque cela fut fait ! Cela ne faisait jamais que quinze ans que nous alertions sur le problème !
Il est souvent arrivé que les ingénieurs d’EDF ou les spécialistes de métallurgie que nous rencontrions n’aient pas de réponse à nos questions « naïves » de non-spécialistes et que celles-ci les placent devant des abîmes insoupçonnés.
Vous ne savez peut-être pas ce qu’est la transition ductile-fragile pour les métaux, mais vous connaissez tous le récit de Jack London dans lequel un trappeur du Grand Nord canadien voit le fer de sa hache voler en éclats alors qu’il cherche à couper du bois dehors par très grand froid. Eh bien, c’est tout simplement qu’à partir d’une certaine température en dessous de zéro, le fer sort de sa zone de déformation élastique, devient fragile et casse.
Dans le cas des centrales nucléaires, il importe que l’acier des cuves n’atteigne jamais la température de transition ductile-fragile. Pour les matériaux utilisés, cette température se situe au départ autour de – 30 °C mais sous irradiation neutronique, elle ne cesse de s’élever. Pour certaines cuves, elle dépasse aujourd’hui les 60 °C, à tel point qu’il est hors de question de faire une injection de sécurité à basse température parce que la cuve serait susceptible de se casser. Lors des longues discussions que nous avons eues avec EDF et l’ASN sur le sujet, notre collègue, éminent spécialiste de mécanique, a fait observer qu’on ne pouvait aujourd’hui qu’extrapoler des théories bien connues dans le domaine fragile au domaine ductile, qui est celui concerné en l’espèce, car pour ce dernier domaine, il n’existe aucune théorie… Nous avons tant insisté sur ce point que l’ASN a récemment embauché un thésard pour travailler sur le sujet. Au moins notre action n’aura-t-elle pas servi à rien !
M. Denis Baupin, rapporteur. Merci, madame, monsieur, de votre témoignage. On voit comment la vigilance citoyenne a permis d’aller progressivement vers plus de transparence et de contrôle des installations et donc, au final, de sûreté.
L’idée de prolonger la durée de vie des réacteurs au-delà de 40 ans vous paraît-elle raisonnable ? Existe-t-il des indices vous amenant à penser que tel ou tel réacteur particulier ne pourrait pas être utilisé au-delà de ce qui était prévu au départ, notamment pour des raisons de solidité de la cuve et de sûreté de l’enceinte de confinement ?
Que pensez-vous de l’approche probabiliste pour l’évaluation du risque d’accident nucléaire ? Elle amène souvent à dire que le risque est si infime que l’hypothèse n’a finalement pas à être envisagée, même si on sait que les conséquences d’un accident seraient incommensurables. On oscille ainsi entre zéro et l’infini… Or, en dépit d’une probabilité sans doute extrêmement faible, il y a bel et bien eu des accidents nucléaires. À chaque fois, on a expliqué qu’il s’agissait d’une situation particulière : Three Mile Island, un cas particulier nous a-t-on dit ; Tchernobyl, la conséquence de la gestion qui prévalait en Union soviétique ; Fukushima, celle d’un séisme suivi d’un tsunami…
M. le président François Brottes. Tout cela n’est pas faux.
M. le rapporteur. Certes, mais ces accidents ont néanmoins eu lieu.
M. le président François Brottes. Ce n’est pas faux non plus.
M. le rapporteur. Il est toujours facile de trouver des explications a posteriori. Si tout cela était prévisible, pourquoi n’a-t-on pas pris les précautions nécessaires en amont ? La probabilité d’accident serait d’environ 10-5 par année.réacteur pour la fusion du cœur. Qu’en pensez-vous ?
L’IRSN a rendu publiques plusieurs études sur l’impact et le coût potentiel d’un accident nucléaire. Avez-vous été, à un moment ou un autre, consultés pour ces études ? Les chiffres avancés vous paraissent-ils réalistes ?
M. Raymond Sené. Peut-on prolonger la durée de vie des cuves ? La question peut en effet se poser sachant qu’elles ne peuvent pas être remplacées. Un paramètre essentiel est l’évolution de la température de transition ductile-fragile qui évolue en raison de l’irradiation neutronique en provenance du cœur. Les neutrons provoquent le déplacement des atomes au sein des structures cristallines de l’acier, entraînant son durcissement. Progressivement, la température de transition s’élève. Tout cela est fonction de la fluence, c’est-à-dire du flux neutronique total reçu par la cuve. Les aciers ont été au départ conçus pour une durée d’utilisation de 40 ans, soit, à 80 % de charge moyenne, 32 années en équivalent pleine puissance.
On examine régulièrement des éprouvettes placées à l’intérieure de la cuve, plus ou moins près du cœur et absorbant donc un flux de neutrons plus ou moins puissant. La marge d’erreur est très importante dans ces études, très complexes et très délicates. On peut se dire que si on continue de faire fonctionner une cuve au même régime qu’antérieurement alors qu’elle fonctionne déjà depuis trente ans, à un horizon de cinq ans, la limite constructeur sera atteinte. Au-delà, on ne connaît rien et à l’élévation de la température de transition, il n’existe pas de remède. Des solutions ont été développées par EDF consistant à placer des assemblages usés sur certaines zones périphériques, de façon à atténuer la puissance du flux de neutrons. Mais quoi que l’on fasse, prolonger la durée de vie des réacteurs de 40 à 60 ans, c’est nécessairement soumettre les cuves à 50 % d’irradiation de plus. Or, rien ne permet d’affirmer que l’acier n’atteindra pas une température de transition excessive et que les cuves pourront continuer de fonctionner en toute sécurité. Les seules expériences menées en ce domaine l’ont été par les Russes. Dans des cuves plus petites que les nôtres, ils ont pu procéder à des recuits de cuve avec de la vapeur sous pression à haute température. Chauffer ainsi la cuve redonne en effet un peu de liberté aux atomes des structures cristallines qui reviennent à leur position d’équilibre, ce qui fait redescendre la température de transition. Sur nos cuves, d’un plus grand volume, cela n’est tout simplement pas possible.
M. le président François Brottes. Lorsque l’ASN dit qu’on peut prolonger de dix ans la durée de vie des réacteurs, fait-elle l’impasse sur cette difficulté ?
M. Raymond Sené. Non. L’ASN dit qu’elle assure la surveillance nécessaire et que le jour où elle constatera qu’une cuve ne peut pas continuer d’être utilisée, elle ordonnera d’arrêter le réacteur. L’ASN ne peut pas, de façon générale, édicter une durée maximale d’utilisation car il faut tenir compte des périodes où un réacteur a pu être arrêté, pour maintenance par exemple. Deux réacteurs âgés de trente ans n’ont pas nécessairement subi la même irradiation. L’appréciation doit donc être modulée. L’ASN a une approche de précaution, sachant toutefois que de petits défauts peuvent migrer et se propager assez rapidement, au risque qu’une cuve corrodée ne se perce. C’est là un phénomène physique, lié au fonctionnement du réacteur, et contre lequel on ne peut rien.
M. le président François Brottes. L’ASN exerce sa mission de surveillance. Si elle constate quelque chose d’anormal, elle fait arrêter le réacteur. Il n’y a pas de risque d’accident ?
Mme Monique Sené. Pour la cuve de la centrale du Tricastin, qui est celle où ont été décelés le plus de défauts, l’ASN a demandé une réinspection à cinq ans. En revanche, elle a estimé que le réacteur de Fessenheim 2 pouvait continuer d’être utilisé. Elle est en train de rendre son avis pour les autres.
M. le président François Brottes. Si l’acier se dégrade comme vous le dites, l’ASN, en permanence vigilante, fait arrêter le réacteur. On ne risque pas d’être pris au dépourvu et il n’y a pas de risque d’accident ?
Mme Monique Sené. Les cuves sont surveillées et leur évolution est analysée. Mais de là à dire qu’un accident est impossible, nous n’en savons rien. Je serais, pour ma part, plutôt encline à considérer qu’un accident peut toujours se produire, avec bien sûr davantage de probabilité sur les cuves présentant des défauts. On sait qu’une quinzaine de réacteurs présentent des défauts, d’origine nous dit-on et qui, jusqu’à présent, n’auraient pas évolué. Ce n’est pas le cas à Fessenheim 2 où un défaut qui n’avait pas été classé s’est soudainement accru. Une fissure de cinq à six millimètres reste toutefois encore acceptable.
M. le président François Brottes. Les outils d’inspection utilisés aujourd’hui sont plus perfectionnés qu’il y a vingt ans et leurs mesures plus précises. On peut certainement détecter des défauts qui n’auraient pas pu l’être auparavant.
Mme Monique Sené. Certes, mais la connaissance concernant la propagation possible d’un défaut sous irradiation n’a pas progressé. Ce problème ne peut être étudié autrement que de manière empirique. Depuis quarante ans, bien des thèses ont porté sur le sujet mais on n’en sait toujours pas beaucoup plus. Des formules de calcul ont certes été élaborées. On pense que c’est à partir d’une fissure de 10 millimètres que la dégradation pourrait s’accélérer. Les fissures repérées ne dépassent jamais cinq millimètres. Pour l’instant, aucune cuve n’a dépassé la limite.
M. le rapporteur. En Belgique, les réacteurs de Doel et Tihange ont été arrêtés, ont redémarré puis ont de nouveau été arrêtés. Quels tests ou quelles simulations ont conduit à réévaluer le risque ?
Mme Monique Sené. Il n’y pas eu de simulation, mais un essai sur échantillon. Celui-ci n’a pas permis de conclure que les fissures observées ne progresseraient pas. Sur ces réacteurs belges, il s’agit de défauts parallèles à la paroi, alors que ceux qui ont été détectés sur certains réacteurs en France y sont perpendiculaires et proviennent de la méthode de beurrage. L’acier qui est plaqué sur la cuve doit l’être à une certaine température : si cette opération n’est pas parfaitement réalisée, des défauts peuvent apparaître, comme cela s’est produit sur les cuves du Tricastin et de Fessenheim.
M. Raymond Sené. En France, la machine d’inspection est réglée pour analyser l’interface entre la zone de protection en inox et le métal de la cuve, car c’est là que le risque de fissuration est le plus élevé, dans la mesure où c’est là que s’exercent les plus fortes contraintes au moment de la soudure. La machine est réglée pour inspecter une zone de 30 millimètres d’épaisseur, alors qu’en Belgique, elle analyse toute l’épaisseur du métal de la cuve, et pas seulement l’interface revêtement inox/cuve. Les Belges ont décelé des défauts à un endroit où nous, nous n’avons pas regardé ce qui se passait !
Mme Monique Sené. C’est une même machine d’AREVA qui est utilisée en France et en Belgique, mais ses faisceaux d’ultrasons peuvent être réglés pour examiner soit toute l’épaisseur du métal, soit seulement l’interface. Il est exact qu’en France, on ne regarde que l’interface.
D’après mes renseignements, on a mis au rebut certaines viroles qui présentaient des défauts. Il ne s’agit pas là de défauts nés d’une décohésion sous irradiation ; ils sont apparus au forgeage. De l’hydrogène a été inclus et c’est ainsi que sont apparues les 8 000 petites lacunes dont il a été tant question. En France, il y en a eu et justement, on a pu faire un coupon présentant de telles lacunes et étudier son évolution sous très forte irradiation. Ces coupons sont le moyen traditionnel d’étudier comment les éléments peuvent évoluer au fil des ans. L’expérience conduite en Belgique a conclu que, contrairement à ce que l’on pensait, les lacunes progresseraient. En France, je pense que les viroles qui présentaient des défauts n’ont pas été utilisées.
M. le rapporteur. L’ASN ordonnera la fermeture d’un réacteur si elle y détecte un problème, dit-on. Le problème est que beaucoup de réacteurs s’approchent de quarante ans, que l’ASN a renforcé les exigences de sûreté, que des investissements importants vont être nécessaires, coûteux pour l’exploitant et donc au final pour le consommateur car leur prix sera répercuté sur celui de l’électricité. Cela vaut-il la peine de se lancer dans ces opérations pour des réacteurs qui risquent de devoir être arrêtés peu de temps après parce qu’on s’aperçoit que leur cuve n’était pas aussi résistante qu’on l’avait imaginé ? Beaucoup d’incertitudes demeurent sur les investissements à réaliser, sur la capacité du pays à produire l’énergie électrique dont il a besoin… Peut-on se contenter d’attendre des inspections dont on tirera les conclusions au coup par coup ? Vu les enjeux, ne pourrait-on pas anticiper davantage ? Je sais bien que ces questions ne s’adressent pas à vous, mais quel est votre sentiment sur le sujet ?
Mme Monique Sené. Pour moi, les réacteurs ont été conçus pour une certaine fluence, qui correspond à un certain nombre d’années de fonctionnement. Comme il n’est pas possible d’établir que sous une irradiation supérieure, les matériaux ne se dégraderont pas, la raison voudrait qu’on s’en tienne à la fluence, et donc à la durée d’utilisation, prévue initialement. De toute façon, outre la cuve, tous les autres éléments du réacteur (commandes, pompes, robinets…) vieillissent aussi et leur maintenance est très difficile à assurer car elle s’opère en milieu très radioactif sur des éléments eux-mêmes très radioactifs.
Par ailleurs, au bout de trente ou quarante ans, les usines qui ont fabriqué les pièces d’origine n’existent plus. Il faut donc refaire fabriquer des composants, mais ceux-ci le sont avec les méthodes actuelles, si bien qu’ils ne correspondant pas exactement à ce qui est souhaité. EDF a rencontré des problèmes lorsqu’il a dû refaire faire des coussinets pour ses diesels. Une seule usine était capable de les fabriquer. Or, les diesels d’EDF présentent la caractéristique qu’ils doivent monter en régime le plus vite possible – ce qui n’est pas le cas des diesels d’un bateau par exemple. Il y a eu des problèmes également avec les turbines et les robinets. D’autres sont apparus après le changement de certains contacteurs dans les transformateurs : les nouveaux contacteurs ne marchent pas, et c’est ainsi que des feux ont pu se déclarer dans certains transformateurs. C’est un gros dossier qu’EDF cherche à traiter depuis 2004.
Tous les éléments d’une centrale vieillissent. À l’exception de la cuve, on pourrait imaginer de les changer tous ou presque. Mais ne rêvons pas, on aura beau avoir fait le plus gros stock imaginable de pièces détachées, jamais cela ne suffira, sans compter que ces pièces détachées, il faut les vérifier régulièrement pour s’assurer qu’elles restent en bon état. Il faudra donc nécessairement faire fabriquer de nouvelles pièces, au risque de retomber sur les problèmes évoqués ci-dessus. C’est pourquoi la raison dicte d’arrêter les réacteurs dès que les pannes y deviennent plus fréquentes, ce qui crée des problèmes sur les structures. Ils ont été conçus par le constructeur pour une certaine fluence mais aussi un certain nombre seulement de transitoires en pression et en température – de 150 à 300. Les techniciens doivent tenir compte de tout cela.
Un autre problème vient d’apparaître avec les gaines des aiguilles de combustible. On savait très bien que le zircaloy, nom de marque d’alliages de zirconium, était un matériau difficile à travailler mais on n’a pas tenu compte du fait qu’il pouvait désquamer. Pour un matériau de cinquante microns d’épaisseur, desquamer peut vite devenir dangereux. Cela ne signifie pas qu’en résultera une catastrophe, mais on ne pourra pas laisser le combustible aussi longtemps que prévu dans le réacteur. La production électrique sera donc moindre et les combustibles, ayant moins longtemps brûlé qu’ils auraient dû, émettront davantage de radioactivité lors de leur retraitement.
Pour ce qui est de l’approche probabiliste, on peut certes établir que la probabilité d’un accident n’est que de 10-5, mais lorsqu’un accident survient, sa probabilité est devenue de 1. À Fukushima, le seul facteur explicatif n’est pas le séisme et le tsunami qui a suivi. Le fait que l’exploitant, Tepco, ait laissé ses diesels en sous-sol, problème qui lui avait d’ailleurs été signalé mais qu’il n’avait rien fait pour résoudre, et que ses réservoirs n’aient pas été assez résistants, a aussi joué dans la catastrophe. Nul ne nie la violence du séisme et du tsunami, mais il est clair que Tepco n’avait pas pris les mesures de prévention nécessaires, sauf pour les réacteurs 5 et 6, les deux derniers à avoir été construits et placés sur une plate-forme. Pour autant, le séisme, qui était de nature cisaillante, y a aussi cassé des éléments, même si certains ont prétendu que non. À Fukushima, il s’agissait non pas de réacteurs à eau pressurisée comme les nôtres, mais de réacteurs bouillants qui se pilotent par l’adjonction de toutes sortes de tuyaux arrivant à différents niveaux du réacteur. Si les canalisations sont abîmées, on ne parvient pas à y rajouter de l’eau.
Un tel scénario d’accident, avec perte à la fois de l’alimentation électrique et des circuits de refroidissement, n’avait jamais été envisagé, non plus que le fait que quatre réacteurs puissent se trouver « en folie » en même temps. On n’avait jamais imaginé que deux, a fortiori quatre, puissent être abîmés simultanément. On n’a jamais imaginé en France que les quatre réacteurs de la centrale du Blayais ou les six de celle de Gravelines puissent tous à la fois ne plus marcher. Lors de tests réalisés justement après la catastrophe de Fukushima, on s’est aperçu que les tuyaux des réacteurs 1 et 2 de Gravelines n’étaient pas compatibles avec ceux des réacteurs 5 et 6. Il a d’ailleurs été immédiatement prescrit de remédier à cette incompatibilité : il faut impérativement que sur un site, un réacteur puisse en alimenter un autre.
Pour étudier le scénario d’un accident nucléaire et ses conséquences, il faut considérer que l’accident s’est produit, sans, comme le fait EDF, affecter d’un coefficient de probabilité chaque événement potentiel. L’approche probabiliste a certes un sens, mais pour être pertinent, il faut considérer que chaque événement s’est produit et voir quelle solution on apporte à chaque problème. C’est ce qu’a demandé l’ASN.
M. le président François Brottes. Madame, monsieur, nous vous remercions.
12 avril 2014
M. Raymond Sené et Mme Monique Sené, Groupement des scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire -
Coûts de la filière nucléaire : audition de M. et Mme Raymond Sené (GSIEN)
Source : https://www.dailymotion.com/video/x1nr129
20 mai 2014
Les dossiers noirs du nucléaire français

Les dossiers noirs du nucléaire français, par Dominique Leglu, Monique Sené et Raymond Sené
Un accident pourrait-il se produire dans une centrale nucléaire française ?
Officiellement non, car nos installations sont sûres et un Fukushima serait impossible chez nous. En réalité, des incidents surviennent en permanence dans l’Hexagone. Certains sont graves et, quand on en décortique les circonstances et le déroulement, comme le font ici avec une grande précision et beaucoup de pédagogie Monique et Raymond Sené, physiciens nucléaires, et Dominique Leglu, directrice de la rédaction de Sciences et Avenir, on mesure à quel point les Français ont déjà plusieurs fois frôlé la catastrophe et eu beaucoup de chance, comme à Civaux en 1998 ou au Blayais en 1999.
Mais ce livre ne se contente pas d’analyser de nombreux exemples d’incidents liés à une intempérie ou à l’usure d’une pièce, à des défauts de conception, à des fragilités au niveau des réacteurs, des systèmes d’alimentation en électricité et en eau, des mécanismes de sécurité et des dispositifs de secours.
Il montre aussi comment ces multiples problèmes, pourtant bien identifiés, comme la menace permanente de l’absence de protection des piscines de combustible usé, sont trop peu pris en compte et corrigés.
Où est passée la culture de la sûreté ? s’alarment les auteurs. Elle tend à se dissoudre dans l’arrogance et la culture du secret des décideurs, d’une part, dans la volonté de compresser les coûts salariaux et d’équipement au détriment de la sécurité, de l’autre. Deux facteurs de risque qui ont joué un rôle certain à Fukushima.
Lu par Antoine de Ravignan, dans Alternatives économiques.
Les dossiers noirs du nucléaire français, par Dominique Leglu, Monique Sené et Raymond Sené, Presses de la Cité, 2013, 248 p., 20 euros.
Source : https://reporterre.net/Les-dossiers-noirs-du-nucleaire
10 mars 2015
Les mines d’uranium sont-elles encore un problème de santé et d’environnement ?
Monique Séné est membre du GSIEN, Groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire, et anime La gazette nucléaire
L’extraction de l’uranium a des effets de vaste envergure en contaminant l’environnement avec de la poussière radioactive, du radon, des toxines contenues dans l’eau et des degrés accrus de rayonnement naturel.
L’exploitation de l’uranium est la première étape dans la production de l’énergie et des armes nucléaires. Les centrales nucléaires produisent systématiquement des émissions radioactives dans l’air et l’eau, des déchets nucléaires, et elles créent les conditions propices à des désastres semblables à ceux de Chernobyl et Fukushima.
Les médecins devraient s’inquiéter des effets sur la santé du continuum de l’uranium. En tant que promoteurs de la santé de nos patients, nous avons le devoir d’exercer des pressions pour avoir un environnement dépourvu de déchets radioactifs et d’insister pour que des représentations soient faites auprès des décideurs politiques et des responsables de l’environnement dans les cas où la santé pourrait être affectée. Nous devrions réclamer des études-repères sur la santé lors de l’établissement des futurs sites d’extraction d’uranium. Nous devrions exiger des projets de recherche financés de manière indépendante sur les effets de l’uranium et de tous les radionucléides sur la santé.
L’air et l’eau n’ont pas de frontières ; l’introduction de radio-isotopes à longue durée de vie n’importe où dans l’environnement affecte éventuellement la santé de chacun.
http://www.reporterre.net/spip.php?...
4 mai 2015
Il s'agit de 1983 et de la commission Castaing qui a commis un rapport sur le retraitement, un autre sur les déchets
Le stockage géologique (dans le granit plutôt) était porté par le Pr GOGUEL
A l'époque l'ANDRA était un service du CEA et l'IPSN aussi L'ANDRA a été proclamée Agence par la Loi de décembre 1991.
Quant à l'IPSN, il a, en 1990, un Conseil d'administration et un Comité Scientifique avec en plus une ouverture sur des participants extérieurs : Raymond SENE faisait partie du Comité Scientifique.
Mais il a fallu encore 10 ans pour créer l'IRSN et 15 ans pour arriver à l'ASN. Je pense que l'IRSN fait des efforts pour partager avec les citoyens leurs analyses. L'ANDRA essaie aussi, mais peut être est-ce moins facile ?
Voici l'histoire : il faut la connaître, mais on ne peut pas la réécrire !
...
4 mai 2015
Michel Gueritte a écrit :
Bonjour Monique
Mes recherches sur le rôle du comploteur LONGUET dans la création de CIGéo m’ont conduit vers l’article en pièce jointe,
extrait de :
http://gazettenucleaire.org/1983/52_p03.html
Question : Y a-t-il une suite ?
Michel GUERITTE
Pour sourire, à l’époque tu écrivais :
NOTA - Que personne ne se trompe : l'ANDRA, c'est le CEA. Les textes officiels ont tous la double appellation. C'est comme pour l'IPSN (Institut de Protection et Sûreté Nucléaire) qui à l'origine devait être un organisme indépendant; s'il semble bien que dans les textes ce soit le cas, dans les faits c'est une excroissance du CEA sans aucune indépendance de pensée !
<Castaing 830000 Moni#7E84E4.doc>
Monique et Raymond Sené - 2 rue François Villon 91400 Orsay – 01 60 10 03 49
m-r.sene@orange.fr et m-r.sene@wanadoo.fr
27 octobre 2015
LA SÛRETÉ DES RÉACTEURS NUCLÉAIRES : DES PRINCIPES À LA RÉALITÉ
Monique Sené - Physicienne nucléaire, cofondatrice du GSIEN, Groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire, qui édite depuis 1976 La Gazette Nucléaire.
Monique Sené intervient dans le cadre du séminaire international : Les centrales nucléaires : leçons de l’expérience mondiale, Sénat fédéral du Brésil, Brasilia.
Source : https://global-chance.org/La-surete-des-reacteurs-nucleaires-des-principes-a-la-realite
1 novembre 2015
La définition de la réversibilité
Monique Sené, vice-présidente de l’Association nationale des comités et commissions locales d’information (Anccli), physicienne - Docteur en physique nucléaire et des particules - et Directrice de recherche honoraire au CNRS, est Vice-présidente de l’Association nationale des comités et commissions locales d’information, Anccli, qui regroupe 37 commissions locales d’information.
En tant que citoyens, nous devons préparer la définition de la réversibilité, car ses contours sont encore trop flous, alors que ses facettes sont multiples : réversibilité des décisions prises, pour que l’on puisse changer d’avis, en toute connaissance de cause ; réversibilité technique permettant d’utiliser un système différent, etc.
Il est important que notre voix soit entendue et que nos demandes génèrent un retour, qu’elles soient acceptées ou non : connaître les raisons du refus d’une proposition participe aussi au débat et à la transparence. Force est de constater que nos idées, et celles des citoyens font leur chemin, mais bien lentement, générant une montée des oppositions citoyennes. L’Andra se doit donc de mener une concertation constructive, sans a priori. Dans notre quatrième livre blanc, qui devrait être publié fin 2015 ou début 2016, nous présenterons un ensemble de propositions.
Source : https://www.andra.fr/sites/default/files/2018-04/Dossier%20réversibilité%20-%20Regards%20croisés%20sur%20la%20réversibilité.pdf
31 juillet 2016
Démantèlement nucléaire : le budget explose pour EDF
Monique Sené, la fondatrice du GSIEN doute des résultats de l’audit commandité par l’Administration française sur les coûts de démantèlement du parc d’EDF.
Photo prise en juin 2009 d'opérateurs procédant au démantèlement de l'une des salles de l'usine de Marcoule où les barreaux de combustible irradié étaient dissous dans de l'acide pour en extraire le plutonium à usage militaire.
par Céline Jandaureck / CEA / AFP
EDF aura-t-il les moyens de démanteler ses centrales nucléaires ? Méthode de calcul sous-évaluant les coûts, gestion des déchets radioactifs impossible à chiffrer... La facture risque d'être bien plus salée que prévu. Une chose est sûre : le bilan provisoire des projets de démantèlement en cours est peu concluant et de nombreux retards et dépassements de coûts sont déjà constatés.
EDF doit faire face à un véritable "mur d’investissements" dans les années qui viennent. Construction des EPR, maintenance des centrales en activité et reprise d’une partie d’Areva...Mais aussi les futurs coûts de démantèlement des 58 réacteurs nucléaires en exploitation. Les travaux s’échelonneront sur plusieurs décennies. Fin 2014, l’énergéticien les évaluait à 19,3 milliards d’euros.
Mais au final, quel sera leur montant ? Impossible à dire à ce jour, faute de retours d’expérience suffisants. La méthode de calcul d’EDF conduit à des évaluations optimistes. Toutes celles utilisées dans les autres grands pays producteurs d’électricité nucléaire aboutissent à des estimations plus élevées. La Cour des Comptes l’avait constaté en 2012 (1). L’énergéticien a basé ses estimations sur l’hypothèse d’un coût de démantèlement correspondant à 15% des coûts de construction.
Une méthode de calcul contestée
Pour la Cour des Comptes, ce chiffre ne résulte pas d’études très approfondies. D’ailleurs, en Allemagne, le montant des provisions prévues pour le démantèlement correspond à peu près au coût de la construction", note Monique Sené. La fondatrice du GSIEN doute des résultats de l’audit commandité par l’Administration française sur les coûts de démantèlement du parc d’EDF.
L'audit, publié en janvier 2016, conforte globalement l’évaluation de l’énergéticien. Mais cette étude prend pour hypothèse que les travaux se dérouleront très bien, constate Monique Sené. Alors que les projets en cours montrent l’ampleur des problèmes. Exemple : on est parfois obligé de concevoir spécifiquement un robot pour pouvoir approcher un équipement très radioactif .
Une inquiétude corroborée par les difficultés techniques, les retards et les dépassements de coûts constatés sur les chantiers en cours. Et pour cause : le démantèlement des centrales aujourd’hui à l’arrêt ou en fonctionnement n’a pas été pensé au moment de leur conception.
Des budgets largement dépassés
Des hypothèses hasardeuses sur les futurs projets
Gestion des déchets : un coût encore impossible à chiffrer
2 octobre 2016
Depuis quelques temps, le projet d'enfouissement des déchets nucléaires les plus radioactifs à Bure, entre la Meuse et la Haute-Marne, a ravivé le débat sur le devenir des déchets toxiques.
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/de-cause-a-effets-le-magazine-de-l-environnement/nucleaire-cachez-ces-dechets-que-je-ne-saurais-voir-5715223
avec :
Monique Sené, physicienne nucléaire, directrice de recherches honoraire au CNRS, et cofondatrice du Groupement des scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire
Corinne Lepage, ancienne Ministre de l’environnement, ancienne euro députée, avocate
Francis Sorin, responsable du Pôle Information de la Société Française d'Energie Nucléaire et membre du haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire.
Patrick Torrès, directeur des opérations industrielles de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA)
Jean-Philippe Siblet, ornithologue
Dans un contexte de discussion sur l'avenir de la filière nucléaire et à l'heure de la transition énergétique, aucun pays au monde ne semble avoir trouvé de solution dite idéale pour régler ce problème empoisonné ! Que doit-on faire de ces déchets ? Que sait-on réellement de leur évolution dans le temps ? Que proposent les recherches scientifiques d'aujourd'hui et de demain ? Comment et peut-on se passer de cette énergie miracle qui a accouché d'un monstre ?
Francis Sorin, conseiller de la Société Française d’Energie Nucléaire, auteur de Déchets nucléaires : où est le problème ? (EDP sciences, 2015), membre honoraire du Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sécurité Nucléaire (HCTISN).
Puis en seconde partie dans "Les échos de la terre", à l'occasion de la 8e édition du Jour de la Nuit, le rendez-vous de lutte contre les pollutions lumineuses, nous accueillerons le chercheur Jean-Philippe Siblet, directeur du service du patrimoine naturel au Museum National d'Histoire Naturelle de Paris.
La phrase que vous faites vôtre
Le nucléaire nous aura apporté 40 ans de joie et puis il nous apportera une infinité de problèmes au moins pour plusieurs siècles - Monique Sené
Il est hélas devenu évident aujourd'hui que notre technologie a dépassé notre humanité - Albert Einstein
Source :
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/de-cause-a-effets-le-magazine-de-l-environnement/nucleaire-cachez-ces-dechets-que-je-ne-saurais-voir-5715223
30 mai 2017
Améliorer la sûreté et l’efficacité de la filière nucléaire
Personnalité interviewée : Monique SENE (GSIEN)
19 entretiens menés auprès des acteurs majeurs de la filière nucléaire. Ce livre blanc aborde les principaux enjeux : la prolongation du fonctionnement du parc, son renouvellement et le traitement des déchets radioactifs. Les organismes tierce partie présentent 11 propositions.
La filière nucléaire française fait aujourd’hui face à de nombreux défis : arrivée à échéance du parc de centrales, exigence accrue de la maîtrise des risques, stockage des déchets, interrogations de la société civile… autant d’enjeux qui sont au cœur des débats et imposent des choix.
C’est dans ce contexte très particulier que la COPREC, Fédération des organismes tierce partie indépendants de contrôle et de certification, a rencontré les acteurs majeurs de la filière nucléaire et publie ce livre blanc.
La COPREC formule 11 propositions pour changer la manière de penser le contrôle, redonner son sens à la réglementation sur le terrain, renforcer le dialogue entre les parties et enrichir les débats par une vision internationale.
Personnalités interviewées : Benoît Bettinelli (HCTISN et MEEM-DGPR), Bernard Bigot (ITER), Julien Collet (ASN), Bernard Fontana (AREVA NP), Philippe Knoche (AREVA), andré-Claude Lacoste (ICSI et FONCSI), Frédéric Launeau et Hugues Marsan (ANDRA), Aurélien Louis (MEEM-DGEC), Yves Marignac (WISE-Paris), Sébastien Massart (Élysée), Sophie Mourlon (Cour des Comptes), Jean-Christophe Niel et Thierry Charles (IRSN), Ladislas Poniatowski (Sénat), François Rieffel (SNCT), Philippe Sasseigne (EDF), Monique Sené (GSIEN), Gilles Trembley et Michel Suin (ASSURATOME), Daniel Verwaerde (CEA), Laurent Bermejo et Rémi Sohier (COPREC).
Source : https://www.filiance.com/ameliorer-la-surete-et-lefficacite-de-la-filiere-nucleaire/
23 novembre 2018
De : <actu.nucleaire@amisdelaterremp.fr>;
Billet d'humeur de Raymond Sené
Hulot a bien raison. Sa bagarre pour essayer de sauver la planète part d'un bon sentiment. Mais, en étant optimiste, on peut espérer que lorsque l'espèce humaine aura disparu, celle qui lui succédera sera, peut-être, intelligente !
La campagne actuelle du gouvernement ANTI-PETROLE... les voitures diesel, puis les voitures à essence, maintenant les chaudières à fuel ... me fait rajeunir d'une quarantaine d'années.
Dans les années 1970, puis 80, existait la Commission au plan . Parmi les participants il y avait EDF. Un ancien membre de cette commission se rappelle la morgue et la puissance d’EDF... EDF imposait le nombre de logements à construire avec un équipement TOUT électrique. Cela leur servait de justificatif pour le nombre de centrales à construire.
Dans un des grands ensembles des villes nouvelles de la région parisienne, avait été prévu l'installation d'un chauffage urbain utilisant la géothermie. EDF a réussi à convaincre les promoteurs de passer au chauffage électrique intégré, leur offrant le raccordement gratuit. C'était nettement moins cher pour les promoteurs, mais ce ne fut pas le cas pour les futurs habitants quand ils eurent à payer leurs factures d'électricité.
De même il y avait les campagnes pour maximiser l'usage de l'électricité dans le secteur industriel.
Je me souviens du "salon de l'énergie". Dans un de ces salons il y avait un stand EDF qui faisait l'éloge de l'utilisation de l'électricité dans les industries du bois, et surtout dans la production de chaleur pour le séchage du bois.
A quelques mètres, il y avait le stand de l'AFME qui expliquait comment utiliser les résidus et déchets de bois pour effectuer ce séchage... avec, cerise sur le gâteau, une économie substantielle sur les frais d'évacuation de ces déchets.
Souvenez-vous comment, grâce à un lobbying puissant ils avaient fait retirer de la loi sur l'énergie, les réseaux de chaleur.
Pour eux, il valait mieux construire 2 tranches supplémentaires de 1 000 Mw pour produire de la chaleur à basse température grâce à des résistances, que récupérer les 2 000 Mw de chaleur rejetés par une tranche de 1000 Mw. Pour que cette énergie rejetée sous forme de chaleur soit de meilleure qualité, plus haute en température, il aurait suffit de la soutirer à un degré un peu plus élevé, ce qui aurait diminué d'un "poil" le rendement de Carnot.
Quelle horreur ! (Un certain nombre de pays, dont les dirigeants sont, semble-t-il, moins stupides que les nôtres, utilisent ces rejets de chaleur pour du chauffage urbain).A la même époque, il y avait eu une pub énorme pour les groupes "perche", pompes à chaleur réversibles : chaleur en hiver et climatisation en été, qui, en fait, devaient permettre d'éponger une partie de la surproduction du parc nucléaire en été.La campagne actuelle me rappelle ces vieux souvenirs. Si on supprime toutes les chaudières à fioul (ou au gaz) pour les remplacer par de l'électrique, si on n'autorise plus que des voitures électriques, il va falloir produire plus d'électricité... d'où une brillante justification des 6 EPR qu'ils veulent construire.N'a-t-on pas l'impression que l'histoire se répète !!! Il y a longtemps, dans les années 80, (j'étais jeune - hou là là !!!) s'était développé un programme sur l'énergie solaire. C'était l'époque des maisons dites solaires, avec les murs "Trombe", les projets TEK (domaine du kW), TEM (domaine du MW), des recherches en matière de fours solaires : Mont Louis, Odeillo (Font Romeu), Themis à Targassonne.
Les concentrateurs TEK étaient prévus pour délivrer de la chaleur dans des petites agglomérations.
La "centrale" THEMIS, à Targassonne (Pyrénées orientales) était sur le principe d'un ensemble de miroirs concentrant l'énergie solaire sur un four alimentant en énergie tout le système de production d'électricité.
Les unités TEK furent détournées de leur usage prévu, pour effectuer le préchauffage du caloporteur de Themis, constitué de sels fondus.
Themis, cogérée par EDF et le CNRS, a subi, dès la construction du champ de miroirs, des problèmes techniques. Le choix du constructeur des supports des miroirs, effectué par une région d'équipement EDF fut désastreux. Au premier coup de vent (fréquent dans cette zone) une grande partie des supports fut endommagée. Ce qui coûta, pour leur remplacement, le montant du budget prévu pour la seconde moitié du champ de miroirs ... qui ne fut donc pas construit.
EDF traînait les pieds sur cette installation... ne la faisant fonctionner que lorsque des visiteurs étrangers, potentiellement intéressés par la technique, étaient de passage. Puis, au bout de quelques années, ayant accumulé suffisamment d'expérience dans la technologie des caloporteurs à sels fondus, EDF déclara que ce projet n'avait aucun d'intérêt et abandonna l'installation au CNRS ... qui en fit un excellent instrument d'étude des rayons cosmiques.Quant à l'arrêt du nucléaire ... il faut être réaliste. Si on arrêtait en deux à trois ans une bonne dizaine de réacteurs, ce serait la catastrophe sociale et économique du pays. Cela ne peut se faire qu'avec la mise en œuvre de solutions alternatives. Mais pour cela il faut une volonté politique, avec une résistance efficace contre le lobby EDF. Au lieu de dépenser des sommes conséquentes en études et recherches sur les futurs EPR, on pourrait les investir dans le développement des hydroliennes, des unités marée-motrice, dans le thermique solaire, le photovoltaïque, du stockage de l'électricité... et éviter de dépendre de l'avance chinoise en matière de photovoltaïque, en matière de l'usage des matériaux rares pour le construction des générateurs des éoliennes ...etc.
Note 1 pour les "hostiles" aux éoliennes : je sais bien que ce n'est pas beau !!!! Mais je leur suggère de venir faire une "excursion" dans la banlieue parisienne, sur le plateau à proximité de Villejust (Essonne). C'est un des deux centres d'arrivée des lignes THT de la région parisienne. Le second est au nord de Paris, au Plessis Gassot (Val D'Oise). Ces deux centres sont sur une boucle qui assure la régulation de l'ensemble du réseau.
Sur 300 degrés, on ne voit que des lignes THT ... et on regrette les éoliennes rencontrées le long de l'A10 avant Orléans.
Quant aux champs électromagnétiques générés par les lignes, je vous suggère de faire un test simple. Vous prenez un bon vieux tube fluo, et vous vous placez sous une ligne. il suffit de trouvez la bonne orientation et votre tube, simplement tenu à la main, va doucement s'allumer. (cela marche même sous une ligne 60 kV).Note 2 : Bien sûr, les combustibles fossiles produisent des gaz à effet de serre. Mais il faudrait que le Sinistre de l'agriculture fasse étudier une méthode de récupération des effluents gazeux produits par les ruminants. Le méthane est au moins 10 fois plus pénalisant que le CO2. La transformation du méthane en CO2 (motorisation, chauffage ...) ferait perdre quelques fractions de degrés dans le bilan du réchauffement de la planète.
17 avril 2019
Dans ce document Michel GUERITTE cite largement Monique SENE, dont il partage les arguments.
Débat public – PNGMDR
Cahier d’acteur N°24

Source : https://pngmdr.debatpublic.fr/images/cahiers-acteurs/Cahier_d_Acteur_n_24_La_QV.pdf
18 novembre 2021
Les meilleures ventes de livres de Monique Sené
Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima... et demain ? Fessenheim, Blayais ou Pierrelatte ?
Dormez tranquilles, braves gens, nous veillons sur votre sécurité. Telle est, en substance, l'antienne que les autorités nucléaires françaises répètent depuis maintenant près de...
Source : https://www.lisez.com/auteurs/monique-sen
Avant de lire le document concernant cette Projection / Débat,
intéressez-vous à cette statistique concernant la situation Sanitaire à VILLE-SUR-TERRE :

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La projection s'est parfaitement déroulée dans d'excellentes conditions techniques.
La réalisatrice Suliane FAVENNEC a remarquablement répondu aux questions via internet.
Vous pouvez visionner les 40 mn du débat.
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Le film LES OUBLIÉS DE L'ATOME,
a été projeté dans la Salle des Fêtes de VILLE-SUR-TERRE
le samedi 4 janvier 2025 à 18 h 30
Le flyer ci-dessous a été distribué dans toutes les boîtes aux lettres des communes de : VILLE-SUR-TERRE, LÉVIGNY, FULIGNY, FRESNAY, LA CHAISE et CHAUMESNIL .
A cette réunion-débat, il y donc eu du beau monde en présentiel et via Internet ...
Un grand nombre de spécialistes du nucléaire avaient confirmé leur participation, et tous ceux qui s’intéressent à l’impact de la radioactivité sur la Santé humaine et sur l’Environnement ont été invités à soutenir l’action de Michel GUERITTE. Ils lui ont fait savoir s’ils participeront en présentiel, via Internet, ou en adressant une courte vidéo ou un mail.
Samedi 4 janvier, on pouvait communiquer par mail, par téléphone, par SMS avec la Secrétaire de l'Association LA QUALITE DE VIE :
Brigite VALLEZ - brigittevallez@orange.fr - 06 84 46 50 29
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Ils avaient confirmé leur participation :
Suliane FAVENNEC - Réalisatrice du film LES OUBLIES DE L'ATOME - En streaming
Yury BANDAJEVSKY - Professeur de médecine et anatomo-pathologiste qui a dénoncé les conséquences sanitaires de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl de 1986 - Finalement il ne peut se libérer. Rappelons qu'il vit dans un pays en guerre ...
Bénédicte BELGACEM - Présidente et secrétaire de l’Association Les amis de Yury Bandajevski
Roland DESBORDES et Bruno CHAREYRON, experts de la CRIIRAD - Bruno est débordé et ne peut pasparticiper. Roland a confirmé de suite qu'il participerait, mais, mercredi 1 janvier, il a eu un accident de voiture ! Cadeau du "Père Janvier". Il n'est pas blessé, mais il a besoin d'un moyen de locomotion, et dans sa campagne tout est fermé ...
Damien GIRARD - Maire de Pontfaverger-Moronvilliers - Damien a attaqué l' Etat, devant le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. En effet, dans le site nucléaire voisin du village, appartenant au CEA, sont entreposées 2,7 tonnes d’uranium et de plutonium, dans des puits de 100 m de profondeur !
Patrice BOUVERET - Observatoire des armements
Jean-Marie COLLIN - Directeur de ICAN FRANCE - organisation prix Nobel de la Paix 2017
Ils avaient reçu une invitation :
Les dirigeants de l'ANDRA - Curieusement, la Responsable de Communication a fait savoir que l'ANDRA ne souhaitait pas participer.
Les membres du Groupe Ethique de Monseigneur Marc STENGER
Ils avaient été interpellés :
Les dirigeants de l'Est-Eclair
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Association LA QUALITE DE VIE
NewsLetter-96
Ville-sur-Terre
Le 12 décembre 2024
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# - 1 – Les oubliés de l’atome
Dimanche 24 novembre, le flyer ci-dessous a été distribué dans toutes les boîtes aux lettres des communes de : VILLE-SUR-TERRE, LÉVIGNY, FULIGNY, FRESNAY, LA CHAISE et CHAUMESNIL .
A cette réunion-débat, il y aura du beau monde en présentiel et via Internet ...
Un grand nombre de spécialistes du nucléaire ont déjà confirmé leur participation, mais nous invitons tous ceux qui s’intéressent à l’impact de la radioactivité sur la Santé humaine et sur l’Environnement à soutenir l’action de Michel GUERITTE. Ils doivent lui faire savoir s’ils participeront en présentiel, via Internet, ou en adressant une courte vidéo ou un mail.
Nous comptons sur vous.
...
# - 2 – Assemblée générale de la CLI de Soulaines
Lundi 16 décembre 2024 à 18 h
Salle des Fêtes de Soulaines
En présentiel et en streaming
Ouverte au public – Venez nombreux
https://www.villesurterre.eu/ed7bf4c1-71f8-48aa-ae0f-7f5cc3274fd8" alt="cid1401364*image001.jpg@01DB4C96.B6E0C1F0" width="435" height="238" style="width: 4.5312inpx; height: 2.4791inpx;" data-outlook-trace="F:0|T:1" /
...
# - 3 – L’eau du robinet est radioactive
MEDIAPART vient de publier un article à ce sujet.
Dossier :
http://www.villesurterre.eu/images/2021/Eau-potable-241209-Atomes-radioactifs-dans-votre-verre-d-eau-alerte-Mediapart.pdf
Michel GUERITTE le dénonce depuis des années, notamment avec cette NewsLetter :
https://www.villesurterre.eu/images/Newsletter-05-160630.pdf
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Michel GUERITTE vient d’écrire son premier ROMAN :
LA CENTRALE NUCLEAIRE DE GRAVELINES M’A TUER
Pourquoi un ROMAN ?
L'auteur, Michel GUERITTE, michel.gueritte@gmail.com, est un lanceur d'alerte qui est né, il y a 79 ans à 6 700 mètres de la plus grande "poubelle nucléaire" du Monde : le CSA.
Interpellé par le nombre de victimes de pathologies radio-induites dans les villages riverains, il a réalisé un Recensement citoyen, selon la méthode de la Chercheuse au CNRS : Annie THEBAUD-MONY. Le résultat est catastrophique. Il remue ciel et terre. Il alerte. Il communique régulièrement via les réseaux anti-nucléaires. Il crée un site : https://www.villesurterre.com qui totalise aujourd'hui plus de 8 millions de visites !
Dans l'impossibilité de communiquer dans les médias, sur l'impact des Sites aubois de Nogent-sur-Seine, de Soulaines, de Morvilliers, d’Epothémont, de Vendeuvre-sur-Barse, sur la Santé des riverains et sur l'Environnement, notamment à cause des règles concernant le Secret médical, il a eu l'idée de rédiger un roman.
Tout se passe dans le secteur de GRAVELINES, (Département du NORD), mais tous les événements et toutes les communications ne sont qu'une transposition de ce qui s'est réellement déroulé dans le département de l'AUBE.
Aucune source n'est donnée. En conséquence, est-ce que les journalistes de tous les journaux, radios, télévisions, vont se plaindre ? Vont-ils traîner l'auteur devant les tribunaux ? Si oui, ce sera l'occasion d'expliquer le problème : que va devenir l'Etat sanitaire du secteur, quand on aura agrandi le CSA, agrandi le CIRES, créé un deuxième CSA, créé un deuxième CIRES, et implanté "la poubelle FA-VL" (Déchets nucléaires de Faible activité et à vie longue), dont aucune Communes n'a voulu en France.
l'idée est donc de faire du bruit. Parce que ce roman, qui sortira le 26 avril prochain, jour anniversaire de la Catastrophe de TCHERNOBYL (26 avril 2024 / 26 avril 1986 = 38 ans !), est "une transposition" d’articles de journaux, de dossiers, d’émissions de radio et de télévision ...
Et bien sûr aucune source, aucun auteur n’est cité.
A l’évidence, ce livre va être interdit. Il faudra peut-être même détruire les quelques centaines d'exemplaires imprimés. Il n’en aura que plus de valeur !
Les 19 000 abonnés à sa NewsLetter vont réagir, non ?
Ce n’est donc qu’une opération de Communication. Elle devrait faire parler.
Le prétexte est : « Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d'une pure coïncidence »
Néanmoins, celui qui aura le courage de le lire, saura tout de l’impact du nucléaire sur la Santé humaine et sur l’Environnement.
Merci de réagir via cette adresse : michel.gueritte@gmail.com
Pour commander ce livre, disponible sur AMAZON :
https://www.amazon.fr/centrale-nucléaire-Gravelines-tuer/dp/B0F67H5BB1/ref=sr_1_2?dib=eyJ2IjoiMSJ9.mPLlw2JT9t6oLbsof7RY8Z6PoFvZPoIRoszHaKhAhMcbssLAX2p12CTW_y0o6G9O1ZKKrPfQpzK3_MMs2AuUraaM02jsvUjP2jRy5YBZAax72u7tzCu_Bb2wMSXVquJZjS0OO7iZlULyctHkSgCfZl0AsDBoDp-GGMh--zC776lzKh18JXSN52ZLFFgUDGDrcADKLmLJuw80vevcxvnq4S8Bn8HaCkmeh0mby7e1Y28.D62x6s30Sxi8pKGLTej0Y7f9kmRaPg8eWmFezPPaO0s&dib_tag=se&keywords=Centrale+nucléaire&qid=1745782405&s=books&sr=1-2

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Famille MESSIAEN
Sauvons La Maison DES MESSIAEN
FERNEX Michel
Décès de Michel FERNEX
Tour de France
A - Le Tour de France 2022
B - Tour de France Filles
C - Tour de France Chemins empierrés
Jeux Olympiques
JO paralympiques 2022
Nucléaire dans l'Aube
A - Soulainois
Enquête sanitaire dans le Soulainois
Ils ne se cachent plus
Pourquoi TROP de cancers
La CLI de SOULAINES... coupable ?
Leucémies autour de Soulaines
Poubelle FA-VL dans le Soulainois
B - Ville-sur-Terre
Scannez le QR CODE
Michel GUERITTE : Elections Départementales 2021
C - Vendeuvre-sur-Barse
Vendeuvre-sur-Barse nucléarisé
D - Nogent-sur-Seine
Nogent-sur-Seine
Le Mériot
Nucléaire et champagne
A - CIVC (Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne) / ANDRA
https://villesurterre.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=329:civc-andra&catid=81&Itemid=214
B - Le champagne de l'Aube...
https://villesurterre.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=434:le-champagne-de-l-aube-pourrait-il-devenir-radioactif&catid=102&Itemid=214
et autres
Nucléaire en Haute-Marne
A - Unitech
B - Joinville-en-Champagne
C - Gudmnont-Villiers
A - Unitech
c
BURE - Projet CiGéo
A - BURE - CIGéo = complot -> changer la Loi - Pour CIGéo, fais ton boulot ! - Le BURE des COM-PLOTEURS
à compiler
B - Cigéo Papers
Cérémonie des Voeux de l'ANDRA
23 janvier 2024
Si vous n'avez pas le temps de lire les 7 pages de la retranscription des discours de Pierre-Marie ABADIE et de Patrice TORRES à cette adresse :
Contentez-vous de cet extrait "caractéristique" du discours de Patrice TORRES :
Michel GUERITTE m'avait reproché l'année passée de ne pas avoir dit un mot sur les travaux de la Commission Locale d'Information, que nous accompagnons, en particulier les travaux de la Commission de Suivi Sanitaire. Je vous informe qu'avant la fin de l'année, Philippe PICHERY, Président de la Commission Locale d'Information, va communiquer une méthodologie pour une nouvelle Etude sanitaire autour de nos installations. Ce n'est pas un sujet tabou pour nous, bien au contraire, c'est un sujet auquel nous tenons, et il nous tarde que ces études puissent être réalisées pour que nous puissions connaître l'état de santé des gens qui vivent autour de nos centres.
C'est une étude qui ne permettra pas, quels que soient les résultats, de faire un lien de causalité avec notre présence sur le territoire. Si les gens sont en meilleure santé qu'ailleurs, ce ne sera pas grâce à nous. Et inversement. Mais ces études sont importantes pour nous.
La production du pâté de chauve-souris
Ce document est hyper-confidentiel.
Quelques extraits des données explicitées ici sont parfois révélées au cours de salons, d'expositions ou de congrés spécialisés.
Si nous venons d'ajouter un QR CODE sur les pots de notre production, c'est pour répondre aux principales questions que se posent les visiteurs de notre stand, parfois trop nombreux.

Chacun sait que les chauves-souris sont victimes des éoliennes. Chaque année, entre 250 et 300 000 disparaissent en raison du souffle des éoliennes : elles confondent les poteaux et les pales avec les arbres sur lesquels elles se posent habituellement.
Des chercheurs ont découvert que les chauves-souris perçoivent les échos renvoyés par les surfaces verticales au dernier moment, et qu’il est souvent trop tard pour éviter l’obstacle.
Ainsi les chauves-souris se heurtent aux pales des éoliennes du parc de LEVIGNY, près de BAR-SUR-AUBE en Champagne.

Il arrive même qu'elles soient "hachées menu comme chair à pâté".

Bref, une heure après le coucher du soleil, à deux, pour des raisons de sécurité, nous nous rendons sur site. Nous garons notre véhicule à 200 m de la première éolienne.

Equipés d'une petite lampe frontale 10 W, il suffit alors de se baisser pour ramasser des dizaines de chiroptères.

Quand notre carnet de commandes est bien rempli, il nous arrive de réaliser des captures avec les filets que nous utilisons habituellement pour la récolte des mirabelles.

De retour à la maison nous plumons les volatiles comme nous faisons pour les pigeons.

Il reste à hacher finement la chair. Le choix de la grille du hachoir électrique est important.

Quant à la recette "champenoise", elle reste évidemment secrète, et d'autant plus que Paul BOCUSE y a ajouté sa touche personnelle.

La fabrication artisanale du pâté de chauve-souris est promise à un grand avenir quand on sait que l'éolien va peu à peu remplacer le nucléaire.
Le top 10 des départements avec le plus d’éoliennes en France
- Somme
- Marne
- Aube
- Aisne
- Pas-de-Calais
- Aude
- Eure-Et-Loir
- Oise
- Meuse
- Côtes-D'Armor
Voilà.
Si vous avez avalé cette histoire... surtout n'avalez pas le contenu du pôt, parce que, si en fait c'est du pâté de porc, il y a un très grand risque de péremption !!!
Appel à candidatuire de l'Andra:
Auxon : Accord de la municipalité
refus de la population.
Samedi 8 novembre
France3 Champagne-Ardennes
JT 19/20
10 communes de l'aube ont répondu oui à l'Andra pour accueillir un site de stockage de déchets radioactifs.
Auxon : Après la proposition du maire et de ses adjoints de proposer la canditature de la commune.
Vraie prise de concience des habitants qui créent un comité de citoyens qui demandent l'organisation d'un référendum
Les habitants du sud de l'aube ont bien l'intention de crier que leur département n'a pas vocation à devenir la poubelle nucléaire de la France
Appel à candidatuire de l'Andra:
La commune d'Hampigny dans l'aube se porte candidate.
Mardi 28 octobre
TF1
JT 20h
La commune d'Hampigny se trouve au coeur d'un bassin d'emploi défavorisé.
Interview du maire suivi d'un reportage sur le laboratoire de Bure.
La Châtre:
Rasemblement dans le sud de l'Indre contre le projet de strockage favl de l'Andra.
samedi 25 octobre
France3 Centre
JT 19/20h
Pour les opposants la décison prise par le conseil municipal conseil municipal de Vicq-Examplet (Indre) est un soulagement.
En effet le premier magistrat a décidé de remettre la délibération au vote et a annulé la décision du 8 octobre 2008.
France3 Campagne-Ardenne
Jeudi 23 octobre 2008
JT 12/13
Les participants de la 7ème conférence européennne sur la gestion et le stockage des déchets nucléaires réunis actuellement à Luxembourg sont venus visiter le laboratoire de Bure.
Empoisonnement durable.
Le ministre Jean Louis Borloo n'avait pas fait le déplacement
Même reportage sur France3 Lorraine.
Jeudi 23 octobre 2008
JT 12/13
Brienne-le-château :
Manifestation anti favl
mercredi 29 octobre
France3 Champagne-Ardenne
JT 13h
Déchet nucléaire cherche commune d'accueil
Brienne-le-Château s'est portée volontaire
la décision fait polémique les opposants demandent un débat après un vote sans concertation. Les anti nucléaires ont organisé une manifestation, d'autant que dans le secteur il y a déja 2 centres d'enfouissement.
14 octobre 2008:
Bernard MATHIEU, conseiller municipal, explique dans quelles conditions Nicolas DHUICQ a obtenu un OUI à la poubelle FAVL.
Il annonce l'organisation d'une réunion-débat, pour informer la population.
Il réclame un référendum.
Il veut faire revoter cette candidature.
Retour sur l'Opération Porte ouverte de l'Andra :
SOULAINES 14 septembre 2008
27 septembre 2008 France3 Lorraine JT 12/13 et la "Voix est libre"
Reportages et questions à Philippe Leroy Président du conseil Général de la Moselle qui a promu de bien curieuse manière la "nécessité" d'un site d'enfouissement des déchets radioactifs.
le 8 octobre 2008
Canal 32 a diffusé un reportage sur le OUI du maire de Brienne
émission “La voix est libre”
Michel GURITTE face à Philippe ADNOT, sénateur et président du Conseil Général de l’Aube.
Célébration Monseigneur Marc STENGER
5 septembre 2021

Dans cette page nous essayons de tout vous dire sur cet Evêque exceptionnel, sur ce citoyen comme il en existe peu, sur cet homme au grand coeur, ce militant anti-nucléaire très actif, très engagé... et donc mal-aimé de la Conférence des Evêques,
et de Pax Christi International
entités qui ne sont pas toujours très claires au niveau de leur positionnemment nucléaire...
A propos de la Célébration du 5 septembre, Marc a déclaré au téléphone, le 25 août dernier, qu'il ne voulait pas de pub, et qu'il souhaitait que l'on reste dans la discrétion. Nous allons donc pêcher... en lui désobéissant.
Merci de lui laisser un message de sympathie sur son Livre d'or.
Sachez qu'en cette occasion, les membres du Groupe ETHIQUE de réflexion sur la gestion des déchets nucléaires, lui offrent un cadeau original : un vase

qui est la réplique exacte d'un colis HA-VL.

Pour tout savoir sur le pourquoi de ce cadeau, nous vous renvoyons au QR Code

qui a été collé sur le dit vase.

# 1 - Marc, un mec génial bourré d'humour !
Janvier 2000 : Déclaration « Le respect de la création » de la Commission sociale des évêques de France : « Parce qu’il a donné la primauté au court terme, au productivisme mû par la recherche de produits immédiats, le siècle qui s’est achevé lègue aux générations futures de nombreux problèmes non traités… Bien des déchets nucléaires ou toxiques ne sont pas ou sont mal éliminés… La prise en compte de ces questions amène à poser ce que l’on appelle le « principe de précaution », en vertu duquel on essaie de cerner suffisamment les risques potentiels ».
https://www.doctrine-sociale-catholique.fr
# 2 - Marc, un fou d'ETHIQUE !
En 2005, on commence à parler d'entreprise et d'éthique, c'est en 2009 que le Père Jésuite Edouard HERR écrit dans la revue Lumen Vitae :
https://www.lumen-vitae.be/?id_nav=04&id_cat=99777&lang=fr
" Pour survivre, l’humanité est acculée à une conversion éthique et spirituelle".
En lisant les comptes rendus
https://eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/cef/assemblees-plenieres/
des différentes Assemblées plénières de la Conférence des Evêques de France, on constate qu'à celle de novembre 2007,
https://eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/cef/assemblees-plenieres/assemblee-pleniere-novembre-2007/
on trouve cet article :
https://eglise.catholique.fr/eglise-et-societe/bioethique/377336-enjeu-dhumanite/
dans lequel l'Eglise se pose la question : "tout ce qui techniquement possible est-il recevable du point de vue éthique ?"
Idem pour les Assemblées de 2008, 2009 et 2010, où un groupe de travail sur la bioéthique sera présidé par Mgr Pierre d’Ornellas.
# 3 - Marc se rend au KURDISTAN et en IRAK !
En 2008, une délégation menée par Mgr Marc Stenger, président de Pax Christi France,
http://www.paxchristi.cef.fr/v2/
s’est rendue au Kurdistan irakien et à Kirkouk en Irak pour soutenir les populations chrétiennes menacées. Une aventure humaine et ecclésiale.
Depuis, la situation des chrétiens d’Irak
https://eglise.catholique.fr/espace-presse/communiques-de-presse/379969-terre-sainte-chretiens-dirak-les-catholiques-en-france-mobilises/
n’a fait qu’empirer. Aussi, fin juillet 2014, le cardinal Barbarin, Mgr Dubost et Mgr Gollnisch, émissaires de l’Eglise catholique en France auprès des chrétiens d’Irak, se sont rendus à nouveau en Irak et de multiples initiatives de prière ont été lancées en France et dans le monde entier.
https://vodeus.tv/video/le-drame-des-chretiens-dirak-1424
# 4 - Marc veut redynamiser les paroisses !
Le 17 octobre 2008, Marc a célébré une messe d’ordination de deux prêtres affectés à son diocèse. Ce fut aussi l’occasion pour chacun des 45 délégués paroissiaux de présenter un projet pour redynamiser leurs paroisses respectives. L’ensemble du diocèse ainsi que les nouveaux prêtres ont pu dès lors s’identifier à un projet commun et dire leur espérance. Une cérémonie forte en symboles.
Il fait un aveu : il aime bien le champagne... et se refuse de citer ses marques préférées.
https://www.ktotv.com/video/00041396/mgr-marc-stenger-eveque-de-troyes
# 5 - Marc a reçu la Légion d'honneur !
Pour le Nouvel An 2009, Marc à reçu à Troyes la médaille de la Légion d'honneur par les mains du Préfet de l'Aube.
https://www.dailymotion.com/video/x90dlb
Le 22 octobre 2010, très investi dans la mission universelle de l’Eglise, Marc a tissé des liens très particuliers avec d’autres diocèses à l’étranger, notamment avec Medellin en Colombie ou encore Djibouti. A l’occasion de la semaine missionnaire mondiale, il évoque ces ponts entre les continents, comme à la paroisse de Romilly-sur-Seine dont il a confié la responsabilité à des prêtres latino-américains.
https://www.ktotv.com/video/00053029/mgr-marc-stenger-eveque-de-troyes-1
Le 14 novembre 2010, environ 3000 personnes ont participé
https://www.christianophobie.fr/non-classe/edition-speciale-mobilisation-parisienne-pour-les-chretiens-dirak
à la marche de soutien aux chrétiens d'Irak, à Paris. Parmi les participants, il y avait Marc, l’abbé Le Coq (Fraternité Sacerdotale Saint Pierre), aumônier du pèlerinage de Pentecôte Paris-Chartres, l’abbé Pagès, l’humoriste Frigide Barjot, la Licra, Axel de Boer (Solidarité France), Gonzague de Chantérac (CNI), Alexandre Gitakos (MPF), Emmanuel Delhoume (Parti de la France), Louis Chagnon (Chrétienté Solidarité), Jeanne Smits et Olivier Figueras (Présent).
https://www.lesalonbeige.fr/justice-paix-protection-non-non-non-a-lextermination/
https://www.dailymotion.com/video/xfn46c

# 6 - Marc crée le Groupe ETHIQUE & Gestion des déchets nucléaires
C'est en 2009-2010 que le Groupe ETHIQUE de Monseigneur Marc STENGER a pris corps suite aux différentes communications, actions et réunions des membres de deux listes d'échanges : LA FEDERATION GRAND-EST STOP DECHETS NUCLEAIRES, et la CELLULE CIGEOUT, opposés au projet d'enfouissement des déchets nucléaires.
Ces militants se sont intéressés en effet à un projet de laverie nucléaire, UNITECH, qui devait s'implanter à JOINVILLE. C'est un projet qui créé des emplois, qui compense le projet CIgéo. C'est ce que l'ANDRA appelle "de l'accompagnement économique".Tout est raconté dans ce dossier :
https://villesurterre.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=640&Itemid=214
Le 6 décembre 2021, Jean DEVAUSSUZENET, un des membres du Groupe nous a quitté.

Voir dans le dossier :
https://villesurterre.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=640&Itemid=214
Et le 8 janvier 2011, lors d'un Grand débat sur les déchets nucléaires à POISSONS (Haute-Marne), Jean-Pierre CHAUSSADE, diacre, ancien ingénieur à EDF, spécialiste des questions d'écologie, auprès d'un groupe de travail épiscopal présidé par Marc, fait un long discours contestable.
Précisons que ce "voyou sympathique" qu'est Jean-Pierre CHAUSSADE, remplaçait Marc, en déplacement en Haïti. Voyou, parce qu'il a failli "berner" Marc. Nous avons l'enregistrement de la réunion, nous reviendrons sur les principales déclarations. : "L'Eglise ne décide pas, mais elle écoute" - "Dieu a créé le CO2, pas le plutonium." - "Les déchets nucléaires tu n’enfouiras point."
Enfin se pose la question : comment un Diacre de l’Eglise catholique peut oeuvrer dans la communication de la branche nucléaire de l’EDF, et assurer la coprésidence de la Commission Nationale du Débat Public ?
# 7 - Marc, un grand spécialiste de l'écologie, de l'environnement, du climat...
Le 7 avril 2011, Marc aborde le sujet : L’écologie et l’environnement.
Il aborde le réchauffement climatique, la cupabilité de l'homme, une espérance commune...
https://www.ktotv.com/video/00058392/cef-lourdes-lecologie-et-lenvironnement
Le 18 avril 2011, le Groupe Ethique s’adjoint une autorité morale distincte d’une autorité scientifique et qui ait du recul par rapport aux militants engagés, quelqu’un de reconnu et qui donnerait poids au travail du Groupe. Une autorité issue de l’antenne Environnement et mode de vie, à l’exemple de : Jean-Pierre Raffin, ancien député Vert européen (proche de Nicolas Hulot) - Jean-Yves Dupré CNRS, spécialiste des énergies alternatives - Michel Lepetit (proche de Jean-Marc Jancovici) - le Père Jean-Marc Grand, curé de Bar-sur-Seine, formé en éthique. Finalement, après discussion, Marc a invité le Père Grand à rejoindre le Groupe lors de sa réunion à Bar-sur-Aube, le 7 juin prochain.
Le 20 mai 2011, dans le bulletin paroissial de POISSONS, l'abbé Pascal LESUEUR est clair :
Le 1er juin 2011, les travailleurs catholiques suisses veulent l’abandon de l’énergie nucléaire, en raison du problèmes des déchets radioactifs et de la sécurité.
https://www.cathkathcatt.ch/?index.php
# 8 - Marc, un antinucléaire... visionnaire !
Le 25 août 2011, Marc écrit : " La vision de l’homme et du monde"
Quelle vision de l’homme et du monde est derrière notre réflexion ?
Le nucléaire n’épargne aucun domaine de la société.
Et il met en jeu la vision que nous avons de l’homme et le monde qu’il reçoit :
Exigence de discernement devant les choix et les conduites ;
Exigence de sens de la responsabilité dans la gestion des ressources ;
Exigence de solidarité et de justice.
Nous n’avons pas le droit de projeter les dégâts sur les générations futures.
Elles ont le droit à l’autonomie de leur choix ; il ne faut pas que l’avenir soit prisonnier du présent.
Il faut leur transmettre un patrimoine de sécurité.
Expliquer comment ces notions s’articulent les unes avec les autres.
Le 3 octobre 2011, La Conférence des Evêques pose la question : "Élections : un vote pour quelle société ?"
En 2011, création d'un blog : Eglise et bioéthique :
https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/eglise-et-bioethique/
En 2012, les Evêques abordent le sujet de l'Ethique en fin de vie :
https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/eglise-et-bioethique/science-et-ethique/ethique-et-fin-de-vie/
# 9 - Marc, un homme universel !
Le 13 mars 2012, très investi dans la Mission universelle de l'Eglise, Marc a tissé des liens très particuliers avec d'autres diocèses à l'étranger, notamment avec Medellin en Colombie ou encore Djibouti. A l'occasion de la semaine missionnaire mondiale, il évoque ces ponts entre les continents, comme à la paroisse de Romilly-sur-Seine dont il a confié la responsabilité à des prêtres latino-américains.
https://www.youtube.com/watch?v=mO_AyeRW1IE
Le 7 mai 2012, Marc essaye de contacter les Evêques de Chaumont, Langres et Verdun, pour les impliquer. A cette date Pax Christi n'a pas encore répondu !
Le 14 septembre 2012, Marc explique pourquoi la béatification du père Louis Brisson est l’un des évènements majeurs de l’année pour le diocèse de Troyes. Qui est véritablement ce saint prêtre ? Marc et Soeur Madeleine-Thérèse Dechambre dévoilent la figure de ce défenseur du catholicisme social en plein 19ème siècle. Le père Brisson fut tout à la fois enseignant, défenseur des pauvres, inventeur et fondateur de la congrégation des Oblates de saint François de Sales.
https://www.ktotv.com/video/00069085/mgr-marc-stenger-diocese-de-troyes
Le 15 novembre 2012, la CEF précise que Marc a piloté un groupe de travail composé de prêtres, diacres et laïcs, chrétiens et non-croyants, sur la gestion des déchets nucléaires. Mgr Philippe Gueneley, évêque de Langres, Mgr Jean-Paul Mathieu, évêque de Saint-Dié et Mgr François Maupu, évêque de Verdun, l’y ont rejoint car leurs diocèses sont limitrophes du site de Bure. « L’Eglise ne prétend pas avoir la solution, a souligné Marc. Elle a le devoir de faire en sorte que les questions soient posées et entendues ». Il s’agit donc de proposer des repères éthiques autour d’un projet économique. Par ailleurs des dérapages verbaux laisseraient entendre que Mgr Philippe Gueneley serait pro-nucléaire !
https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/ecologie-integrale/366095-dechets-nucleaires-et-enjeux-ethiques/
# 10 - Marc, un grand communicant !
20 décembre 2012 : Conférence-débat à BAR-LE-DUC :

17 janvier 2013 : Conférence-débat à JOINVILLE :

21 février 2013 : Conférence-débat à SAINT-DIZIER :

Le 19 mars 2013, Marc s'adresse directement à : IRSN, ASN, Comité National d’Evaluation, DGEC, HCTISN, parlementaires, M. Bertrand Barré, professeur émérite à l’INSTN, représentants Andra.
Le 3 avril 2013, Marc a rencontré l'ANDRA, l’agence chargée de la gestion des déchets radioactifs.
https://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Actualite/France/Mgr-Stenger-rencontre-l-agence-chargee-de-la-gestion-des-dechets-radioactifs-2013-05-22-963284
Juin 2013, le Journal de l'ANDRA publie une interview de Jean-Marc GRAND, prêtre eet membre du Groupe Ethique. Il répond à la question : "Pourquoi l’église s’intéresse-t-elle à l’éthique de Cigéo ? La question du stockage des déchets nucléaires intéresse la société tout entière. Elle est certes liée aux choix énergétiques de notre pays, mais elle touche au vivre ensemble, au sens que l’on peut donner à la vie en société, à l’homme dans sa vision de l’avenir et de sa propre responsabilité vis- à-vis de la création."
https://www.andra.fr/sites/default/files/2018-06/371-14.pdf
Le 3 juin 2013, Conférence-débat à BURE :

29 novembre 2013, Conférence-débat à Ligny-en-Barrois

Le 4 décembre 2014, en vue du débat public ( 2013 – 2014 ), Marc a animé les réflexions d’un Comité éthique à propos du projet CIGEO. Un débat autour des enjeux éthiques s’est tenu le 19 novembre au Val d’Esnoms (Haute-Marne). A l’issue du débat Marc a déclaré : "C’est l’argumentation de certains de dire que l’enfouissement est un projet éthique, puisqu’il permet de ne pas se décharger du problème des déchets sur les générations futures. Pour ma part, je considère qu’il y a le risque de faire peser de nouveaux dangers sur les générations futures, ce qui n’est pas précisément un projet éthique. C’est aussi manquer de confiance dans les capacités de ces générations de découvrir des solutions nouvelles et meilleures pour résoudre un problème que nous n’avons pas su résoudre de manière satisfaisante."
https://www.eelv.fr/trois-questions-a-mgr-stenger-eveque-de-troyes-a-propos-des-enjeux-ethiques-du-projet-cigeo-de-stockage-des-dechets-nucleaires/
# 11 - Marc, un homme au grand coeur !
Le 11 janvier 2015, Marc réagit à l'attentat du BATACLAN : Nous voulons dire notre horreur devant la tuerie qui s’est déroulée au journal Charlie Hebdo ce mercredi 7 janvier. Bouleversés par cet acte criminel nous réaffirmons que ce sont seulement des valeurs d’amitié, de justice, de respect, de liberté, de tolérance qui peuvent construire un vivre ensemble fraternel. Face à ceux qui ont recours à la violence pour faire triompher leur idéologie destructrice nous choisissons de refuser ce qui divise et qui exclut.
https://frejustoulon.fr/un-acte-grave/
Le 26 août 2015, le JHM publie un article sur les adieux pleins d'émotion au Père Pascal LESEUR, curé de Joinville.
C'est clair, il a été viré par son Evêque, et muté à LANGRES, dans un placard doré... Ce n'est pas bien de combattre ouvertement l'implantation d'une laveriee nucléaire à JOINVILLE, et une poubelle nucléaire à BURE.
# 12 - Marc, en osmose avec le Pape François et LAUDATO SI !
Le 15 septembre 2015, Marc résume LAUDATO SI.
Le 5 novembre 2015 : L'ANDRA et CLAIRVAUX : Insupportable : Clairvaux en BD (à la médiathèque de Joinville)
http://www.andra.fr/andra-meusehautemarne/index.php?id=actualite_4_4_1&art=5941
Le 21 février 2016, Marc anime des Conférences PLAIDOYERS POUR UNE ECOLOGIE INTEGRALE, dans la Cathédrale de Metz.
Le 7 octobre 2016, Gilles HERIARD DUBREUIL, secrétaire du NTW, grand prêtre du lobby nucléaire, donne une conférence sur LAUDATO SI, à la Maison diocésaine, à Rennes !
Le 23 février 2017, L'EST-REPUBLICAIN rappelle : "les visites pastorales sont parties intégrantes du ministère ordinaire de tout évêque diocésain. Elles sont sont avant tout des moments privilégiés pour les paroissiens de la communauté chrétienne. En cette fin de semaine, Mgr Jean-Paul Gushing transitera ainsi par la paroisse Saint-Florentin, située autour de Gondrecourt-le-Château. Un programme de visites et de rencontres particulièrement intense a été mis au point. Déjà reçu en septembre dernier par l’ancien directeur du CMHM, Jean-Paul Baillet pour une visite du laboratoire à 500 mètres de profondeur, l’évêque de Verdun marchait ainsi dans les pas de son prédécesseur Mgr François Maupu."
Le 16 mars 2017, les Evêques du Japon déclarent vouloir abolir l’énergie nucléaire de notre “maison commune”.
https://doc-catho.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Documentation-catholique/Eglise-dans-le-monde/Les-eveques-du-Japon--abolir-lenergie-nucleaire-de-notre-maison-commune-2017-03-16-1200832301
Le 26 avril 2017 : CORÉE DU SUD : Les évêques catholiques sud-coréens incitent à l'abandon de l'énergie nucléaire.
http://lettre-asie-mep.blogs.la-croix.com/coree-du-sud-les-eveques-catholiques-sud-coreens-incitent-a-labandon-de-lenergie-nucleaire/2017/04/26/
Le 19 février 2018, dans l’émission La Vie des Diocèses, Marc rappelle que le diocèse de Troyes cherche à adapter au mieux l’annonce de l’Evangile au terrain. Dans un quartier en périphérie de Troyes à forte population africaine, la paroisse Saint-Bruno a reçu l’aide de religieuses Burkinabés arrivées à la rentrée.
Comment rejoindre les jeunes qui ne fréquentent pas les bancs des églises ? Pour y répondre, l’Eglise dans l’Aube a imaginé des « veilleurs jeunes ». En milieu rural comme en ville, ces veilleurs ont pour mission de créer ou d’entretenir le lien entre la paroisse et les jeunes générations. Monique et Roy ont 50 ans d’écart, mais ils ont été investis de cette même mission à Polisot et à Troyes. KTO les a rencontré. Cette proposition est née du synode diocésain qui, en 2013, a mobilisé les catholiques de l’Aube sur l’avenir des communautés. L’engagement solidaire est une autre priorité pastorale encouragée par ce synode. Depuis, de multiples projets ont vu le jour. A Aix-en-Othe par exemple, des terrains en friche ont été remis en culture sous la forme de jardins partagés, à l’usage des personnes en situation de précarité.
https://www.ktotv.com/video/00202030/mgr-marc-stenger-diocese-de-troyes-1
Le 5 mars 2018, LACROIX écrit : "L’Église prend part à la réflexion éthique sur Cigéo." « Ce n’est pas un groupe de militants supplémentaire et nous ne prenons pas parti », précise le père Jean-Marc Grand, prêtre à Troyes, très impliqué dans ce travail collectif. « Nous nous demandons plutôt comment amener des éléments de réflexion qui permettent aux gens de mieux apprécier les enjeux du dossier. » La publication d’un texte, en 2012, avait été suivie de la participation à des réunions publiques et des rencontres avec les acteurs concernés, comme l’Andra. « Nous continuons à nous réunir régulièrement et nous allons publier un nouveau document d’ici un ou deux mois, poursuit le père Jean-Marc Grand. Nous nous sommes dit qu’il fallait reprendre ce que nous avions écrit il y a quelques années parce que les questionnements autour de Cigéo ont évolué. »
https://www.la-croix.com/Journal/LEglise-prend-part-reflexion-ethique-Cigeo-2018-03-05-1100918138
Le 4 avril 2018 : Appui des évêques de Meuse/Haute-Marne/Vosges : Marc les a rencontré récemment à Lourdes et leur a remis la synthèse de 4 pages. Il attend leurs réponses.
Le 30 mai 2018 : Marc se charge de communiquer à la Presse et au monde parlementaire pouvant avoir une influence sur cette thématique.
# 13 - Marc s'attaque aux pesticides, herbicides... !
Le 12 septembre 2018 : "Nous voulons des Coquelicots". Fabrice Nicolino pour le Monde, Laurent Baffie, Emily Loizeau et Marc, se sont associés pour élever la voix contre les agents toxiques. Les signataires demandent l’interdiction des centaines de pesticides chimiques et des produits phytosanitaires tel que le glyphosate.
https://www.dailymotion.com/video/x6tiahb
2 novembre 2018 : Le dossier éthique 2018 avec son nouveau liminaire a-t-il des chances de pouvoir être présenté officiellement au cours de l'Assemblée plénière des Evêques de France du 2 au 8 novembre 2018 à Lourdes ?
# 14 - Marc combat la pédophilie !
Le 10 novembre 2018, à propos de la pédophilie, Marc déclare : « L’Église doit reconnaître qu’elle n’a pas été à la hauteur » - «Comment des évêques ont pu ne pas réagir suffisamment, par ignorance, par lâcheté parfois?» - À l’issue de l’Assemblée des évêques de France à Lourdes, l’évêque de Troyes évoque « un devoir de vérité » et souligne « la honte » ressentie lors des témoignages de victimes.
https://journal.lavoix.com/lest-eclair/?_ga=2.225347162.1960909323.1541828993-833647955.1412679632#CAP/EST/web,2018-11-10,EST|CAP_QUOTIDIENS,2018-11-10,EST,1|8
Le 21 novembre 2018, Marc n'a pas eu peur d'aborder les sujets qui fâchent : Pédophilie au sein de l'Eglise, traité anti-pesticide, alors qu'il officie dans l'Aube, département le plus vendeur de glyphosate en France, ou encore l'affaire Benalla…
https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/aube/troyes/qui-est-monseigneur-stenger-eveque-troyes-1573100.html
Le 15 janvier 2019, Marc rejoint les JMJ.
https://sw-ke.facebook.com/JMJAube2019/videos/626974267721342/
Le 22 mars 2019, Table ronde "VIVRE AVEC" (la violence), sous la présidence de Marc, avec : Loulouwa Al-Rachid, Carnegie Middle East, Beyrouth - Faris Nadhmi, chercheur en psychologie sociale, Salahaddin university, Erbil - Antoine Garapon, Esprit, Paris - Ali Hamdan, Faculté de droit de Damas, Université Paris-Nanterre, programme PAUSE - Nicolas Hénin, ancien journaliste, président d’Action résilience - Salam Kawakibi, Centre Arabe de Recherches et d’Études politiques de Paris
https://www.college-de-france.fr/site/en-antoine-compagnon/symposium-2019-03-22-11h00.htm
Le 14 avril 2019, Marc explique pourquoi il participera à la Marche de Pâques. Curieux ce mouvement de tête, non ?
https://ms-my.facebook.com/diocesedelaube/videos/1318903418198389/
Le 14 avril 2019, L'EST-ECLAIR titre : " PRÊTRES PÉDOPHILES : Les Aubois sont venus rompre le mur du silence". " Sortir du silence, telle est la priorité affirmée d’emblée par Marc devant une salle Val-de-l’Isle comble. « Il existe beaucoup de raisons de sortir du silence. J’ai été frappé par le fait que les chrétiens ne s’extériorisaient pas beaucoup sur les scandales touchant l’Église, notamment après la médiatisation de l’affaire Barbarin. Il y a une vertu de purification, de construction dans la parole. J’invite donc les chrétiens de l’Aube à en parler, à ne pas en rester à un silence mortifère qui laisse chacun avec des interrogations, des doutes, des pertes de confiance, des colères et des indignations », explique l’évêque de Troyes.
https://abonne.lest-eclair.fr/id57856/article/2019-04-13/les-aubois-sont-venus-rompre-le-mur-du-silence
Le 19 avril 2019, Marc fait son bilan après 20 ans dans le diocèse : "Nous avons beaucoup travaillé à organiser le territoire, et à découvrir qu’il existe d’autres manières de faire Église. Il faut aujourd’hui accepter l’idée qu’il ne convient plus de penser en termes de structures fixes. Il peut y avoir des différences entre une partie et une autre du territoire. Et puis, on peut faire davantage appel au charisme des uns et des autres, selon les cas."
https://journal.lavoix.com/lest-eclair#CAP/EST/web,2019-04-19,EST|CAP_QUOTIDIENS,2019-04-19,EST,1|2
Le 21 avril 2019, Marc rappelle ce qu'est PAQUES.
https://it-it.facebook.com/diocesedelaube/videos/p%C3%A2ques-mgr-marc-stenger/430575857727192/
# 15 - Marc, un authentique citoyen !
Le 2 mai 2019, à propos des Elections Européennes, Marc déclare : " À aucun moment, l’Église Catholique n’indiquera pour quelle liste il conviendrait de voter. Ce qui n’empêche pas un groupe d’évêques de livrer leur vision de ce que doit être l’Europe dans les années à venir.
C’est ainsi que l’archevêque de Luxembourg, les évêques d’Aix-la-Chapelle, Liège, Metz, Namur, Nancy, Trèves, Verdun et Troyes viennent de cosigner une « Lettre à nos frères et sœurs européens ». On y retrouve les grandes lignes de la doctrine sociale de l’Église qui privilégie le respect de la dignité de l’homme, l’ouverture plutôt que la fermeture, le rejet des extrémismes et des dérives du libéralisme.
https://abonne.lest-eclair.fr/id61817/article/2019-05-02/les-eveques-ciblent-les-six-defis-pour-leurope
Le 30 mai 2019, Marc revient sur le sens de la fête de l'Ascension.
https://www.facebook.com/diocesedelaube/videos/belle-f%C3%AAte-de-lascension-/299605454262749/
Le 29 juin 2019, L'EST-ECLAIR titre : "Monseigneur Stenger élu président de Pax Christi International"
Il était, depuis 2003, président de Pax Christi France. Le voici désormais président de Pax Christi International. Autrement dit numéro un au plan mondial de cet organisme qui agit, depuis 1950, en faveur de la paix, des droits de l’homme et du respect de l’environnement.
https://abonne.lest-eclair.fr/id76327/article/2019-06-29/monseigneur-stenger-elu-president
28 novembre 2019 : Rappel : Il y a des lustres que le Pape est attendu à BURE...
https://www.villesurterre.eu/images/stories/bure-130109-pape-attendu-a-bure.pdf
Le 20 décembre 2019, L'EST-ECLAIR titre : "Les finances du diocèse dans le rouge: l’évêque lance un appel aux catholiques". Baisse du nombre de donateurs, hausse de leur âge moyen, diminution des legs, le compte d’exploitation du diocèse affiche, en cette fin d’année, un déficit de 500 000 € ! Pour Marc, ces difficultés « ne doivent pas nous empêcher de vivre notre mission. Pour cela, il faut être aidé. Et je lance un appel aux catholiques de l’Aube. Chacun doit prendre sa part avec les moyens dont il dispose. L’évêque seul ne peut pas trouver les ressources. »
https://abonne.lest-eclair.fr/id117903/article/2019-12-20/les-finances-du-diocese-dans-le-rouge-leveque-lance-un-appel-aux-catholiques
Le 1 février 2020 : "Des vœux interreligieux de paix et de respect". Mgr Marc Stenger, Joëlle Wetzstein, Joseph Kadouch et Karim Koulali ont montré la voie du « vivre ensemble ». Marc est effectivement très attaché à cette idée d'assoir autour d'une même table tous les représentants des différents cultes pour "travailler ensemble".
https://abonne.lest-eclair.fr/id128022/article/2020-02-01/des-voeux-interreligieux-de-paix-et-de-respect
Le 9 février 2020, Marc annonce qu'il rencontrera le pape François au Vatican pour la visite « ad limina ». L’occasion de dresser un état des lieux du diocèse de Troyes et d’évoquer ses perspectives.
https://abonne.lest-eclair.fr/id130041/article/2020-02-09/leveque-de-troyes-la-rencontre-du-pape-au-vatican-pour-la-visite-ad-limina
15 septembre 2020 : La visite de la bande des 16 au Vatican : on se tromperait beaucoup si l’on pensait que Juliette Binoche est à l’origine de cette rencontre éminemment people entre des militants écologistes français et le Pape. L’initiative en revient en réalité à Mgr de Moulins-Beaufort qui n’est jamais que le président de la Conférence des évêques de France – c’est du sérieux ! – et qui est célèbre pour avoir déclaré lors de l’Assemblée plénière des évêques français de novembre dernier à Lourdes : « Le sujet qui marquera l’histoire, ce sera la contrainte écologique. (…) Notre époque restera donc dans l’histoire certainement comme celle où l’humanité a pris conscience des limites des ressources de la planète et de la transformation nécessaire des modes de production et de consommation, de l’ensemble de nos modes de vie. »
C'est ce que le Groupe ETHIQUE écrivait dans la première version de son document….
# 16 - Marc se fâche !
Le 18 novembre 2020, Marc se fâche : "« Pas de messe au nom du bien commun ». Marc se désolidarise des catholiques qui sont prêts à enfreindre les règles. Après un week-end durant lequel plusieurs rassemblements, pour ne pas dire manifestations, ont réuni certains catholiques en France, avec pour message l’exigence de pouvoir assister à des messes, l’évêque de Troyes prend une position très ferme et sans la moindre ambiguïté.
« Je ne compare pas pour ma part le fait de pouvoir aller dans une grande surface et de ne pas pouvoir assister à une messe. Il y a aujourd’hui une nécessité communautaire plus forte que ce que souhaitent certains catholiques : protéger la vie de chacun. Sauf à remettre en question le choix de la préservation de la vie. Au nom du bien commun, nous avons le devoir d’écouter ceux qui nous demandent de ne pas assister à une messe »,
https://abonne.lest-eclair.fr/id207805/article/2020-11-18/leveque-de-troyes-invite-respecter-les-regles-pas-de-messe-au-nom-du-bien-commun
Le 28 décembre 2020, la Conférence des évêques de France a annoncé la démission de Marc de sa charge d'Evêque de Troyes. Son épiscopat dans l'Aube aura duré 21 ans.
https://www.ktotv.com/article/demission-de-mgr-marc-stenger-de-sa-charge-deveque-de-troyes
Le 8 décembre 2020, lorsqu’en 2011 un groupe de travail s’est constitué autour de l’évêque de Troyes, président de Pax Christi France, pour réfléchir à propos du site de Bure, sur les problèmes éthiques posés par la gestion des déchets nucléaires, les évêques de la région limitrophe du site ont exprimé leur intérêt pour le travail de ce groupe composé, à côté d’autres membres, de prêtres, de diacres et de laïcs de leurs diocèses.
Comme fruit de ce travail est paru en 2012 un document très approfondi, appelé «Gestion des déchets nucléaires -réflexions et questions sur les enjeux éthiques». Ce document a été synthétisé en un texte de quatre pages, destiné à être diffusé dans le grand public pour favoriser les prises de conscience, l’expression des interrogations et les débats dans un moment où il s’agit de faire des choix qui engagent notre avenir.
Ces deux documents ont voulu être un outil d’information et de réflexion pour l’Eglise et pour toutes les personnes préoccupées de la question de l’enfouissement des déchets nucléaires. Ils ont été en particulier versés au Débat public de 2012 sur le sujet et aux travaux d’une commission de concertation avec des grands acteurs du nucléaire.
Le groupe qui avait produit le document de 2012 a poursuivi son travail de réflexion et cherché à le réactualiser en fonction des nouvelles données intervenues depuis. Cette recherche a abouti au document de 2019 et à sa synthèse.
Nous, évêques signataires, considérons que l’Eglise est dans sa mission lorsqu’elle défend l’intérêt de l’homme, en favorisant la réflexion sur les choix de société et leurs conséquences pour la création, ainsi que la confrontation des points de vue. Telles étaient les conclusions de la Conférence des Evêques de France dans son dossier sur «Ethique et écologie».
Ce document et sa synthèse ont pour première ambition de rappeler des questions qu’on n’a pas le droit d’oublier. Nous espérons qu’ils continueront à faire l’objet de rencontres, d’approfondissements, de débats dans une écoute respectueuse de la diversité des points de vue et dans le souci d’être au service de l’homme et de la vérité. Nous souhaitons qu’ils soient adressés à tous ceux qui auront à décider de l’avenir de la gestion des déchets nucléaires.
Paul GUSCHING, Évêque de Verdun
Joseph de METZ-NOBLAT, Évêque de Langres
Marc STENGER, Évêque de Troyes
https://www.paxchristi.cef.fr/v2/la-gestion-des-dechets-nucleaires/
# 17 - La suite ...
Pour la suite des événements concernant Marc, nous vous renvoyons à cette page :
https://villesurterre.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=406&Itemid=213
Le 21 mars 2021, action de grâce pour l'Episcopat de Marc.
http://www.saintbruno.net/2021/03/dimanche-21-mars-2021-5eme-de-careme-scrutin-de-leontine-et-ulysse-action-de-grace-pour-l-episcopat-de-mgr-marc-stenger.html
Le 1er septembre 2021, l'abbé Pascal LESEUR, curé muté de Joinville à Langres, quitte ses fonctions et va rejoindre l'équipe du Secours Catholique à Paris, pour une mission d'aide et de secours auprès des migrants. Mais, bonne nouvelle, on pourra le rencontrer le week-end dans son village natal
# 18 - Bref : Marc est un SAINT HOMME !
Décès de Michel FERNEX
Monsieur Michel FERNEX
Domicilié à Biederthal (68480)
Né à Genève (1200, Suisse) le mardi 2 avril 1929
Décédé à Biederthal (68480) le samedi 2 octobre 2021 à l'âge de 92 ans
Veuf de Madame Marguerite Solange de TURKHEIM
Chercheur de vérité engagé, il aimait chacun de nous.
Son amour de la nature partagé nous a nourri.
Nous avons la tristesse d'annoncer le décès de
Michel Frédéric FERNEX
Médecin et Professeur à l'université de Bâle
qui nous a quittés paisiblement le 2 octobre 2021, à l'âge de 92 ans, à son domicile et entouré des siens.
Ses enfants :
Etienne et Agnès Fernex à Biederthal
Antoine et Gaëtane Fernex à Truttenhausen
Jean et Josette Fernex à Bressaucourt
Marie et Pierre Jäger à Veyrier
Ses petits enfants et arrières petits enfants :
Fanny et Hugues, Alena, Zita, Manolin, Abel ; Stéphane et Charlotte, Zilia, Elyna ; Arnaud et Borbeth, Aliou, Yala, Nicolas et Roxana, Leonox, Louana, Anouck ; Sébastien et Julie ; Emmanuel et Marie, Anaëlle, Timothée, Maxime ; Daniel et Nadège, Gabriel ; Anémone et Dipendra, Aniel ; et leur maman Chantal ; Matthieu et Loane
Jeanne et Thierry, Coline, Tea ; Adrien Damien et Lucie ; Leïla et Jonas
Son frère François et Ellen, ses belles sœurs Nadine, Christine, Christiane et Marie-Jo et leurs familles
Ses amis
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La cérémonie a eu lieu le 11 octobre à 14h00 en l'église de Biederthal.
Yves LENOIR qui, selon le souhait de la famille, y représentait la Grande famille des anti-nucléaires nous a communiqué :
"Cette cérémonie s’est déroulée comme le voulait la famille, sans enregistrement et sans présence de la presse. Ce serait trahir sa confiance que d’en rapporter quoi que ce soit pour une quelconque diffusion. Quiconque a connu Michel Fernex et respecte qui il était ne peut qu’adhérer à cette réserve digne et ferme.
Les seules photos prises l’ont été pendant la collation amicale qui a suivi. C’est suffisamment significatif et devrait couper court à toute curiosité déplacée.
Quant à mon ressenti, comme vous dites, il m’appartient. Je l’ai exprimé aux membres de la famille, qui m’avait invité, et ne le partage qu’avec mes proches."
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En lieu et place de fleurs, vos dons sont bienvenus en faveur de :
- Enfants de Tchernobyl Belarus, IBAN FR76 1027 8394 3700 0215 8140 309
- RNN Petite Camargue alsacienne, FR76 102 780 305 700 044 269 945 37
La famille remercie particulièrement Sabine, Marie-Carmen et Elizabeth qui l'ont merveilleusement accompagné, à la maison et dans la nature.
Un livre de condoléances est ouvert sur www.pf3f.net
Son corps repose au funérarium "Les Salons Funéraires des Trois Frontières", 53 rue de la Chapelle à Saint-Louis-Neuweg.

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C’est un grand Monsieur qui, avec Solange son épouse, a fait un énorme travail pour lutter contre le nucléaire.
Il m’a accordé des heures d’interview caméra et téléphone, sur le projet de BURE, et sur le cumul des faibles doses dans le SOULAINOIS...
Interview sur le projet BURE - à venir
Interview téléphonique - les faibles doses
Conférence Tcherno23 du 23 avril 2016. (22 minutes). Lire de 1.12.45 à 1.34.50. Michel déclare notamment à 1.30.00 : "Les faibles doses répétées dans la durée sont plus cancérigènes que les doses élevées de courte durée". - Ce qui apporte de l'eau au moulin de Michel GUERITTE à propos de la situation sanitaire dans le Soulainois...
Intervention lors de la Conférence des 15 et 16 mai 2008 à LYON (organisée paar Michèle RIVASI) - à venir
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La famille ne souhaite ni fleurs ni couronnes.
Parce que Michel sera incinéré, on a le droit d’imaginer la réalisation d'un poster format A3, qui témoigne de l’œuvre immense accomplie par ce grand médecin hors-normes.
Merci pour vos suggestions.
Michel et Solange ne sont pas mort, leur œuvre vit !
En pensée avec sa famille et ses amis
Michel GUERITTE
Le poster au format A3, pour la Célébration du lundi 11 octobre dans l'église de Biederthal.

Le message de Youri BANDAJEVSKY
Kiev, le 07/07/2021
A la mémoire de Michel Fernex
J'ai rencontré Solange et Michel Fernex pour la première fois à Gomel en 1999. Ils sont venus me voir dans le bureau du recteur de l'Institut médical d'État de Gomel et voulaient connaître les résultats de nos recherches scientifiques sur les effets des éléments radioactifs incorporés sur l'organisme humain. Je leur en ai parlé et leur ai montré l'énorme collection de fœtus humains atteints de malformations congénitales du département de pathologie. J'ai vu combien ces gens étaient impressionnés par ce qu'ils voyaient. Solange et Michel Fernex en ont alors parlé en Europe. Aurais-je pu deviner alors que notre rencontre allait se poursuivre ? Quelques mois plus tard, j'ai été arrêté, et ces personnes frappaient aux plus hauts bureaux de l'Union européenne, demandant ma libération. Ils ont beaucoup fait pour me libérer afin que je puisse poursuivre mes recherches scientifiques au sujet de l'exposition aux rayonnements. Michel Fernex a contribué à la diffusion des résultats de nos recherches sous la forme de publications dans des revues scientifiques réputées et lors de ses conférences dans différents pays. Je me souviendrai toujours de cela.
Lui et moi étions des camarades dans la lutte pour la vie humaine.
Merci beaucoup Michel pour ton travail humanitaire.
Yury Bandajevski
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памяти Мишеля Ферне
Впервые я встретился с Соланж и Мишелем Ферне в Гомеле в 1999 году. Они пришли ко мне в кабинет ректора Гомельского государственного медицинского института и выразили желание получить информацию о результатах наших научных исследований по проблеме воздействия инкорпорированных радиоактивных элементов на организм человека. Я рассказал им об этом и показал огромную коллекцию плодов человека с врожденными пороками развития, размещенную на кафедре патологии. Я видел, как эти люди были поражены тем, что они увидели. Затем Соланж и Мишель Ферне рассказывали об этом Европе. Мог ли я предполагать тогда, что наша встреча будет иметь дальнейшее продолжение. Через несколько месяцев меня арестовали и эти люди стучались в самые высокие кабинеты Европейского Союза, с просьбами о том, чтобы меня освободили. Они сделали очень много для того, чтобы я стал свободным, и я смог продолжить свои научные исследования по проблеме радиационного воздействия. Мишель Ферне способствовал распространению результатов наших исследований в виде публикаций в известных научных изданиях и во время своих лекций в различных странах. Я буду помнить об этом всегда.
Мы были с ним соратниками в борьбе за жизнь человека.
Огромное спасибо Мишель за вашу гуманитарную деятельность.
Marc Molitor : Hommage à Michel Fernex
Lorsque, comme journaliste, je me suis lancé dans l'approfondissement des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl pour des reportages radio en 2005 et 2006 de la RTBF (Belgique), examinant la vaste documentation que j'avais rassemblée, la personne de Michel Fernex s'est tout de suite imposée à mes yeux comme référence.
Mes contacts et interviews en Biélorussie et en Ukraine m'ont aussi montré toute l'estime humaine et le crédit qu'il avait là-bas
Ensuite, les rencontres ultérieures que j'ai eues avec lui, à Biederthal et ailleurs, notamment dans le cadre de la préparation du livre "Tchernobyl, déni passé, menace future ?", ont été chaque fois des moments particulièrement féconds et enrichissants. Pas seulement pour ses qualités scientifiques spécifiques - immenses - mais pour son intérêt total pour les humains - et même les animaux - , au Sud comme au Nord, à l'Est ou à l'Ouest, comme sa carrière antérieure en atteste ; et pour ses justes colères, pour son refus intransigeant de la corruption intellectuelle et la malhonnêteté. Et j'ajouterais aussi, son désintéressement et même sa distraction, marques d'une certaine bonté.
Chaque fois que nous venions à Paris pour l'Assemblée Enfants de Tchernobyl - Belarus, nous nous réjouissions à l'idée de le revoir. Il nous a déja manqué ces dernières années.
Ce sera encore plus le cas maintenant.
Marc Molitor, Journaliste - Bruxelles
L'Hommage du Réseau SORTIR DU NUCLEAIRE
L'hommage de Thierry MEYER, Président-fondateur des « Enfants de Tchernobyl » - Directeur de publication du « Dniepr »
Les Enfants de Tchernobyl et de Fukushima sont orphelins
L’émotion est immense, notre ami et membre le Professeur Michel Fernex est décédé ce samedi 2 octobre 2021.
Connaissant Solange Fernex, j’avais sollicité son mari Michel en 1996 pour diverses analyses critiques de publications scientifiques sur la catastrophe de Tchernobyl. Ainsi, aux côtés de Bella Belbéoch, de Monique Sené puis d’André Paris, Michel Fernex nous a fait l’honneur de devenir puis de demeurer l’un de nos consultants-experts durant une dizaine d’années. Je l’ai souvent mis à contribution. Il était toujours disponible, prévenant et admirable pour répondre à nos interrogations, même après la fondation en 2001 de l’association homonyme à la nôtre (« Les Enfants de Tchernobyl Bélarus »).
Né en 1929 à Genève, Michel Fernex était professeur émérite de la faculté de médecine de Bâle. En 1957, il épouse la Strasbourgeoise Solange de Turckheim avec laquelle il passera douze ans au Sénégal puis en Tanzanie, exerçant sa spécialité, la médecine tropicale. Il sera d’ailleurs membre du comité directeur de recherche pour les maladies tropicales à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Après le retour du couple à Biederthal, dans le Jura alsacien, son épouse Solange (décédée en 2006) deviendra l’une des figures de proue du mouvement écologiste naissant en Alsace et en France.
Passionné dès l'enfance par la nature sauvage, ses rencontres avec Robert Hainard, sculpteur naturaliste et philosophe, et Paul Géroudet, ornithologue, l'aideront pour la connaissance et la protection de la Nature. Il fonde le Comité des sciences de la nature à Mulhouse, puis avec son épouse, ils travailleront à travers différentes associations pour sensibiliser le public au respect de la nature : lâcher du hibou grand-duc et du lynx en Alsace, création du Conservatoire des sites alsaciens avec Alsace Nature, création du Centre d'initiation à la nature et l'environnement de la Porte d'Alsace à Altenach, puis de la Petite Camargue Alsacienne. Il a aussi porté avec succès la campagne de vaccination des renards contre la rage, en alternative à leur destruction aveugle.
Naturaliste reconnu, notamment en matière d’ornithologie, Michel Fernex a présidé pendant trente ans le « Comité des sciences de la nature » de la Société industrielle de Mulhouse (SIM). Présent et actif dans de nombreuses associations alsaciennes, il a été administrateur d’ « Alsace Nature » entre les années 1970 et 2000, apportant ses connaissances, son regard critique et ses visions innovantes.
Michel et Solange s'intéressent tous deux également au nucléaire, et militent pour le désarmement. Ils s'engagent avec « l’association des Médecins pour une responsabilité sociale » (« Physicians for Social Responsibility») et l’association « Médecins pour la prévention de la guerre nucléaire » (« IPPNW ») pour tenter d'arrêter les essais atomiques soviétiques et américains, au détriment des populations locales. Le Kazakhstan met fin à ses essais, mais ceux du Nevada continuent… Solange, adepte de la non-violence et de la désobéissance civile, inspirée par Gandhi et Lanza del Vasto, entame en 1983, un jeûne de 38 jours pour réclamer la suppression des missiles atomiques à moyenne portée implantés en face à face le long de la frontière des deux Allemagnes. Elle est également directrice de la section française de la « Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté ». Michel sera toujours à ses côtés.
Après l'accident de Tchernobyl, Michel et Solange se rapprochent des scientifiques biélorusses, dont Vassily Nesterenko et Yury Bandazhevsky, qui travaillent sur le territoire biélorusse fortement touché par les retombées radioactives de l'explosion du réacteur nucléaire.
Les participations de Michel Fernex aux conférences de l'AIEA (Agence Internationale de l’Enegie Atomique) en 1991 et ne en 1996 l'ont fait fortement réagir. Il dénonce la liaison entre l'OMS et l'AIEA en 1959, sous les termes d'un accord qui "stipule que les programmes de recherches de l'OMS doivent au préalable faire l'objet d'une concertation, afin que ces études ne débouchent pas sur des résultats qui risqueraient de nuire à l'AIEA” alors que l'objectif de l'AIEA est "d'accélerer et d'accroître la contribution de l'énergie atomique pour la paix, la santé et la prospérité dans le monde entier". Il regrette la liberté de l'OMS qui, en 1956, avait publié un rapport d'experts (dont le prix Nobel J.M.Muller) mettant en garde et affirmant que “la santé des générations futures est menacée par le développement croissant de l'industrie atomique et des sources de rayonnements”.
En 1995, il participe à un congrès sur les conséquences de Tchernobyl, Hiroshima et Nagasaki. Les actes ne sont pas publiés. Pourquoi s’interroge-t-il ?
Son enquête commence au sein de l'OMS. Finalement, un ancien directeur général de l'agence de santé lui confiera que c'est l'AIEA qui a bloqué la publication, grâce à l'accord WHA 12-40 qui lie les deux institutions. Un accord inacceptable d'après lui, puisque l'OMS a pour but la santé publique dans le monde, et l'AIEA le développement du nucléaire civil.
Michel s'appuie aussi sur les travaux de Vassili Nesterenko et de ses collègues concernant les retombées de césium 137 et de strontium 90, qui prennent “le relais pour altérer les fonctions des organes, coeur, rein, système nerveux et immunitaire, ainsi que le bagage génétique de toutes les cellules”.
Il approuve les travaux du professeur Bandajevsky sur l'accumulation du Césium 137 chez les enfants et dans le placenta chez les femmes enceintes. L'institut biélorusse de protection radiologique Belrad confirme cette accumulation de radioactivité chez un grand nombre d'enfants (de 200 à 400 Bq/kg), contamination pouvant aller juqu'à plus de 2000 Bq/kg. Cette accumulation de radioactivité est de plus non uniforme : elle se situerait au niveau du coeur, des glandes à sécrétion interne et au niveau du système immunitaire. Les maladies correspondant à ces radiations seraient donc la cardiomyopathie, des troubles hormonaux et des maladies auto-immunes et allergiques.
Il note enfin les effets mutagènes et tératogènes de Tchernobyl, c'est à dire qu'il attribue l'origine de l'augmentation des malformations congénitales à des modifications génétiques en rapport avec la toxicité des radionucléides et leurs rayonnements.
Il estime que les zones contaminées sont beaucoup plus étendues que ce que suggère l'AIEA : c'est pour cela qu'il juge que suite à un accident, ce n'est pas dans un rayon de 5, ni de 50 km qu'il faudrait distribuer immédiatement de l'iode, mais plutôt dans un rayon de 500 km.
En 2001, avec Solange et le physicien biélorusse Vassili Nesterenko, il est l’un des membres fondateurs de l’association « Enfants Tchernobyl Belarus », qu’il présidera par la suite. Spécialiste des effets de la radioactivité sur la santé, il n’aura de cesse d’alerter l’opinion publique et les institutions sur les conséquences des accidents nucléaires, notamment l’influence du césium 137 sur diverses pathologies.
Il a animé la campagne pour l'indépendance de l'OMS (Independent WHO) par rapport à l'Agence internationale de l'énergie atomique.
En 2012, à 83 ans, il reprendra son bâton de pèlerin, se rendant à Fukushima à la rencontre des populations touchées par l’accident nucléaire, déplorant alors que « les leçons de Tchernobyl [eurent été] ignorées ».
Antinucléaire de la première heure convaincu, il a contribué à la force de ce mouvement en Alsace, et aura pu constater la fermeture de la centrale de Fessenheim de son vivant.
Juste avant son décès le 11 septembre 2006, Solange avait demandé à mon équipe de bien vouloir assurer l’intérim de la gestion comptable et administrative des « Enfants de Tchernobyl Bélarus » dont elle avait la charge car, me disait-elle « si Michel est un brillant scientifique avec énormément de qualités humaines, il ne sera pas capable de s’occuper de la trésorerie et de la gestion des fichiers des membres et donateurs… ».
Je me rappelle de notre dernière rencontre lors d’une fête organisée en Alsace (Geispolsheim) avec plusieurs dizaines de gamins ukrainiens originaires des villages contaminés et de leurs familles d’accueil françaises. Il avait de la bienveillance et un sourire à offrir à chacun, tout en profitant de la présence de la presse pour marteler le scandale que constitue le déni de la catastrophe sanitaire.
À tous points de vue, scientifique, écologique, militant et humain, Michel aura, à travers un engagement éclectique et constant, profondément marqué toutes celles et ceux qui ont eu la chance, le bonheur et l’honneur de croiser sa route et celle de Solange.
Aujourd’hui tous les Enfants de Tchernobyl et de Fukushima sont orphelins. En leurs noms, j’adresse nos sincères condoléances à ses enfants et sa famille.
Un article remarquable sur la Vie de Solange
Les communications de Michel FERNEX
Si l'on recherche avec Google on trouve pas moins de 3 800 items. Et 135 items pour les vidéos.
Notamment cette affaire qui lui tenait à coeur : les liens OMS / AIEA. Voir ce dossier.
L'hommage de Alsace nature Environnement
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Les Dernières Nouvelles d'Alsace
Le Dr Michel Fernex, naturaliste et militant antinucléaire
Le Dr Michel Fernex, figure du naturalisme alsacien et inlassable militant antinucléaire, est décédé ce samedi 2 octobre à l’âge de 92 ans, a-t-on appris auprès de ses proches.
Michel Fernex, figure du mouvement antinucléaire, est décédé samedi à l’âge de 92 ans.
Né en 1929 à Genève, Michel Fernex était professeur émérite de la faculté de médecine de Bâle. En 1957, il épouse la Strasbourgeoise Solange de Turckheim avec laquelle il passera douze ans au Sénégal puis en Tanzanie, exerçant sa spécialité, la médecine tropicale. Il sera d’ailleurs membre du comité directeur de recherche pour les maladies tropicales à l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Après le retour du couple à Biederthal, dans le Jura alsacien, son épouse Solange (décédée en 2006) deviendra l’une des figures de proue du mouvement écologiste naissant en Alsace et en France. Le couple aura quatre enfants, Etienne, Antoine, Jean et Marie.
Un couple précurseur du mouvement écologiste en Alsace
Comme son épouse, Michel Fernex est très sensible à la cause environnementale. Naturaliste reconnu, notamment en matière d’ornithologie, il est aussi un militant antinucléaire de la première heure. En 2001, avec Solange et le physicien biélorusse Vassili Nesterenko, il est l’un des membres fondateurs de l’association Enfants Tchernobyl Belarus, qu’il présidera par la suite. Spécialiste des effets de la radioactivité sur la santé, il n’aura de cesse d’alerter l’opinion publique et les institutions sur les conséquences des accidents nucléaires, notamment l’influence du césium 137 sur diverses pathologies.
Membre de l’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire, il est également très actif dans la campagne pour l’indépendance de l’OMS vis-à-vis de l’Agence internationale de l’énergie atomique à partir de 2006.
En 2012, à 83 ans, il reprendra son bâton de pèlerin, se rendant à Fukushima à la rencontre des populations touchées par l’accident nucléaire, déplorant alors que « les leçons de Tchernobyl [eurent été] ignorées ».
Les Dernières Nouvelles d'Alsace
Après le décès de Michel Fernex, hommages dans les Trois frontières
La disparition samedi 2 octobre de Michel Fernex, militant et inspirateur dans le domaine de l’environnement, dans la région frontalière comme au-delà, a créé une vive émotion. Des acteurs du secteur des Trois frontières lui rendent hommage.
En 2011 à la Maison éclusière de Saint-Louis, une conférence sur les risques nucléaires avait été animée par Michel Fernex, organisée par les Amis de la Petite Camargue Alsacienne, juste après l’accident de Fukushima. Aux côtés de Michel Fernex, Nicolas Minery, actuel président de l’association Assoce Verte.
L’émotion est immense dans les rangs des Amis de la Petite Camargue Alsacienne et de L’Assoce Verte, depuis l’annonce de la disparition, samedi 2 octobre, de Michel Fernex , grande personnalité scientifique qui a énormément compté dans tous les combats qui ont concerné la plaine de l’Au.
À tous points de vue, scientifique, écologique, militant et humain, les rôles qu’ont joué Michel Fernex, président pendant trente ans du « comité des sciences de la nature » de la Société industrielle de Mulhouse (SIM), et Solange Fernex, son épouse, cofondatrice et présidente du Conservatoire des sites alsaciens (CSA), ont été déterminants dans la genèse de la Petite Camargue Alsacienne (PCA).
Sa découverte de ce petit coin de nature, pas encore appelé Petite Camargue Alsacienne, dans le cadre de sa vie professionnelle de médecin tropicaliste étudiant le paludisme, a été à l‘origine de son implication sans faille dans la défense et la mise en protection du site.
En effet, c‘est sous son impulsion qu’a été créée l’association militante des Amis de la Petite Camargue Alsacienne (APCA), en 1975, grâce à laquelle la première réserve naturelle d’Alsace a vu le jour en 1982. Et grâce à laquelle est née aussi l’Association du Centre d’initiation à la nature de l’Au (Acina) qui a déployé ses actions d’éducation à l’environnement dès 1976. Il s’est impliqué avec d’autres militants de l’APCA dans le projet de reprise de la Pisciculture impériale, n’hésitant pas à créer une SàRL pour gérer, dans un souci conservatoire, patrimonial et naturaliste, le domaine de la pisciculture, ses bâtiments, ses outils piscicoles et ses 45 ha d’étangs, de prairies et forêts.
« Une référence, un scientifique pédagogue et respecté de tous, un sage »
C‘est lui encore qui a contribué à un élan transfrontalier au niveau des associations suisses lors de la création de l’eAu Vive (association de gestion du domaine de la pisciculture). Ces associations ont participé au cofinancement et à la mise en place d’un bail de 99 ans. Aujourd’hui, les acteurs ludoviciens témoignent.
- Chantal Boissaye, présidente des APCA de 1975 à 1991 : « La Petite Camargue Alsacienne, devenue faire valoir des décideurs locaux, ne doit pas oublier ce qu’elle doit à ce pionnier qui, comme tous ceux qu’il a su fédérer, n’a jamais cherché une quelconque gloire personnelle. Tous voulaient préserver les lambeaux résiduels d’une nature sauvage qu’ils savaient indispensables à la survie de l’homme. Faire une visite guidée avec Michel Fernex était éblouissant et vous mettait en lien avec la nature dans une compréhension de sa beauté, sa complexité et sa fragilité, et vous donnait des ailes pour agir en faveur de sa protection. »
- Odile Schiffli, présidente des Amis de la Nature de 1991 à 2006 : « La nature, si on l’aime, nous sauvera la vie. Michel l’aimait profondément et il portait sur celles et ceux qui l’entouraient un regard de bienveillance. C’est ce regard que je garde en mémoire et que je ne peux pas oublier. Au revoir, Michel. »
- Steve Ursprung, militant des Amis de la Petite Camargue Alsacienne depuis 30 ans : « Lorsque j’étais jeune militant, Michel Fernex était pour moi une référence, un scientifique pédagogue et respecté de tous, un sage qu’on consultait pour avoir son avis et profiter de son expérience. J’admirais l’homme engagé qu’il a été toute sa vie, cherchant toujours à partager ses connaissances afin de convaincre. Protéger au mieux le patrimoine naturel commun était son but, afin de le léguer du mieux possible aux générations futures. À nous, maintenant, de poursuivre cet engagement dont Michel nous a tracé les perspectives. »
Vase HA-VL

Ce vase a été offert à Monseigneur Marc STENGER le dimanche 5 septembre 2021,

à l'occasion de La Célébration de son Au revoir :

Ce vase réalisé par La Tuilerie ROYER à Soulaines est une faïence, donc une argile du Soulainois. Cet argile, qui caractérise le sous-sol de ce secteur aubois, a été choisi pour accueillir les poubelles nucléaires de Soulaines et de Morvilliers.
Que représente donc ce vase ?
C'est la copie conforme d'un colis HA-VL. Autrement dit, ce conteneur en acier inoxydable de 130 cm de hauteur et de 43 cm de diamètre, qui contient les pires déchets que l'industrie nucléaire produit. Nous ne connaissons pas pire conteneur.

Si vous stationnez pendant une minute à un mètre de ce conteneur, vous êtes mort !
Et... quelle mort ! Comme raconté dans le livre La Supplication, les liquidateurs qui ont travaillé quelques minutes sur le toit du réacteur de Tchernobyl après l'incendie, se sont retrouvés à l'hôpital. Rapidement leur futures veuves les ont vu se décomposer : les os sortaient littéralement de leur peau ! Cette photo qui n'a rien à voir avec Tchernobyl, donne une idée de l'horreur.

Chacun comprendra la corrélation entre les poubelles nucléaires du Soulainois, et l'hypothétique poubelle de Bure...
Chacun comprendra la corrélation entre l'argile de Soulaines et l'argilite de Bure.
Ce conteneur de déchets est certainement le pire "objet" réalisé par l'Homme. Nous en avons fait un vase, un vrai vase pour décorer ou pour y accueillir des fleurs... Et nous savons qu'il trouvera sa place, sur un meuble, dans la chambre de la Maison de repos de Marc à Strasbourg.
Ceux qui s'intéressent à la gestion des déchets nucléaires, qu'ils soient anti ou pro-nucléaire, pourront prochainement en commander un exemplaire.
Ce sera aussi une occasion d'améliorer la trésorerie des "entités" qui se battent contre cette idée mortifère de descendre ces colis à 500 mètres sous les prairies et les forêts de BURE.
Merci
http://www.villesurterre.eu/images//stories/vignettes/Vignette-210905-Marc-STENGER.jpg
http://www.villesurterre.eu/images/M_images/Stenger-FOU-RIRE-portrait.jpg
Michel GUERITTE : "Le réactif nucléaire".
Le trublion du département de l’Aube est un habitué des coups d’éclat et n’hésite pas à secouer le landernau pour faire passer son message. Ce qui lui a valu une condamnation à 3 mois de prison avec sursis, et quelques milliers d'euros d'amende. Il avait contribué à empêcher l'ANDRA d'implanter sa poubelle FA-VL dans deux sites aubois : PARS-LES-CHAVANGES et AUXON. En appel il a été blanchi.
Il est né à Ville-sur-Terre (90 votants), en 1946, à 5 km de Soulaines où est implantée la plus grande poubelle nucléaire du Monde.
A 9 ans, il fait "10 ans de prison" à Reims, chez les Bons Pères Jésuites, qui lui apprendront à lire entre les lignes, et qui essaieront de lui apprendre à "fermer sa gueule". Puis, en mai 68, à Paris, il obtient un diplôme d’ingénieur en informatique et électronique.
Après 6 mois passés dans une société de communication, il monte "sa boîte" à Paris. Il bossera pour "les plus grosses entreprises" comme une bête, jusqu'à la retraite : "Je connais donc bien la communication, l’audiovisuel et l’événementiel".
Il revient dans son village pour s’occuper de sa mère en fin de vie. "A l’époque, pour moi, le nucléaire et l’ANDRA faisaient partie du paysage". C’est la naissance de deux petits neveux malformés, dont un bébé de 3,5 mois qui sera euthanasié sous ses yeux, qui commence à le questionner. Il refuse l’expression champenoise : "C'est de la faute à pas d'chance !"
Depuis 2005, il étudie l'impact du cumul des faibles doses de contamination radioactive sur la santé, dans la durée. C'est ce qu'il appelle le NUAGE DE TCHERNOBYL et le NUAGE DE L'ANDRA.
En 2019, il a découvert que l'eau des nappes phréatiques et l'eau du robinet du Soulainois sont radioactives... mais aux normes !
Le mensonge nucléaire lui est insupportable. "Je continue et continuerai à dénoncer les méfaits du nucléaire à tous les niveaux. Notre avenir et celui de nos descendants sont en jeu".
Il est le Président des Associations LA QUALITE DE VIE et TROP (POURQUOI TROP DE CANCERS AUTOUR DE SOULAINES). Il communique régulièrement par le biais d'une NewsLetter aux formules impactantes. Son site villesurterre.com dépasse les 7 millions de visites.
Déterminé, afin d'avoir une tribune, il se présente régulièrement aux différentes élections.

Sachez que dans le Soulainois et dans le Bar-sur-Aubois, il y a un véritable problème de santé publique dont on cherche la cause : on vous résume ici la situation en quelques lignes.
Mais d'abord, quelques lignes sur cette candidature :

Michel GUERITTE et Nadine FAURE (ex adjointe au Maire de Bar-sur-Aube, sont candidats aux Elections départementales dans le canton de Bar-sur-Aube, qui intègre le Soulainois.
Leur slogan de campagne :
La santé d'abord !
Vous pouvez visiter le site des 2 candidats titulaires et des 2 candidats remplaçants.
Résumé de la situation sanitaire
Effectivement, dans le rayon des 15 km autour des Centres de stockage de déchets radioactifs :
a - Il y a trop de cancers de la prostate.
Vous vous dites : "Boh, il y en plein partout !" - Oui, mais nous, on dit : "Combien en trop ?" Sachez qu'en Ukraine, il y a 2 fois plus de mortalité par cancer de la prostate, qu'ailleurs dans le monde.
b - Il y aurait trop de riverains malades d'arythmie cardiaque. Comme à Briansk à 200 km à l'est de Tchernobyl, où il y en 14 fois trop chez les enfants de moins de 18 ans. Bizarre, non ?
c - La question se pose pour les cataractes.
d - Il y a trop de cancers du poumon .
28% en 2010 et 25% en 2017. Ce sont les chiffres officiels retenus par des enquêtes réalisées par l'INVs et par Santé publique France. Et cela n'inquiète personne. Ni les entités gouvernementales, ni les élus, ni les citoyens ne bougent. Evidemment, il ne faut surtout pas chercher, on risquerait de trouver la cause.
e - Il y a beaucoup de diabète. Un pharmacien de Doulevant-le-Chateau a remarqué que le nombre de diabètiques est très élevé et stable. Un pharmacien de Bar-sur-Aube constate que le nombre va grandissant...
f - Il y a trop d'hyperparathyroïdie :
Fin janvier 2021, il y en avait 24 cas dans la patientèle du Docteur KWASEK à Brienne-le-Château. Donc autant dans celles des 3 autres docteurs du même cabinet. D'où 80 cas dans le Briennois. Or la prévalence est de 20 pour 100 000 habitants, donc 60 cas dans toute l'Aube qui compte 300 000 habitants. Il y a un véritable problème.
1 - Sachez que, si vous vous sentez fatigué, si vous avez mal partout, si vous avez, disons, la flemme, qu'il vous arrive d'avoir des petits vertiges, que vos intestins vous jouent des tours, que votre médecin vous a conseillé du paracétamol, demandez-lui donc de vous prescrire une calcémie (analyse du taux de calcium dans le sang).
2 - Pourquoi ? Parce que des médecins à Brienne et à Sommevoire ont constaté une épidémie d'hyperpathyroïdie. Précisons que cette maladie n'est pas contagieuse.
3 - Si hélas, vous avez ces symptômes, vous pourrez nous remercier de vous avoir prévenu, en adhérant à l'Association hyperparathyroïdie : il suffit de remplir ce formulaire.
4 - Cette Association, en cours de création, a pour objectifs : trouver les causes de cette pathologie dans le Soulainois. Que ce soit : les chauves-souris, les grenouilles, les abeilles, le glyphosate ou les fuites et rejets des Centres de stockage de déchets radioactifs...
5 - Pour ceux qui n'auraient pas reconnu Monsieur Philippe PICHERY, au milieu dela bâche QR Code, sachez qu'en plus de toutes ses responsabilités de Président du Conseil départemental, il est le Président de la Commission locale d'information (la CLI de Soulaines). A ce titre il anime la Commisssion de suivi sanitaire. Si on ne peut que le féliciter pour ses décisions au niveau du département, il est interpellé ici, parce que rien n'est fait pour la mise en place d'une nécessaire enquête épidémiologique, d'ailleurs demandée par Santé publique France.
6 - Philippe PICHERY a été interpellé lors de la dernière Assemblée générale de la CLI de Soulaines. Le secrétariat de la CLI a relaté la déclaration. L'Est-Eclair, payée pour pratiquer l'omerta sur la situation sanitaire dans le Soulainois, n'a pas publié une seule ligne sur cette actualité.
7 - Le Soulainois, pour nous, c'est tout le secteur compris dans le rayon des 15 km autour du CSA. Bien évidemment, avec les vents dominants, la trajectoire des cours d'eau, et l'étendue des nappes phréatiques, la frontière n'est pas rigoureusement tracée au compas. Voir la carte définie par Santé publique France.
8 - Voir tous les détails.
g - Nouveau : nous venons de découvrir qu'il y a du polonium 210 dans l'eau du robinet ! Voir cette newsletter
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